Ceresayaria

[Heidel] Faits avérés

94 messages dans ce sujet

Heidel à eu droit à une mélodie entendu dans la rue menant à la place, entre un luth et une jeune guitare. Quelques voyageur curieux, ont put y assistés sous les regards intrigués de certains gardes. Une danse fut ensuite improvisé entre le ménestrell et la Médhienne joué par la petite Ely.

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Préparant sérieusement son pèlerinage, la jeune Devineresse Shahrzad pratique de moins en moins de consultations au Relais du Voyageur. Elle peut toutefois continuer à en faire mais uniquement pour des rendez vous déjà établis à l'avance, ou pour des cas "d'urgence". Elle promet toutefois qu'une fois revenus elle va redoubler d'effort pour se faire pardonner de son temps d'absence.

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Une bâtisse a été acheté dans la rue commerçante d'Heidel au 6-4 bis, il y a plusieurs jours. Depuis hier, un contremaître travaille sur le porche de celle-ci, donnant des indications à des ouvriers. Au vue des projets qu'abritera ce lieux, le travail est conséquent. Tout doit être changé... du sol au plafond. Une saison propice pour effectuer des travaux.

Un panneau est visible sur la porte.

réparation.png

Modifié par Faerwen

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Le corps du fameux 'Alchimiste Brad' Lauren a été retrouvé dans le sous sol d'un entrepôt au 1-2. L’entrepôt serait enregistré au nom du patron de la compagnie D.T.C. qui demeure introuvable, de même que la responsable locale de la compagnie en Serendia.

Deux avis de recherche ont été lancés à leur encontre à qui les ramènera suffisamment vifs pour être interrogés par la Garde.

L'épouse du principal suspect aurait été vue et interrogée en cellule dans la journée..

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Depuis quelques jours il a été remarqué un ballet de malles, coffrets et autres sacs apportés sous bonne garde au 6-3 de la rue marchande de Heidel. 

Sitôt les livraisons effectuées dans le bâtiment nouvellement loué,  la très lourde double porte était refermée à triple tour, ce qui n'a pas manqué d'intriguer le voisinage.

Certains curieux disent que le local aurait été loué tout récemment  à une demoiselle discrète et réservée , mais impossible de savoir encore ce qui se trame dans ce logement.

Le seul indice semble être un objet retrouvé sur le sol après la chute malencontreuse d'un des coffrets livrés.

fiche-de-commande-serre-tetes-peigne-et-broche-elfiques-en-pierres-fines-et-nacre-blanche.png

Une très belle pièce d’orfèvrerie signée de trois lettres entrelacées "d a & a".
Toujours est-il qu'à ce jour, le bijou de cheveux n'a pas été rendu à sa propriétaire.

 

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C'est entre midi et deux que les musiciens quittent la place d'Heidel et laissent place à cet homme bedonnant à la voix forte. Armé de sa cloche il déclamera les actualités locale.

300px-Town_Event_Character.png?version=9"Oyé, oyé, écoutez bonne gens les nouvelles d'hier et d'aujourd'hui de la ville d'heidel ! Nous sommes aujourd'hui le vingt trois du mois de l'Aurige en l'an de grâce 287 ! Aujourd'hui ! Et nul part ailleurs ! Nous avons ouïe dire, d'oreille sûre, de la future mise en vente des locaux du Relais des voyageurs. Actionnaires de tout poils et de tout audace, veuillez prestement vous présenter à Lisyel en vue de démarrer toute tractation financière afin d'acquérir ce bien tant jalousé."

Consultants ses notes et agitant sa cloche de nouveau.

"Sécurité locale ! Le capitaine de la garde ordonne un couvre feu pour toutes les personnes qui n'ont pas encore atteint leur quinzième année de vie. Le couvre feu démarre au crépuscule dès que la cloche de la ville sonnera dix coups et jusqu'à l'Aube ! Tout contrevenant juvénile se verra attribué en gage de punition trois heures de pilorie et un bottage de derrière en règle."

"publicité ! Un message à envoyer les coursiers chimères iront contre vents et marées pour délivrer vos plies ! Une arme, une armure, pour vous aventurier de tout horizon la forge d'Uther est toujours disponible ! Besoin d'un remontant Ambroisie et Panacé, mais aussi l'Arasabaca, sauront vous trouver les remèdes pour vous remettre sur pieds ! Du mobilier ou de jolies bijoux de bois pour satisfaire votre bourgeoise le Petit Mogano est toujours ouvert ! Envie de sentir bon ou d'être la plus belle pour aller danser l'Antre des Fées est fait pour vous mesdames ! Et surtout, le désir de vous faire peindre le portrait de votre famille allez voir Dino Di Mare, le peintre fol !"

"Réclamation ! Le marchand de vin qui est garé devant chez Vitto le boucher est prié de déplacer sa carriole avant ce soir ! Madame Bernadette annonce que l'homme qui l'a pris par les reins est prié de se faire connaître son fils à ses yeux ! Le prix du poisson augmente passant de XX pièces d'argent le kilos à XXX."

