Ceresayaria

[Heidel] Faits avérés

66 messages dans ce sujet

Heidel à eu droit à une mélodie entendu dans la rue menant à la place, entre un luth et une jeune guitare. Quelques voyageur curieux, ont put y assistés sous les regards intrigués de certains gardes. Une danse fut ensuite improvisé entre le ménestrell et la Médhienne joué par la petite Ely.

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Préparant sérieusement son pèlerinage, la jeune Devineresse Shahrzad pratique de moins en moins de consultations au Relais du Voyageur. Elle peut toutefois continuer à en faire mais uniquement pour des rendez vous déjà établis à l'avance, ou pour des cas "d'urgence". Elle promet toutefois qu'une fois revenus elle va redoubler d'effort pour se faire pardonner de son temps d'absence.

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Une bâtisse a été acheté dans la rue commerçante d'Heidel au 6-4 bis, il y a plusieurs jours. Depuis hier, un contremaître travaille sur le porche de celle-ci, donnant des indications à des ouvriers. Au vue des projets qu'abritera ce lieux, le travail est conséquent. Tout doit être changé... du sol au plafond. Une saison propice pour effectuer des travaux.

Un panneau est visible sur la porte.

réparation.png

Modifié par Faerwen

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Le corps du fameux 'Alchimiste Brad' Lauren a été retrouvé dans le sous sol d'un entrepôt au 1-2. L’entrepôt serait enregistré au nom du patron de la compagnie D.T.C. qui demeure introuvable, de même que la responsable locale de la compagnie en Serendia.

Deux avis de recherche ont été lancés à leur encontre à qui les ramènera suffisamment vifs pour être interrogés par la Garde.

L'épouse du principal suspect aurait été vue et interrogée en cellule dans la journée..

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Depuis quelques jours il a été remarqué un ballet de malles, coffrets et autres sacs apportés sous bonne garde au 6-3 de la rue marchande de Heidel. 

Sitôt les livraisons effectuées dans le bâtiment nouvellement loué,  la très lourde double porte était refermée à triple tour, ce qui n'a pas manqué d'intriguer le voisinage.

Certains curieux disent que le local aurait été loué tout récemment  à une demoiselle discrète et réservée , mais impossible de savoir encore ce qui se trame dans ce logement.

Le seul indice semble être un objet retrouvé sur le sol après la chute malencontreuse d'un des coffrets livrés.

fiche-de-commande-serre-tetes-peigne-et-broche-elfiques-en-pierres-fines-et-nacre-blanche.png

Une très belle pièce d’orfèvrerie signée de trois lettres entrelacées "d a & a".
Toujours est-il qu'à ce jour, le bijou de cheveux n'a pas été rendu à sa propriétaire.

 

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C'est entre midi et deux que les musiciens quittent la place d'Heidel et laissent place à cet homme bedonnant à la voix forte. Armé de sa cloche il déclamera les actualités locale.

300px-Town_Event_Character.png?version=9"Oyé, oyé, écoutez bonne gens les nouvelles d'hier et d'aujourd'hui de la ville d'heidel ! Nous sommes aujourd'hui le vingt trois du mois de l'Aurige en l'an de grâce 287 ! Aujourd'hui ! Et nul part ailleurs ! Nous avons ouïe dire, d'oreille sûre, de la future mise en vente des locaux du Relais des voyageurs. Actionnaires de tout poils et de tout audace, veuillez prestement vous présenter à Lisyel en vue de démarrer toute tractation financière afin d'acquérir ce bien tant jalousé."

Consultants ses notes et agitant sa cloche de nouveau.

"Sécurité locale ! Le capitaine de la garde ordonne un couvre feu pour toutes les personnes qui n'ont pas encore atteint leur quinzième année de vie. Le couvre feu démarre au crépuscule dès que la cloche de la ville sonnera dix coups et jusqu'à l'Aube ! Tout contrevenant juvénile se verra attribué en gage de punition trois heures de pilorie et un bottage de derrière en règle."

