Sibillia

Famiglia Magnotta

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Magnotta, ce nom bien connu des alentours du splendide et paisible village d'Olvia. Ce nom qui a su laisser son empreinte jusqu'aux tréfonds de la terre elle-même, cultivant et modifiant les sols pour abreuver les folles envies vinicoles des nobles d'Heidel.

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C'est donc sous le signe d'une prospérité paysanne que le père Alano Magnotta, marié à Greta Magnotta fille de marchands, enfanta plusieurs fois sa femme. Cet espoir de voir son empire vinicole se poursuivre, de permettre à son sang et à sa chair de perpétuer les traditions familiales, ne cessait de le hanter ...

Si bien qu'il eut don de quatre enfants, de sa chère épouse si féconde. Le premier à naître ne fut autre que Lucio Magnotta, un brave gaillard puisque à sa naissance il avait de quoi faire souffrir vigoureusement sa mère de sa taille imposante. S'en suivit alors les deux jumelles, Sibillia et Alynia Magnotta, l'une arborant un corps de rêve, une voix et une grâce charmeuses. L'autre plus simple et moins gâtée physiquement s'est avérée dotée d'une sensibilité pour la nature.

Afin de conclure le cocon familial, un dernier marmot vit le jour sans être réellement prévu pour ... Adamo Magnotta, un enfant qui, contrairement aux autres, semblait le plus apte à reprendre la continuité de la culture familiale.

 

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Une si prospère famille, grimpant l'influence du petit village ne pouvait qu'attiser les convoitises de son voisinage ... 

Modifié par Sibillia

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Portrait d'une jeunesse : VarHaald, Lucio Magnotta.

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Doté d’une fière allure dès son plus jeune âge, Lucio Magnotta était promis à un bel avenir dans les cultures viticoles familiales. Son imposante taille et son endurance le caractérisant à merveilles, il avait le profil parfait du travailleur qui endure plutôt que de se plaindre. Depuis qu’il prit conscience de son existence, Lucio ne cessa d’arborer un crâne rasé et une mine assez inexpressive à l’égard des étrangers. Une façade très rustre et peu accueillante que lui avait sûrement légué son père. Et pourtant derrière ce mur inexpressif se cache une âme bien plus réfléchie qu’il n’en paraît …

 

 

Dès lors qu’il fut en âge de travailler dans les cultures et qu’il terminait ses rudes journées, celui-ci rejoignait quelques uns de ses amis proche de son âge. L’enfance ou l’adolescence dans la peau, la curiosité s’éveillant en eux, ils vadrouillaient jusqu'à ce que le crépuscule fasse son apparition. S’épanouissant en découvrant le monde qui les entourait, sortant petit à petit du cocon familial et de cette prison que représente la ferme.

Les années passèrent et le cocon s’agrandissait au fur et à mesure. Lucio se prit de sympathie pour sa très jeune sœur Sibillia, elle qui était si différente des filles fermières. Elle lui apportait un sentiment de renouveau, sa grâce et son talent pour les arts dansés et chantés le laissait contemplatif. Ainsi, c’est lui qui s’occupa principalement d’elle lors de ces journées, lui procurant une éducation assez dure car il était désormais âgé de 16 années campagnardes.

 

 

Mais très vite Lucio se rendit compte que sa place en ce monde n’était pas celle d’un simple viticulteur en devenir. Sa recherche perpétuelle de la découverte et de la compréhension des choses le poussait à s’enrichir intellectuellement … Si bien que celui-ci y trouva un intérêt plus prononcé à apprendre la lecture plutôt que de poursuivre les chamailleries avec ces amis dans les verdoyantes vallées d’Olvia.

Il commença à témoigner d'un manque de motivation pour les travaux manuels, trahissant sa volonté de se concentrer sur les choses qui l’intéressent. Son père fut désemparé à ce changement de comportement, mais comme toute éducation qu’il avait reçu, il n’eut que la merveilleuse idée de lui flanquer une rouste.

 

 

Cette dernière année lui fut très contraignante à vivre en compagnie de sa famille, Alano témoignant d’une violence accrue devant le désintérêt de son fils, Greta le privant de son seul refuge émotif dans la lecture. Il s'avérait aussi que sa sœur Alynia éprouve une maladie très peu connue des habitants, une sorte d’asthme et de réaction allergique causée par des éléments environnants. Sa compassion à l’égard de ses sœurs étaient sans faille. Si bien que celui-ci décida de chercher dans les quelques ouvrages d’Olvia la cause d’une telle maladie où toute éventuelle trace pouvant l’aider à comprendre ses réactions maladives.

Pourtant prohibé par sa mère, celui-ci faisait preuve d’une détermination significative. Un beau jour, il eut vite fait le lien en voyant sa sœur côtoyer quelques vendanges lors des saisons printanières.

Celle-ci ne pouvait se retenir de tousser, sifflant d’une manière étouffante. Une fois cette crise calmée, il prit la parole devant sa famille inquiète pour le sort de la jeune fille. Ces mots furent catégoriques, d’une sentence terrible pour la jeune femme et pour le père.

 

-”Alynia est malade, elle ne supporte pas les échanges féconds entre les plantes. Et principalement ceux entourant nos culture. Il faut l’éloigner en cette saison, et la faire revenir lorsque les nouvelles plantes sont déjà grandissantes.”

