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25 résultats trouvés

  1. Teëharkqa Den'Rajahai La Vipère de Valencia a.k.a. Teë ; Vipère Humaine Sorcière Trentenaire Mercenaire ; Chasseur de primes Désert Noir Le Marécage Chaotique Neutre D'or... Voluptueuse. L'Ophidienne est de ces êtres de charme qui persécutent les songes. Son exotisme, dans les contrées occidentales, lui vaut une attention parfois malvenue ; peau de cuivre, crinière d'onyx, iris d'or, ces contrastes précieux font de la Vipère un véritable objet d'exposition. Haute de son mètre quatre-vingt passé, et rehaussée de paires de talons en toute circonstance, Teëharkqa est une femme pulpeuse à la gestuelle langoureuse. Mais c'est au travers de tenues ajourées, courtes ou suggestives, de cuir ou de coton, que sa nature rejaillit : sa musculature sèche, digne d'une gymnaste, croque ses courbes au profit d'ombres acérées renforçant son hâle naturel. Et dans ces esquisses couleur cannelle, l'encre ténébreuse de ses tatouages grave cercles alchimiques et tracés de sorcellerie de ses mains à ses épaules souvent dénudées. Quant à ses phalanges, ce sont des symboles marins qui y ont apposé leur fer noir par le passé, roue de gouvernail et autres ancres, et trahissent un épisode maritime de sa vie. et de basane La maîtresse des illusions sait fort bien dissimuler ses songes premiers. Son masque principal est un subtil assemblage de courtoisie, de séduction et d'espièglerie, destiné aux populations citadines, il lui offre une attitude affable et complice qui pousse aisément l'individu moyen à lui faire confiance et à entrer dans son jeu. Manifestement bienveillante, chose rare serait de la faire sortir de ses gonds. Réflexions xénophobes ou encore lubriques suppositions sur ses affaires n'obtiennent pas un cillement de sa part, tandis que sa répartie peut s'avérer déconcertante, mais au grand jamais candide. Amoureuse des jeux d'œillades et autres promiscuités licencieuses, peu peuvent se targuer d'avoir su faire plier la Vipère valencienne. Son voile professionnel décrit une femme intransigeante, au caractère dominant, qui sait tantôt s'entêter, tantôt être à l'écoute des considérations de ses pairs. De nature solitaire, ses arts sociaux ont le don de créer une véritable cour à cette souveraine créature.
  2. Bonjour à tous ! Suite au succès du pèlerinage d'Aal à travers les sept sanctuaires initié par Ikhlas les étés précédents et avec son accord, on propose de relancer cet "event caravane" accès sur le social, la rencontre avec les autres pèlerins du groupe, le tout saupoudré de religions, de pêchés à repentir et de philosophie de vie... Avec, en surprise, possiblement, quelques events disséminés par ci par là. Que se soit des attaques, des gens malades ou des événements climatiques, tout est possible. Si certains d'entre vous veulent proposer des évents sur une soirée, toutes les propositions sont bienvenues. Certains sont déjà prévus, d'autres viendront renforcer cet événement qui se veut communautaire. Côté organisation, le mieux serait de démarrer le samedi 7 Juillet. Toutefois, un lien doodle si dessous vous permettra sur l'ensemble du mois de juillet de placer vos disponibilité, afin de permettre au plus grand nombre tant de pouvoir commencer le pèlerinage que de rattraper le train en marche. -> lien Doodle : https://doodle.com/poll/hvfz2gykyadkqars Petits à côtés : - Il va de soit que l'on va dans une trame Rp religieuse, l'on ne pourra malheureusement pas accepter de non Aalan. Toutefois, vous voulez participer ? Aucun problème, avec un emplacement de personnage de libre c'est tout à fait faisable ! Créer votre Valencien / Medhian pour l'occasion. On a justement des postes à pouvoir pour vous aiguiller si vous le désirez, comme un guérisseur/médecin, ou un guide du désert. Qu'il y ait des doublons n'est pas grave en soit, avant d'être une profession, dans le désert nous sommes tous des pèlerins. - Pour vous inscrire ? Rien de plus simple en soit. Il suffit soit de répondre à la suite de ce topic, et/ou de Contacter Shahrzad ou Uther/Sylencia via le Forum ou les discords communautaire comme Désert Noir ou Relais des Voyageurs. Idem pour toutes questions. Bon jeu à vous et hâte de vous retrouver en Rp !
  3. Présentation : Regan Expédition est une entreprise tenu et dirigé par John_Regan, ancien mercenaire reconverti depuis plusieurs années en chasseur de trésor. Son entreprise se scinde en deux. Premièrement, avec sa boutique au cœur de Valencia nommé : Bazar de Regan Deuxièmement, avec ses Safaris dans le désert noir. Ces derniers comportent diverses activités en fonction des envies du client. Vous trouverez sa boutique au (4-2, 1F 2 APT) à Valencia et le départ des Safaris se fait depuis Aheraza (2-1). Hrp : Pour toutes informations supplémentaires, contactez John_Regan (famille : Snowcurl). Bazar de Regan : Le Bazar est un dépôt-vente d’antiquité, de merveille et de babiole en tout genre. L'établissement vous accueille au (4-2, 1F 2 APT) en plein cœur du Souk Est de Valencia, il est ouvert tout les matins de 08:00 à 12:00. Vous trouverez la boutique au rez-de-chaussé de la petite place murée. Discrète, une porte simple en bois ornée d'une étoile et accompagnée d'une petite enseigne qui vous indique que vous ne vous êtes pas tromper de lieu. Derrière cette porte, vous serez accueilli par un dénommé Aziz (PNJ). L'établissement achète et revend toute sorte de trésor et d'artefact trouvés pour la majeure partie d'entre eux dans le désert Valencien. Safari de Regan : Les Safaris sont organisés par John_Regan lui même. Ces derniers proposent aux aventuriers et explorateurs des sorties diverses dans le désert noir. Vous aurez le choix entre sortie touristique, exploration et l'activité phare de l'entreprise, la chasse aux trésors. Étant une activité proposée principalement aux étrangers, le départ de ces Safaris se font depuis la ville d'Aheraza, lieu de résidence de Regan. Regan et ses hommes s'occupent de mettre à votre disposition des caravanes composées de chameau, de dromadaire, d'une escorte gardée et au besoin d'un éléphant. Vous aurez également tout l'équipement nécessaire à la survie dans le désert Valencien.
  4. La Route du Rhum © ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 1°) Qu'est ce que c'est que ça ? C'est une route commerciale reliée par des entrepôts que nous avons ouverts en RP suite à des missions/investissements/quêtes. Qu'est-ce qu'une route commerciale ? Disons un axe de circulation des biens et des marchandises visant à améliorer/faciliter les échanges & livraisons. Les entrepôts répartis sur la carte ont leur fonctionnement autonome tout en travaillant en coopération. Par exemple si vous commandez à l'entrepôt d'Ephéria des marchandises Valenciennes, ce dernier contactera son copain à Valencia pour se faire livrer dans les meilleurs délais et à bas prix. Malin non? 2°) Elle est bien belle ta carte gros, mais ça signifie quoi ? Qu'on va raquer aux points péages ? Sur d'autres jeux, avec une autre communauté, ça m'aurait bien tenté, ma gueule . Non ça n 'impose strictement rien aux joueurs externes à la guilde, du moins ça ne les pénalise en rien, ni ne change les habitudes. Cela informe les clients et les clients potentiels de l'avancée de notre travail de fond depuis quelques mois et des possibilités RP que nous offrons. Enfin le but "ultilme" de la guilde fait échos à un vieux rêve qui consiste à faire interagir entre eux les pôles RP de la communauté. Nous verrons si le projet marche Au moins aura t-on essayé. 3°) Ouais bon, mais en gros ça sert à quoi ? Eh bien à donner de la profondeur au RP de l'immersion mais aussi des possibilités ouvertes. Nos convois sont joués IG, on est pas discrets donc c'est facile de tanker une date de départ. Si on nous attaque en pvp, on le joue en rp. De ce fait, on a besoin de main d’œuvre, interne ou externe (mercenaires etc) ce qui permet d'ouvrir le jeu. La route a d'autres utilités propre à notre fonctionnement interne et nos RP intra et fait partie d'un projet encore plus vaste (non, c'est pas conquérir le monde). Pour les employés de la DTC les entrepôts servent : De base de repos lors des voyages (ils y trouveront toujours le gîte, le couvert, et du rhum ) De source de boulots (contrats locaux, livraisons etc) De réapprovisionnement via les stocks De maison parfois (eh oui vivre sur les routes des fois on aime bien se poser un peu héhé) Nos clients y trouveront : un espace de négociation (bureaux) un contact local pour finaliser une commande et/ou une livraison un accueil chaleureux et hospitalier leurs marchandises s'ils souhaitent la retirer à l'entrepôt (c'est moins cher) des bonnes affaires selon les arrivages. Les autres joueurs/groupes? Peuvent négocier de faire partie de cette route commerciale (relais chevaux? resto pour les "routards"? :p) Peuvent jouer au brigands de grand chemins S'en foutre royalement Voyager avec les caravanes pour assurer leur sécurité? etc.. Nous contacter ? Discord : https://discord.gg/H9fyWRu Responsable Ephéria : Nennius Delmeth (Delmeth IG) / Aithe Delmeth (Delvhir IG) Responsable Heidel : Narasen (Darkolm IG) Responsable Tarif : Léolinda (Caerllian IG) Responsable Valencia : Guetno (Delmeth IG à pourvoir)
  5. "Hasseki" Roxelane [-Mahidevran Mihrimah-] Age: 2~ années Sexe: Femelle Allégeance: ~ Croyance: Aalienne Constellation: Bateau Physique [ Avantageux ] Psychologie [ Complexe ] Possessions Pas grand chose... Ptoleme, le chameau brun beaucoup trop tranquille. Occupations Herboriste, soigneuse... Histoire [ Compliquée ] -Elle a retrouvé son jeune fils: Avan. Thèmes Achievement unlocked - C'est vu offrir un câlin réconfortant d'Ikhlas. Dit: Le câlin du vieux sage. - ...