"publicité ! Un message à envoyer les coursiers chimères iront contre vents et marées pour délivrer vos plies ! Une arme, une armure, pour vous aventurier de tout horizon la forge d'Uther est toujours disponible ! Besoin d'un remontant Ambroisie et Panacé, mais aussi l'Arasabaca, sauront vous trouver les remèdes pour vous remettre sur pieds ! Du mobilier ou de jolies bijoux de bois pour satisfaire votre bourgeoise le Petit Mogano est toujours ouvert ! Envie de sentir bon ou d'être la plus belle pour aller danser l'Antre des Fées est fait pour vous mesdames ! Et surtout, le désir de vous faire peindre le portrait de votre famille allez voir Dino Di Mare, le peintre fol !"

"Réclamation ! Le marchand de vin qui est garé devant chez Vitto le boucher est prié de déplacer sa carriole avant ce soir ! Madame Bernadette annonce que l'homme qui l'a pris par les reins est prié de se faire connaître son fils à ses yeux ! Le prix du poisson augmente passant de XX pièces d'argent le kilos à XXX."

"Evènement ! Ouverture d'un établissement de restauration hasoïte dans les murs d'Heidel !"

"Disparition ! La petite Giseline recherche son chien Panpan ! Un berger Serendien noir à tâches blanches mâle !"

"Vente ! Vend meuble de type gobelin. Deux jambes, deux bras, très peu servis ! Sait faire la vaisselle et les sols ! Intéressé contactez Jean-Lucas sur près de l'atelier de navires ! Non sérieux s'abstenir !

"Nécrologie ! Nous pleurons la mort du jeune héritier de la maison MorteBiche ! Son cheval se serait emporté à la vus d'un porc ! La Garde songe à interdire les animaux porcins dans les rues !"

"Geste communaux ! Les tentatives d'agressions et de suicides se multiplient dans les rues de la ville ! Citoyens d'Heidel ! Veillez sur vos voisins et appelez la garde dès qu'un événement suspect se présente !"

"Et pour terminer sur une note positive, Miracle d'Elion ! Le petit garçon qui la semaine dernière avait rendu son dernier souffle suite à la perte d'un de ses bras, est revenu à la vie ! Son bras aussi. Sa mère dément la thèse du jumeau."

 

Modifié par Shahrzad

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Le 27 au soir du mois de l'Aurige, la place de Heidel aura été témoin d'un étrange incident. Faldino, un marchand en vin Calphéen, faisant étape dans la capitale serendienne lors de son voyage qui devait le mener jusqu'à Altinova, avait arrêté son chariot sur la place dans l'intention de livrer deux fûts à l'un de ses clients. Il a alors été abordé par trois gardes serendiens ayant pour intention de faire réquisition du convoi pour vérification de son contenu. Croyant au prélèvement d'un pot de vin, Faldino s'est prêté à cet étrange contrôle et le chariot a été emmené par les soldats serendien pour lui être rendu une heure plus tard avec son contenu.

Ce n'est qu'au matin que Faldino s'est aperçu que cinq de ses tonneaux d'un excellent cru, dont la livraisons était destinés à un important client d'Altinova avaient été remplacés par des copies, ces dernières étant même marquées du sceau commercial de Faldino, ce qui fait penser que le coup était soigneusement préparé.

Virgilo Bartel, un notable Heidelois et ami du marchand s'en est plaint auprès du chambellan mais du côté de la garde, on assure qu'aucun soldat n'avait pour instruction de contrôler des marchands Calphéen. Certains penchent pour une extorsion de la garde serendienne en raison des origines du marchand mais d'autres, plus prudent, s'orientent vers des agissements de criminels proches des membres d'Al Rundi.

