Erhesna

Damanea Saan'Dana

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Livre du Voyage la Traversée.jpg

 

Révélation

 

Nom: Damanea Saan'Dana. 

Origine: Valencia. 

Alignement: Neutre. 

Signes distinctifs: De petite taille, chevelure longue rousse flamboyante, yeux argents. 

Tatouage au poignet gauche, la plupart du temps dissimulé par des bracelets en perles de pierres et des ossements. 

Pendentif en cornaline autour du coup, orné de symboles occultes. 

Lieu de vie actuel: Heidel, au 9-3.

 

 

 

 

 

 

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02.Livre des Passions, l'Araignée.jpg

 

Mémoires de Saan'Dana, extrait du Livre des Passions: "L'Araignée". 

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"Si tu as peur de moi, elle ne sera jamais à toi".

Elle le lui avait signifié. Elle qui prenait rarement parole pour palabrer avec le commun des mortels, lui avait donné ce sensible avertissement; il ne l'avait pourtant pas entendu, le simple timbre de sa voix l'envoyant dans une panique des plus tenaces.

Frottant ses pattes graciles l'une contre l'autre, elle soupira. Les humains étaient, pour la grande majorité, tous pétris des mêmes saveurs et actions, et malgré ce qu'on aurait pu imaginer, celui-ci ne ferait pas exception à la règle. Entendant les pleurs de la renarde, son esprit l'avait assimilé à la peur, ne pensant pas un instant que ceux-ci pouvaient être du au rejet de sa nature profonde, et que l'une n'allait pas sans l'autre, les deux devenant trois une fois regroupées.

Saisissant un fil, puis l'autre, elle continuait son ouvrage. Elle qui tissait maints destins ne pouvait hélas influer sur le sien, tapie dans l'ombre des profondeurs abyssales. Tout ce qu'elle pouvait faire, était de montrer sa désapprobation par de subtils codes, l'avertissement envoyé à l'importun n'ayant pas suffi. Finalement, il s'agissait de protéger celle qui lui était unique dans un cocon de soie, prêt à la recueillir quand elle tomberait, une fois encore, lasse d'emprisonner un pan entier de son être.

Pour le moment, elle se contenterait de lui suggérer une fuite passive. D'autant plus qu'elle avait aperçu une lueur étrange ces derniers temps, qui semblait sinon proche, du moins en écho à la sienne. Oh, elle prendrait le temps de cerner ce trouble, comme toujours. Pas à pas, fil après fil, elle croiserait en silence une toile de curiosité, scrutant la moindre information lui parvenant et la stockant comme une précieuse goutte de rosée.

Un léger bruit anima la toile, telle une caresse arachnéenne. Sa protégée se réveillait, émergeant des limbes d'un sommeil profond sans doute animé de précieux songes prémonitoires. Dans un dernier regard pour son œuvre circulaire, elle se mit alors à l'affût du moindre désir de son alter ego, non sans un léger sourire de satisfaction.
Elle savait en effet qu'à la fin, elle l'emporterait, comme toujours, reine des trames alambiquées.



Mémoires de Saan'Dana, Chroniques d'Adsartha: "Lueur".
 

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Une semaine. Sept jours. 168 heures.

Le peu qu'il avait fallu pour que sa vie vole en éclat à nouveau, éparpillant des morceaux d'âme sans vergogne ni pitié. Elle avait cru un instant, oh, un si court instant, pouvoir échapper aux péripéties de la destinée, mais l'apreté de cette dernière l'avait finalement rattrapée.

Bien des combats l'avaient éprouvée, malmenant chair et psyché jusqu'aux confins du possible, mais rien ne l'avait préparée à cela. D'aucuns n'auraient compris ses doutes, se seraient même joué de ces situations d'une ironie mordante, mais pas elle. Non, elle ne le pouvait pas, sa nature même en était incapable, alors que pourtant... Pourtant, il aurait suffit d'un seul mot, d'un seul geste, pour clore la situation où plutôt, de l'ouvrir à nouveau.

Aussitôt la porte fermée, ignorant même le regard en cet instant désespéré de son fidèle familier, elle se laissa glisser au sol, cédant pour une fois à la douleur qui s'insinuait dans son être, étant de celle qu'aucun de ces hommes-médecines n'aurait pu soigner. Elle qui traversait normalement vents et marées sans se retourner n'avait pas la force d'affronter cette tempête intérieure.

L'idée de fuir lui effleura l'esprit, tentante et audacieuse, douce séductrice aux bras enveloppants. Mais cela n'aurait pas résolu ses tourments, juste repoussé une échéance qui se voulait déjà dénuée de sens. 

Une semaine, sept jours, 168 heures. Elle ne comprenait pas comment trois sphères avaient ainsi pu se téléscoper, venant exploser autour d'elle dans ce débordement de questions qui la laissaient totalement désemparée et épuisée. On aurait pu lui chuchoter qu'elle portait déjà en elle l'ombre infime d'une solution qu'elle ne l'aurait pas cru, ne pouvant se résoudre aux dernières paroles prononcées, regrettant ces dernières une fois échappées sournoisement de ses lèvres vermillons sans qu'elle n'aie le temps de les soupeser et encore moins, d'en prendre toute la mesure.

Une semaine, sept jours, 168 heures. Si on se demande pour qui sonne le glas, il vient certainement de la toucher en plein cœur.
 


Mémoires de Saan'Dana, extrait du Livre des Passions: "Scindée". 

 

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Il est de ces moments dans lesquels tout paraît vain. Paroles, pensées, écrits, la somme de toutes ces actions combien dérisoires ne comblant pas ce manque intérieur.

Il suffisait pourtant de peu. Mais ce peu était à comprendre, à lire entre les lignes, l'ardente n'était point faite que de mots et d'abstractions, aussi oniriques soient-elles. Elle se demandait une fois de plus si sa nature duelle n'en était pas la cause profonde, partagée entre ces deux extrêmes qui la composaient.

Partir, avancer, ne plus regarder en arrière. Ne pas non plus commettre l'erreur de se projeter en avant, ce qui, de toute manière, ne serait qu'une source irréversible de désillusions déjà entamées. Oui, finalement, le temps était compté. Elle n'attendrait pas, ou peu, avant de clore toutes les portes et d'entamer sa progression vers un ailleurs certes difficile, mais nécessaire.

Regardant en arrière, elle vit sa besace. Toujours là, toujours prête au départ, même si elle devait pour cela tout laisser derrière elle. Il suffisait d'un geste, d'en attraper la bride, et elle fuirait à tout jamais, seule, loin de toutes ces incohérentes pensées à peine ébauchées.

Il suffirait tellement de peu... et elle resterait. 

 

 

Mémoires de Saan'Dana, extrait du Livre des Esprits, "L'Attente". 

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