  6. Laissez moi vous présenter... Kadhel, marchand Valencien de sa fonction Caractéristiques Physiques Kadhel possède des cheveux noirs et des yeux marrons, ainsi qu'un collier d'une légère barbe. Il est d'une taille raisonnable, sans pour autant être un géant. Son physique lui donne un air jeune, mais il atteint bientôt la trentaine. Il est souvent vu avec une tunique de marchand valencienne (ni trop riche, ni trop pauvre) dans les milieux citadins, portant une claymore dans son dos. En dehors des villes, (notamment dans le désert), on peut le rencontrer habillé de façon plus aventurière, toujours avec cette même Claymore. Il n'affectionne pas les armures lourdes, préférant les tenues légères et la dextérité martiale. Il semble toujours souriant, n'apparaissant que très rarement contrarié. Ses yeux, analytiques, parqués derrière ses lunettes de verres, laissent penser à un homme calculateur et observateur. Son passé (ce que savent les gens très renseignés sur les mœurs et familles de Valencia) Kadhel, de son vrai nom Kadhel Valdera Sahazer, est originaire d'une famille noble influente à Valencia, la famille Valdera Sahazer (souvent raccourci en Sahazer, sans que cela soit choquant). Le père de Kadhel, Mahad Valdera Sahazer est un noble Valencien, qui s'est attiré les bonnes grâces de la famille Nesser depuis sa jeunesse. Il est grand et charismatique (bien que son âge le rattrape dorénavant), et exerce la profession de marchand. Il s'intéresse grandement à la cartographie, ce qui expliqua certains des voyages entrepris lors de sa jeunesse. Mahad est aussi un fervent croyant en Aal. C'est au cour de l'un de ses voyages d'étude que Mahad rencontra Lysann Vestelia, une jeune femme originaire d'Olvia, en Balenos. La jeune femme ne possédait rien, aucun titre, aucune terre, hormis sa beauté et sa gentillesse toutes deux éblouissantes. Mahad finit par tomber sous le charme de la jeune femme, et réciproquement. Lysann suivit Mahad en Valencia, et travailla durement pour être acceptée des Valenciens, Mahad manifestant pour sa part sa volonté de l'épouser, contre l'avis de son père. Lysann parvint finalement à gagner le cœur des Valenciens, fidèle croyante en Aal, travailleuse acharnée et apportant le bonheur autour d'elle. Elle exécuta le pèlerinage des sept sanctuaires malgré une constitution qui ne semblait pas apte à l'épreuve, en ressortant avec de terribles séquelles pour sa santé, mais belle et bien vivante. Suite à cela, Mahad l'épousa, son père ne pouvant plus s'y opposer. De la consommation de leur union naquit un fils, Kadhel, qui hérita du physique de son père et de la blancheur de peau de sa mère, cette blancheur que le soleil Valencien ne parvint jamais à faire bronzer. Mais la jeune dame, dont la santé était précaire après son pélerinage, succomba quelques années après la naissance de son fils, alors que celui-ci atteignait ses 5 ans. Elle tenu bon jusqu'au bout, priant Aal et faisant le bien autour d'elle, gardant le sourire jusqu'au jour où elle s'écroula dans la rue pour fermer à jamais les yeux. Mahad, sous la pression de son père, consentit alors par la suite à un mariage d'intérêt avec une noble dame Valencienne, prenant dès lors une nouvelle épouse, avec laquelle il eu deux fils (Davaar et Mardat) ainsi qu'une fille (Niyah). Kadhel et ses frères et sœurs furent éduqués de la même façon, apprenant les mœurs de la noblesse Valencienne, éduqués dans le confort, sans connaître le besoin. Dans sa jeunesse, Kadhel eut une histoire romancée avec une jeune fille d'une autre famille noble, mais rien qui ne soit impur. Chacun des deux partis conserva son intégrité. Il avait sinon de très bon liens avec sa sœur, qu'il faisait beaucoup rire, contrairement à ses deux frères qui pour leur part le voyaient un peu comme un rival. Vers ses 20 ans, Kadhel entreprit le pèlerinage des sept sanctuaires, afin de concrétiser sa foi pour la première fois. Bien que pratiquant, il n'avait jamais effectué celui-ci (car évidemment trop jeune). Le pèlerinage fut rude, mais au cour de celui-ci il se rendit compte qu'il n'avait au final rien accompli de lui même. Tout lui avait été donné, sa destinée tracée sur un tapis rouge, il ne bâtissait rien de ses propres mains. Sa simple naissance lui garantissait des privilèges que d'autres ne pouvaient obtenir. Il lui sembla injuste de tout posséder sans avoir rien fait pour le mériter, alors que certains bataillaient chaque jour pour trouver de quoi manger. Il remarque aussi qu'il était plus libre dans ce voyage qu'il ne l'avait jamais été auparavant. Au retour de son pèlerinage, il prit alors une décision qui allait changer à jamais sa vie. A un dîner familial, il expliqua à son père qu'il comptait quitter la famille et se forger de lui même. Il ne voulait pas que son nom l'aide, il ne voulait pas bénéficier d'un avantage quelconque de départ. Il voulait partir de rien pour construire de lui même un avenir. Son père s'y opposa fortement, arguant que son chemin avait déjà été tracé par Aal et sa bonté, et que c'était sottises de ne pas en profiter. De plus, Kadhel, comme tout noble, avait des devoirs envers sa famille et en tant qu'exemple pour le peuple. Il devait aussi prendre la succession de son père et de son commerce. "Pourtant, père, vous avez vous aussi dans votre jeunesse épousée ma mère, contre l'avis de votre père. On me l'a raconté maintes fois. Le regrettez vous ?" Mahad ne répondit pas, figé. Kadhel prit alors une dernière fois la parole: "Je fais ici ce qui me semble juste. Je suis désolé pour cela, père." Puis continuant en avançant vers la porte "Au revoir, père, mère, mes frères, ma sœur. Souhaitez moi bonne chance. Et sachez que vous restez dans mon cœur comme ma famille, bien que je m'éloigne à présent de vous et abandonne notre nom." Kadhel sortit de la pièce, puis de la résidence. Il ne revint jamais dans l'enceinte de la famille. Il se nomma dès lors Kadhel, et seulement Kadhel. Son père n'eut en effet d'autre choix que de lui retirer son nom, suite à la défection du jeune homme et à son départ allant contre son avis. De la même façon, la jeune femme noble avec qui il partageait une romance ne lui adressa dès lors plus la parole. Il se retrouva donc seul et sans le sou, ayant quitté sa famille et errant dans les rues de Valencia. La nouvelle se répandit vite, et il ne tarda pas à s'attirer des regards défavorables de la part de certains concitoyens. Une partie du peuple voyait avant tout un acte d'humilité, tandis qu'une autre partie y voyait un abandon familial sans cœur et une fuite de responsabilités. Son passé (ce que savent les gens qui le connaissent à Valencia) Kadhel se hissa en partant de rien, simple assistant pour un marchand de poteries. Bien que vu d'un mauvais œil par certains pour avoir quitté sa famille, il restait croyant de Aal et Valencien. Aussi parvint-il à trouver ce travail, après de nombreuses recherches, avec pour argument ses compétences commerciales. Il travailla ainsi en tant que personne du peuple pauvre, sa situation étant précaire et ses actions passées attirant toujours l'opprobre de certains citoyens. Il finit par se rendre compte que jamais il ne pourrait vivre sa vie comme il l'entendait en continuant ce métier, attirant de plus les foudres de certains clients, au grand déplaisir de son patron. Ne sachant que faire, il se lança dans un commerce risqué mais payant, celui des artefacts en provenance du désert noir. La chasse au trésor était un commerce profitable et connu à Valencia, mais peu revenaient couvert de succès. Il pouvait ainsi voyager librement, rester loin des regards du peuple, et commencer à se bâtir une situation en gardant un lien avec sa ville chérie. Très téméraire par rapport à d'autres, il risqua de nombreuses fois sa vie, travaillant parfois avec des gens plus ou moins douteux, afin de trouver des ruines et filons dans le désert. Il traversait l'étendue de sable pour vendre ses objets à Mediah (quand ce n'était pas Valencia), parvenant à nouer des liens avec de nombreux marchands de tout horizons. Il gagna donc un certain pécule, qu'il s'employa à dépenser pour libérer des esclaves, afin de leur permettre de vivre une nouvelle vie. L'un de ceux-ci, Agord'ul, un géant venu des clans et tribus du désert, devint d'ailleurs un ami de confiance, le secondant dans son commerce. Le géant s'adapta notamment à la vie à Valencia, se montrant aussi très discret et intelligent pour un géant. Kadhel voue une confiance sans bornes à Agord'ul, qu'il surnomme parfois Agord. Tous ces faits lui permirent de devenir un marchand respectable, faisant même la connaissance de Marzana de la ligue Lavinia et de certains représentant de la guilde marchande de Crow. Il mit en tout 9 ans de sueur et de labeur pour bâtir tout ceci. Le marchand effectue le pèlerinage chaque année, croyant fermement en Aal et en un monde de paix. Ces faits lui permirent d'effacer un peu son acte passé vis à vis du peuple Valencien récalcitrant à sa défection. Il aime Valencia et son peuple, revendiquant clairement Valencia comme la plus belle et plus sage ville au monde. Il est néanmoins réfractaire aux idéologies fatalistes et racistes qui peuvent habiter le cœur de certains citoyens. Il vit en périphérie de la ville, même s'il passe le plus clair de son temps à Mediah ou dans le désert, à cause de son commerce. Le marchand est connu notamment pour apprécier particulièrement les gens qui se lancent dans la vie et tentent de vivre leurs rêves, ou qui brisent les conventions pour tenter de progresser d'eux mêmes. Il restera d'ailleurs vu de travers par certains concitoyens puristes, qui le jugent trop "laxiste" sur certaines choses. Actuellement Actuellement, Kadhel essaie d'ouvrir de nouvelles routes commerciales vers les pays d'occident (ce qui s'avère difficile, n'ayant que très peu de connaissances sur celui-ci et ses usages). Il est parti seul, aimant l'aventure, laissant Agord gérer les affaires. Mais il possède aussi le but caché de réunir des alliés et partenaires de confiance, afin d'accomplir son objectif final : Donner à tout un chacun l'occasion de vivre une vie plaisante. Il est très ouvert d'esprit, mais semble particulièrement adhérent aux enseignements d'Aal, notamment ses valeurs. Il aura pour sa part revendiqué être un grand marchand en occident ou un peu enjolivé certaines choses, mais il se le permet car les artefacts du désert sont monnaies rares dans ces pays. Aussi désire t-il impressionner un peu de potentiels partenaires afin de favoriser ses chances de conclure un marché. Bien que vivant "raisonnablement" de par son statut de marchand, Kadhel n'est plus noble et ne roule pas sur une fortune colossale. Il garde de l'argent pour vivre et payer ses employés, mais ne vit pas dans le luxe, qu'il juge inapproprié. Il préfère dépenser le reste de son argent pour aider des gens à accomplir leurs rêves ou pour libérer des esclaves. Du moins, lorsque ses revenus sont assez fructueux. Kadhel et sa famille Kadhel n'a plus aucun lien avec sa famille, si ce n'est sa sœur. En effet Niyah a toujours adoré son grand frère, et ne pouvait se résoudre à totalement le délaisser. Ils se parlent parfois quand ils en ont l'occasion. Kadhel porte autour de son coup un talisman offert par sa sœur, qui ne le quitte jamais. Ce talisman a visiblement une valeur immense à ses yeux. Il lui a été offert pour lui rappeler que sa sœur est toujours à ses côtés, et qu'il ne doit pas mourir (une prière de sa sœur envers Aal pour garder Kadhel en vie). Kadhel nourrit l'espoir qu'un jour son père acceptera son choix et reconnaîtra le chemin qu'il a prit. Kadhel et son commerce Le commerce se nomme "Les Secrets du Désert". Il est géré par Agord'ul et Kadhel. Se devant d'avoir un nom de famille, il utilisera celui de sa mère biologique, Vestelia. Ce commerce reste très fermé à l'extérieur, le marchand vendant ses produits directement à l'étranger ou à de plus grosses organisations. Son commerce sera détaillé dans le post suivant. Kadhel et Agord'ul La relation que partage les deux hommes est profonde et sincère. Ils ont entièrement confiance l'un en l'autre, Agord'ul ayant plusieurs fois aidé Kadhel à se tirer de situations périlleuses (ou désastreuses), et réciproquement. Il est fort à parier que la perte d'Agord'ul serait un immense coup pour Kadhel.