Un autre détail vient néanmoins alimenter l'affaire. Figgo, un berger dont les bêtes paissent près remparts Est de la ville, affirme avoir vu dans la nuit deux chariots à l'arrêt près d'un cabanon à la sortie de la cité. Des hommes transféraient entre l'un et l'autre chariot des tonneaux. L'un d'eux a même laissé échapper un des tonneau qui est allé s'abîmer sur le sol. Figgo est certain qu'au moins trois ou quatre des hommes portaient des armures de soldats serendiens. Mais cinq autres avaient des tenues de voyage et si Figgo n'a pas pu entendre ce qu'ils disaient, il est a peu près certain que leur accent n'était pas de Serendia.

Des représentants de la ligue de Xian se sont dit inquiets du vol d'un de leur condisciple sur le sol serendien et ont assuré suivre l'affaire de près, espérant que ce cas restera isolé et que le gouvernement serendien prendra les mesures nécessaires pour protéger la libre circulation des marchandises Calphéennes.

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En ce début de mois, des rumeurs vont et viennent au sujet d'un jeune garde de la cité d'Heidel.

Entre les stands du marché:
« Que c'est tragique, vous avez pas entendu la nouvelle ? Le petit Roger, le fils d'Hervé. Celui là qu'était rentré chez les gardes y à pas si longtemps. Il est mort.
—  Par Elion, non ?! Mais c'est horrible. Ce brave petit, il avait aidé au déménagement d'Antoinette, la veuve du fromager. Vous savez ce qu'il lui est arrivé ?
— J'n'en sais pas plus. Surement qu'il est mort bravement au combat, si volontaire qu'il était.
—  Paix à son âme. »

Sur la place d'Heidel:
« Hier en fin d'après-midi, j'avais emmené les gosses voir les joueurs de pipeau, ma petite Claudine adore la musique. Bref, t'avais les bourgeois là, tu sais le grand blond qui saute sur tout ce qui bouge où y a toujours des histoires de gonzesses de lui là. Il était avec un basané surement en train de planifier quelque chose de déviant. Peut-être qu'ils se rentrent dedans ? Enfin bref...
T'avais la petite blonde là, la petite soeur du charcutier. Ouais, celle qui tient plus facilement sur le dos qu'une faucille. Elle a embrigadé le pauvre Roger dans une histoire à la con, j'ai pas trop suivi avec le crin-crin des musiciens. Mais la pisseuse c'est pris une mornifle par le pauvre Roger qui était tout péteux après. C'est la dernière fois que je l'ai vu...avant d'apprendre son décès, vie d'chien je te dis. »

Vers la Caserne:
« Non, Sergent. Nous attendions le retour de sa ronde. Il n'était pas retourné à la caserne à l'heure prévue. Il faisait nuit et on se demandait ce qu'il faisait. Nous avons alerté son chef de patrouille mais il n'en savait rien non plus. Sergent, vous croyez que c'est un homicide ? »

La recrue Roger Cavar, aurait été retrouvée pendue dans la grange de son père, Hervé Cavar. Depuis, cette rumeur se répand dans les couches sociales modestes, affectées par la disparition d'un petit jeune de la cité. Relativement apprécié des siens qui n'avait pas vraiment la tête à tremper dans la déprime ni s'accoquiner dans des histoires crapuleuses.
Certains évoquent la peine de coeur, d'autres un règlement de compte, mais au final une vie simple, sans grandes histoires s'en est allée au sein de la communauté du coeur Serendien sans qu'on ne puisse vraiment comprendre cette disparition. Laissant le doute quand à cette pendaison, offrant aux commères le plaisir malsain d'établir des théories farfelues.
 

