Rechercher dans la communauté

Affichage des résultats pour les étiquettes 'Calpheon'.

  • Rechercher par étiquettes

    Saisir les étiquettes en les séparant par une virgule.
  • Rechercher par auteur

Type du contenu


Forums

  • Général
    • Règlements & informations importantes
    • Actualités de Désert Noir
    • Actualités du jeu
  • L'Encyclopédie
    • L'Univers
    • Civilisations et société
  • Section roleplay
    • Récits de vie
    • Evénements
    • Territoire de Balenos
    • Territoire de Calpheon
    • Territoire de Kamasylve
    • Territoire de Mediah
    • Territoire de Serendia
    • Territoire de Valencia
    • Territoire de Dreighan
  • Section hors-roleplay
    • Présentations
    • Discussions
    • Guides
    • Questions et boîtes à idées
    • Le coin des artistes
  • Les Archives
    • Archives RP&HRP

Blogs

  • La Rôdeuse Noire - Fanfic Roleplay
  • LyriaBlog
  • Neya Holni
  • L'étourneau - Transport, livraison, écrivain public
  • Chroniques de Givre
  • Souffrances et perditions
  • L'édito de Colbert
  • Mémoires Vivantes
  • Oeil d'ocre
  • blogs_blog_7
  • Iseult Vethian
  • Registre des hautes lignées du Grand Royaume de Calpheon
  • Une ombre sur le monde - RP passés
  • Sorcière Valencienne - Chroniques et mythes.
  • Rêveries, histoires et réflexions.
  • Journal
  • Lliane
  • Errances d'un soldat désabusé
  • Contes et Mystères
  • Vaughan-eries et Caracole
  • Les Plumes d'anges
  • Le Corniaud - Scènes de vie
  • Journal intime de Myaka
  • Une ombre sur le monde - Histoire passée
  • Memorium I
  • Histoire d'un Soir...
  • Chevauchées Fantasques ~ Haine d'une Valencienne.
  • Les rêves du vent d'hier.
  • En quête de l'absolu
  • Rien ne se perd...
  • Contes et légendes d'ici et d'ailleurs. [RP]
  • Odomar
  • Le Mat.
  • Souvenirs d'un mercenaire
  • Mes Divagations
  • Par le pouvoir d'Elion, pour Calpheon, au nom des Van Areis.
  • Une vie, un lieu, une histoire
  • Journal de Mepheryne Malkèbre
  • Etude sur les mystérieuses créatures sauvages venues de l'Est
  • Troupeau de Mihrsahr
  • blogs_blog_53
  • Mémoires d'un Homme
  • à effacer
  • Grimoires de l'Eglise
  • Le Journal de Falka.
  • Journal d'Erland Vargen
  • In nome di Polipo ...
  • Le Journal de Betsy Keldrahir.
  • blogs_blog_74
  • A supprimer.
  • La Danse des Hommes Libres
  • [La Minette Curieuse]
  • Extraits des carnets de Ragasac.
  • Chroniques d'une folie de sang et d'ombres
  • Le salon de Soma.
  • Les Whitmore
  • Banque privée Greywolf
  • Les Fuyu (Fuyunohitobito : Les gens d'hiver)
  • Les Vivaces
  • Précieuse pierre des sables
  • Fhalaine
  • La Route, glorieuses et passables aventures d'un Alvaro.
  • Devoirs et Honneur, Raison et Sentiments, la Voie du Guerrier.
  • Pierre qui roule n'amasse pas Mouss
  • Écume de lune et attrape-rêves
  • [HRP HUMOUR] Galancia
  • Chronique d'une adolescence gachée
  • Un tandem en terre inconnue
  • L'Ombre en Chacun de Nous
  • Tribulations
  • Chroniques désespérées
  • Digressions métaphoriques et autres aléas
  • La Famille d'Arkier Del Penne
  • Le Mal et le Bien se complètent
  • Entre Calme et Chaos
  • Le château sans nom
  • Héritage
  • [Annelsy] L'histoire d'un Lys
  • Journal d'aventure de Bondoulfe de Keplan, Héros choisi d'Elion.
  • Les divagations d'Adelais Dextrad, aussi nommé Althius
  • T'sisra, entre sorcellerie et vagabondage.
  • Le Culte d'Hadum
  • Calyos Calypsoy
  • Barbara & Joanna Maseccini
  • Réflexions et songes d'un fou
  • A SUPPRIMER
  • Carnet de Thykiliarae
  • Les Carnets d'Elena
  • Épitaphe pour un profane.
  • Les Passions Étranglées
  • Itinéraire d'un enfant de putain..
  • Dérives en pleine mer
  • Le Carnet de Meryl Thel'vas.
  • Chroniques Caméléoniennes.
  • Un rhum, deux rhum, trois rhum, ...
  • Le P'tit Chenapaon - Memory moments
  • En proie aux démons
  • Les Lames éclairées par la Lune.
  • A travers ses yeux.
  • Journal Intime d'Elena [RP]
  • Aunrae : " Histoires et Carnets "
  • Carnet d'aventure
  • Le Lapidaire
  • Page blanche
  • In Folio
  • Essai
  • Aquilon et Candidum
  • Magie, Colocation et petites emmerdes..
  • The Heidel Post

