Amellia

Kereen Kelvera.

15 messages dans ce sujet

 

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D'une apparence globale grande et svelte, elle ne sort pas des standards actuels. Discrète, sa silhouette fine perchée sur de longues jambes semble frêle. Son visage aux formes anguleuses est rehaussé par deux grands yeux bleu, finement maquillés. Surplombé d'une chevelure longue et dorée visiblement bien entretenue. Les formes de son corps, habillés de vêtements de qualité, laissent entrevoir la maturité et la fermeté d'une femme aguerrie. Ses longs bras fins ne portent que rarement de bijoux, sur son bras gauche, tatoué de tout son long de motifs floraux, d'arabesques et d'une tête de mort, une amulette en forme de bracelet surplombe son poignet. Sobrement sophistiquée.

 

 

 66.pngDe nombreuses personnes pourront vous faire des louanges de cette femme. Une poigne de fer dans un gant en velours. Elle sait gérer les affaires comme elle connaît le monde sous ses différentes formes et le manipule avec expérience. On l'entendra souvent dire que c'est lorsque l'on est invisible aux yeux de tous, que l'on sait tout ce que l'on veut savoir. Cependant, son portrait est très différent, aux yeux de ses nombreuses personnes. On ne peut lui prêter une attitude régulière, elle ne se montre jamais sous le même jour sans pour autant être lunatique, non, elle s'adapte juste à toutes les situations. Observatrice en premier lieu, elle porte une attention toute particulière à la gestuelle car à ses yeux le corps est l'expression même de la pensée. Doucement, elle s'adapte et se fait une place là où elle juge avoir un intérêt particulier et sans grand mal, côtoyant diverses classes sociales sans jamais avoir de soucis à les intégrer. Une fois son but atteint, elle disparaît pour passer à autre chose.

 

 

88.png

 

 

Révélation

Information de la part Nôd.  "Toute ressemblance avec des noms existants serait purement fortuite. Toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existé est purement fortuite. "

" Bonsoir,

On est venu porter ce sujet à mon attention, je viens donc juste préciser que le personnage présenté ici n'a strictement aucun lien ni aucun rapport avec les Kelevra, ni avec aucun des personnages associés à la trame Kelevra, quand bien même certaines ressemblances seraient frappantes." @Nôd

 

Révélation

Merci @Ikhlas pour ce magnifique dessin !

 

 

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Bonsoir,

On est venu porter ce sujet à mon attention, je viens donc juste préciser que le personnage présenté ici n'a strictement aucun lien ni aucun rapport avec les Kelevra, ni avec aucun des personnages associés à la trame Kelevra, quand bien même certaines ressemblances seraient frappantes.

Bon jeu.

Modifié par Nôd

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Dorgol_parle.png

Ce que Dorgol peut dire au sujet de Kereen :

"Elle transpire le parfum bon marché j'ai l'impression c'te femme. J'aime pas son visage... J'ai l'impression de voir une fourbe devant moi."

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marquepage1.pngDepuis de nombreux mois, Kereen est revenue à Calpheon. Cessant les aller-retour commerciaux entre la capitale et Heidel, elle reprenait doucement ses activités. La rupture de ses fiançailles avait fait couler plusieurs litres de salives, néanmoins, la grande blonde ne changeait en rien ses habitudes de vie. Résidente du quartier noble, elle aura juste déménagé ses quartiers un peu plus haut sur la place. Active dans la communauté, plusieurs personnes auront pu la voir à divers dîners de charités ou chasses, aux cotés de figures emblématiques. Au final, toutes les informations restent vagues et tous s'accordent à dire que la discrétion fait d'elle un fantôme inoffensif, déambulant au gré des activités locales.

"La Dame et la petite fille aveugle." 

Ces mots revenaient souvent lorsque l'on porte son attention sur Kereen. En effet, mère d'une petite fille d'un peu plus d'un an, la particularité de celle-ci ne passe pas inaperçu. Les rumeurs vont bon train quant à la cécité de sa fille, mais toutes s'accordent à dire que la petite est en merveilleuse santé et très bien élevée. Quelques officiants au service d'Elion témoigneront sans doutes de l'attention de sa mère portée au bien-être de la petite nommée Elga et qu'ils reçoivent souvent la petite lors des offices de la chapelle.

