Néron

Onofrio Cortesi

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Onofrio Cortesi

 

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[Onofrio Tancredi Cortesi d'Avelino, Capitaine du Premier corps de chevaux-légers de l'Ordre des Saints Chevaliers de Delphe, par le peintre Cosimo Ghiberti]

 

Second fils de Lorenzo Cortesi

Date de naissance: 26 Clef 260

Sexe: Mâle

Allégeance: Calphéon.

Croyance: Elioniste

Constellation: la Clef-Le Marteau

   Héraldique   

Révélation

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Blasonnement: "parti de cinople et d'argent à une épée haute d'or mise en pal, accostée d'un cheval cabré d'argent et d'un loup ravissant de gueule affrontés"

 

     Physique     

Grand brun aux yeux très sombres à l'air sévère et d'une mauvaise humeur quasi constante aimable et avenant, contrairement à son grand frère. Souriant voir moqueur. Il multiplie les cicatrices et les traces de combats violents.

Excellent cavalier son corps a été modelé par les exercices équestres, l'escrimes, la chasse et les innombrables bagarres entres frères.

 

     Psychologie     

Têtu, impulsif, colérique.

Aimable, avenant, un brin charmeur.

 

     Possessions reconnues     

Grand amateur de chevaux d'exception il en possède plusieurs:  un  étalon calphéonien gris, dit "Caravaggio", un étalon calphéonien à la robe blanche,dit "Gentileschi", un bel étalon calpéhonien cremello, dit "Cesare" et un robuste étalon médien palomino tobiano, dit"Donna".

Le haras Santa Godiva et son troupeau.

 

     Possessions personnelles     

Révélation

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Révélation

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   Armement    

Révélation

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     Occupations     

- Capitaine des chevaliers de Delphe, ancien soldat de l'Ordre de l'Etoile Blanche.

- Capitaine du premier corps de chevau-légers des chevaliers de Delphe

 

     Thèmes     

Révélation

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...

"[...] Le fait est que notre siècle a souvent interverti les noms des choses; celui d' "amour", le plus noble qu'on puisse trouver, il l'a donné à ce qu'il y a de plus vil ou presque. Il en résulte que la plupart du temps, lorsqu'on entend dire qu'un homme est amoureux, on conçoit aussitôt de lui une fort mauvaise opinion, sans vouloir en apprendre d'avantage; on le considère comme vicieux, ou pour le moins léger et écervelé. Et comme le mot "philosophe" ne jouit pas du plus grand prestige chez la plupart de nos contemporains, pour peu qu'on ajoute "amoureux", le premier sot venu se croit permis de le couvrir à bon droit de reproches ou de sarcasmes.[...]"

Benedetto Varchi [1547]

...

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Nouveau blason personnel du chevalier Onofrio Cortesi.

"parti de cinople et d'argent à une épée haute d'or mise en pal, accostée d'un cheval cabré d'argent et d'un loup ravissant de gueule affrontés"

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"Eia Mater, fons amoris
Me sentire vim ardoris
Fac, ut tecum sentiam

Fac, ut ardeat cor meum
In amando Christum Deum
Ut sibi complaceam

Sancta Mater, istud agas,
Pone nostro ducas plagas
Cordi fixas valide."

Modifié par Néron

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D'aucun disent que Dulcia aurait payé un troubadour pour chevaucher jusqu'à Delphe afin de chanter une chanson au capitaine Onofrio Cortesi durant son repas du soir. C'est là, bien sûr, une habitude de courtisane que de rudoyer le coeur d'un amant, en torturant son âme tout en se soustrayant à ses yeux. Sans retenue dans le jeu cruel qui est le leur, elles portent des coups de poignards, même a distance, dans ce meurtre odieux que l'on nomme "l'Amour".

 


 
 
Quand je vois de joie l’alouette agiter ses ailes dans la lumière,
S'oublier et se laisser choir dans la douceur qui au cœur lui vient.
Ah ! une si grande envie me pénètre de ce bonheur que je vois,
Que je tiens pour miracle que mon coeur ne se consume pas de désir.

 
Hélas ! Je me croyais savant sur l'amour et si peu j'en sais !
Puisque je ne peux me retenir d'aimer celle dont je n'aurais rien.
Elle a mon coeur, et tout mon être, m'a dérobé elle-même et l'univers.
Elle ne m'a rien laissé, sinon le désir et un coeur fou.

 
Je n'eus sur moi plus de pouvoir et je ne m'appartins plus
du jour où elle me laissa plonger en ses yeux, dans ce miroir qui tant me plaît.
Miroir ! Depuis que je me suis miré en toi, mes soupirs profonds m'ont fait mourir.
Je me suis perdu comme se perdit en la fontaine le beau Narcisse.

 

Je désespère des femmes, jamais plus je ne me fierai à elle.
De même que j'avais coutume de les adorer, désormais je les mépriserais.
Puisque qu'aucune ne me défend contre celle qui me ruine et me détruit,
Je les crains toutes et m'en méfie, puisqu'elles sont toutes semblables.

 

En cela, bien femme se montre ma dame et c'est pourquoi je lui en tiens reproche
Car elle refuse ce que l'on doit vouloir,  elle ce qu'on lui défend, elle le fait !
Je suis tombé en disgrâce. J'ai bien agis comme le fou sur le pont
Et je ne sais pourquoi je tombe si bas, sinon d'avoir voulu monter si haut.

 

En vérité la compassion est perdue et moi je n'en savais rien.
Où la trouverais-je à présent, quand celle qui devrait en avoir le plus n'en a guère 
Ah ! Comme il semble impossible pour qui la voit de penser qu'elle laissa mourir
Ce malheureux transit de désir, qui n'aura plus jamais de salut.