Calendriers

  • Calendrier Roleplay

Catégories

  • Les Royaumes
  • L'univers de Black Desert
  • Le Roleplay
  • Trucs et astuces

Catégories

  • Les lieux
    • Capitales, villes et villages
    • Lieux notables
  • Les habitants
    • Classes
    • Personnages importants
    • Peuplades
  • Politique et religion
    • Factions
    • Religions et divinités
  • Divers et vie quotidienne

Catégories

  • Guildes de Calpheon
  • Guildes de Balenos
  • Guildes de Mediah
  • Guildes de Serendia
  • Guildes de Valencia
  • Guildes d'Haso
  • Guildes sans domiciliation
  • Communautés sauf guildes
  • Archives

Catégories

  • Quiz Roleplay
  • Quiz Hors Roleplay

100 résultats trouvés

  1. Portrait commissionné réalisé par Marcela Freire - Nom : De Valombre - Prénom : Diane - Race : Humaine - Date et lieu de naissance : Le 19 du dixième mois de l'an 260, Province de Calpheon - Constellation : Clé - Religion : Elionisme - Milieu social : Petite nobesse Sa famille fait partie de l'ancienne noblesse d'Epheria, elle s'est notamment illustrée dans la Marine de Trina, au sein de laquelle plusieurs générations d'hommes ont servi. Le plus notable et récent dans les mémoires est son grand père, Ernest de Valombre, qui obtint le prestigieux titre d'Amiral. Si son oncle a suivi les traces de son paternel, le père de Diane, Hector, s'est quant à lui lancé dans le commerce maritime avec un succès variable. Le siège de la compagnie (du nom de "La Rose des Vents", outre la signification maritime du terme, on y trouve également un renvoi vers le blason familial, lequel comporte une rose) se trouve également à Port Epheria. - Profession : Chevalier de Delphe, affectée au Premier corps de chevaux-légers - Allégeance : Ordre de Delphe, Calpheon - Lieu de résidence (hors périodes de mission): Epheria - Compétences et savoir-faire : Bonne cavalière, elle a été formée aux rudiments du combat monté. Du fait de sa formation militaire, elle possède une solide connaissance des armes à feu et manie le mousquet avec talent, bonne maîtrise du combat à l'épée (sa préférence va à l'espadon) même si sa spécialité demeure le tir. Connaissances de base en secourisme, elle sait prodiguer les premiers soins et stabiliser un blessé. Sa bonne éducation, sa maîtrise des codes sociaux et sa personnalité calme et posée l'ont souvent conduite à endosser un rôle de diplomate lors des missions et parfois même au sein de son unité. D'apparence, Diane est une femme qui paraît avoir entre vingt cinq et trente ans. De petite stature, elle ne doit guère faire plus d'un mètre soixante, elle est toutefois rehaussée de cinq bons centimètres par les talons de ses chaussures, et le chapeau à plumes qu'elle semble particulièrement affectionner peut également lui en conférer quelques uns de plus. En dépit de son petit gabarit, elle n'est toutefois pas dépourvue de courbes féminines, bien au contraire. Sa silhouette galbée, de type "sablier", est bien proportionnée, ni trop fine, ni trop ronde. Ses formes fermes et la musculature subtilement dessinée de ses bras donnent à penser que la jeune femme s'adonne à une activité physique régulière. Son visage aux traits anguleux et fins est encadré par une chevelure châtain lui arrivant au bas des omoplates, souple et légèrement ondulée, qu'elle laisse tomber sur ses épaules ou relève parfois en une queue de cheval d'où s'échappent deux longues mèches. Sa peau paraît lisse et douce, le grain de celle-ci ainsi que son teint de pêche, laissent deviner qu'elle a grandi dans un milieu privilégié, à l'abri des privations et des affres du climat. On ne pourra toutefois pas manquer la fine cicatrice, relativement récente au vu de sa couleur, qui barre le côté gauche de sa bouche aux lèvres pleines, venant gâter un tableau pourtant prometteur. Son corps est également marqué par d'autres stigmates, ceux-ci sont néanmoins dissimulés sous ses vêtements, tout