  7. Grand Esprit de l'Univers, Maître de l'Ordre et du Temps. Gardes le Feu Millénaire, Dans le cœur de tes Enfants. Elle s'appelle Beryl Yzmin. Native d'un clan du désert de Valencia, progéniture d'un père soldat et d'une mère cueilleuse. L'enfant grandit dans un équilibre d'éducation parfait entre Ordre et la Générosité. Effectivement, c'est au sein du Clan Arzhul qu'elle fit ses premiers pas ! En l'an 260, chiffre rond, tout comme la bouille qui vit le jour dans une tente du clan installé près d'une oasis. Les temps étaient agréables, la vie simple et chaleureuse. A l'aube cette enfant remplaça le chant d'un coq avec ses pleurs digne d'une nouvelle-née déjà crapuleuse. Après s'être faite un malin plaisir à réveiller les voisins, elle fut baptisée Beryl, déjà disposée à en faire voir de toutes les couleurs on lui donna avec Sagesse ce nom qui sonnait comme un murmure. 264 - Elle avait quatre ans quand elle commençait à gambader seule. Lorsqu'on la perdait de vue ne serait-ce que dix petites secondes, cela lui suffisait pour prendre la poudre d'escampette. Elle était souvent retrouvée près des étals des quelques marchands ou bien cachée derrière une botte de foin à observer les soldats et futures recrues s’entraîner. 270 - C'est à l'âge de dix ans que des bruits couraient à propos de cette petite fille valencienne qui se réveillait en sursaut dans la pénombre, après un cauchemar, en allumant les bougies disposées dans la pièce de sa simple volonté. La peur donnait des ailes à Beryl et entretenait un don certain que quelques personnes appelaient ces facultés, "malédiction". Nous étions en 270 et la perspective que cette enfant puisse avoir des affinités avec la magie en effrayaient quelques uns. Aal était-il sur le point de les punir ou de les aider ? La question soulevée restait sans réponses. 274 - Quatre ans plus tard, survint un accident. La demoiselle qui, pressée, avançait rapidement entre les étals des marchands du clan, se fit surprendre par un gros chien agressif. L'animal bondit avec violence au visage de la jeune fille. Hélas, les dons de Beryl refirent surface. Le chien se retrouva propulsé plusieurs mètres plus loin... mort. Certains ont juré avoir vu des éclairs entourés le chien qui cria de surprise avant de mourir sur le coup, sans souffrir. Le propriétaire du chien, mécontent, attrapa la tueuse par le bras pour la traîner devant le Zaeim. Le marchand furieux, protestait et demanda à ce que l'enfant soit bannie du clan et envoyée dans l'Ouest où elle poursuivrait sa route loin des siens. Mais devant la mine hagarde de l'enfant encore sous le choc, la sentence ne fit pas celle exigée. Le Zaeim entendit son père, soldat du Clan Arzhul, qui jura que sa progéniture n'avait rien de dangereux. Beryl Yzmin fut alors envoyée à la Capitale pour poursuivre son éducation et en apprendre plus sur ce don qui venait de lui attirer des ennuis. C'est à Valencia qu'elle apprit à contrôler ses pouvoirs magiques. Là bas elle s'intéressa aux plantes, leurs vertus et les utiliser pour fabriquer potions, baumes et articles de médecine traditionnelle en tous genres. 281 - Beryl Yzmin retourna dans son clan, sa famille, où certains l'accueillirent à bras ouverts et d'autres avec scepticisme. Les jours où elle devait montrer à tous le travail sur elle-même et ses facultés apprises dans la foulée pour soigner son prochain ou veiller au bien être de tous et toutes. Au fil des mois et des ans elle devint la Soigneuse du clan Arzhul. 285/286 - Trahison au sein du clan Arzhul. Chem Arzhul, frère cadet d'Ismet, prit de force le titre de Zaeim pour régner en seul chef sur le groupe de nomades. Beryl, dont la loyauté allait aux Hommes de bien et de parole eut du mal à soutenir le Zaeim Chem, autoproclamé. C'est avec finesse et subtilité qu'elle aidait autant que possible chaque membre de cette grande famille qu'elle essayait de protéger coûte que coûte. Aidant, selon elle, le Zaeim méritant, Ismet Arzhul, à fuir la ville nomade et jurant de protéger Satys Nenitef de la folie et du courroux de Chem. Prêtresse du clan Arzhul et gardienne de l'alliance Arzhul - Nenitef, gare à celui ou celle qui voudrait atteindre à la sécurité ou l'intégrité des Zaeim.
  8. < Personnage secondaire > IDENTITE Nom : Al-Ibrahim Prénom : Amira Sexe : Femme Race : Humaine Lieu de naissance : Ancado Née le 12 Chameau 254 Origine : Valencia Situation familiale : Célibataire Surnom : Mira Âge : 33 ans Constellation : Chameau Milieu social : Classe moyenne (aisée) Profession : Militaire, Armée Katane Guilde : Aucune Allégeance : Valencia Religion : A'al Classe : Maehwa (HRP) Équipement :Samshir (voir image ci-dessous) et lance, armure de cuir et de mailles. Besace en cuir, outre d'eau, appareillage du désert. Moyen de locomotion : Cheval et dromadaire ou à pied. DESCRIPTION PHYSIQUE & PSYCHOLOGIQUE Amira ou le plus souvent appelée Mira est une Valencienne de 33 ans. Elle n'a jamais quitté Valencia ou du moins...les terres les plus à l'ouest qu'elle ait visité sont les îles ou bien Mediah. Vous ne verrez certainement jamais cette femme au visage découvert, toujours vêtue d'une armure en plate, dissimulant ses atours féminins la confondant à merveille avec ses comparses masculins de la Garde. Les seules personnes à pouvoir contempler son visage fin et ses yeux bleu des mers sont sa famille et les rares intimes. D'un tempérament calme et étrangement passive, elle ne reste cependant pas moins attentive à tout ce qui l'entoure. Très souvent muette et sans doute froide, elle est pourtant très douce, compatissante et serviable. Cette femme ne montre aucune hostilité si tenté qu'on ne menace ni sa famille ni le Seigneur qu'elle sert. Son entraînement militaire lui est très utile et fait d'elle une redoutable guerrière sachant manier le samshir et la lance. FAMILLE & RELATIONS Une mère. Père décédé lors de la guerre qui opposa Valencia à Calpheon. Un frère aîné militaire mais dans l'armée Katane. Une sœur cadette. HISTOIRE BRÈVE Dernièrement Amira s'est rapprochée des siens en revenant vivre à la demeure familiale au sein de la cité. Si vous êtes valenciens, vous devez très certainement connaître l'adresse car la famille Al-Ibrahim tient un commerce "L’Étoile du Désert" à cette même adresse : domicile familiale et également comptoir commercial. Ce commerce existe depuis au moins trois générations. La famille Al-Ibrahim peut être également connue car faisant partie des quelques familles dont de proches parents défunts sont tombés à la guerre en défendant leur patrie, elle a reçue les honneurs grâce aux services rendus par le père d'Amira, tombé lui aussi durant la guerre Sainte qui opposa Calpheon à Valencia. D'ailleurs, il parait qu'on cherche à marier la jeune femme, il serait temps... AUTRES INFORMATIONS Portrait peint en 280 Type de danse qu'elle est susceptible d'exécuter :
  9. Un homme en tenue de marchand épingle un peu partout dans les rues marchandes et nobles de Calphéon une nouvelle affiche...
  10. Les étrangers en terre d'Aal

    L'enfant de Shakatu Il doit être dans les 16h...et l'air est à nouveau respirable. Nous sommes bien situés à Shakatu. La topographie du terrain permet aux résidents d'avoir une grande majorité d'ombre grâce à l'enclavement de l'oasis au creux de ses gorges. Quartier libre pour tout le monde...il est temps pour moi de retirer toute cette poussière et crasse accumulée durant le périple et surtout...rien ne vaut une belle baignade après cette journée sur ces terres infernales. Tout le monde est occupé chacun de son côté et je profite de cette interlude pour m'esquiver hors du camp pas totalement discrètement puisque nous sommes, depuis notre arrivée, la nouvelle attraction phare des autochtones....une fillette, fille de nomade me suit à la dérobée alors que je parcours la route vers le port. A l'écart des regards que je crois indiscret, je m'établis dans une petite crique, ôtant rapidement mes vêtements pour plonger dans le bleu de l'océan. La petite se rapproche alors tout doucement pendant que je nage, se dissimulant derrière un rocher. Et je savoure ce moment...la fraîcheur de l'eau sur ma peau...si exaltante encore en cette heure chaude. Lorsque je réapparais à la surface, je remarque l'enfant, lui souriant timidement. Elle me répond d'un franc sourire et s'approche de moi et commence à me parler dans leur dialecte que je ne comprends pas. C'est alors que j'essaye de lui faire comprendre que je ne saisis pas un seul mot. "Je ne comprends pas." Peut-être quand lui parlant dans ma langue, elle comprendra... Puis je place mes doigts sur mes lèvres et mime un non. Alors c'est là que commence une gestuelle des mains et l'expression de son regard. Elle tente de formuler des mots ou d'apporter un sens. Et je comprends alors ce qu'elle tente d'exprimer. "Leïla Aïcha" dit la fillette. "Arialyss" répondis-je. L'enfant sourit très franchement. Et moi qui ne suis pas du tout à l'aise avec les enfants... Puis elle me montre du doigt les cheveux. Je l'interroge d'un haussement de sourcils. Elle me fait signe d'approcher. Ce que je fis. Elle prend alors délicatement mes cheveux et me fait comprendre en les frottant entre eux avec délicatesse qu'elle souhaite me les laver. J'exprime de la surprise. Mais elle continue de me sourire. Puis elle indique ses cinq doigts et son index droit, promptement. Je la regarde avec stupeur mais l'enfant a déjà tourné les talons courant à vive allure par le chemin que j'ai emprunté. Je reste là un instant...cinq bonnes minutes...peut-être même dix..je ne sais plus trop mais je continue à savourer cet instant alors que les ombres des roches plongent sur la petite crique. Je remarque longtemps après que l'enfant revient accompagnée d'une femme voilée. Je m'approche du bord, posant ma main sur la roche, immergée, regardant les deux personnes. La femme s'agenouille et sort d'un panier plusieurs fioles et un peigne et une brosse confectionnée en bois de sureau et crin de dromadaire. La petite fille ouvre chacune des fioles et me les fait sentir. Que d'odeurs douces, sucrées...parfumées aux épices de la région et l'aspect huileux m'indiquent qu'il s'agit sûrement de lotions qu'ils appliquent sur le corps et les cheveux. L'enfant me fait signe de pivoter, ce que je fis...prenant délicatement mes longs cheveux auburn. Curieuse, je tourne lentement