 

Puisque rien ne trouve grâce à ses yeux, ni prière ni pité, ni les droits qui sont miens
Et que rien jamais ne lui plaît, pour toujours je tairai que je l'aime.
Désormais je m'éloigne et renonce. Elle m'a tué et c'est de la mort que je lui répond.
Je m'en vais en exil puisqu'elle ne me retient, quelque part, nul ne sait où.

 
Tristan, vous n'aurez plus jamais rien de moi, car je m'en vais, malheureux, ailleurs
Je renonce a chanter et m'en éloigne pour me cacher désormais loin de la joie et l'amour.
 

Can vei la lauzeta mover : Chanson de Bernard de ventadour, XII eme siècle.


 

 

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Révélation

 

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[...]

"ROMÉO.

- Il se rit des plaies, celui qui n'a jamais reçu de blessures !

*Apercevant Juliette qui apparaît à une fenêtre.* 

-Mais doucement ! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre ? Voilà l'Orient, et Juliette est le soleil ! Lève-toi, belle aurore, et tue la lune jalouse, qui déjà languit et pâlit de douleur parce que toi, sa prêtresse, tu es plus belle qu'elle-même ! Ne sois plus sa prêtresse, puisqu'elle est jalouse de toi ; sa livrée de vestale est maladive et blême, et les folles seules la portent : rejette-la !... Voilà ma dame ! Oh ! voilà mon amour ! Oh ! si elle pouvait le savoir !... Que dit-elle ? Rien ... Elle se tait ... Mais non ; son regard parle, et je veux lui répondre ... Ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. Deux des plus belles étoiles du ciel, ayant affaire ailleurs, adjurent ses yeux de vouloir bien resplendir dans leur sphère jusqu'à ce qu'elles reviennent. Ah ! si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe ; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main ! Oh ! que ne suis-je le gant de cette main ! Je toucherais sa joue !

JULIETTE.

- Hélas !

ROMÉO.

- Elle parle ! Oh ! parle encore, ange resplendissant ! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs !

JULIETTE.

- ô Roméo ! Roméo ! pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.

ROMÉO, à part.

- Dois-je l'écouter encore ou lui répondre ?

JULIETTE.

- Ton nom seul est mon ennemi. Tu n'es pas un Montague, tu es toi-même. Qu'est-ce qu'un Montague ? Ce n'est ni une main, ni un pied, ni un bras, ni un visage, ni rien qui fasse partie d'un homme... Oh ! sois quelque autre nom ! Qu'y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Roméo ne s'appellerait plus Roméo, il conserverait encore les chères perfections qu'il possède ... Roméo, renonce à ton nom ; et, à la place de ce nom qui ne fait pas partie de toi, prends-moi tout entière.

ROMÉO.

- Je te prends au mot ! Appelle-moi seulement ton amour et je reçois un nouveau baptême : désormais je ne suis plus Roméo."

[...]

William Shakespeare [1597]

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"Alors que j'arpentais les rues de Calpheon, voilà que l'absence et la solitude vinrent à frapper à ma porte. Mon corps las trouva alors son chemin par-delà les remparts pour aller jusqu'à ces bois qui s'élèvent vers l'Ouest de la cité. Et mon esprit, pris de curiosité, se mis à le suivre pour n'en rien rater de son élévation embrumée. Je errai alors, perdu dans mes songes, et j'avais l'impression d'être du Temps, de me suivre moi-même en ne voyant que mon dos mouvant, guidé par le bruit de mes pas sur les feuilles mortes délaissées par l'hiver. Il y avait là tant de choses à entendre, et le moindre chuintement animal devint grognement ; le moindre murmure du vent se transforma en clameur assourdissante ; le moindre éclat d'une lune éconduite illumina mon chemin pareil à un soleil à son zénith.

Quand enfin je pris le temps de m'arrêter, ce ne fut qu'en ressentant enfin la brûlure de ma respiration haletante à mesure que mes poumons se remplissaient d'air. Et j'étais là, hors de Calpheon, perdu au milieu d'une clairière plus au Nord, encerclée de doigts décharnés faits d'écorce et de sève élevés vers les cieux. Quelques rochers à peine plus gros que des pierres trainaient çà et là dans ce petit coin de paradis, accompagnés de quelques herbes plus hautes qui s'agitaient au gré du vent.

Immobile à son seuil, je pensai à mon ami. Il aurait aimé cet endroit...

Il aurait aimé cet espace de plénitude, de calme immortel qui ne demande qu'à être brisé par quelques notes de sa composition. Il aurait aimé s'y trouver avec l'être qui lui est cher.
Et moi, seul animal accroupi sur le sol pour en toucher les cheveux d'ange d'une main adoucie, je demeurais. J'étais là. Et veillais sur les alentours encore paisibles dans l'attente de Son retour."

 

 

"Je veille encore et subsiste à eux. Je veille, mon ami. Je demeure..."

 

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"Nisi Dominus ædificaverit domum

In vanum laboraverunt

Qui ædificant eam.

Nisi Dominus custodierit civitatem

Frustra vigilat qui custodit eam.

Vanum est vobis

Ante lucem surger :

Surgite postquam sederitis

 

Qui manducatis panem doloris.

Cum dederit dilectis suis somnum :

Ecce hæreditas Domini filii :

Merces fructus ventris.

Sicut sagittæ in manu potentis :

Ita filii excussorum.

Beatus vir qui implevit

Desiderium suum ex ipsis :

Non confundetur cum loquetur

Inimicis suis in porta."

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