"Evènement ! Ouverture d'un établissement de restauration hasoïte dans les murs d'Heidel !"

"Disparition ! La petite Giseline recherche son chien Panpan ! Un berger Serendien noir à tâches blanches mâle !"

"Vente ! Vend meuble de type gobelin. Deux jambes, deux bras, très peu servis ! Sait faire la vaisselle et les sols ! Intéressé contactez Jean-Lucas sur près de l'atelier de navires ! Non sérieux s'abstenir !

"Nécrologie ! Nous pleurons la mort du jeune héritier de la maison MorteBiche ! Son cheval se serait emporté à la vus d'un porc ! La Garde songe à interdire les animaux porcins dans les rues !"

"Geste communaux ! Les tentatives d'agressions et de suicides se multiplient dans les rues de la ville ! Citoyens d'Heidel ! Veillez sur vos voisins et appelez la garde dès qu'un événement suspect se présente !"

"Et pour terminer sur une note positive, Miracle d'Elion ! Le petit garçon qui la semaine dernière avait rendu son dernier souffle suite à la perte d'un de ses bras, est revenu à la vie ! Son bras aussi. Sa mère dément la thèse du jumeau."

 

Modifié par Shahrzad

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Le 27 au soir du mois de l'Aurige, la place de Heidel aura été témoin d'un étrange incident. Faldino, un marchand en vin Calphéen, faisant étape dans la capitale serendienne lors de son voyage qui devait le mener jusqu'à Altinova, avait arrêté son chariot sur la place dans l'intention de livrer deux fûts à l'un de ses clients. Il a alors été abordé par trois gardes serendiens ayant pour intention de faire réquisition du convoi pour vérification de son contenu. Croyant au prélèvement d'un pot de vin, Faldino s'est prêté à cet étrange contrôle et le chariot a été emmené par les soldats serendien pour lui être rendu une heure plus tard avec son contenu.

Ce n'est qu'au matin que Faldino s'est aperçu que cinq de ses tonneaux d'un excellent cru, dont la livraisons était destinés à un important client d'Altinova avaient été remplacés par des copies, ces dernières étant même marquées du sceau commercial de Faldino, ce qui fait penser que le coup était soigneusement préparé.

Virgilo Bartel, un notable Heidelois et ami du marchand s'en est plaint auprès du chambellan mais du côté de la garde, on assure qu'aucun soldat n'avait pour instruction de contrôler des marchands Calphéen. Certains penchent pour une extorsion de la garde serendienne en raison des origines du marchand mais d'autres, plus prudent, s'orientent vers des agissements de criminels proches des membres d'Al Rundi.

Un autre détail vient néanmoins alimenter l'affaire. Figgo, un berger dont les bêtes paissent près remparts Est de la ville, affirme avoir vu dans la nuit deux chariots à l'arrêt près d'un cabanon à la sortie de la cité. Des hommes transféraient entre l'un et l'autre chariot des tonneaux. L'un d'eux a même laissé échapper un des tonneau qui est allé s'abîmer sur le sol. Figgo est certain qu'au moins trois ou quatre des hommes portaient des armures de soldats serendiens. Mais cinq autres avaient des tenues de voyage et si Figgo n'a pas pu entendre ce qu'ils disaient, il est a peu près certain que leur accent n'était pas de Serendia.

Des représentants de la ligue de Xian se sont dit inquiets du vol d'un de leur condisciple sur le sol serendien et ont assuré suivre l'affaire de près, espérant que ce cas restera isolé et que le gouvernement serendien prendra les mesures nécessaires pour protéger la libre circulation des marchandises Calphéennes.

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En ce début de mois, des rumeurs vont et viennent au sujet d'un jeune garde de la cité d'Heidel.

Entre les stands du marché:
« Que c'est tragique, vous avez pas entendu la nouvelle ? Le petit Roger, le fils d'Hervé. Celui là qu'était rentré chez les gardes y à pas si longtemps. Il est mort.
—  Par Elion, non ?! Mais c'est horrible. Ce brave petit, il avait aidé au déménagement d'Antoinette, la veuve du fromager. Vous savez ce qu'il lui est arrivé ?
— J'n'en sais pas plus. Surement qu'il est mort bravement au combat, si volontaire qu'il était.
—  Paix à son âme. »

Sur la place d'Heidel:
« Hier en fin d'après-midi, j'avais emmené les gosses voir les joueurs de pipeau, ma petite Claudine adore la musique. Bref, t'avais les bourgeois là, tu sais le grand blond qui saute sur tout ce qui bouge où y a toujours des histoires de gonzesses de lui là. Il était avec un basané surement en train de planifier quelque chose de déviant. Peut-être qu'ils se rentrent dedans ? Enfin bref...
T'avais la petite blonde là, la petite soeur du charcutier. Ouais, celle qui tient plus facilement sur le dos qu'une faucille. Elle a embrigadé le pauvre Roger dans une histoire à la con, j'ai pas trop suivi avec le crin-crin des musiciens. Mais la pisseuse c'est pris une mornifle par le pauvre Roger qui était tout péteux après. C'est la dernière fois que je l'ai vu...avant d'apprendre son décès, vie d'chien je te dis. »