la tête pour les regarder faire. Leïla Aïcha frictionne ses petites mains d'huile aux odeurs d'anis, de jasmins et de bois de santal. C'est fort à l'odeur mais cela change et pourquoi ne pas s'imprégner des couleurs et des odeurs locales. Ses mains caressent mes cheveux...de la racine jusqu'à la pointe, d'une gestuelle précise et délicate. L'enfant semble habituer de ce rite, un soin que doivent sûrement les femmes du pays apporter à leurs corps et leurs cheveux. La fillette doit avoir entre huit et onze ans à vue d’œil. J'entends la femme adulte s'exprimer au travers de ses voiles, parlant très faiblement, donnant sans doute des directives à l'enfant, assidue. Je penche légèrement ma tête en arrière, laissant faire l'enfant, tandis que je ferme les yeux, me délectant de cet instant. Aussi loin que remonte ma mémoire, cela fait bien longtemps que personne ne s'était occupé de moi ainsi...lorsque l'on quitte le confort d'un château et que l'on vit seule en se débrouillant, rien n'est plus pareil. J'entends doucement une voix féminine me bercer. L'enfant se met à chanter une douce litanie, un chant local dont je ne comprends pas un traître mot mais dont la mélodie est fort agréable. La femme à côté semble confectionner un bijou avec des métaux achetés ou bien troqué mais non sans dextérité. Elle semble faire cela depuis longtemps. Un bandeau d'or ouvragé sur deux cerceaux reliés entre eux prend peu à peu forme. Je soupçonne ce bijou tout d'abord porté au tour du cou mais il n'en ait rien lorsque je vois la femme l'essayer sur son port de tête. Elle peaufine son ouvrage en suspendant une chaînette sur le côté. L'enfant ensuite plonge mes cheveux dans l'eau salée de la mer pour me les rincer et puis à l'aide d'une brosse, me les démêle, continuant de chanter. Au bout de plusieurs minutes, elle relâche mes cheveux démêlés, continuant de chanter mais s'écartant en s'asseyant sur un rocher. Je me retourne pour la regarder. Elle me sourit, un sourire radieux, angélique, heureuse. On dirait que le simple fait de m'avoir baigner les cheveux la rendue heureuse. Je fais quelques brasses et je saisis mes vêtements pour sortir de l'eau mais l'enfant accourt vers moi en portant un drapé qu'elle me tend. Point gênée par ma nudité, bien au contraire, je la sens me déshabillée du regard. Me voici bien plus gênée et embarrassée que l'enfant...saisissant le drapé qui se déplie au bout de mes doigts. Je le glisse autour de mon corps dont la transparence du tissu dessine les courbes de ma silhouette... le nouant vers l'intérieur d'un pli. L'enfant prend alors ma main et me guide vers un rocher sur lequel je m'assieds. C'est alors que c'est la femme voilée qui se met à chanter un autre chant alors que la fillette me brosse une seconde fois les cheveux et les éclabousse d'une autre lotion au même parfum que l'huile essentielle appliquée lors du bain. Une fois peignée, brossée, l'enfant caresse mes cheveux et exprime un mot dont je n'ai pas la connaissance...mais je lis en son regard émerveillé, qu'elle doit parler de moi ou de mes cheveux. Ses petits doigts fins halés fourmillent dans ma chevelure faisant naître une somptueuse natte qui descend le long de mon épaule gauche, dont l'extrémité est sertie d'un anneau en bronze. L'enfant m'a l'air épanouie et je me sens à l'aise car je ne ressens pas le besoin de parler. Nous nous exprimons au travers de notre regard, l'expression de nos visages respectifs et parfois la gestuelle. Les yeux noisettes de Leïla Aïcha sont émerveillés à chaque tâche effectuée, en proie à une immense gaieté communicative. Même si l'autre femme voilé de la tête à pieds et si son habit ne laisse entre-voir que ses yeux, je devine le sourire dissimulé sous les étoffes. Au bout de plusieurs minutes que je ne vois pas passée, je suis coiffée soigneusement. Je vis la femme se relever et porter le bijou vers moi et le poser sur ma tête. Les plis naissant au coin de ses yeux trahissent sa satisfaction. Je me relève aussitôt, retirant le bandeau pour le tendre à la femme. L'enfant me regarde avec des yeux horrifiés comme si elle craignait que le bijou ne me plaise pas. Je la regarde et tente de lui dire que ce n'est pas cela, m'apercevant que sans la langue, je ne suis bonne à rien, handicapée. Me mordant la lèvre inférieure...je regarde les deux faces à moi. L'adulte me fait comprendre que c'est un présent, me reprenant le bandeau de bronze des mains pour me le replacer sur la tête. Je souris et joins mes deux mains en m'inclinant bas devant les deux femmes, pour les remercier. "Aqnek" sortant de mes lèvres. Les deux femmes sourient. Elles semblent heureuses. Je réfléchis...j'aimerais les remercier. Mais que puis-je leur offrir ? Je m'écarte vers mes vêtements et fouille une des sacoches pour saisir une amulette que l'on m'a offerte il y a plusieurs lunes lorsque je remplis une mission à Tarif. Le porte-bonheur offert par Madame Ferasken. Après tout...l'enfant en avait plus besoin que moi..elle et les siens...devaient être sauvés. En espérant que cela l'aide un peu. Je réfléchis en gardant l'amulette un instant au creux de ma main puis je me tourne vers l'enfant, toujours habillée du drapé et lui tend le bijou en or. L'enfant écarquille les yeux, incrédule du présent, mimant un geste qu'elle le refuse. Alors je mime dans le salut d'Aal, en désignant le ciel que l'objet est censé la protéger. Elle me regarde, toujours incrédule et je lui souris. Je place délicatement l'amulette autour de son cou et lui indique de mon index en pressant légèrement son épaule qu'il lui appartient. Elle éclate d'une gaieté débordante et me formule une phrase incompréhensible où je ne retiens que le mot "Aqnek". Enfin l'adulte me remercie à son tour et s'éloigne en reprenant ses biens. L'enfant me salue et emboîte les pas de l'adulte. Je reste là, sur place...m'asseyant à nouveau sur le rocher en contemplant l'étendue d'eau, un large sourire arborant mes lèvres. Quelle hospitalité.... les gens sont accueillants...rien de tout ceci n'existe à Calpheon. J'en retiens un bon souvenir.
  11. Bonjour par ici, Certains de mes acolytes et moi-même sommes en train de mettre en place quelques petits events et une ligne sur le long terme pour du RP général prenant place à Tariff, Mediah et Valencia. Un peu de mystère, un peu de politique, un peu de guerre, un peu de religion : bref un peu de RP ouvert et basé sur le lore des régions de l'Est ; pour les personnages concernés par ces zones trop délaissées à notre goût et pour les joueurs qui souhaitent prendre part à quelque chose d'un peu plus large et sortir de leurs sentiers battus habituels. Pour se faire nous aurions besoin de savoir qui sont les joueurs intéressés –d’abord- et les personnages rattachés à l’Est – ensuite- et ce suivant plusieurs catégories. Recensement des sorcières/sorciers de Tariff Le RP sorcière prend une grande place dans nos trames déjà en cours, à une échelle plus petite. Le but est de pouvoir promouvoir le RP de cette classe particulièrement développée sur BDO et liée au lore général du jeu. Je précise également dans mon titre qu’il s’agit des sorcières de Tariff qui y sont rattachées et intègrent dans leur RP -ou veulent intégrer- le lien très étroit entre cette classe et Tariff. Cette vision apporte donc un contexte géo-politique au RP en sus du reste. Personnages principaux - Rerolls Sorcières de Tariff (joueur : avatar) Shaardol : Adrastée Sylannrod, alchimiste Galathea : Galathea Kelevra, lithothérapeute-Sadhvi Falkynn : Falkynn Ithlys, mercenaire Thalya : Ulnyx Temorrem, joaillière Nôd : Sadie Kelevra, alchimiste-Sadhvi Vaegrim : Vaegrim Tarinda : Raihana Horold, mercenaire Ihria : Ihria Shal'dun Rokuchan : Eleydor Olympe : Lucian Richter, médecin, plutôt basé à Calpheon Recensement des habitants de Mediah Le but n’étant pas d’intégrer que les sorcières, mais tous ceux désireux de prendre une part active au RP de Mediah plus précisément, tous les archétypes souhaitant participer sont invités à s’inscrire. Ce recensement ne concerne pas forcément que les originaires de Mediah mais aussi tous les personnages qui y vivent et qui s’y intéressent d’une façon ou d’une autre. Habitants de Mediah Abun Pitikali : Wakiza Akicita/Pondiag Altinova Araya : Manada, Prêtresse d'Asula, Mercenaire Sezec Emrys : Rajendra, Capitaine Sezec Tariff Yuue : Yuue Kerridwen Lelaiah : Yigdal Delerion Makie : Eleazar Kelevra, Magicien-alchimiste-Seid Lynandra : Lynandra Folken, apprentie alchimiste Rokuchan : Falathaar Ulkiell : Aziell Elk'Ulkiell, sorcier Menetios : Menetios Da Lezze Dilupo : Theodric Horold, mercenaire Ceresayaria : Asura Yuteï, enchanteresse Spirito : Elyse_Griselune, tailleur Autres Araya : Jiao Araya, Ranch Queue-de-Pierre, élevage de chevaux-accueil de voyageurs-Astrolabe Emrys : Jacob Tardel, Ranch Queue-de-Pierre, élevage de chevaux-accueil de voyageurs-Astrolabe Recensement des habitants de Valencia Le lore de Mediah étant lié à celui de Valencia via certains liens politique forts, nous allons également axer notre ligne de RP sur ces liens de façon à explorer un peu plus cette partie du lore… Et aussi parce que Valencia c’est chouette et bien trop peu exploité ! Habitants de Valencia Bazar Grain de Sable Arzhul : Ismet Arzhul, Zaeim du clan Arzhul Nenitef : Chem Arzhul, frère cadet du Zaeim Arzhul Avant-Poste du Rocher Shakatu Saimen : Satys Nenitef, aux commandes du clan Nenitef en attendant la succession Ville de Valencia Ceresayaria : Amira Daash Tarinda : Naila Al Raab, guide du désert Dilupo : Arsham Al Raab, professeur d'astronomie Ulkiell :Juzhan Dalahamn Ulkiell : Bachir Djawad, Instructeur ninja, coursier Selene bathory : Karima Zaher, cadette du patriarche Zaher, famille noble possédant des exploitations minières Désert et Autres Ikhlas, Serviteur d'Aal, spécialiste de l'occulte Saimen : Saimen Nenitef, gérant du Scarabée Bleu Selene Bathory : Selene Bathory, membre de l'ordre des Gardiennes, un groupe de sorcières Bartolozzi : Amadeah Khalim Ulkiell : Afshir Saimen : Tymur, nomade du clan Nenitef -N’hésitez pas à poster ici si vous avez des questions. -Pour vous inscrire vous pouvez simplement répondre à la suite de se post ou m’envoyer vos infos par MP. -Si votre personnage a des capacités ou fonctions particulières (marchand, soldat, traducteur, chaman, roux...) vous pouvez le préciser aussi.