Modifié par Yrilda

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 Ces derniers temps, sur les coups de midi, une jeune femme a la chevelure rousse viens régulièrement offrir des repas aux personnes miséreux. Il y a peu, on l'a même vu accompagné d'une autre femme. Certe, il n'était pas difficile de voir voir que cette dernière n'était pas issue du même milieux social que la rouquine. Mais visiblement, une fois la tournée fini, les deux femmes serait retourné sur la place centrale de Heidel. Quelques temps après, la seconde est ressortit ,visiblement repus, d'un bâtiment où fut aménagé une sorte de petit lieu de vie pour les plus pauvre. La rouquine y offrant parfois des repas cuisiné par ses soins.

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Psst, psst...

En début de soirée et jusqu'à une heure relativement avancée de la nuit, un ballet de chariot et de meubles a pris place au Sud-Ouest d'Heidel, dérangeant une bonne partie du voisinage, qui n'aura pas manqué d'aller se plaindre auprès de la garde.

La cohorte de deux géants, un nain et trois gobelins, menée par un Mediahn aux cheveux gras, a finalement vidé soigneusement ce qui semblait être un 1-3 relativement poussiéreux et inhabité en quelques heures.

Au final, les Heidelois ont repris leur paisible existence et la majorité a conclu par un bref haussement d'épaule que "Au moins, y'aura moins d'gens chelous dans l'coin".

Enfin, tout est une question de perception.

Le convoi aura finalement pris la route de la rivière Demi et certains voyageurs disent avoir vu les chariots arrêtés sur les berges, non loin d'Heidel.

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Au Relais, il paraîtrait que l'éternel Ernest aurait été approché par un second établissement dont le nom n'aurait pas été dévoilé.

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La librairie Fifrelin et Frères, venue de Calphéon, distribuerait des extraits de leur dernière autobiographie palpitante. Cyan Fifrelin serait en ville, en personne, pour faire la promotion de "Cinquante nuances de Cyan".

Modifié par Aqen

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Parmi les frasques que l'on peut parfois entendre au dispensaire. Les habitués de la place d'Heidel auront pus entendre dans l'après midi un cris sordide s'extraire du bâtiment de soin. Peu après, un homme en sortira, ses tenant la mâchoire des deux mains, la bouche remplie de tissus aux couleurs carmins. Une fois de plus, le grand Anastol Fritocin, médecin de profession a sauvé une vie.

Il sera pas rare que les mères ,demandant à leur enfant d'avoir une meilleur hygiène buccale, menacer et dire "si tu ne te laves pas les dents le vieux Fritocin t'arrachera les dents une par une !"
En vérité, utiliser le vieux médecin en guise de menace pour tout et rien devint rapidement un bon argument pour la petite jeunesse d'Heidel.

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Dans la matinée, c'est dans le recoin d'une petite ruelle bien connue pour les "règlements de compte" et autres bagarres organisées que le corps du jeune Antoine Faure a été retrouvé. Le jeune homme dans sa dix neuvième année n'avait pas mauvaise réputation.

Entre deux voisins:
« Mon Dieu, que c'est horrible.
— Hélas, c'était un brave jeune homme ce petit Antoine. Mais que savons-nous de la fougue de la jeunesse ? Une mauvaise bagarre et voilà qu'une vie s'en va trop tôt. Comme si nous avions besoin de ça.
— Mais sait-on seulement comment ça s'est passé ?
— Pas vraiment, personne n'a été témoin de la bagarre, mais le pauvre petiot. C'était quand même un sacré gaillard, mon avis que c'est un triste accident. »

Dans la ruelle derrière la charcuterie d'Hervé Gielbayt:
« Franchement ? Cela ne m'étonne pas, le pauvre bougre s'était entiché de la petite Lolita, celle-ci c'est une véritable plaie. Des sales histoires tournent autour de la blondinette. Déjà, c'est une gourgandine, elle se vautre dans le foin sans se faire prier mais en plus, les nigauds qui se font avoir par ses appels à la galipette, Il leur arrive TOUJOURS des soucis. J'irais présenter mes condoléances à ses parents... Chienne de vie.»