Vers la Caserne:
« Non, Sergent. Nous attendions le retour de sa ronde. Il n'était pas retourné à la caserne à l'heure prévue. Il faisait nuit et on se demandait ce qu'il faisait. Nous avons alerté son chef de patrouille mais il n'en savait rien non plus. Sergent, vous croyez que c'est un homicide ? »

La recrue Roger Cavar, aurait été retrouvée pendue dans la grange de son père, Hervé Cavar. Depuis, cette rumeur se répand dans les couches sociales modestes, affectées par la disparition d'un petit jeune de la cité. Relativement apprécié des siens qui n'avait pas vraiment la tête à tremper dans la déprime ni s'accoquiner dans des histoires crapuleuses.
Certains évoquent la peine de coeur, d'autres un règlement de compte, mais au final une vie simple, sans grandes histoires s'en est allée au sein de la communauté du coeur Serendien sans qu'on ne puisse vraiment comprendre cette disparition. Laissant le doute quand à cette pendaison, offrant aux commères le plaisir malsain d'établir des théories farfelues.
 

Modifié par Yrilda

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 Ces derniers temps, sur les coups de midi, une jeune femme a la chevelure rousse viens régulièrement offrir des repas aux personnes miséreux. Il y a peu, on l'a même vu accompagné d'une autre femme. Certe, il n'était pas difficile de voir voir que cette dernière n'était pas issue du même milieux social que la rouquine. Mais visiblement, une fois la tournée fini, les deux femmes serait retourné sur la place centrale de Heidel. Quelques temps après, la seconde est ressortit ,visiblement repus, d'un bâtiment où fut aménagé une sorte de petit lieu de vie pour les plus pauvre. La rouquine y offrant parfois des repas cuisiné par ses soins.

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Psst, psst...

En début de soirée et jusqu'à une heure relativement avancée de la nuit, un ballet de chariot et de meubles a pris place au Sud-Ouest d'Heidel, dérangeant une bonne partie du voisinage, qui n'aura pas manqué d'aller se plaindre auprès de la garde.

La cohorte de deux géants, un nain et trois gobelins, menée par un Mediahn aux cheveux gras, a finalement vidé soigneusement ce qui semblait être un 1-3 relativement poussiéreux et inhabité en quelques heures.

Au final, les Heidelois ont repris leur paisible existence et la majorité a conclu par un bref haussement d'épaule que "Au moins, y'aura moins d'gens chelous dans l'coin".

Enfin, tout est une question de perception.

Le convoi aura finalement pris la route de la rivière Demi et certains voyageurs disent avoir vu les chariots arrêtés sur les berges, non loin d'Heidel.

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Au Relais, il paraîtrait que l'éternel Ernest aurait été approché par un second établissement dont le nom n'aurait pas été dévoilé.

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La librairie Fifrelin et Frères, venue de Calphéon, distribuerait des extraits de leur dernière autobiographie palpitante. Cyan Fifrelin serait en ville, en personne, pour faire la promotion de "Cinquante nuances de Cyan".

Modifié par Aqen

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Parmi les frasques que l'on peut parfois entendre au dispensaire. Les habitués de la place d'Heidel auront pus entendre dans l'après midi un cris sordide s'extraire du bâtiment de soin. Peu après, un homme en sortira, ses tenant la mâchoire des deux mains, la bouche remplie de tissus aux couleurs carmins. Une fois de plus, le grand Anastol Fritocin, médecin de profession a sauvé une vie.

Il sera pas rare que les mères ,demandant à leur enfant d'avoir une meilleur hygiène buccale, menacer et dire "si tu ne te laves pas les dents le vieux Fritocin t'arrachera les dents une par une !"
En vérité, utiliser le vieux médecin en guise de menace pour tout et rien devint rapidement un bon argument pour la petite jeunesse d'Heidel.

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Dans la matinée, c'est dans le recoin d'une petite ruelle bien connue pour les "règlements de compte" et autres bagarres organisées que le corps du jeune Antoine Faure a été retrouvé. Le jeune homme dans sa dix neuvième année n'avait pas mauvaise réputation.

Entre deux voisins:
« Mon Dieu, que c'est horrible.
— Hélas, c'était un brave jeune homme ce petit Antoine. Mais que savons-nous de la fougue de la jeunesse ? Une mauvaise bagarre et voilà qu'une vie s'en va trop tôt. Comme si nous avions besoin de ça.
— Mais sait-on seulement comment ça s'est passé ?
— Pas vraiment, personne n'a été témoin de la bagarre, mais le pauvre petiot. C'était quand même un sacré gaillard, mon avis que c'est un triste accident. »

Dans la ruelle derrière la charcuterie d'Hervé Gielbayt:
« Franchement ? Cela ne m'étonne pas, le pauvre bougre s'était entiché de la petite Lolita, celle-ci c'est une véritable plaie. Des sales histoires tournent autour de la blondinette. Déjà, c'est une gourgandine, elle se vautre dans le foin sans se faire prier mais en plus, les nigauds qui se font avoir par ses appels à la galipette, Il leur arrive TOUJOURS des soucis. J'irais présenter mes condoléances à ses parents... Chienne de vie.»