comme un tatouage que peu ont eu l'occasion de voir. Son minois est éclairé par de grands yeux en amande dont les iris vert pâle sont cerclés et piquetés de brun fauve. Son maquillage est relativement léger, du fard brun pour mettre en valeur la couleur de son regard, du mascara, du khôl, et enfin un rouge à lèvres plus sombre que sa carnation naturelle pour ourler ses lèvres. Sa mise dépend naturellement des circonstances. Compte tenu de ses activités, elle n'a pas toujours le loisir de s'apprêter, bien qu'elle s'efforce de soigner un minimum son apparence. On pourra d'ailleurs noter un port naturellement altier, et une posture noble et droite, probablement renforcée par sa formation militaire. Cette apparente fierté, que l'on pourrait prendre (à tord ou à raison) pour de la condescendance, est tempérée par le regard vif et généralement bienveillant qu'elle pose sur ce qui l'entoure, et par le demi sourire qui se plaît à trôner fréquemment sur ses lèvres. De plus, elle se montre communément aimable et polie lorsque l'on s'adresse à elle. Ses vêtements sont de bonne qualité, souvent ajustés et près du corps pour lui permettre de se mouvoir sans entrave et de chevaucher. - Équipement : Lors de ses activités, elle est vêtue d'une armure de cuir brune, dotée de renforts métalliques par endroits. Ce type d'armure est plus commode et plus discret. Elle est équipée d'une épée bâtarde, d'une dague, et d'un mousquet très bien entretenu. Elle porte également deux sacoches à sa ceinture dont le contenu varie selon les circonstances.
  2. Présentation physique : Dotée d'une vingtaine d'années, Aliënor s'attribue les traits classiques d'une femme occidentale. Elle possède également un physique élancé et fin, voire gracieux, qui trahissent rapidement sa sphère d'appartenance. C'est un peau délicate et légèrement hâlée, qui finissent par montrer que cette demoiselle ne connaît rien du travail laborieux du monde paysan ainsi que les inconfortables conditions qu'ont à subir ceux-ci, loin d'un bon bain parfumé de sels auquel doit être habituée la jeune femme. Sa chevelure blonde soigneusement entretenue est d'une couleur éclatante, permettent d'affirmer son caractère. Tandis que ses yeux bleus clairs vifs adoucissent son visage aux traits affinés. C'est quelques nuances de maquillages qui viennent peaufiner le minois, confirmant alors toute l'élégance et le chic, que doit porter une femme de son rang. C'est à dire : "Noble". Ensuite, Aliënor aime porter des tenues légères, avec du style et surtout confortable. Le bleu et le blanc reviennent très souvent dans son code de couleur vestimentaire. Histoire : D'abord élevée à Calphéon avec son père Guillaume et son grand frère Armaury qu'elle affection beaucoup, l'enfant de cette époque reçue les premières éducations de la noblesse ainsi que l'éthique d'une jeune fille dans la société aux égards de sa classe. Cependant, Aliënor dû abandonner son havre idyllique du jour au lendemain. En effet son paternel cumulant échec après échec dans ses entreprises, finit par s'adonner à la boisson et aux jeux avant de porter un coup décisif à sa famille qui dû vendre bons nombres de leurs terres et mettre en hypothèque leur maison adorée. Un coup du destin voulu qu'une famille commerçante de Balenos assez fortunée, désirait marier leur fille unique à un noble Calphéen afin de conforter leur statut social auprès de leurs confrères bourgeois et assurer ainsi une descendance de lignée distinguée. En contrepartie, Guillaume le père de la famille, recevait en retour une dot importante qui pourrait rembourser une large partie de ses dettes jusqu'alors cumulées. Permettant ainsi à la famille Paelloti de se relever de leur dénuement temporaire. Cependant, par la volonté d'Elion et au grand dam de la famille bourgeoise Balénosienne, aucun héritier ne se manifesta à l'horizon. Leur fille était stérile. A ce malheur se