Au relais du voyageur:
« Antoine ? Non ! Pas lui, putain ! Fais chier ! Merde ! Chiure ! Enc... Ouais, ouais, excuse le langage Ernest. Mais c'était un vrai petit serendien de coeur. Il va me manquer ce petit con. Toi aussi tu l'aimais bien, non ? »

Au delà des rumeurs et de l'idée plutôt positive générale que pouvait avoir les habitants sur le jeune homme. Les plus curieux allant à la pêche aux informations apprendront que c'est sa nuque qui aurait cédé dans la chute. Pas de plaies, pas de contusions excessives qui trahirait un passage à tabac. Une mauvaise chute, tragique et regrettable. Repose en paix, jeune Antoine.
 

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Depuis plusieurs jours, voire quelques semaines, une grande rousse mal dégrossie remonte les rues menant aux quais d'Heidel pour se rendre jusqu'à la Grand-Place.

Si la plupart des gens ne l'ont même pas remarquée, les dockers et autres responsables du port savent qu'elle mène une barque sur le fleuve Demi, transportant marchandises et personnel, pour un coût largement inférieur à tout ce que les navires de fret ordinaires proposent. A tel point que le maître du port la recommande désormais aux voyageurs avec peu de moyens ou n'ayant qu'un faible volume de matériel à transporter.

Il est intéressant de noter qu'il est très difficile de trouver une trace de ses clients... En tous cas ceux jusqu'à qui il est possible de remonter semblent satisfait de ses prestations et de ses tarifs.

Révélation

Voili voilou, je propose ce petit service de transport pour les personnages intéressés, que ce soit pour leur matos (reel ou fictif) ou pour eux même.

Comme je préfère le "rp joué", j'insiste pour que le trajet soit réellement effectué dans le cas d'un personnage à transporter. (et qu'on m'apporte un million de dollars en petites coupures et un hélicoptère...>:()

Pour toute question/prise de contact/donation à mon compte en banque, /w Lukaena.

 

 

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The Heidel Post
 
 
Un énième règlement de comptes.

C'est ce que se diront les résidents et commerçants habitués au grabuge régnant dans l'Auberge du Muguet, au nord-ouest de la cité sérendienne. Plus étonnés de rien, certains auront même fermé fenêtres et volets pour pouvoir dormir paisiblement en cette fin de soirée du 16 du mois du Gobelin. L'après-midi avait déjà été agitée par la rupture d'une fenêtre et l'écrasement brutal d'une chaise en lambeaux dans la ruelle longeant les terrains d'entraînement. La cohue avait vite été dispersée par les soldats présents, à grand renfort de coups de hallebarde sur les dalles déjà abîmées de ces capillaires citadins que peu utilisent.

Mais au soir, c'est un tout autre genre de vacarme qui résonna au sein même de la taverne. Des heurts de corps contre le comptoir, le craquement du bois harcelé, l'envol et le fracas des gobelets et écuelles en terre cuite, jusqu'au frétillement de dents échappées de leur bouche originelle roulant sur le parquet fatigué comme autant d'osselets. C'est une rixe brutale qui aura opposé un mastodonte géant à trois énergumènes, deux noirauds et un homme au teint plus clair mais hâlé par le labeur en extérieur, d'aucuns les supposent pirates.
Ou plutôt à l'un des noirauds, l'autre ayant été vite mis hors circuit par un terrible écrasement contre le bar qui l'aura rendu à l'inconscience. Des meubles détruits, des clients mécontents, d'autres plus téméraires suivaient avec attention l'issue de la bataille.

Il s'agirait d'une revanche du Goliath selon les quelques témoins ayant bien voulu coopérer avec la garde dépêchée sur les lieux au terme de longues minutes d'échanges de coups. C'est un véritable bataillon qui encercla la taverne, bien qu'une partie des combattants ait fui la scène, alertés par le pas métallique des soldats, mais en piteux état.