  12. Identité: «Poute à seins plats! » Nom: Inconnu Prénom: Safran Surnom: Bousier Sexe: Garçon Horoscope: (à vérifier) Âge: Il dit avoir 9 ans et demie pour se rapprocher du 10, mais il a 9 ans ce petit menteur. Lieu de naissance: Il se dit venir du royaume de Valencia, plus précisément d'Areha Profession: Apprentie mousse sur le Sillage, mais ces capacités démontrent qu'il pourrai faire une excellente vigie ou gabier, dû à sa capacité de grimper partout. Guilde: Adventura. Allégeance: Allé...qui? Croyance : Les câlins et le manger! Mais surtout la vengeance! Alignement : Neutre il est trop jeune voyons! Thème : Amusement, grimper, joie et bobo sur les genoux et crâne rasé! Langues connues : Dialecte de l'est et la langue commune. Il a un fort accent Valencien et parle très mal pour son âge. Zone habituelle : Balenos, la Mer suivant ses camarades et les mouillages du navire Histoire - Il vient d'Areha - Il semble orphelin - Son père a été tué par l'armée Katane parce qu'il cachait une fille étrangère chez lui. Elle était recherchée pour un motif qu'il ne connaissait pas. Ils ont brulé sa maison. (ici on aime bien les incendies)
  13. La panthère et l'aigle... Identité Identité Nom : Karima Zaher Bint Mohamed Al-Baria (Karima Zaher, fille de Mohamed, la sauvage.Surnom : Al-Baria, la sauvage, l'emmerdeuse, la merdeuse, la p'tite princesse... État civil État civil Age apparent : la vingtaine. Date de naissance : 266. Signe : Lieu de naissance : Valencia. Situation familiale Situation familiale Célibataire, sans enfants. Parents : Mohamed et Sarah Zaher Frères et sœurs : 6 ainés, 2 filles et 4 garçons. Statut social Statut social Profession : Rentière, baroudeuse, assure une partie de la gestion du patrimoine minier familial. Milieu social : Noblesse Valencienne. Physique Physique Taille : 1m78. Silhouette : Mince, sèche, manquant de féminité. Expression faciale : Arrogante, hautaine, narquoise. Style : Porte souvent une tenue en cuir de combat, équipée de plusieurs dagues. Dans les milieux mondains, elle se plie aux exigences vestimentaires et portes des tissus très colorés. Signes particuliers Signes particuliers Un corps souple et athlétique, lui donnant l'apparence d'un félin prédateur. Tatouages ésotériques à divers endroits du corps, des piercings (langue, oreilles, nombril, bouche, nez). Elle porte une chevalière en or au majeur gauche, avec le blason de sa famille. Lieux de vie Lieux de vie Valencia : depuis sa naissance. D'abord les demeures familiales puis une petite maison à elle en ville, près de l'arène. Apparence Apparence Karima est une jeune fille au physique sec, présentant une légère musculature. Elle possède peu de formes féminines mais aime les mettre en valeur malgré tout, avec des tenues près du corps et des décolletés. Elle a une démarche nonchalante et lascive, qui lui donne l'aspect d'un fauve qui avance sur son territoire. Elle pose un regard sans gêne sur les gens, souvent hautain et prétentieux et une voix criarde quand elle n'a pas peur de se faire remarquer. Mais quand elle a besoin de discrétion, elle file parmi les ombres avec une souplesse étonnante. Caractère Caractère Karima est jeune et pourtant indépendante. Elle a la réputation d'être teigneuse, capricieuse, d'avoir mauvais caractère et de mener la vie dure à ses parents. Elle est intelligente, vive d'esprit, débrouillarde bien qu'elle soit née dans un milieu favorable dont elle apprécie largement le confort. Karima aime ce qui est mal vu, ce qui ne se dit pas, bref, tout ce qui peut choquer les autres et démontrer son indépendance. Un peu d'histoire... Un peu d'histoire... Karima est la dernière née d'une riche famille noble de Valencia, qui possède plusieurs exploitations minières dans la région. L'extraction de minerais et de pierres a apporté beaucoup d'argent et de notoriété au Zaher qui sont réputés aussi pour leur loyauté au trône. Karima a grandi avec l'éducation liée à son rang mais a bien vite profiter de l'occupation de ses parents à d'autres tâches, pour chercher plus de liberté. Elle l'obtint assez aisément au grand dam de ses parents qui ne peuvent aujourd'hui pas assurer sur elle le contrôle qu'il voudrait. Plusieurs fiancés auraient renoncé à se marier avec elle et il se dit qu'elle aurait eu quelques démêlés avec la justice, étouffés grâce aux relations de sa famille. Compétences/arts Compétences & arts Karima a appris l'art du combat et des ombres avec un maitre des terres d'Haso, dont la moralité était plus ou moins douteuse. Elle connait bien le combat à mains nues et utilise sa rapidité et sa souplesse pour compenser son manque de force. Elle se bat avec une petite épée courbe que l'on trouve beaucoup à Valencia et avec une paire de dague incurvées très tranchantes. Elle maitrise également très bien le lancer de couteaux, certains recouvert de poison ou de paralysants. Fiche complète Liens fiche complète Présentation générale : physique, psychologie, histoire. Inventaire : objets divers, cadeaux... Arts et Talents. Magie et combat. Social : relations, dernières nouvelles et on-dit. La famille Zaher source Les Zaher sont une famille noble de Valencia, possédant divers sites d'extraction dans la région et commercialise des minerais, des pierres précieuses et semi-précieuses et aussi un peu de pierre pour la construction. Elle est connue pour être loyale au trône et possède une bonne réputation bien qu'elle soit discrète. Mohamed est actuellement l'ainé et le détenteur du titre et les autres membres de sa famille bénéficie de rentes ou de salaires issus de leur participation à l'entreprise familiale. Certains ont développé leur propres commerce, d'autres sont entrés dans les forces armées. Blason : Un aigle d'or à deux têtes, tenant dans une griffe un sceptre et une épée et dans l'autre, une orbe. L'oiseau porte un collier avec la lune, symbole de Valencia, surmonté d'une étoile pour représenter la loyauté de la famille à la région. L'animal est parfois représenté sur un champ noir, symbole de la terre et de la roche qui donne les ressources des mines. Couleurs : Or et noir (et parfois rouge).
  14. HRP: L'ordre Danse-mort est un concept utilisé dans le background de Selene Bathory et que je présente ici. Il est discret et peut ne pas être connu ou reconnu par les autres joueurs. Certains peuvent intégrer le concept s'ils le souhaitent ou avoir des informations plus précises sur l'organisation (à voir avec moi). Les instances dirigeantes sont des pnj et le resteront, l'ordre étant destiné à être joué en arrière plan et non comme un projet actif. Le post est sujet à modification/rectification/correction selon les besoins. Source Les Danses-Mort ou Gardiennes, parfois aussi appelées les Faucheuses, sont des sorcières faisant parti d'un ordre existant dans la région de Valencia depuis quelques centaines d'années. Elles sont peu nombreuses et ne cherchent pas à faire parler d'elles. Elles sont formées au sein d'un lieu reculé dans le désert, à assurer la protection d'une unique personne, au détriment de leur propre vie s'il le faut, mais toujours en accord avec des règles de conduite dictées par l'ordre et après un engagement mutuel. L'apprentissage se fait en communauté et avec un système de mentor/apprenti. En plus de l'usage de la magie des sorcières, elles reçoivent un enseignement dans diverses autres domaines. Leur nom est dû à l'usage d'une faux, en plus des facultés des sorcières. Elles utilisent cette armes dans un style de combat qui peut apparaitre comme une danse. Source
  15. Identité: «L'art de voir est la seule vérité.» Nom: Yassin Prénom: Sarhan Surnom: Sa mère l'appelait Meneldil Sexe: Homme Horoscope: Éléphant Âge: Il dit avoir 30 ans Lieu de naissance: Valencia Profession: Sériciculteur (élevage de vers à soie), astrologue, guide du désert à ses heures. Guilde: Adventura. Allégeance: Valencia Croyance : Croyant et pratiquant d'Aal Alignement : Neutre/bon Origine Sociale : Noble déchu Thème : Sagesse, rédemption, tolérance Langues connues : Dialecte de l'est, du désert sans oublier la langue commune. Il a un accent Valencien facilement identifiable. Zone habituelle : L'Est, Mediah, Valencia Présentation physique: Facilement identifiable de l'Est, Sarhan est un homme d'une trentaine d'années. Sarhan est grand, élancé, dépassant le mètre quatre-vingt dix. Grand homme à la démarche souple, on devine à vue de ses bras une musculature fine mais correcte et efficace,la dureté de la vie se dessine sur son corps. Rares sont les observateurs qui ont le bon œil à observer ses oreilles pointues, bien que cachées par de nombreux anneaux dorés. Sarhan semble fuir cette partie métisse de lui même. Il aborde un visage allongé, typé des gens de l'est, ses yeux sont dorées et lui donnent une physionomie parfois féline. Il aborde de nombreux tatouages sur son visage, peut-être liés à une appartenance à un ancien clan. Histoire -- Le vieillard, entra dans la yourte, se courba, soulevant l’extrémité de l'épais tapis qui était mis à sécher juste à l'entrée d'un geste et n'oublia pas de vider le vieux tabac humide de sa pipe provenant d'Haso en la cognant contre la petite table d'appoint à l'entrée. « Ah !J'arrive juste à point nommé !» dit il dans une toux grommeleuse. Il prit place sur l'un des nombreux coussins éparpillés sur le sol et s'aida de sa canne pour s’asseoir. « Vous avez évité la tempête. » Souffla une voix féminine au fond de la yourte. Elle alluma une bougie pour mieux l’apercevoir. « Les tempêtes ont tendance à assombrir le ciel et le cœur des hommes. » Continua t-elle en allumant d'autre bougie afin d'éclairer au mieux l'intérieur de la yourte. Elle se saisie ensuite d'une bouilloire argentée, aux gravures digne de l’orfèvrerie de Valencia, et servit un thé à la menthe au vieillard qui embauma toute la yourte de son doux parfum. « Merci Naila, j'apprécie toujours autant ton hospitalité. » Ajouta le vieillard venu d'Haso. « Mais pas autant que la votre Sunwadeo, je dois dire que Haso est connue également pour son amabilité. » « Dit moi Naila, est-ce que Sarhan est ici ? Je ne l'ai pas vu dans le campement. » « Non, il a quitté le désert il y a trois semaines pour s'aventurer en terre profane. Il faut dire qu'il a bien changé depuis la mort de sa femme. » « Oh...Ma petite Liijung savais ce qu'elle faisait quand elle c'est décidé à quitter Haso pour aller vivre avec un parfait étranger venant du désert Valencien. » Il but une gorgée à la fois bruyante et nerveuse de ton thé. « Le désert...Une température impitoyable de jour y es courante, presque aucune vie animale et végétale ne peut s'y épanouir. Les nomades ne hantent jamais très longtemps cette solitude frappé par la malédiction d'Aal...Nos guérisseurs étaient formels quand elle est tombée malade, en pareil milieu, rien que nous, nomades nous ne pouvons excéder quarante huit heure de marche dans un tel milieu sans y trouver la mort. Et le désert prends nos morts, le désert est le dernier voile que l'on peut voir ici bas avant de passer de l'autre côté. » Elle ajouta en fermant les yeux...« Qu'il en soit ainsi. » « Liijung avait fait son choix, et je me devais de le respecter...Je pensais qu'avec un peu de recul ils finiraient par s'installer à Valencia... » Soupira le vieil homme. Naila détailla l'homme aux cheveux blancs, puis posa un plateau, d'argent aussi celui ci, et dévoila des pâtisseries typique Valencienne. « Laissez moi vous resservir Sunwadeo. » Elle versa un autre thé à la manière du royaume, en levant très haut la bouilloire d'un geste précis et habitué, puis la reposa sur la table basse en bois de cèdre blanc et enfuissa ses mains dans ses manches, puis continua dans sa voix à la fois chaude et calme comme le désert. « Sarhan a du fuir Valencia pendant un temps, le temps de se faire oublier...Vous connaissez l'histoire de l'exécution de son père, je n'ai pas à vous le rappeler, ce n'était qu'une machination afin de nuire à sa famille. Les traîtres de clan...Les jeux d'argent et de politique...Si vous et votre fille ne l'aviez pas récupéré sur le bord de la berge, il ne serai plus de ce monde. Vous lui avez tout donné, bien plus que son vrai père ne lui a jamais donné. » Sunwadeo contempla un moment le plateau de pâtisserie avant d'opter pour une corne de chamelle tel était le nom de cette spécialité rappelant les cornes que portaient les chameaux sauvages. Elles leurs étaient ôtés une fois domestiqué, mais ceci est une longue histoire qui le fit se perdre dans ses pensées. « Sarhan a choisit d'être un guerrier plutôt qu'un simple conseiller diplomatique comme l'était son père. Et vous l'y avait aidé grandement à améliorer son style guerrier. Il tient tête au désert quand vient l'heure de chasser. Dans le camps tout le monde à sa spécialité, et tout le monde est un pilier à la survie. » Continua Naila. « Je lui ai enseigné ce qu'il était capable d'écouter et de comprendre, nous avons une culture très différente, mais il était fait pour mes enseignements au combat, l'art des Kunoichi, l'art des Ninja ne se limite pas qu'à des cabrioles dans les airs et à des coups de lame rapide, mais à une philosophie pour la vie, puisse t-elle la guider en ce moment même. Où qu'il soit. » Il leva son verre de thé à la menthe comme pour trinquer en son honneur. « Que deviennent les Bombyx Mori ? » Ajouta le vieillard. « Ils sont devenus la principale source d'attention de Sarhan, et il retrouve en eux l'âme de votre culture, mais surtout celle de votre fille. Il ne tisse pas de soie pour en faire du jolie tissus, c'était le travail de Liijung et il ne veut pas lui voler, mais il vend les cocons traités et quand il trouve le temps il fait des bobines de fil de soie. » Naila posa ses yeux vert-gris sur l'emblème de la canne du vieillard. « Il vous représente au delà d'Haso maître Sunwadeo, au point d'en avoir quitté le camp et d'avoir pris une résidence à Valencia. Il soigne ses vieux démons tout en s'éloignant du désert. Peut-être reviendra t'il... » Elle but une gorgée de thé, à la fois silencieuse et songeuse. « Je vois qu'il vous fait vraiment confiance Naila pour vous avoir raconté une partie de son histoire, de notre histoire...Pourtant vous en faisiez partie vous aussi, mais il n'a pus s'empêcher de parler de vous. » Le vieillard pris sa canne et de son bout, y traça un symbole sur le sol sableux. Naila laissa tomber ses paupières, ses prunelles ne pouvant pas quitter ce symbole gorgé d'un passé des plus douteux. « Oui Naila, les Aspics ont fait un temps dans le désert, et elles ont été envoyés en première ligne dans cette histoire, vous en faisiez partie, et...Il arrive tout de même à vous considérer comme une amie ? Vous auriez pu être celle qui lui planta une dague dans le dos. Moi aussi j'en ai entendu des histoires venues du désert. » Naila semblait figée, le vieillard était au courant, mais les Aspics du désert ce clan nomade d'assassins n'était plus. Il y eu trop d'enjeux politique, trop d'enjeux économique pour qu'elles ne puissent survivre à nouveau. Mais Naila le savait plus que quiconque, les vipères on une tendance à se cacher dans le sable un temps. Elles se tapissent et elle attendent des jours entiers, voir même des mois, et quand la proie est suffisamment proche, alors la morsure est inévitable... «Quelque chose à changé depuis...peut-être pas entièrement pour moi, mais pour Sarhan... » Chuchota t-elle d'une voix presque inaudible. Le vieillard s'approcha de la table basse et se plaça face à Naila. Tandis qu'il la regardait droit dans les yeux, il remarqua une larme perler le long de la joue de la Valencienne aux nombreux tatouages faciaux. « Il a trouvé Aal en vos grignoteurs de feuilles de mûrier. » Termina Naila. Le vieillard compris, et s'aida de sa canne pour se relever péniblement, il se pencha et souffla sur toute les bougies allumées posé sur la table, il ne restait plus qu'une bougie allumée, celle qui était placé à côté de Naila. « Hé bien ma chère...Le vœu fait dans la tempête est oublié dans le calme. » Sunwadeo se dirigeait vers la sortie de la yourte, il y souleva le tapis à l'entrée, la tempête avait transformé le paysage, les dunes avaient changés, mais le calme était bel et bien revenu.