profila un autre, l'âge les rattrapaient et ils savaient que tôt ou tard, Guillaume devrait hériter de leurs possessions. Au final, leur gendre s'était manifesté inefficace comme incompétent, et la somme qu'ils lui avaient donné pour rembourser ses dettes fut déboursée dans d'autres jeux et d'autant plus de boissons. Continuant ainsi à creuser astronomiquement ses redevances. A cette époque, la liaison entre Aliënor et Amaury son grand frère fusionna en un lien puissant, permettant de faire face aux changements d'humeur de leur père, devenu de plus violent contre sa famille. Alors qu'à cet instant-là les parents de sa nouvelle femme décédèrent successivement au cours de la même période. Laissant ainsi leur fille triste de chagrin succomber d'une maladie pourtant bénigne d'apparence, un an plus tard. Par un miraculeux de pouce, alors que tout était voué à l'échec, Guillaume subit un lourd infarctus qui l'handicapa à vie. Désormais inapte, ses enfants devinrent alors les héritiers des propriétés commerciales de leur belle-famille récemment décédée. La chance voulu que tout ne fut pas encore vendu pour subvenir à leur besoin et que cela puisse continuer à les alimenter. Toutefois, la dette restait à éponger et le chiffre indiqué sur les ardoises avait continué à amplifier. La famille Paelloti risquait de s'éteindre à tout instant. Aliënor et Armaury se convint ensemble de renouer les contacts avec les membres de leur famille du même sang, laissés derrière eux à Calphéon. C'est leur oncle qui accepta finalement à les rencontrer et écouter leurs propositions. On ne sait exactement quel accord entre un des piliers de la noblesse Calphéenne et de cette nouvelle engeance dégradante de Balenos fut passé entre eux, mais désormais les Paelloti semble pouvoir respirer encore un peu. Il se murmure que désormais la soeur et son frère doivent faire route à part, chacun devant accomplir leur propre rôle a pour le mieux, afin d'espérer un jour revoir leur maison d'enfance abandonné derrière eux. Identité : Nom : Paelloti. Prénom : Aliënor. Age apparent : Autour des vingt-cinq ans. Ethnie : Humaine. Professions : Représentante légale du commerce Paelloti à Balenos, Négociatrice mercantile des produits appartenant légitimement aux propriétés Paelloti. (D'autres à découvrir) Situation civile : Célibataire. Classe sociale : Noble/Bourgeoise. Résidence : Propriétés Paelloti (Balenos) Signes distinctif : Cheveux blonds clair, yeux bleus vifs, couleurs vestimentaires bleu et blanc. Allégeance : (A découvrir) Aime : Le soleil, la plage, les ballades, les fleurs, la musique, la civilité... N'aime pas : Les malotrus, la saleté, la couleur verte, les mensonges, les petits insectes... Aliënor aujourd'hui : Après la discussion avec son oncle et le départ douloureux de son frère, Aliënor reprend en main son destin toute seule. Bien que la nouvelle aide reçue permette un nouvel élan dans les activités lucratives de la famille Paelloti, ceci ne semble qu'à durée éphémère. Sans perdre un instant, la jeune demoiselle doit désormais faire face au monde afin d'assurer un retour généreux et des alliances sûres qui assureront un retour en règle parmi les aristocrates à Calphéon. Il faut commencer par user des points forts de la famille, et ceux-ci concernent principalement les ressources primaires et de luxes tirées des investissements obtenus par les nouveaux propriétaires Paelloti. De nombreuses personnes pourraient souhaiter en acquérir, et il faut pour cela trouver des partenaires durables mais aussi de confiances. Après tout, l'argent n'est-il pas le nerf de la guerre ? C'est ainsi que débute l'aventure d'Aliënor décidait à se rendre dans chaque ville de l'Occident et plus loin encore si il le faut pour accomplir son dessein. En mars 288.
  3. Occultiste ○ Adroite ○ FureteuseChercheuse ○ Garde-secrets ○ CollectionneuseFille a problèmes ○ Humaine Cheveux : Peau : Yeux : Sexe : ♀ Foi : Allégeance : Clergé Élionien.