Les faits avérés porteront sa condition aux yeux de tous. Difficile de cacher une main dénuée de bague. La fortune ne fait pas tout, la Dame n'est pas mariée. Jouissant d'une aisance matérielle notoire, elle semble faire passer ses affaires avant toutes choses. Sans doutes que son mode de vie n'est pas réellement compatible avec la tradition ou peut-être qu'elle se plaît à voir parler les gens. Affiliée au fils Mercuri, Benvolio de son prénom, l'on peut souvent voir celui-ci disposer de la maison au quartier noble. Fraîchement installé dans la capitale, le Sérendien prête ouvertement allégeance à Calpheon, donnant encore plus de matière à discuter aux personnes portées sur les rumeurs.

"Le funérarium."

La dernière acquisition matérielle de la noble semble autant faire parler que sa condition. En effet, hors de la ville, un funérarium a ouvert ses portes. Celui-ci accueillant les familles endeuillées durant la période avant les obsèques. De nombreux prêtres font régulièrement le déplacement pour œuvrer du départ du convoi funéraire jusqu'à l'arrivée au lieu de culte. Sur la devanture de l'établissement, une note du clergé sera visible en guise d'attestation d'entente commune. Les locaux servent aussi aux autorités qui se plaisent à disposer des ouvriers employés par le funérarium pour œuvrer lors des découvertes de cadavres. Les locaux servant aux enquêtes et différents diagnostiques dans le but d'aider la garde à élucider les affaires. Une note sur la devanture de l'établissement, à l'étage de celui-ci, sera visible en guise d'attestation d'entente commune. 

"La Coterie du Chêne Bleu."

Le regroupement semble sortir de l'ombre. En effet, affiliée à cette organisation neuve de plusieurs mois, Kereen semble être la mécène. S'assurant que les commerces sous l'aile de la coterie soient en règle, elle traite souvent avec les différentes institution administratives pour donner un coup de pouce aux nouveaux venu désireux de s'installer et de faire peau neuve. Une noble intention que l'on pourrait attribuer à l'année de la Miséricorde, priée par le clergé. Les rues du quartier marchand semblent s'animer de nouveaux arrivants, les visages commencent à devenir familiers, il n'est donc pas rare de la croiser en visite dans ce périmètre. 

 

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Révélation

 

Le bel art de chatouiller l'esprit.

 

Nous aimons bien mieux quelque drame à la mode

Où l'intrigue, enlacée et roulée en feston,

Tourne comme un rébus autour d'un mirliton.

J'écoutais cependant cette simple harmonie,

Et comme le bon sens fait parler le génie.

J'admirais quel amour pour l'âpre vérité

Eut cet homme si fier en sa naïveté,

Quel grand et vrai savoir des choses de ce monde,

Quelle mâle gaieté, si triste et si profonde

Que, lorsqu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer !

Et je me demandais : Est-ce assez d'admirer ?

Frais comme le hasard, moins écrit que rêvé.

Sa grande ombre, à coup sûr, ne s'en offensa pas ;

 

 

Puis je songeais encore (ainsi va la pensée)

Que l'antique franchise, à ce point délaissée,

Avec notre finesse et notre esprit moqueur,

Ferait croire, après tout, que nous manquons de cœur ;

Que c'était une triste et honteuse misère

Que cette solitude à l'entour de notre ère.

Et qu'il est pourtant temps, comme dit la chanson,

De sortir de ce siècle ou d'en avoir raison ;

Car à quoi comparer cette scène embourbée,

Et l'effroyable honte où la muse est tombée ?

La lâcheté nous bride, et les sots vont disant

Que, sous ce vieux soleil, tout est fait à présent ;

Comme si les travers de la famille humaine

Ne rajeunissent pas chaque an, chaque semaine.

Notre siècle a ses moeurs, partant, sa vérité ;

Celui qui l'ose dire est toujours écouté.

 

Ah ! j'oserais parler, si je croyais bien dire,

Ô notre maître à tous, si ta tombe est fermée,

Laisse-moi dans ta cendre, un instant ranimée,

Trouver une étincelle, et je vais t'imiter.

J'en aurai fait assez si je puis le tenter.