Au relais du voyageur:
« Antoine ? Non ! Pas lui, putain ! Fais chier ! Merde ! Chiure ! Enc... Ouais, ouais, excuse le langage Ernest. Mais c'était un vrai petit serendien de coeur. Il va me manquer ce petit con. Toi aussi tu l'aimais bien, non ? »

Au delà des rumeurs et de l'idée plutôt positive générale que pouvait avoir les habitants sur le jeune homme. Les plus curieux allant à la pêche aux informations apprendront que c'est sa nuque qui aurait cédé dans la chute. Pas de plaies, pas de contusions excessives qui trahirait un passage à tabac. Une mauvaise chute, tragique et regrettable. Repose en paix, jeune Antoine.
 

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Depuis plusieurs jours, voire quelques semaines, une grande rousse mal dégrossie remonte les rues menant aux quais d'Heidel pour se rendre jusqu'à la Grand-Place.

Si la plupart des gens ne l'ont même pas remarquée, les dockers et autres responsables du port savent qu'elle mène une barque sur le fleuve Demi, transportant marchandises et personnel, pour un coût largement inférieur à tout ce que les navires de fret ordinaires proposent. A tel point que le maître du port la recommande désormais aux voyageurs avec peu de moyens ou n'ayant qu'un faible volume de matériel à transporter.

Il est intéressant de noter qu'il est très difficile de trouver une trace de ses clients... En tous cas ceux jusqu'à qui il est possible de remonter semblent satisfait de ses prestations et de ses tarifs.

Révélation

Voili voilou, je propose ce petit service de transport pour les personnages intéressés, que ce soit pour leur matos (reel ou fictif) ou pour eux même.

Comme je préfère le "rp joué", j'insiste pour que le trajet soit réellement effectué dans le cas d'un personnage à transporter. (et qu'on m'apporte un million de dollars en petites coupures et un hélicoptère...>:()

Pour toute question/prise de contact/donation à mon compte en banque, /w Lukaena.

 

 

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The Heidel Post
Actualités — Édition n°472 — 18ème du Gobelin
 
Un énième règlement de comptes.

C'est ce que se diront les résidents et commerçants habitués au grabuge régnant dans l'Auberge du Muguet, au nord-ouest de la cité sérendienne. Plus étonnés de rien, certains auront même fermé fenêtres et volets pour pouvoir dormir paisiblement en cette fin de soirée du 16 du mois du Gobelin. L'après-midi avait déjà été agitée par la rupture d'une fenêtre et l'écrasement brutal d'une chaise en lambeaux dans la ruelle longeant les terrains d'entraînement. La cohue avait vite été dispersée par les soldats présents, à grand renfort de coups de hallebarde sur les dalles déjà abîmées de ces capillaires citadins que peu utilisent.

Mais au soir, c'est un tout autre genre de vacarme qui résonna au sein même de la taverne. Des heurts de corps contre le comptoir, le craquement du bois harcelé, l'envol et le fracas des gobelets et écuelles en terre cuite, jusqu'au frétillement de dents échappées de leur bouche originelle roulant sur le parquet fatigué comme autant d'osselets. C'est une rixe brutale qui aura opposé un mastodonte géant à trois énergumènes, deux noirauds et un homme au teint plus clair mais hâlé par le labeur en extérieur, d'aucuns les supposent pirates.
Ou plutôt à l'un des noirauds, l'autre ayant été vite mis hors circuit par un terrible écrasement contre le bar qui l'aura rendu à l'inconscience. Des meubles détruits, des clients mécontents, d'autres plus téméraires suivaient avec attention l'issue de la bataille.

Il s'agirait d'une revanche du Goliath selon les quelques témoins ayant bien voulu coopérer avec la garde dépêchée sur les lieux au terme de longues minutes d'échanges de coups. C'est un véritable bataillon qui encercla la taverne, bien qu'une partie des combattants ait fui la scène, alertés par le pas métallique des soldats, mais en piteux état.

Depuis, l'Auberge du Muguet fait face à une surveillance de plusieurs soldats aux entrées du bâtiment, au grand dam des tauliers qui perdent en clientèle, elle qui aspirait à un minimum de discrétion pour fomenter ses complots nationalistes. L'on parle d'un mort, non pas parmi les belliqueux concernés mais un homme, dans la foule, qui aurait pris un mauvais coup à la tempe. Accident ou opportunité saisie, personne n'est à même de donner plus de détails sur l'incident, les regards ayant été happés par le combat.
 