  4. Onofrio Cortesi [Onofrio Tancredi Cortesi d'Avelino, Capitaine du Premier corps de chevaux-légers de l'Ordre des Saints Chevaliers de Delphe] Second fils de Lorenzo Cortesi Date de naissance: 26 Clef 260 Sexe: Mâle Allégeance: Calphéon. Croyance: Elioniste Constellation: la Clef-Le Marteau Héraldique Physique Grand brun aux yeux très sombres à l'air sévère et d'une mauvaise humeur quasi constante aimable et avenant, contrairement à son grand frère. Souriant voir moqueur. Il multiplie les cicatrices et les traces de combats violents. Excellent cavalier son corps a été modelé par les exercices équestres, l'escrimes, la chasse et les innombrables bagarres entres frères. Psychologie Têtu, impulsif, colérique. Aimable, avenant, un brin charmeur. Possessions reconnues Grand amateur de chevaux d'exception il en possède plusieurs: un étalon calphéonien gris, dit "Caravaggio", un étalon calphéonien à la robe blanche,dit "Gentileschi", un bel étalon calpéhonien cremello, dit "Cesare" et un robuste étalon médien palomino tobiano, dit"Donna". Le haras Santa Godiva et son troupeau. Possessions personnelles Armement Occupations - Capitaine des chevaliers de Delphe, ancien soldat de l'Ordre de l'Etoile Blanche. - Capitaine du premier corps de chevau-légers des chevaliers de Delphe. Thèmes
  5. Portrait de Damiano Mercuri par Ignazio Belisario (Original : L'homme au gant de Titien) Nom : Mercuri Prénom : Damiano Sexe : Masculin Race : Humain Origine : Serendia - Domaine Mercuri Situation familiale : Aîné de la fratrie Mercuri et chef de famille Âge : 30 ans, né le 19 juillet de l'an 257 sous le signe du Chariot Caste sociale : Bourgeoisie Allégeance : Serendia - Calpheon Foi : Culte d'Elion A 30 ans, Damiano est le premier né de Leandro et d'Ornella Mercuri, le frère de Benvolio et de Carmilla Mercuri et le cousin de Federico Mercuri ou encore Freddo, pour les intimes. Franc du collier, Damiano est sans conteste le fils de son père dont il a hérité la franchise et le sens des affaires. Depuis la mort de ce dernier c'est à lui que sont désormais confiés les rênes de la famille. Bien qu'il soit un fils de Serendia, l'aîné des Mercuri semble accueillir la République de Calpheon comme un mal nécessaire à l'économie de son pays. En effet, ce chef de famille, considéré comme nationaliste, tend à se défaire de l'étiquette que d'anciennes familles de Calpheon semblent vouloir lui attribuer.
  6. Portrait de Benvolio Mercuri par Ignazio Belisario (Original : Portrait d'un jeune homme par Angelo Di Cosimo Di Mariano, dit Agnolo Bronzino) Nom : Mercuri Prénom : Benvolio Sexe : Masculin Race : Humain Origine : Serendia - Domaine Mercuri Situation familiale : Second né de la fratrie Mercuri Âge : 28 ans, né le 01 mars de l'an 260 sous le signe du Chameau Caste sociale : Bourgeoisie Allégeance : Serendia - Calpheon Foi : Culte d'Elion Cet homme de 28 ans est le deuxième né de Leandro et d'Ornella Mercuri, le frère de Damiano et de Carmilla Mercuri et le cousin de Federico Mercuri, ou encore Freddo, pour les intimes. Assez discret, on le dit propriétaire d'une auberge en Calpheon, offrant, en plus du couvert et du logis, des services particuliers aux mercenaires de la région. Ce choix d'ouvrir son établissement ailleurs qu'en Serendia et surtout en Calpheon peut en surprendre plus d'un et pourtant, le propriétaire des lieux, lui, estime qu'il s'agit d'un risque calculé. En effet, le jeune homme, considéré comme nationaliste, semble œuvrer dans le sens de la République mais peut-être n'est-ce donc là qu'un moyen détourné de surveiller un ennemi ? Pour autant que l'on sache et ce depuis son aménagement en Calpheon le négociant ne semble pas entraver les affaires de la République.