Apprends-moi de quel ton, dans ta bouche hardie,

Parlait la vérité, ta seule passion,

Et, pour me faire entendre, à défaut du génie,

J'en aurai le courage et l'indignation.

 

Ainsi je caressais une folle chimère.

 

 

Pendant que mon esprit cherchait sa volonté,

Je m'éveillai de cette rêverie,

" Je pourrais me fondre en excuses, six lettres entières, tant la fluidité de notre échange fut plaisante.

J’ai été fort affligée de renoncer à rester auprès de vous. Soyez bien sûr de ma sincérité et du prix que j’attache à la vôtre. "

 

Dans ces remparts qu'un nuage dore,

Que l'ombre est lente à s'endormir !

Ce n'est pas le soir, c'est l'aurore,

Qui gaîment nous semble s'enfuir ;

Car nous savons qu'elle va revenir. —

Ainsi, laissant l'espoir éclore,

Meurt doucement le souvenir.

 

On dit : " Triste comme la porte d'une prison. "

Et je crois, le diable m'emporte, qu'ils ont raison.

D'abord, pour ce qui me regarde,

Mon sentiment

Est qu'il vaut mieux monter sa garde,

Décidément.

 

Tous les matins du monde sont sans retour.

tableau1.jpg

Inspiration : Alfred de MUSSET

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Révélation

 

La morale aux ouvriers.

L'on raconte qu'aux suites des événements des bas-fonds deux ouvriers fumeurs du funérarium, sur les quais ont entendu une rumeur. Se targuant de quelques remarques quant la disparition d'un personnage haut en couleurs connu de leur condition frôlant le sol. Pendant qu'ils déchargent un arrivage de bois nécessaire à la confection des cercueils, les deux badauds ont été interrompu dans leur discussion. 

Une grande blonde était là depuis quelques secondes, simple en ses vêtements, parée de ses seuls cheveux ondoyants comme les plantes suspendues aux parois des rochers, qui se soulèvent et retombent au souffle de la brise. Son visage était pâle, il y avait, non de la tristesse mais une sorte de rêverie mélancolique et vague dans ses yeux que voilaient de longs cils noirs. Le regard pâle mais incisif, elle toisait les deux badauds du haut de son mètre soixante-quinze et de sa silhouette aux courbes franches. Visiblement peu commode à leur égard elle semblait au fait de leur conversation. Le silence présent était alors pesant, les deux badauds semblaient devenir craintifs. D'un ton enseignant et calme elle prit la parole à l'égard du duo.

 

"Les génies sont toujours catalogués comme des fous.

Et n'oubliez pas, efforcez-vous de vivre de telle sorte, que quand vous ne serez plus, le croque-mort lui-même pleure à votre enterrement.

Pour l'instant, écrasez vos calumets et retournez travailler." Ainsi, elle repartira paisiblement, chantonnant sans doutes un air funèbre.

 

Quelques personnes sont encore à se demander pourquoi elle dirige cet établissement, d'autres sauront vous l'expliquer mieux que personne. Toujours est-il qu'aujourd'hui était une journée particulière. Un fiacre aux tentures noires s'approchait une fois encore comme toutes les heures... mais cette fois-ci c'était le premier de la journée. La famille visiblement loin d'être aisée, éplorée sortait de l'établissement en suivant un petit cercueil porté par deux prêtres venus en personne. 

Le silence ornait alors la petite place du funérarium. C'était d'une tristesse pesante. Même ceux friands de rumeurs, n'auront pas fait de commentaires sur ce pauvre petit cercueil. Cependant tous s'accordent à dire que cette attention particulière apportée était sans nulles doutes l'oeuvre de la tenancière. 

Le petit cercueil passera alors proche de la silhouette blonde, simple en ses vêtements, parée de ses seuls cheveux ondoyants comme les plantes suspendues aux parois des rochers, qui se soulèvent et retombent au souffle de la brise. Son visage était pâle, il y avait alors de la tristesse dans ses yeux que voilaient de longs cils noirs. L'on aurait pu lui attribuer une brume luisante aux bordures de son regard.

Ainsi, peut-être se serait-il efforcé de vivre de telle sorte, qu'en n'étant plus, le croque-mort lui-même, pleure à son enterrement.

 

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«  Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, dona nobis pacem. »

Les esprits gambergent comme les spectres affabulent,

Ci-gît des pensées aléatoires.