Et les conflits de ne pas en finir, quand au soir du 17ème jour du mois du Gobelin, une autre rixe a éclaté au sein du Relais des Voyageurs, sous le regard de plusieurs témoins, amis et habitués de l'auberge en angle de rue commerçante. Opposant le tristement fameux Charles Keziah, boucher sérendien dont l'échoppe se trouve sur la même rue, et le fameux Tristan Greywolf, propriétaire du dojo faisant face à la taverne, la dégringolade aurait été attisée par une femme dont personne ne connaît le nom, une rouquine éborgnée bâtie pour le pugilat, à l'apparat coloré mais à l'air peu amène. L'échange aurait été houleux dès l'entrée du Boucher au haut-de-forme, Greywolf ayant aussitôt pris le parti de le rejeter de l'endroit. Malgré les sommations du bien connu taulier, Ernest, les hommes auraient persisté à s'insulter l'un l'autre jusqu'à ce qu'un manque de politesse n'incite la rouquine à lancer le contenu de son verre au visage du noble calphéonien. De là, le tenancier hors de lui aurait tenté de s'emparer de la femme par le col, ayant provoqué chez elle une réaction brutale. Aux prises, les deux concernés auront laissé à Keziah le soin d'agresser Greywolf à l'aide de sa canne, avant que la garde n'arrive sur les lieux à grand renfort d'hommes pour maîtriser les trois individus.

Il sera pénible pour les soldats de traîner Keziah et ce qui semble être son apprentie, se débattant comme des diables en les insultant à tout va, jusqu'au bureau de leur capitaine, plus haut dans la cité. Peu de témoins sauront relater la suite des événements, mais l'on aurait entendu le supérieur s'emporter alors que l'agitation a repris son cours au sein de du bâtiment. À l'extérieur, trois gardes auront passé les fers à la furie éborgnée pour l'amener bien vite en geôles pour un séjour à l'ombre d'une durée non renseignée. Et le Boucher de suivre le même chemin quelques instants plus tard, jeté derrière les barreaux au bon vouloir de ses colocataires. Quant à l'instigateur, ou victime, celui-ci s'en sera retourné chez lui, sonné, à en croire sa démarche titubante...

 

Modifié par Teëharkqa Den Rajahai

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The Heidel Post
Actualités — Édition n°473 — 19ème du Gobelin
 
La capitale serendienne ne perd pas en agitation. Tandis que l'Auberge du Muguet retrouve un calme relatif sous la surveillance de la garde, les groupuscules nationalistes ayant en partie déserté l'endroit au profit d'autres lieux de rendez-vous sur l'autre flanc de la ville, cette dernière a subi au soir du 18 du mois du Gobelin les hurlements d'une femme sur la place de la statue. Les soldats d'Heidel étant réquisitionnés ailleurs, aucun n'aura pu intervenir sur les lieux où une jeune femme, de moins de vingt ans selon les dires, aurait tenté de se jeter du rempart sud. Au grand dam des malades et blessés du dispensaire dont les fenêtres rendaient sur l'angle du square où un attroupement s'est agglutiné autour de la folle furieuse. L'on aurait désarmé la malheureuse après l'avoir plaquée au sol, suite à un long débat infertile sur les raisons l'ayant poussée à imaginer commettre un tel geste. Les commères suggèrent une peine de cœur, une crise de jalousie ou un foudroyant désir d'attirer l'attention du calphéonien Greywolf, qui se serait présenté après la bataille avant de retourner vaquer à ses occupations. D'aucuns auront entendu ses proches, ou du moins quelque connaissance de son entourage, prétexter qu'il serait de bien des problèmes en ville ces derniers temps. Rappelons-le, il avait été sorti de force du Relais des Voyageurs le jour précédent et mené au bureau du capitaine de la garde. Ce pour la troisième fois en l'espace d'un mois et demi, pour des affaires d'agression. Calpheon semble de moins en moins s'acclimater au tempérament heidelien, qu'elle provoque une fois encore en réclamant la main sur l'affaire Keziah. Les cancans n'ont de cesse d'agiter la classe moyenne, craignant pour ses intérêts si les histoires de blocus commerciaux se concrétisent, pire encore, si ces promesses de guerre s'enclenchent.
 
Du côté des prisons d'Heidel, au soir de l'arrestation du nationaliste Charles Keziah et de sa supposée apprentie, un homme venu régler une amende pour le stationnement gênant de son wagon devant un établissement fréquenté de la ville s'exprime : « C'tait tard l'soir lô, moi que je v'nais juste payer ma contravention parc'que j'veux pas d'emmerdes, j'ai entendu d'ces trucs dans les geôles... Qu'ça gueulait dans tous l'sens, j'crois qu'ça s'la donnait. Des furies j'vous dis, j'suis ben content d'pas finir d'dans, c't'une fosse aux lions comme i' disent d'l'aut' côté du désert... » D'autres témoignages relatent de cris de douleur qui auraient duré une partie de la nuit, jusqu'au calme plat. Aucun prisonnier n'aurait été sorti de sa cellule selon les on-dits, à supposer qu'ils aient été laissés en détresse, morts ou que ces ragots soient des affabulations. Cela nous renvoie toutefois aux accusations d'une ancienne détenue, du nom de Vashrol, ayant à plusieurs reprises et ce publiquement accusé le Greywolf d'avoir soudoyé la garde serendienne pour lui infliger une correction appropriée à coups de matraque. Ces vociférations n'auront jamais donné suite, indignant quelques irréductibles patriotes ou féministes, outrés de savoir une jeune femme victime de tels traitements de la part de ceux ayant prêté serment de protéger leur nation et leurs concitoyens. Mais de nouveau, ces suppositions de refaire surface alors que le calphéonien aurait eu de fortes raisons d'employer ces méthodes privilégiées pour punir ses agresseurs, ce qui n'aurait pas manqué de concorder avec l'agitation des geôles le même soir... Affaire à creuser.
Modifié par Teëharkqa Den Rajahai