  7. Elena SNYDER Identité: Nom de Jeune fille: SNYDER Nom d’usage: BELLONE Prénom: Elena Surnom: ( personne ne lui en a donné un ) Sexe: Féminin Âge: 20 ans , née le 26 dragon noir 268 Lieu de naissance: Calphéon Formation / Education: Sainte Faculté ( Retirer par son pere a l'aube de ses 19 ans ) Profession: Aucune Guilde: Aucune Allégeance: Aucune Père: Théodor Snyder Mère: Alexandra Snyder ( DE BELLIS ) Frere: Valerian Snyder Présentation physique: Elena... Elena, comment dire. Cette jeune fille est la candeur ; La timidité ; la Fragilité... incarné. Ce qui pourrai rapidement donner le sentiment qu'elle a besoin de protection. Sa chevelure rousse naturelle et toujours bien coiffée encadre son visage harmonieux mettant en valeurs ses yeux vert, dont l'un est souvent caché par une longue frange. Ces dernier pétillent de malice et de curiosité. Parfois, il arrive qu'ils s'assombrissent, signe d'orage pour celui ou celle qui titillera sa patience. Sa silhouette reste gracile et proportionnée. Ses lèvres dessinent souvent un petit sourire espiègle. Histoire de votre personnage: " AMOURS, GLOIRES ET MENSONGES" "je vie dans un monde de mensonges et de manigances plus glauque les unes que les autres. J'ai été confiée aux bon soin de la faculté dés mon plus jeune age. Ce qui, Elion soit loué, m'a permis de rester préservée de toutes ces machinations. Je déteste le mensonge... Je m'appelle Elena... je suis une fille de noble. Pour une raison que j'ignore, il y a comme un froid. Que dis-je un froid... je crois que le mots n'est, semble-t-il, pas suffisamment fort. Probablement une histoire d'argents... de pouvoirs le tout saupoudré de rancœur et de jalousie. Enfin, je suppose... Avec les autres branches de la famille... Encore que du coté de ma mère, ça va. Non... le problème viens surtout de la famille de la branche a mon père . Et je préfère ne pas connaitre la raison de cette discorde glacial... polaire... Pour planter le décors, je vous conseil de prendre des notes... quoi que... même après en avoir pris, je ne suis toujours pas plus éclairée sur la situation familiale. Ma famille est noble et fortuné. Non pas grâce a leurs privilèges, mais grâce à leurs activités commercial. Clairement pas en tête de liste des grande familles nobles qui dilapident des fortunes pour des fêtes somptueuses et souvent futiles, les Snyder sont toutefois les créanciers de plusieurs d'entre elles. Avancer des fonds pour qu'elles puissent éviter de perdre la face devant les autres est l'une des activités lucratives de mon père... Ce dernier aurait passé un accord avec une famille noble qui prévoit que j'épouse le premier fils de cette dernière une fois sortie de la faculté. Parallèlement, mon frère Valerian, qui devait reprends le flambeau de père a disparu du côté de Heidel. Mon père accuse une famille rival d'être à l'origine de sa disparition. D'autre prétendent que mon frère à refuser d'épouser la fille de la famille a qui je dois être unis. Et que c'est pour cela que que mon mariage n'a pas encore eu lieu. Mais encore une fois, comment savoir si cela à un fond de vérité ou pas du tout... ma famille étant en quelque sorte... des champions toutes catégories du mensonge ; de la désinformation ; de la propagande de déstabilisations... et ses détracteurs ne sont pas en reste non plus. Bref.... il est aisé de comprendre qu'il m'est et sera probablement impossible de démêler le vrai du faux dans ce contexte...Mon père, même si derrière ses airs impassible et froid, bats un cœur affectueux, cache une blessure dont il se garde de me parler. J'ai toujours l'impression que lorsqu'il me regarde quand il pense que je ne le remarque pas, Il me regarde avec fierté et amour. J'ai appris avec le temps, que toutes les vérités ne sont pas forcement bonne a connaitre... Et si mes parents me cachent quelque chose, c'est certainement pour me préserver. Pour me protéger... Parfois, il est mieux de vivre dans un doux mensonge que dans une dure et brutal vérité... J'aime mes parents, ma famille et comme je n'ai