_____________________________

L’atmosphère fait penser à ces rites de destruction de la personnalité individuelle, à cet état second dans lequel l’homme devient un réceptacle vide où l’on déverse, dans l’ivresse, des sentiments édifiants.

La tête de mort elle-même passait pour le symbole de l'effacement de la volonté personnelle, au service d’une mission supérieure.

Le cœur lourd, le front contre le marbre, le souffle court et un filet de cristal sur les joues.

L’endroit était silencieux, car il y était propice au repos de nos anciens, de nos amis, de nos amours, de nos mentors.

Quelle honte y aurait-il a finalement se rendre compte que l’humain peut être chassé.

La bataille continuera de faire rage,  jusqu’à ce qu’un faux pas soit commis.

_____________________________

 Être en devenir, être humain.

Cacher son cœur dans son instinct éviterait aux masses de tout démolir comme un épouvantail car sur la rangée de la mort, tous les secrets seront montrés. Il faut les préserver... Personne n'est exempté de l'égalité des chances lorsque le moment est venu, seuls les plus malins sauront se démarquer. Un jour ils nous recouvriront de boue, comme des étoiles dans la terre qui deviendront des fleurs fanées, alors, il ne faut pas fuir les effusions de sang sous la peur de l'exil...

Tu ne seras pas assez Homme pour devenir humain, mais tu essayeras de trouver ta place et de faire semblant :  toute nuance, tout détail, tout mouvement, toute odeur, son, phrase vous seront nocifs si ils sont mal analysés. Ce sont toutes ses choses que les "communs" fétichisent obsessionnellement et/ou qu'ils se poussent à aimer.

Nous sommes voués à être l'idée que l'on se fait de nous. N'oublies pas que notre livre n'est pas brûlé, il n'a juste jamais été écrit. 

Écraser, tricher, changer, tu te demanderas si tu es finalement sourd ou mort. Une construction exiguë de ta nouvelle personnalité publique. Tu seras la seule personne à savoir que quelque chose de violent arrive. Créateur, sauveur, destructeur, tu te demanderas qui tu es. Peut-être un démon drogué ou un ange avec une auréole carrée, marchant au milieu de tous. Cependant n'oublies pas, que le centre de l'univers ne peut exister quand il n'y a pas de bords.

Peut-être que tu finiras par m'oublier, mais je te construirais une maison de poupée ou une église scintillante, où tu pourras devenir une toute petit araignée et te gorger de mémoires terrifiantes avec des ailes vaniteuses. Noyer le passé dans un cocon. Je n'ai pas besoin de toi pour être une autre de mes possessions. Je n'ai pas besoin de toi pour que tu sois mien et je ne veux pas te voir t'agenouiller pour qui que ce soit.  

 

Alors une seule vie n'est pas suffisante.
 

Il n'y aura pas de repos pour les méchants,
Il n'y a pas de chanson pour la chorale,
Il n'y a pas d'espoir pour ceux qui sont fatigués,
Si tu les laisses gagner sans combattre.

Où sont donc les passages lyriques où les anges meurent dans les bras des démons ?


 

_________________________________________

L'évolution nous caractérise tous, cependant parfois elle prend un tournant des plus étrange. Ce moment où vos pensées s'entrechoquent et n'arrivent plus à être cohérentes risque de déstabiliser mais au fond...

Elles ne sont que le reflet d'une vérité difficilement acceptable.  

Les corbeaux jardinent sur la tombe du guerrier.

Guérissez-moi du doute, le repos c'est la paix ? Prisonnier d'une crypte ou sur la voie lactée ?
Si mes ossements obstruent les Carpe Diem obscurs, reste la modestie que la mort me procure.

_________________________________________

Révélation

 

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La très-chère était nue, et, connaissant son coeur,
Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur.

Reine du doux empire, aimable, vile,
Et des raffinements toujours inépuisés.

Elle fit son beau corps la pâture suprême,
D’un brutal dont l’orgueil punit l’impiété,
De celle qui mourut le jour de son blasphème.

Le triomphe de la Mort, la loi du sablier,

Si elle doit tomber, elle l'aura décidé.

 

Inspirations & Sources : VII-Soleil Noir + Vanité / Lykke Li -No rest for the Wicked / Charles Baudelaire - Les bijoux (fleurs du mal) / Marilyn Manson.