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Tôt le matin du 21, le chariot de la famille Delonyr aurait pris la route vers Calphéon. Quelque temps plus tard, non loin de Heidel, des bruits d’explosion se seront fait entendre alertant les gardes qui s’y rendirent sans tarder.

 Les employés des écuries Chimères furent surpris de voir la famille rentrée après avoir troqué leur chariot aménagé contre un de ceux d’Olivero accompagnés par deux gardes. Cherchant du regard, ils auraient constaté une Tantan manquante, un Daheron se tenant l’épaule en sang et une Muirguen pâle et silencieuse, avec des égratignures serrant contre elle le petit dernier de la famille.

Une fois rentrés, les volets furent fermés, Dame Gretha, Jasrah du relais et deux autres femmes furent appelées à la rescousse. Quelque temps plus tard, Jasrah, une des femmes sortirent tenant deux grands paniers, plus tard Dame Gretha et la seconde femme rentreront quelques instants au dispensaire.

Les volets fermés de la demeure Delonyr, le silence régnait étrangement, quelques heures plus tard dans la nuit, le couple sorti, Muirguen tenant un carton dans les bras, ils disparaîtront dans la nuit.

Tôt le matin du 22, une agitation se fait entendre dans le bureau des chimères et les coursiers s’agiteront comme à leur habitude à la livraison des diverses courriers.

 

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The Heidel Post
Actualités — Édition n°474 — 25ème du Gobelin
 
Heidel se trouble d'autres affaires depuis quelques jours. L'impact qu'a eu l'effondrement du pont menant à la cité calphéonienne fait des émules, et pas des meilleures. D'aucuns suspectent déjà la capitale adverse de commencer à rompre le contact avec Serendia et de mettre la pression sur les autorités afin qu'elles leur délivrent le Boucher, suggérant qu'elle aurait mis à profit des investissements humains pour employer les grands et pires moyens à disposition pour faire céder la gente mercantile. Ce qui n'explique pas la disparition de l'adolescente, mais attise la théorie complotiste anti-calphéonienne qui se garde bien de considérer les détails qui ne sont pas à l'avantage de ses hypothèses. Le milieu nationaliste serendien vibre d'une terrible envie de représailles. Et ce, bien qu'il doive se faire discret. Ayant pour l'heure disparu de l'auberge du Muguet, qui peu à peu retrouve sa quiétude et perd en soldats affectés au poste, ces locaux ne font plus parler d'eux dans l'enceinte de la cité. Néanmoins, les riverains de ce quartier, proches des geôles, auront assisté à un étrange spectacle dans le feutre du matin : un cercueil couvert d'un drapeau d'or, d'argent et de sinople aura été transporté par quelques représentants des autorités jusqu'en sortie de ville. Une procession funèbre suivie par une famille éplorée qui n'aura guère scandé à la revanche, le décès n'ayant pas été annoncé, et ses circonstances non plus. Les lève-tôt y auront pourtant assisté depuis leurs fenêtres, et de nouveau, moult questions se posent après le trépas d'autres confrères dans l'explosion du pont ouest.
 
D'autres nouvelles en bref, le Festival de la Bière connaît une petite baisse de fréquentation en raison de l'agitation de sa capitale. Ce qui ne manque pas de faire s'indigner quelques commerçants qui comptaient sur les festivités afin d'augmenter leur chiffre d'affaire de la saison. D'autres ne manquent pas de libérer leurs valeurs patriotiques en mettant leur déroute financière sur le dos des groupuscules extrémistes qui engageraient des gens de Mediah pour les mettre à sac, comme en témoignent les racontars concernant ces géants de l'Est. Plus le temps passe, et moins les serendiens savent vers qui tourner leur ire grandissante, et cette tension s'en ressent dans les rues de leur cité-carrefour. Pour autant, cela n'empêche pas les étrangers de s'installer en ville, à en croire le raffut émanant de la sortie est de la ville. Des meubles, et des débris de bois et autres nuages de poussières quittent une vieille demeure de famille laissée à l'abandon suite au départ ou au décès de sa — toute aussi vieille — propriétaire. L'on parle de basanés, d'elfes et d'autres étrangers de l'ouest qui s'y succéderaient pour retaper cette maison. Il n'est guère un secret que les membres d'une compagnie mercenaire souhaitent en faire leur nouveau quartier général, troquant leur adresse du n°4-1, trop étroite, pour de plus grands locaux. Il est un domaine qui ne manque pas de débouchés lorsque l'on constate les affaires qui se multiplient alentour.
Modifié par Teëharkqa Den Rajahai

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En cette soirée de la nuit du 25 au 26 Septembre, il a été rapporté par la garde un nouvel échange trouble.