 

Alano ne put se résoudre à accepter le sort de la jeune femme, préférant la voir souffrir au milieu de champs que de lâcher une de ses filles dans la nature. Il ne lui venait pas à l’idée de perdre une chance d’étendre son influence pour son entreprise. Alano vint battre Lucio, mais contrairement à son habitude celui-ci refusa un tel sort. Il fut prit d’une vive colère que l’on ne lui attribuait que très rarement, réduisant à néant les intentions punitives de son père, pourtant brave gaillard lui aussi. Il le blessa d’ailleurs au bras, légèrement mais le choc fut terrible pour la famille. Une si violente prise de conscience fut vite ébruitée dans ses masures très mal isolées.

 

 

Une des familles concurrentes et annexes à la demeure vit l’opportunité d’écarter un des dignes héritiers Magnotta. Il se mirent en tête de monter Lucio contre son père et de suivre son destin. Ils quémandèrent à leur fille Thrycia d’apprendre à le connaître et d’obtenir sa confiance. Thrycia était une jeune femme légèrement plus âgée que lui, et d’une sincérité à toute épreuve. Loin d’elle fut l’intention de le mener en bateau et d’ailleurs elle se prit réellement d’affection pour cette âme éveillée et réfléchie. Elle vit en lui un homme lucide et dévoué, néanmoins sa grande bavarderie lui valut de servir les intérêts néfastes de ses parents.  

 

 

Un mois après, le père Magnotta fut rétabli, avec une envie encore plus féroce de soumettre son fils à ses idéaux. On ne change pas un paysan têtu ainsi. La violence accrue de celui-ci, principalement par les mots à l’égard de son fils fut une raison suffisante pour permettre à la famille concurrente d’entamer le coup de grâce. Des émissaires Calphéoniens avaient pour habitude de venir jeter un coup d’œil auprès des villes et villages “alliés”. Sûrement plus pour éviter toute révolte, et prévenir toute montée en puissance de certaines familles. Ceux-ci prenaient de temps en temps quelques volontaires pour servir les forces de Trina. De la maigre vision d’un paysan, cela pouvait apparaître comme un don du ciel. Une aubaine offrant un idéal de vie guerrier bien rémunéré.

 

 

A leur arrivée, Thrycia invita Lucio à la rejoindre. Sa famille entretenait de bonnes relations avec quelques instances de Calphéon, elle leur présenta le jeune homme plutôt costaud. Les couleurs vives, les parures dorées surent susciter l’intérêt du jeune homme. Il y voyait là plus une puissance culturelle et intellectuelle qu’un apparat uniquement vénal. Il concevait ses riches parures comme le résultat d’une riche connaissance dans l’extraction et le maniement des minéraux, d’un savoir-faire nécessitant une grande culture. Étant donné les récents problèmes intérieurs des terres de Calphéon, les émissaires ressentirent les convictions et les étoiles parsemant les yeux du jeune homme, si bien qu’ils lui proposèrent de se joindre à eux.

Ils lui expliquèrent qu’il aurait l’occasion de recevoir une formation militaire dans un idéal de défense du savoir. Et qu’un jour, il pourrait posséder les joyaux que Lucio admirait tant. Il n’était pourtant pas le genre à agir en coup de vent, il n’avait que quelques maigres jours pour prendre sa décision et cela lui faisait défaut.

 

 

D’un côté, sa famille se faisait de moins en moins aimante à son égard … Hormis la jeune Sibillia qui ne pouvait qu’entrevoir de l’admiration pour l’exemple qu’il représentait. De l’autre Thrycia, à qui il avait voué une grande confiance lui offrait une porte de dérobade qui ne verrait que l’épanouissement de sa personne. Dans tous ces efforts de réflexion, ses longues nuits à réfléchir et ses journées à penser différemment des cultures viticoles, il ne pouvait se vouer à délaisser ceux qui lui avaient offert la vie. Ses valeurs semblaient reprendre le dessus et il se résigna à prendre une telle décision hâtive.

 

 

Ce fut sans compter sur sa bien-aimée sœur Sibillia, jeune mais loin d’être idiote elle comprit vite ce qui se tramait derrière ce changement de comportement soudain. Son caractère fut pris d’une violente émotion et le pensant capable de la délaisser, elle préféra tout avouer aux parents Magnotta. Devant une telle confusion, le repas ornant déjà la table et la famille soupant, Lucio fut à nouveau pris d’une violente colère. Cette trahison enfantine de sa sœur l’avait désormais coupé de toute affection familiale. Ce fut réciproque pour le reste de la famille et d’un mouvement autoritaire que seule une mère peut asséner, Greta le congédia de la famille.

 

 

Lucio ne prit aucun de ses effets personnels, considérant tout son vécu ici comme appartenant désormais à son passé. Il n’avait guère de possession de toute manière, le père Magnotta ayant autorité sur de nombreuses choses dans sa demeure. En pleine nuit, il daigna donner sa réponse aux émissaires puis au levé du soleil, ceux-ci entamèrent leur route vers la cité resplendissante.

 

 

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Son regard ne se retourna que sur sa jeune sœur, pleurant toutes les larmes de son corps devant l’homme et frère qui lui avait fait découvrir les joies de ce monde et qui lui avait permis de ne pas travailler dans les cultures pour y préférer le chant et la danse. Son cœur était alors encore embourbé dans les nœuds de la colère, il ne lui fit aucun au revoir, hormis le froid regard qu’il arborait à tout étranger.

 

 

 

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