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Sources.

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« Épitaphe pour un profane. »

VII

Révélation

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 Quelques valeurs modestes, un rêve ravageur juste un peu songeur dans les virages funestes. 

Sincèrement sans triche, ces mots s'adressent à toi. Le savoir se partage sans prétention, poursuit l'apprentissage : atténue les tensions. 

Je travaille à ma perte sans réel fantaisie. Une oraison funèbre de l'hypocrisie. 

Narrateur de leur temps, quand le calme s'éloigne, le berceau d'un savant, l’épitaphe d'un profane.

Un parfum d'abîme... Les judas de jadis, ont perdu mon estime. 

 

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Révélation

 

" Les richesses sont concentrées dans les mains de quelques grandes familles qui les dilapident sans en créer de nouvelles la noblesse se croirait déchue si elle se mettait à travailler le peuple est trop misérable pour penser au lendemain. Tout stagne, tout périclite. La philosophie des lumières se heurte à l'évidence d'un marasme chronique. Tant que le royaume n'aura pas une bourgeoisie marchande et industrielle qui prenne en main les affaires et assume les responsabilités d'une classe dirigeante véritable, la meilleure volonté du monde ne pourra ici qu'enregistrer la défaite de la raison. "

" Dans ce monde déchu, voilà notre condition.

Chaque bonheur représente un rayon de lumière entre les ombres, toute gaieté est associé au chagrin.

Il n'est pas de naissance qui ne rappelle une mort, pas de victoire qui n'évoque une défaite. "

Révélation

Porporino ou les mysteres de naples (1974), dominique fernandez, édition grasset, coll. les cahiers rouges, 1974 (isbn 978-2-246-01243-6), partie iii « naples », castrapolis, p. 353 - porporino ou les mysteres de naples (prix medicis), 1974 -Dominique Fernandez

L'autre rive du monde - Geraldine Brooks

 

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Alter Ego.

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« Dans la quête éperdue d’un être qui serait,
Le pâle reflet sans faille dans la psyché.

Singulière chance de fuir ma solitude
Me fût naturel, tu y pris de l’amplitude.

Clar
té de sagesse pour me montrer la voie,
Intimes confidences, recherche de soie
Pour draper mes nuits de doute dans ton brouillard
Et calquer sur ce double mes nouveaux départs.

Chaque aventure couvait sa désillusion
Copie confuse animée de déraison
De ce désir de nous, unique et originel.

Jamais n’ai souhaité te blesser, vraiment,
Plutôt te retrouver dans tous ces sentiments,
Que d’autres faisaient vibrer, rêves éphémères,
Communion d’esprits en rencontres passagères.

Aimer les différences, l’ai tenté aussi,
Bercée par les mirages, moments de magie,
Mais c’était sans compter les réminiscences,

De nos esprits enchaînés à la même danse. »

Marine DELANGE

 

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Soeur.

 

marquepage1.png.9860b046c230039f04320d0d71835b42.pngLa grande silhouette blonde familière aux ruelles du quartier noble, semblera avoir jeté son dévolu sur l'âme d'un peintre local. Ce dernier, recevra de nombreuses visites de la Dame. Ainsi, il travaillera de nombreux jours, de nombreuses nuits, sur un tableau. 

A l'aube, la propriétaire du funérarium prendra la route de la chapelle de famille tristement connue pour être remplie suite à une disparition tragique. Certains, se rendront compte qu'à cette date, c'était l'anniversaire de cette disparition.

Le mausolée imposant aux armoiries octopodes de la famille, verra sa lourde porte de fer se faire déverrouiller par l'héritière. Suivie de deux domestiques portant une forme rectangulaire sous un voile de velours noir. Au fond du mausolée, sur le mur face à l'entrée et visible au travers des grilles, le duo méticuleux installera le cadre. Au milieu des 4 enfeus composant la grande salle funèbre, la silhouette filiformes de la grande blonde gardait un œil critique sur l'action. Œuvrant jusqu'à satisfaction de la directrice des travaux, les exécutants seront congédiés une fois leur travail terminé. Le recueillement débutera alors à mi-mots, expirés dans la salle raisonnante.