Alors en service, Alfonso Lablette fut appelé à intervenir dans un échange se déroulant entre deux femmes vociférantes et un homme couché à même le sol.

L'une des deux femmes, dénommée Ely, s'est revendiquée future épouse de Jordine et a entretenu des propos mensongers auprès du garde pour l'inciter à baiser son jugement. Elle a de plus menacé de sortir son arme en pleine rue pour occire la deuxième femme, alors que toutes deux étaient menés aux cachots.

L'autre femme, Yun Khiara, s'est rendue coupable de violences multiples à l'encontre de la dénommée Ely, de remarques injurieuses sur la personne de Alfonso Lablette, ainsi que d'une attitude provocante et violente.

L'homme couché au sol, qui après renseignement auprès de la populace se nommerait 'Badrr', semblait être la victime du courroux d'Ely, mais n'a pas été frappé ni n'a désiré porter plainte. Alfonso indique que l'homme semblait simplet ou fou.

Suite à ces actions, Ely et Yun furent menées aux cachots.

Ely écope d'une soirée aux fers pour réfléchir à ses actes.

Yun, récidiviste pour cas de violence en pleine rue, écope de trois jours aux fers. La garde tiens à signaler qu'une autre entorse de ce genre pourrait la mener à une peine bien plus longue la prochaine fois.

On se le demande : que deviennent nos belles rues heideloises en ces temps troubles de banditisme, de violence citadine et de complotisme.

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Alors que les nouvelles s'apaisent et qu'on parle d'avoir retrouvé la jeune chimère enlevée, la demeure de cette dernière et celle de ses parents restent silencieuses. Après un bref passage de la mère en ville durant la nuit en compagnie de la Dame Delmeth. 

Le groupe avait subi le supplice d'un long voyage, les traits tirés et fatigués, ils se séparèrent après un bref échange courtois. 

Ce soir Ernest fournira les boissons gratuitement au Relais des Voyageurs afin de remercier la chère cité de Heidel de son implication et des bouteilles furent envoyés à la garde Heideloise pour leur réactivité. 

Même si la fille a été retrouvée, les nouvelles se propagent que les parents paieront cher les mercenaires qui pourront leur retrouver les ravisseurs. 

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En cette belle matinée à Heidel, des éclats de voix se font entendre devant la boutique du potier nouvellement arrivé de Tarif. Visiblement quelques gros bras et vieilles commères s'enguirlande avec l'artisan. Il faudra attendre l'intervention de la garde pour éviter quelques casses malencontreuses et qu'on en vienne aux poings ! Les voisins auront pu entendre les remarques suivantes :

- Le travail aux Heideilois ! 

- Dehors les étrangers !

- Sale sorcier ! C'est ta faute si mon lait à tourné ! Retourne dans ton village avant qu'on te montre ce qu'on fait des cultistes par chez nous !

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" Heidel, au petit matin. Un Marchant, faisant régulièrement affaire avec quelques grands nom de Calphéon et du nom de Flavio Lucchesi, Aura été retrouvé mort dans sa demeure. La milice, chargé de l'affaire aura parlé de la teinte verdâtre de sa peau. A croire qu'il c'est noyé dans sa chambre le bougre. La milice aurait évoqué un " Empoisonnement ". Ce n'est pas une perte, crieront certain nationaliste. Il était connu pour avoir des accointement avec le pouvoir de Calphéon "

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Le tapage de la matinée aurait finit par attirer une pluie de bouclettes rousses, armée d'un coq mort tenu par les pattes à une main, et on ne sait quelle sachet de plantes qu'elle aurait jeté vers les badauds en hurlant quelques insultes bien sentis dans son patois balenosien.

Certains, reconnaissant la rebouteuse, auraient pris jambes à leurs coups, les autres, auraient pris quelques coups de coq mort bien sentis pour défendre, vraisemblablement le potier, et une ultime vocifération : "B'RREZ VOUS D'MA RUE, S'LOPIAUDS !"

Quel qu'en soit l'issue, la voisine furibonde à la frisette aurait fini attrapée par la maréchaussée lorsque furent séparés les belligérants, et forcée, à ce qu'il se dit, de s'expliquer pour "Emploi d'arme non létale et organique".

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Dans la nuit du 27, deux explosions auront été entendues à Heidel, la première provenant des quais, où un entrepôt de la guilde marchande de xian aura été détruit, la seconde au Nord, visant un convoi de la même guilde. Aucune perte humaine n’est à déplorer. Pour autant les autorités auront passé la nuit à empêcher le feu de se reprendre aux entrepôts voisins. 