  16. [...] J'avais mal. J'avais réellement mal. Il n'existe aucun mot, dans aucun dialecte, pour décrire dans quel état de souffrance j'étais plongée alors. Ma gorge me brûlait toujours autant, respirer était toujours aussi pénible, et pourtant, c'était devenu le cadet de mes soucis. Mon corps entier me répugnait, j'avais la profonde conviction que le seul moyen de me laver aurait été de me retirer la peau, de l'arracher, lambeaux après lambeaux, jusqu'à ce que la dernière parcelle de moi me soit ôtée. J'avais même essayée. A plusieurs reprises, j'avais tentée de planter mes jeunes dents dans mes avant-bras, et de tirer de toutes mes forces sur moi même jusqu'à ce que je puisse me sentir délivrer. J'en ignorais pleinement la douleur, capable d'aller jusqu'au sang, jusqu'à cette affreuse sensation de métal rouillé envahissant ma bouche, mais à part me blesser, je n'y avais strictement rien gagnée, si ce n'est la sensation d'un puissant courant électrique qui vibrait tout le long de mon échine, après chacun des cinglants coups de fouet qui avait alors meurtri le bas de mon dos. Ici, je n'avais plus de nom, je n'en étais pas digne. J'étais une chose, au mieux l'impie, au pire l'esclave. Un bout de chair qu'ils se partageaient, voilà ce que j'étais. Je ne voyais rien, il faisait trop sombre, bien trop sombre, pas la moindre lumière ne filtrait là où j'étais, mais le pire, c'était le silence, le profond silence. Il est difficile de décrire une telle sensation, quand vous devenez tellement sourd, que le silence devient bruyant, abasourdissant. J'en avais des vertiges, j'en pleurais toutes mes larmes en pressant mon front contre la pierre froide, hésitant à frapper dedans jusqu'à ce que mon crâne se fêle et qu'en sorte les hurlements de mon esprit. Tout mon corps tremblait, de froid, de peur, d'effroi. J'étais incapable de me tenir debout, le simple fait d'être sur mes genoux était déjà un supplice bien trop coûteux. Les chaines à mes poignets et à mes chevilles me paraissaient si lourdes, que j'en étais venue à croire, aussi dur que fer, que mes os se briseraient sous leurs poids. J'étais lâchée là, seule avec moi même, si seule, si longtemps, que j'en perdais la raison. Je chantais, je hurlais, je suppliais qu'on vienne me chercher. Tout mais pas ça, voilà ce que j'en étais réduite à dire. Les échos de ma voix se perdaient dans l'infini, réverbérant sur les pierres lisses et humides. Et lorsque je pensais que la fin approchait, lorsque j'étais persuadée que j'avais vécue le pire, et que plus rien ne m'affecterait, alors j'entendais au loin des bruits de portes, puis de pas. Le son mat d'une chaussure contre les dalles, approchant de moi, lentement. Si lentement qu'il m'arrivait alors de hurler pour qu'il se presse, pour qu'il vienne plus vite. Bien entendu, il aurait été trop beau que l'on réponde à mon appel. Le rythme ne changeait pas, jamais. La porte de ma cellule s'ouvrait alors, et la lumière envahissait les lieux à m'en brûler la rétine, même cet instant était douloureux. Il me fixait alors, de tout son haut, son regard noir et impassible posé sur moi. J'étais recroquevillée, dans le fond de la pièce, n'ayant rien pour me couvrir. Irrémédiablement, sans que je sache l'expliquer, une lueur d'espoir se mettait alors à briller en moi. J'espérais sincèrement que c'en était fini, qu'enfin, on allait me libérer, ou au moins me tuer. Qu'importait, pourvu que cela cesse. Cette fois n'y avait pas manquée, et à peine était il entré, que je m'étais mise à ramper lamentablement, aussi loin que ma longe le permettait, pour arriver à ses pieds. Mes doigts frêles venait serrer les tissus de ses chausses, et j'y enfouissais ma tête en couinant, en suppliant. Je n'étais plus maître de moi même, c'était lui le maître, et mon esprit, perdu dans les méandres de la folie, avait fini par abdiquer. Même mon propre nom, je l'avais oublié. Un bout de chair qu'ils se partageaient, voilà ce que j'étais... [...]
  17. De l'Ouest à l'Est : Voyage au confin du Monde. "Il est fort dangereux de sortir de chez soi, on prend la route et si on ne regarde pas où l’on met les pieds on ne sait pas jusqu’où cela peut nous mener." Vos MJ et leurs prétentions. Campagne RP s'étalant sur 17 jours (Maximum) @Ikhlas @Eylir et moi-même vous proposons une trame partant de Calpheon jusqu'à Valencia. Celle-ci comportera un itinéraire riche et varié, permettant de retrouver des rolistes dans divers endroits civilisés voir d'autres plus sauvages. Maritimes et terrestres nous verrons donc du pays. En plus de cet aspect voyage, une intrigue sera mise en place, enrichie au fur et à mesure de nos pérégrinations. Nous comptons proposer de 3 à 4 animations par semaine dont un (Parfois deux) évent important sur l'intrigue. Les deux autres animations seront plus modestes et concerneront les tracas du voyage ! Quand ? De la Mi-Juillet à mi-Aout. [II] La richesse du RP voyage et son fonctionnement. [II] Nous prendrons en compte les nombreux éléments ci-dessous : · La météo ( vent, terrain glissant, pluie, orage, chaleur, froid ) · Les obstacles ( arbre en travers de la route, éboulements de rochers etc ) · Les possibles dégâts sur les transports ( roue de chariot endommagée, cheval blessé, chute/vol de marchandises, dommages techniques résultant des attaques etc ) · La fatigue et/ou perte des Montures · Les arrêts pour la nuit ( dans les relais, s'il y en a sur la route.) Le RP quotidien indépendant des animations sera possible. Comment ? Nous divulgueront fréquemment des "Points de passages" dans lesquels les joueurs pourront faire un bout de trajet entre eux, sans avoir besoin d'attendre la quinzaine de personnages prévu (Voir plus) Les absents pendant les RP quotidiens seront bien présents en RP et "pnjisé" afin de vous offrir des séances de roleplay moins intense par le nombre de répliques et actions. Elles sont basées sur votre volontariat. [III] L'intrigue [III] Des commanditaires mystérieux d'une autre époque redoutent le retour de la famille Daash en ses terres. Ils useront de tous les moyens nécessaires pour couper la tête du Serpent et aucuns voyageurs accompagnant le seigneur du désert ne sera à l'abris de leurs funestes desseins. Ils tenteront par la même occasion de récupérer une relique magique inestimable : Le Pinceau de Veneris [IV] Comment nous rejoindre ? [IV] La motivation et les disponibilités seront bien sûr un atout majeur pour participer à cette campagne de longue haleine. Il vous est possible de demander une place aux trois MJ de l'événement en précisant bien sûr le personnage et ses raisons RP de rejoindre cette expédition. Il est à noter que tous les joueurs non prévus à l'origine doivent passer par cette demande, même si l'un de vos amis est déjà accepté. Nous nous réservons le droit de refuser une demande pour des motifs RP et HRP car cet évènement à pour but d'être plaisant avant tout.
  18. Identité: Prénom: Zeynab. Surnom: Mir, surtout en usage parmi les employés de la jeune femme. Sexe: Femelle Âge apparent : Douze ans, comme l'écrasante majorité des shaï. Âge réel : Inconnu, mais c'est une adulte. Lieu de naissance: Royaume de Valencia Profession: Antiquaire - Historienne à titre officiel Allégeance: Valencia Race : Shaï Présentation physique: A l'instar des gens de sa race et en dépit d'une vie passée au grand air, Zeynab présente un physique menu, une silhouette trapue et des membres épais et potelés d'enfant. Un trait de khôl tracé en permanence au bord de ses yeux souligne des iris d'un brun très clair frangés de cils épais et noirs. Sa lèvre boudeuse - bien malgré elle - est lourdement fardée afin de la protéger des rigueurs du climat. Le reste de son maquillage, khôl compris, répond de toute évidence à des contraintes aussi esthétiques qu'utilitaires et concilie à merveille les conceptions pratiques de la beauté à l'orientale et les valeurs quasi sacrées de l'hygiène du corps associée à celle de l'esprit. Présentation mentale : Si l'aspect physique de Zeynab n'était pas parvenu à vous convaincre qu'en dépit de son apparence, elle est bien adulte, sans doute ses manières et sa nonchalance d'adulte achèveront-ils de vous éclairer. D'un naturel flegmatique et indolent, Zeynab pense et s'exprime avec calme. Courtoise, aimable avec les gens connus aussi bien qu'avec les étrangers, elle cultive avec goût l'art de l'amitié et ne dédaigne jamais les compétences des uns ou des autres quelle que soit leur origine. Quand on a une cheville carrée, dit-elle, on cherche un trou carré où l'enfoncer. Parce qu'aucun bon antiquaire ne saurait réussir dans sa branche sans les compétences adéquates en histoire et en expertise des antiquités, Zeynab commence à se faire un nom pour l'impressionnante étendue de ses connaissances dans ces domaines. Une conséquence inattendue de son métier repose également dans l'incroyable salmigondis d'histoires et de légendes dont Zeynab a connaissance, la plupart de ses trouvailles les plus intéressantes ayant été naturellement dirigées par des recoupements fondés sur des racontars à priori sans queue ni tête. Histoire de votre personnage: L'idée que la tendre petite créature fût adulte met généralement du temps à s'imprimer dans l'esprit des étrangers, peu accoutumés à associer deux idées apparemment contraires : Shaï et affaires. Mir Zeynab dirige pourtant d'une main de fer un commerce de curiosités antiques qui étend lentement mais sûrement sa prise tentaculaire sur les marchés de Valencia et pour cause : Les objets vendus par la shaï sont généralement inattendus et uniques. Installée depuis peu au rang des fortunes montantes de la capitale, Zeynab est courtisée par un nombre croissant de profiteurs de toutes sortes tandis que la noblesse considère encore avec distance cette jeune parvenue. Les destinées extravagantes ne sont pas étrangères toutefois à la lignée de Zeynab. Descendante d'une famille pratiquement ininterrompue de pillards du désert et de brigands à poigne, on raconte que la shaï est l'arrière-petite-fille du grand Khalid, dont la bande de coupe-jarret faisait autrefois trembler les caravanes et les pèlerins du nord au sud et d'est en ouest du désert rouge. L'histoire toutefois est régulièrement remise en question car tout le monde sait que le grand Khalid était un géant à peau rouge et à cheveux de feu d'au moins deux mètres de haut et que son cimeterre, qui nécessitait deux hommes pour être soulevé, pouvait trancher le son lui-même. Ce qui est certain, c'est que la lignée marchande de la famille ne commence qu'avec Zak, jeune shaï plein de fougue et de roublardise dont on raconte qu'il parvint à faire fortune dans la capitale avec pour tout bien au départ, qu'un tapis volant et une lampe à huile.