Depuis, l'Auberge du Muguet fait face à une surveillance de plusieurs soldats aux entrées du bâtiment, au grand dam des tauliers qui perdent en clientèle, elle qui aspirait à un minimum de discrétion pour fomenter ses complots nationalistes. L'on parle d'un mort, non pas parmi les belliqueux concernés mais un homme, dans la foule, qui aurait pris un mauvais coup à la tempe. Accident ou opportunité saisie, personne n'est à même de donner plus de détails sur l'incident, les regards ayant été happés par le combat.
 
Et les conflits de ne pas en finir, quand au soir du 17ème jour du mois du Gobelin, une autre rixe a éclaté au sein du Relais des Voyageurs, sous le regard de plusieurs témoins, amis et habitués de l'auberge en angle de rue commerçante. Opposant le tristement fameux Charles Keziah, boucher sérendien dont l'échoppe se trouve sur la même rue, et le fameux Tristan Greywolf, propriétaire du dojo faisant face à la taverne, la dégringolade aurait été attisée par une femme dont personne ne connaît le nom, une rouquine éborgnée bâtie pour le pugilat, à l'apparat coloré mais à l'air peu amène. L'échange aurait été houleux dès l'entrée du Boucher au haut-de-forme, Greywolf ayant aussitôt pris le parti de le rejeter de l'endroit. Malgré les sommations du bien connu taulier, Ernest, les hommes auraient persisté à s'insulter l'un l'autre jusqu'à ce qu'un manque de politesse n'incite la rouquine à lancer le contenu de son verre au visage du noble calphéonien. De là, le tenancier hors de lui aurait tenté de s'emparer de la femme par le col, ayant provoqué chez elle une réaction brutale. Aux prises, les deux concernés auront laissé à Keziah le soin d'agresser Greywolf à l'aide de sa canne, avant que la garde n'arrive sur les lieux à grand renfort d'hommes pour maîtriser les trois individus.

Il sera pénible pour les soldats de traîner Keziah et ce qui semble être son apprentie, se débattant comme des diables en les insultant à tout va, jusqu'au bureau de leur capitaine, plus haut dans la cité. Peu de témoins sauront relater la suite des événements, mais l'on aurait entendu le supérieur s'emporter alors que l'agitation a repris son cours au sein de du bâtiment. À l'extérieur, trois gardes auront passé les fers à la furie éborgnée pour l'amener bien vite en geôles pour un séjour à l'ombre d'une durée non renseignée. Et le Boucher de suivre le même chemin quelques instants plus tard, jeté derrière les barreaux au bon vouloir de ses colocataires. Quant à l'instigateur, ou victime, celui-ci s'en sera retourné chez lui, sonné, à en croire sa démarche titubante...

 

Modifié par Teëharkqa Den Rajahai
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The Heidel Post
 
 
La capitale serendienne ne perd pas en agitation. Tandis que l'Auberge du Muguet retrouve un calme relatif sous la surveillance de la garde, les groupuscules nationalistes ayant en partie déserté l'endroit au profit d'autres lieux de rendez-vous sur l'autre flanc de la ville, cette dernière a subi au soir du 18 du mois du Gobelin les hurlements d'une femme sur la place de la statue. Les soldats d'Heidel étant réquisitionnés ailleurs, aucun n'aura pu intervenir sur les lieux où une jeune femme, de moins de vingt ans selon les dires, aurait tenté de se jeter du rempart sud. Au grand dam des malades et blessés du dispensaire dont les fenêtres rendaient sur l'angle du square où un attroupement s'est agglutiné autour de la folle furieuse. L'on aurait désarmé la malheureuse après l'avoir plaquée au sol, suite à un long débat infertile sur les raisons l'ayant poussée à imaginer commettre un tel geste. Les commères suggèrent une peine de cœur, une crise de jalousie ou un foudroyant désir d'attirer l'attention du calphéonien Greywolf, qui se serait présenté après la bataille avant de retourner vaquer à ses occupations. D'aucuns auront entendu ses proches, ou du moins quelque connaissance de son entourage, prétexter qu'il serait de bien des problèmes en ville ces derniers temps. Rappelons-le, il avait été sorti de force du Relais des Voyageurs le jour précédent et mené au bureau du capitaine de la garde. Ce pour la troisième fois en l'espace d'un mois et demi, pour des affaires d'agression. Calpheon semble de moins en moins s'acclimater au tempérament heidelien, qu'elle provoque une fois encore en réclamant la main sur l'affaire Keziah. Les cancans n'ont de cesse d'agiter la classe moyenne, craignant pour ses intérêts si les histoires de blocus commerciaux se concrétisent, pire encore, si ces promesses de guerre s'enclenchent.
 