 

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The Heidel Post
Actualités — Édition n°475 — 28ème du Gobelin
 
L'effervescence colérique des Heideliens ne désemplit pas. L'appel à la délation d'un nouveau comité pro-calphéonien naît dans les rues serendiennes, ardemment soutenu par la courtisane de l'ouest qui semble favoriser avec enthousiasme les affrontements civils et la discorde. L'on se plaît à colporter que l'étrange émergence de ce mouvement au lendemain de sa visite dans la cité n'est pas anodine, et qu'elle serait à l'origine de cet élan visant à corroborer ses propres discours depuis l'intérieur de nos rues. Une visite qui n'aura pas manqué d'attirer le tristement célèbre boucher Charles Keziah, bien qu'aucune esclandre n'ait éclaté ce soir-là, celui-ci étant plutôt discret. Du moins si l'on excepte les roulottes d'itinérants installées aux abords de la capitale, siégeant de sortie en sortie au rythme des interventions de la garde. Ces énergumènes au langage dialectique peuplent tantôt l'auberge du Muguet, désormais libérée de la pression de la garnison, tantôt l'aval de la rue commerçante. L'on raconte que leur doyenne serait acoquinée avec Keziah, mais rien n'est moins sûr. L'incitation à la violence des affiches apparues ça et là, qu'il s'agisse d'avis de recherches sur la trace des gens de Mediah ayant été à l'origine de l'affaissement du pont ouest, ou des tracts engagés de cette Voix du Peuple que les plus simples écoutent sans se questionner, perturbe les commerçants et résidents étrangers. De vives invectives xénophobes sont à déplorer dans les quartiers résidentiels, que l'on soit à l'est ou à l'ouest de la grand-rue. Les enfants eux-mêmes, alentour la charcuterie Gielbayt, ne se privent pas de lapider quelque camarade un peu trop basané ou un peu trop blond. Au point qu'un nouveau jeu du chat et de la souris voit le jour parmi les garnements, de ceux qui jouant les gardes se doivent d'attraper et châtier leurs camarades désignés hasoites, valenciens ou même calpheoniens, jusqu'à s'échanger quelques coups de pieds punitifs. D'autres honnêtes marchands rapportent les altercations et blocus subis, causés par des locaux zélés souhaitant les chasser de leur territoire. Et ces rencontres houleuses de se multiplier depuis quelques jours...
 
Et tandis que les habitants se fustigent les uns les autres en deux camps distincts, voilà que l'on retrouve le corps d'un marchand, Flavio Lucchesi, selon les dires empoisonné pour ses affaires auprès de l'Alliance de Xian et de Calpheon. D'aucuns accusent le camp nationaliste d'être à l'origine de cet assassinat honteux, tandis qu'on leur connaît plutôt les coups explosifs et le banditisme voyant ; certains autres osent avancer la théorie d'un rival occidental venu se débarrasser d'un gêneur sur le marché, tout en cherchant à rejeter la faute sur le peuple serendien, faisant d'une pierre deux coups. Nouvelle détonante : un entrepôt de la guilde de Xian et un convoi portant leurs armoiries ont été tous deux attaqués dans le courant de la nuit. Si l'on a aperçu quelques individus en fuite, la nuit noire n'a pas permis de les identifier encore. Aucune victime à déplorer, seulement du matériau parti en fumée dans quelque incendie savamment maîtrisé par les autorités locales et les badauds ameutés pour l'occasion. Il est manifeste que l'on ne souhaitait pas porter atteinte à la vie des convoyeurs, encore interrogés par la garde d'Heidel. IMwyuR0.png Isobelle Encarotia, vice-présidente de l'alliance marchande, condamne ouvertement les exactions de ces truands qui pâtiront, selon elle, bien plus de voir ces réserves brûler que n'en souffrira le comité de son père ; réserves dont une partie avait d'ores et déjà été vendue à la Ligue Marchande de Serendia, endettée auprès de Xian depuis que leur chef, Bobby Lauren, a contracté un prêt sur investissement qu'il peine à combler. Ces attentats touchent désormais la classe supérieure de la région, qui commence peu à peu à donner de la voix.

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"A la bonne heure..."

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Au petit matin, Vendredi 28 Septembre au Relais des Voyageurs les conversations fusent. Les commerçants Sérendiens et les petits vieux du quartier qui se réunissent pour le thé chaque matinée semblent perplexes.

 

Pour d'autres, très en colère d'entendre tout le mal que subit leur territoire de cœur et de sang, encore, hurlent au banditisme ! Difficile de se remettre de cette guerre jadis passée certains diront, affirmant payer leurs taxes honnêtement depuis, et essayant tant bien que mal de garder leur peu de bien restant. La plus part des Sérendiens lassés et marqués de cette guerre qui vient à peine de finir, qui peinent à reconstruire leur cité, voient de mauvais œil ces agitations. D’autant plus que selon les informations apportés, le Fameux Grunmar ne serait qu’un Médian et que les transports de poudre ne pouvaient venir que de Médiah. Soupirant à la fin de leurs boissons, ils se mirent tous d’accord, que si une guerre devait se lancer ce serait entre Médiah et Calphéon, foutant la paix à la cité commerciale qui a déjà assez subi.

Modifié par Lisael

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