  19. Les Sphinx du désert "Surnom donné aux enfants de la famille Daash" "La paix est une illusion. Le sang se répand plus vite que le grain de sable porté par le vent. C'est pour cela que vous devez apprendre à vous battre. Notre patronyme a traversé les âges depuis l'ascension de l’Éveillé. Nos ennemis sont innombrables et invisibles. Et toujours, il devra rencontrer votre acier. Lance, mots, beauté, magie. Excellez dans l'un. Soyez bon dans les autres et vous mériterez mon nom." Discours de Valim Daash à ses filles, dès leurs quatre ans. Présentation générale Au sein du Lignage Daash, être né bâtard ou non, fille ou garçon n'a aucune importance. L'éducation est la même. Les punitions sont infligées pour les fautes. Les récompenses sont octroyés pour le mérite. C'est une tradition où la sévérité du chef de famille est indispensable. Il doit leur apprendre la culture générale et les quatre piliers de l'enseignement : Lance, mots, beauté, magie. De quatre ans à huit ans, c'est la lecture, l'écriture, la poésie, le vocabulaire et le calcul. Très tôt, leurs esprits doivent s'élever. Viens ensuite une période mixant l'entrainement physique puis l'apprentissage de l'histoire et de la culture. Valim n'hésitait pas a envoyer la plus accomplis de ses filles faire le tour de Valencia au trot et en récitant une leçon sur les Anciens Rois. Ce n'est qu'à 10 ans que l'enfant choisit l'un des piliers pour s'immerger dans la philosophie de ce dernier. Il ne délaisse en aucun cas les autres. Chaque enfant à un enseignement dans chacun des piliers. Quand l'heure viens, une épreuve leur est imposée. Que ce soit un voyage initiatique, ou rendre justice sur un homme mauvais, il est nécessaire de l'accomplir pour porter le surnom et titre "Sphinx du Désert". Les filles Daash : Nombre : 4 Places octroyées. Offre close
  20. [...] Je sentais son regard sur moi, lourd et oppressant, ses yeux sombres et insensibles me jaugeant du regard comme si je n'avais été pour lui qu'un vulgaire morceau de viande dans son repas. Mes poignets étaient si étroitement ferrés que je sentais les extrémités de mes appendices s'engourdir, et sous mes genoux à nu, le sol de marbre semblait simplement glacer malgré les températures arides du territoire Valencien. J'étais si amoindrie que je ne pouvais garder mon menton dressé, tout mon être charnel me pesait si lourd que je me sentais inexorablement attirée par les dalles, entièrement affaissée et affaiblie. Ma cage thoracique me brûlait, respirer était devenu un supplice, ma gorge était si sèche que j'aurais pu boire n'importe quoi, pourvu que j'en survive. Je n'avais jamais été en si mauvaise posture, aussi loin que mes souvenirs remontent, c'était la première fois que j'étais autant humiliée, que je n'étais plus capable de survivre par moi même. Cela faisait des heures, ou bien des jours, je ne sais plus, que je n'avais pas mangée quelque chose de consistant, ou avait pu m'abreuvrer. J'étais nue et enchaînée, et mon oncle me fixait avec le plus profond des mépris pour tout ce qui pouvait composer ma simple existence. Au nom et yeux d'Aal, je n'étais qu'une impie, une impure, un produit de la plus simple des hérésies, de celles que l'on destine aux flammes ou à la servitude. Je n'étais rien, et il était tout, dans cette grande salle froide et austère où il se permettait de trôner comme s'il avait été un roi, sous le seul prétexte qu'il était un grand marchand du vaste désert. J'étais si faible, si incapable, et si jeune encore. Après mon initiation, je pensais avoir connue le pire, avoir touchée du bout des doigts les pires volontés d'Aal envers ses infidèles. J'étais encore persuadée d'avoir connue l'enfer, mais je n'avais pas encore connue les hommes du clan Alrehas. Je n'avais pas encore connue la morsure du cuir, le désespoir de la pénombre ou pire s'il en était encore possible. J'avais vue ma paisible vie se détruire, se briser en milliers de morceaux comme si tout ce que j'avais été n'était qu'un morceau de porcelaine bon marché que le premier passant ce serait permis de jeter contre un mur, avant de marcher sur les restes pour le simple plaisir de me voir réduite à l'état de poussière. La haine des hommes est probablement ce qu'il y a de plus proche de l'enfer sur cette terre. Je n'avais alors que quinze ans, lorsque je l'ai découvert. [...]
  21. [...] Le sable sous mes pieds à nu virevoltait dans une danse mystique, alors que mon corps ne touchait plus le sol. Autour de moi, je sentais les volutes d'une fumée noire qui accompagnait mes mouvements, affichant aux yeux de tous ma condition de sorcière. Mon vêtement était déchiré en plusieurs endroits, et je sentais le long de mes jambes la sensation chaude de mon sang s'échappant de fines estafilades dans ma chair. Ma longue et indomptée chevelure de jais se laissait dresser par le souffle d'un vent de pouvoir, et mes iris turquoise allaient avec vitesse d'un opposant à l'autre tandis que je m'affublais d'un sourire mauvais. Ils étaient trois, et j'étais résolument seule pour les affronter. Le premier, armé d'une lance, s'élança sur moi avec rage, laissant échapper un hurlement de haine qui insuffla en moi une vague intense de plaisir, et à l'instant où sa pique fila droite vers mon cœur, je tordis mon corps dans un mouvement souple, décrivant une arabesque au dessus de lui pour me retrouver dans son dos. En l'espace de quelques secondes à peine, je retrouvais appui sur le sol, et ma chair se mêla aux obscures arcanes que je manipulais pour esquisser une propulsion vers l'avant. C'est dans un éclair de lueurs mauves et sombres que j'alla écraser ma paume de main contre sa nuque, le projetant en avant pour le voir chuter au sol. La chaleur d'une flamme frôlant ma joue me pris de surprise, et à peine eu-je le temps d'écarquiller les yeux et de reprendre ma concentration que je sentis la seconde venir. A nouveau, dans un pivot de danseuse, j'esquiva, joignant mes mains en direction du ciel. Le magicien observa l'instant de danse avec circonspection, et tandis que je me tournais face à lui, et que mes bras s'écartaient pour esquisser une révérence provocatrice, il fît craqueler le sol sous mes pieds et je sentis de minces colonnes de flammes s'en échapper. Mise à mal, je m'élança vers l'avant pour échapper au brasier, dans un nouveau saut rotatif durant lequel je révélais mon jeu acrobatique. Le froid du métal vint percer ma cuisse gauche à mon atterrissage, et par la force des choses, j'ai été forcée de plier le genou jusqu'au sol dans une plainte laconique. La troisième combattante avait profitée des diversions de ses camarades pour arriver à ma portée, et elle me tenait désormais prisonnière de son arme, me forçant à retourner au sol. Je sentis alors en moi une nouvelle vague de plaisir reprendre le dessus, et la douleur s'en estompa comme si elle n'avait jamais eu lieu d'être. La volonté de survie et le plaisir de la bataille m'enivrant, je trouva les forces nécessaire à me relever, ce qui n'aura pas manqué à l'instant de faire vibrer les lèvres de la demoiselle du désert qui semblait tout bonnement horrifiée d'avoir à m'affronter. Mais à nouveau, ma chair se vit percer à l'opposé de mon corps, plantant mon mollet dans le sable, tandis que le guerrier tantôt repoussé m'offrait désormais son plus brave sourire malsain, penché de tout son poids sur sa lance. La douleur fût si foudroyante que j'ai souvenir d'avoir criée ma plainte avec force, et que mon corps entier s'en était paralysé après que j'eusse fait trouver le sol à mon front et mes mains. Tout mes muscles se crispèrent sous la douleur, et je mordais ma langue avec tant de véhémence que je jurerais l'avoir ouverte, ce qui expliquerait l'intense goût de cuivre qui prit place au sein de ma bouche. Mon regard se releva à travers les mèches de mes cheveux pour observer le mage qui approchait en marmonnant un sort, une flamme grandissant de plus en plus au bout de son catalyseur, bien prêt à me porter le coup fatal. Je releva alors mon buste, et leva haut mon menton, prête à recevoir le dernier souffle d'Aal avec honneur. Et je me laissa porter par les énergies sombres. Comme plutôt lorsque je m'en étais servie pour me propulser, j'en fis usage cette fois pour renverser les deux lanciers dont les armes se brisèrent sous la vague d'énergie. Une fois sur pied, les bras largement écartés sur les côtés, le regard vengeur et assassin, je fixa le mage avec une colère profonde et cruelle. En moi, toutes les fibres de mon corps réclamaient le sang, réclamaient la victoire et le massacre. Je vibrais littéralement de bonheur et je ne parvins pas à m'empêcher de rire aux éclats, et si le mage n'avait pas choisi cet instant pour laisser partir la vague de flammes qu'il préparait, j'aurais sûrement eu du mal à retrouver ma pleine concentration. A nouveau, je me propulsais, et lui en faisait de même en sens inverse. Nous nous esquivions mutuellement, et nos pauses ne se firent que pour tenter un sort l'un sur l'autre. En sorcière accomplie, je laissais filer sur le magicien des vagues de force noire qui jaillissaient des paumes de mes mains tendues, et lui continuait à jouer avec les flammes. Le chaos pris part à la bataille, et tandis que je savourais le vent contre mon visage entre chaque téléportation, j'entendais les détonations résultants de nos attaques. Les rares arbres secs et autres verdures desséchés du désert s'embrasaient autour de nous, et moi je ricanais. Dans un étrange ballet de feu, de sang et de magie noire, nous poursuivîmes cette sublime danse l'un avec l'autre, et lorsque parfois, je parvenais à l'anticiper assez pour arriver à sa portée, j'écrasais alors sur lui toute la force de griffes arcaniques qui mettaient à mal sa longue robe et lui tirait un tic nerveux d'agacement. A chaque coup portée, je sentais mon énergie revenir en moi, régénérant mes forces par l'usage d'attaques de corps à corps, avant de disparaître de nouveau à l'écart. Je fis plusieurs bonds vers l'arrière, tandis qu'il en faisait de même face à moi, voyant bien que notre combat, ainsi mené, n'apporterait rien et qu'il nous serait impossible de nous démarquer. Nous nous jaugeâmes alors, le temps de quelques secondes seulement, avant que je ne tende mes mains en direction des deux lanciers sonnés, et que je n'aspire leurs forces pour les faire mienne, tandis que le magicien semblait peu à peu perdre en assurance et en combativité. A travers mon aveuglement sanguinaire, je parvins à déceler dans ses blessures que j'avais réussie à altérer sa santé durant l'une de mes charges, et que le moment opportun était venu de terminer ce combat. Tandis que mes avant-bras s'étaient entièrement enveloppés d'un épais brouillard noir, et qu'une boule d'énergie voletait autour de moi, je cherchais mon ouverture dans sa garde, et ne prêta qu'assez tard attention au sol, sur lequel s'était dessiné en un motif complexe ce que je devinais être un cercle d'incantation qui virait à l'orange vif. Les flammes en surgirent avec vitesse et colère, et je du reculer, disparaissant de son champ de vision derrière un mur embrasé. J'en profita alors pour incanter mon ultime sort, et traversant l'espace et le temps, une orbe chaotique traversant son champ de flammes pour venir le frapper de plein fouet. Il lâcha son catalyseur et son corps inerte alla trouver rudement le sol sablonneux du Désert. [...]