11.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Image : Tsvetka

 

 

Toi tu dis fuis moi je te suis
Moi je dis suis moi je te fuis
Si cet écrit s'arrête ici
Devant la porte des adieux
Moi je soupire toi tu es sourire
Toi tu disais prends garde à toi
Nos comédies virent au tragique
Si l'amour est un opéra
C'est parce qu'il doit rester comique
Pas de ces stupides béantes
Pour se montrer comment qu'on s'aime
Il faut des sourires en déferlantes
Il y a trop d'amour dans les je t'aime.

 

   Si nos destins se séparent ici
Oui nos sourires, mélancolie
Si c'est notre dernier tango
Si c'est notre dernier soupir
Puis si c'est notre dernier mot
Toi tu disais prends garde à toi
Il y a des couteaux dans nos sourires
Si l'amour est un opéra
Si se conjuguer c'est s'écrire
Que reste-t-il des imparfaits
De nos présents, de nos futurs.

Quand tu m'as crié la sentence
Je crois que je n'ai pas bien compris
Mes pulsations en longs silences
Nos respirations en sursis
Il y a des rasoirs sur les velours
Qui sous le pli de la tendresse
Nous rappellent à ceux qui nous laissent
On croit que l'on s'aimera toujours
Mais toujours en condoléances
S'écriront les derniers voyages
De ceux qui s'y sont vus trop grands
De ce navire gonflant la liste
Des disparus des océans.

Toi qui sait faire mes yeux sanglots
Puis si mon cœur en a dit trop
Puis si l'amour est un fardeau.

Là toute seule dans mon opéra
Mets le couteau dans le velours.

Saez - Aux encres de nos amours

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daphne_by_ceciliagf-d8rravn.jpg" La vie éternelle court si lentement,
Tandis que vous jouez votre spectacle de lamentation,
Les baisers éternels sont froids,
Pourquoi les croyez vous magnifique ? "

" Impossible, vraiment si faux,
Les prières finales sont bruyantes,
Comment pensez vous que les vôtres retentirons ? "


" La vie éternelle court vraiment si lentement
Vous êtes l'égérie de mon spectacle de lamentation
Les baisers éternels sont dorés. "


" Je suis le second, la volonté,
L'instant qui met fin à tout cela. "

" Le serpent, celui que tu rappelles en dernier recours. "

" Dans ton œil brûle, défiant,
Tout ceux qui dans le silence dorment,
Dans une ville autrefois appelée désir,
Rêvant avec le cher enseveli.

" La dame est tombée dans une fleur,
Écartée loin par des vents indésirables,
Aux femelles conspirant dans les ténèbres. "

 

L'on aura surprit la propriétaire du funérarium, danser une valse au milieu de son terrain aux cotés d'un grand personnage encapuchonné.

Valse improvisée de quelques musiciens dépêchés à la hâte. La raison en est encore obscure... Si il y en a bien une.

Révélation

 

 

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11.jpg

« Doppelgänger »

 

 

Le requin aux larmes qui courent sur son visage, vit dans l'eau.
Ainsi, nous ne pouvons voir ses larmes.
Dans les profondeurs, il est solitaire.
Tant de larmes serpentent et c'est ainsi que l'eau,
Dans les océans est salée.

Quelque chose décontenancé,
Mais irrésolu,
Incompréhensible,
Qui sera censuré.

Nous étions anonymes,
Nous avons un nom,
Nous étions muettes,
Les mots sont venus.

 

Rammstein.

 

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« La victoire d'une bataille »

Le jour se lève et je ne vois que le silence aux horizons.

Dans le jardin de mes enfances, je crois que le pinson est mort.

Sûr ça ne sera pas rose mais les écorchés voleront et écarteront le souvenir d'un pinson dans le lointain.

Suivons le chant du vent des plaines qui nous mènera au printemps.

Nous serons fiers, nous serons humbles et notre sang sera du vin.

Les vagabonds des soleils noirs, loin des villes sans lumière.

Gardez au fond un espoir, celui du loup dans les clairières.

Notre étoile a le goût du souffre mais elle éclaire comme un millier de chandelles en processions, des oriflammes à l'horizon.

À nos sangs littéraires. À ton parfum de spleen. Aux coups de marteau sur les nerfs. Aux armes.

444.jpg

Lunareitic 

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