Du côté des prisons d'Heidel, au soir de l'arrestation du nationaliste Charles Keziah et de sa supposée apprentie, un homme venu régler une amende pour le stationnement gênant de son wagon devant un établissement fréquenté de la ville s'exprime : « C'tait tard l'soir lô, moi que je v'nais juste payer ma contravention parc'que j'veux pas d'emmerdes, j'ai entendu d'ces trucs dans les geôles... Qu'ça gueulait dans tous l'sens, j'crois qu'ça s'la donnait. Des furies j'vous dis, j'suis ben content d'pas finir d'dans, c't'une fosse aux lions comme i' disent d'l'aut' côté du désert... » D'autres témoignages relatent de cris de douleur qui auraient duré une partie de la nuit, jusqu'au calme plat. Aucun prisonnier n'aurait été sorti de sa cellule selon les on-dits, à supposer qu'ils aient été laissés en détresse, morts ou que ces ragots soient des affabulations. Cela nous renvoie toutefois aux accusations d'une ancienne détenue, du nom de Vashrol, ayant à plusieurs reprises et ce publiquement accusé le Greywolf d'avoir soudoyé la garde serendienne pour lui infliger une correction appropriée à coups de matraque. Ces vociférations n'auront jamais donné suite, indignant quelques irréductibles patriotes ou féministes, outrés de savoir une jeune femme victime de tels traitements de la part de ceux ayant prêté serment de protéger leur nation et leurs concitoyens. Mais de nouveau, ces suppositions de refaire surface alors que le calphéonien aurait eu de fortes raisons d'employer ces méthodes privilégiées pour punir ses agresseurs, ce qui n'aurait pas manqué de concorder avec l'agitation des geôles le même soir... Affaire à creuser.
Modifié par Teëharkqa Den Rajahai
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Tôt le matin du 21, le chariot de la famille Delonyr aurait pris la route vers Calphéon. Quelque temps plus tard, non loin de Heidel, des bruits d’explosion se seront fait entendre alertant les gardes qui s’y rendirent sans tarder.

 Les employés des écuries Chimères furent surpris de voir la famille rentrée après avoir troqué leur chariot aménagé contre un de ceux d’Olivero accompagnés par deux gardes. Cherchant du regard, ils auraient constaté une Tantan manquante, un Daheron se tenant l’épaule en sang et une Muirguen pâle et silencieuse, avec des égratignures serrant contre elle le petit dernier de la famille.

Une fois rentrés, les volets furent fermés, Dame Gretha, Jasrah du relais et deux autres femmes furent appelées à la rescousse. Quelque temps plus tard, Jasrah, une des femmes sortirent tenant deux grands paniers, plus tard Dame Gretha et la seconde femme rentreront quelques instants au dispensaire.

Les volets fermés de la demeure Delonyr, le silence régnait étrangement, quelques heures plus tard dans la nuit, le couple sorti, Muirguen tenant un carton dans les bras, ils disparaîtront dans la nuit.

Tôt le matin du 22, une agitation se fait entendre dans le bureau des chimères et les coursiers s’agiteront comme à leur habitude à la livraison des diverses courriers.

 

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