  22. [...] Après notre long voyage jusqu'en des terres dont j'ignorais l'existence dans ma prime jeunesse, ma mère me conduisit jusqu'à cette cascade, dont mes souvenirs restent intactes. En arrivant à son pied, et dans une longue inspiration, je laissa mon odorat s'envahir des embruns du lieu qui mêlait subtilement le sable chaud et la roche trempée en un ballet pour les sens. J'étais encore jeune en ce temps là, à peine adolescente, et j'ignorais encore ce qui m'attendait ici. Nous nous sommes assises face à la chute d'eau dont le bruit sourd et pénétrant devenait de plus en plus présent au sein de mon ouïe. J'observa ma mère se poster sur ses genoux, et croiser ses mains sur ses cuisses, avant de baisser calmement le chef tandis que ses paupières venait couvrir ses iris turquoises. Aussi inconfortable pouvait paraître cette position à même la roche, elle parvenait à la tenir avec grâce, se voilant des beautés du mystique. Il ne me fallût alors que peu de temps pour comprendre de l'imiter, et j'opta donc pour l'exacte même position en mêlant mes doigts juvéniles entre eux, éteignant les brasiers de mon regard pour m'occulter du sens du voir. Le jour n'en était qu'à ses premières lueurs et les températures étaient encore basses, je sentis mon corps se parcourir de frissons. Ma longue chevelure sombre tombait devant mon visage encore poupon et innocent, et je sentais une bise légère les faire se mouvoir, venant par instant caresser ma peau. Malgré la colère grondante des eaux se rencontrant face à moi, je ressentais comme une étrange sérénité à être là. Le temps défila, sans que je ne le sente trop passer, ne me concentrant que sur ma position à tenir, les fragrances qui m'enivrait, entre chaleur et jasmin, et la sensation de la pierre à vif sous la peau à nue de mes jambes. La première journée n'en fût pas si éprouvante, et si l'on omet le son de la chute d'eau que je sentais lentement prendre possession de mon esprit, rien ne semblait capable de me perturber. Au terme du jour, je n'avais ni mangée, ni bue, mais le manque ne s'était pas fait trop pressant, plus tard je comprendrais alors que les jeûnes que m'avait fait subir ma mère n'était pas tant par piété que pour me préparer à cette épreuve, rude pour le corps comme pour le mental. De nouveau, les frissons me prirent à la pointe de la nuit, et il me fallût lutter comme jamais je n'avais encore eu à le faire. Il m'était apparu limpide que tant que ma mère ne me l'avait pas ordonné, le moindre mouvement serait prohibé. Mes jeunes muscles secs s'en contractèrent, je me raidis à force de volonté, bandant en moi jusqu'à l'once de mes envies, redirigeant toutes mes pensées vers cette unique envie, ne plus bouger. Je sentis mon estomac se contracter, mes entrailles réprimer mes folies, et la fatigue s'insinuer dans chaque parcelle de ma chair, réclamant à mon corps un répit que je refusais. Je sentais le sang battre contre ma tempe, en une migraine qui s'était installée à force d'écouter ce torrent aqueux, dans des sonorités grondantes auxquelles mon conscient ne faisait plus attention. Je vibrais de souffrance, et d'exultation, je sentais mon âme se transcender, ne faisant qu'un avec mon corps, et je fus prise de surprise par les premiers rayons qui vinrent réchauffer mon enveloppe charnelle. Je me souviens bien qu'à cet instant, je n'arrivais plus à savoir depuis combien de temps j'étais ici, cela m'avait paru être une éternité, et pourtant ce n'était que la lutte d'une journée. A mes côtés, le bruissement des vêtements de mon aînée attirèrent soudain mon attention. Je sentis les lèvres de ma mère contre le haut de mon crâne, suivi d'un murmure, avant que ses pas feutrés ne s'éloignent. Plus que deux jours, m'avait-elle alors soufflé, laissant à comprendre que cette épreuve, je devrais la passer seule. Au zénith du second jour, la faim se fît plus violente, j'avais l'impression qu'une bête tentait de creuser l'intérieur de mon estomac, et la douleur en était insupportable. Mes muscles raides étaient devenus douloureux, je ne sentais qu'à peine mes jambes, et ma tête me pesait si lourd que je jurerais avoir priée à Aal qu'il vienne me l'ôter. Incandescente divinité omnisciente, je sentais son regard posé sur moi, me défiant de renoncer. Sa chaleur ardente me cuisait, je tremblais, je pleurais. Jamais alors je n'avais jusque là souhaiter ma propre mort, et la pensée me secoua comme le rude choc que provoquerait la collision de deux univers. Mes lèvres étaient sèches, ma gorge serrée, et j'avais encore pourtant le luxe de trouver l'eau pour que de fines larmes coulent le long de mes pommettes. Mon esprit s'était perdu dans les méandres de la folie, je m'en étais mise à haïr, haïr avec véhémence. J'en voulais à mon père de nous avoir abandonnées, j'en voulais à ma mère la douleur infligée, j'en voulais au monde entier, et si j'en avais eu la force ce jour là, j'aurais probablement balayée la moindre once de vie dans le périmètre. En tout cas, je le souhaitais, mais il était évident que je n'aurais pas eu même la force de me lever. Paralysée sur place, prise au piège d'un corps qui ne voulait plus se mouvoir, j'avais abandonnée mon corps à cet instant comme s'il n'avait été qu'une entrave à ma réussite. Il est fou, quand j'y pense, ce dont j'étais déjà capable à l'époque. Je m'étais littéralement scinder en deux, faisant abstraction des limites charnelles pour m'ouvrir entièrement à mon esprit, et j'avais été capable de puiser dans celui-ci jusqu'à la dernière lampée de volonté, par unique instinct de survie. C'est ainsi que l'on devient une bonne sorcière, après tout, en étant capable de bander sa volonté pour en faire une arme dévastatrice. L'aube du dernier jour se leva sur le corps à peine vivant d'une jeune Valencienne que la faim et la fatigue poussait dans ses derniers retranchements. Sous mes jambes, ma peau s'était fendue, je l'avais sentie lentement se déchirer, se craqueler et se tordre contre la pierre, jusqu'à ce qu'en infimes rigoles, s'échappent de mon corps quelques perles de mon sang. Je n'avais jamais rien connu d'aussi extrême, et j'ignorais même pourquoi j'en étais arrivée là. Mais dans mon orgueil grandissant, sentant sur moi le poids des attentes de ma mère, et l'intransigeance d'Aal, je m'étais refusée à l'idée de me soumettre. C'est avec cette énergie nouvelle que je me maintenais en vie, sentant jusque dans les tréfonds de mon âme qu'une force sombre et chaotique avait prise place, et tirant de cette capacité nouvelle toute la force brute nécessaire. J'avais oubliée la faim, la douleur, et j'avais même réussie à passer outre mes sens primaires. Ni le toucher, ni la vue, ni même l'ouïe, ne m'était plus à portée, j'étais partie bien trop loin en moi même, j'avais disparue de la surface de la terre. Je ne faisais plus qu'un avec les forces élémentaires chaotiques auxquels je m'étais ouverte. Cette dernière ruée vers le nirvana se fît sans que je n'en ressentisse les effets, et ce jusqu'à ce qu'à la dernière heure de ma première épreuve, je défaillisse. Arrivée à mes derniers retranchements, vidée de tout, purgée à vie, je me laissa chuter sur mon flanc, et fût accueilli dans les bras aimants de ma tendre maman. Aal soit loué, pour le don qu'il m'a accordé. Cette jeune fille que j'étais a défiée la vie, a embrassée la mort, et y gagna le don de la survie. [...]
  23. [...] Lorsque j'y repense, il m'avait été bien sot que de me croire supérieure au désert lui même, et si un jour l'on venait à me proposer de retenter pareille expérience, puis-je avoir le bon goût de refuser. Dès les premières heures du milieu du jour, je sentais les jointures de mon corps bouillir, me mouvoir était une torture. Ma peau, si belle, si douce, s'asséchait sous mes yeux, et j'aurais jurée l'entendre se craqueler dans une plainte interminable sous le moindre de mes mouvements. Aal puise-t-il un jour trouver la bonté de me pardonner, moi sa si impropre fidèle, dans mon orgueil j'ai voulue défier son pouvoir. Au centre de mon périple, dans cette épreuve que la vie a choisie de dresser devant moi, j'ai souvenir de mes pensées. J'ignore si la fièvre m'emportait, mais à force de marcher vers le néant même, le paysage devant moi se déformait pour qu'à mes yeux ne paraissent plus que les images du passé, s'accompagnant parfois des fragrances et des saveurs. Ainsi, devant moi, et sous mon regard perdu, je revoyais le visage de ma mère, douce mère, qui semblait n'avoir jamais vieillie. Elle avait cet air sévère, intransigeant, paraissant dans son éternelle trentaine. Elle dardait sur ma petitesse un regard satisfait, ses lèvres ourlées se déformant en une moue toujours hautaine qui faisait tout son charme. Je me souvenais de sa voix, lente et mesurée, d'une chaleur voluptueuse, je me souvenais de la sensation de ses baisers contre mon front, de ses bras autour de moi, de sa bienveillance naturelle envers sa seule merveille, de son parfum de jasmin ou encore, plus surprenant alors, du goût des repas qu'elle me préparait. Aal seul sait combien j'aurais aimée en cet instant de douleur, me loger dans ses bras, et m'abandonner pleinement à sa protection, mais il me fallait ne pas perdre la raison. J'étais seule, dans ce désert, résolument seule et abandonnée à moi même. Pourtant, cette étendue de sable sans fin ne s'avouait pas vaincu, et je sentais poser sur moi le regard d'Aal lui même, juge de mon existence, qui n'attendait que de me voir faillir face à sa punition pour mes péchés. Sa présence brûlante au dessus de moi m'écrasait, je sentais l'entièreté de mon être supplier à mon âme de me jeter au sol et de demander pardon, de prier de toutes nos forces pour la rédemption, d'avouer que nous abandonnions. Et tout ce temps durant, à lutter avec moi même, je continuais de me perdre en des visions toujours plus lointaines. Si lointaines. Je n'avais jamais repensée à mon père lorsque mon deuil en avait été fait, voilà bien plus d'une vingtaine d'années en arrière, pourtant je le voyais, il me fixait avec désapprobation. A dire vrai, cela n'aurait pas pu provoquer chez moi la surprise, ce regard il le maintenait. Il en avait toujours été ainsi. Plus jeune, j'ai souvenir que je l'aimais, malgré tout. Il m'apprenait, et j'avais soif de savoir, alors qu'importait qu'il soit exigeant, cela me plaisait. Ma mère l'était aussi, mais lui est parti. A ce songe, je vis son image disparaître, et je me retrouvais alors à nouveau seule dans ma traversée. Mon regard, je le sentis, se noircit alors. Le cœur aussi lourd que le corps, c'est dans les plus sombres de mes haines que je trouva ma force, et bientôt j'approcherais le royaume de Mediah alors, la tête haute, et la volonté raffermie. Aal soit loué, car il m'a accordé la survie. [...]