pas envie de me fâcher avec mon père. Blesser ma mère... ou faire du tord à la famille en donnant du crédit aux propos et rumeurs. Je me contente d'être la fille qu'ils attendent que je sois. Une jeune fille bien éduqué. Courtoises, sachant se tenir et faire bonne impression... Même si je veux pouvoir épouser celui que j'aurai choisi... mais je crains que pour le bien de la famille... je devrai me plier au choix de mon père... j'espère juste que son choix se portera sur une personne que je pourrai apprendre a aimer avec le temps.... maintenant que je suis sortie de la sainte faculté, je vais avoir un peu plus de liberté quand à mes déplacements et tenter de retrouver la trace de Valerian. Ne serait-ce que pour savoir si il est toujours de ce monde ou si ce n'est plus le cas, permettre à mes parents et surtout mère, de faire un deuil. Pour l'heure, je vais me contenter d’être " Elena Snyder " jeune femme découvrant le monde...
  8. Carmilla Mercuri Nom : Mercuri Prénom : Carmilla Sexe : Féminin Race : Humaine Origine : Serendia – Domaine Mercuri Situation familiale : Benjamine de la famille Mercuri Âge : 22 ans (née le 14 février de l'an 266, sous le signe du Géant) Milieu social : Bourgeoisie Allégeance : Calphéon - Serendia Religion : Fervente d'Elion La jeune sœur de la famille Mercuri n'a jamais fait de vagues pour autant qu'on le sache, très pieuse tout comme sa mère, elle ne loupe aucune messe. Sa seule extravagance réside en sa passion pour la chasse, notamment montée, ainsi que les armes y afférant. Elle se montre toujours flanquée de son fidèle limier. Selon la rumeur le domaine familial regorge de nombreux trophées dont une part lui revient plus souvent qu'à son tour. Un tableau de la jeune Mercuri trône dans le bureau de son frère, Damiano, signé de la main de Leordo Dias. Cette dernière apparaît drappée dans sa robe aux couleurs douces. Son teint diaphane et ses traits délicats sont agréablement mis en valeur sur un fond sombre. Dans le style clair-obscur si cher au peintre Leordo Dias.
  9. Amalia Viridiana Cortesi d'Avelino Cette jeune femme nommée Amalia Viridiana n'est autre que l'unique sœur de la fratrie Cortesi d'Avelino. Puisant ses origines dans les temps immémoriaux de République et Monarchie, cette calphéonienne est dévouée au célibat et n'aspire pas à trouver le bon époux pour l'heure, ce à quoi ses frères s'accordent. Élioniste de confession, c'est au sortir de la Sainte Faculté que cette Valkyrie de vingt-trois ans songe à intégrer l'Ordre des Chevaliers de Trina. Encore idéaliste, elle apprend studieusement à manipuler les rouages politiques dans lesquels sa famille la plonge malgré elle. Quatrième née, seul un coup du sort pourrait lui ouvrir les voies d'un matriarcat au sein de sa maison, si bien qu'elle n'aspire pas à renverser le pouvoir en place. C'est avec investissement qu'Amalia tâche d'intégrer l'art du commerce et du tissage qui font aussi la fierté et le profit de son nom, lorsqu'il ne s'agit pas d'étudier les finances de la banque Cortesi, prenant part dans cette entreprise en tant qu'agent d'exécution chargé de rappeler leurs débiteurs à l'ordre. Il est impossible de nier son appartenance aux Cortesi lorsque l'on constate qu'elle porte les traits de son aîné le plus vieux. Une chevelure d'un noir de jais, une forte structure osseuse, des iris céladon et une mine austère sont ses principales caractéristiques. Ce à quoi se couplent d'autres spécificités plus féminines et héritées de leur mère : un visage allongé, des lèvres charnues, une stature plutôt fine quoiqu'elle soit travaillée par ses entraînements quotidiens. La jeune sœur n'est pas très pulpeuse, d'une corpulence plutôt sèche et d'une taille plus que raisonnable pour une femme, elle se rehausse souvent d'escarpins. Au quotidien, Amalia revêt le tailleur, souvent blanc ou noir, ne laissant la couleur qu'à ses rares robes ou son armure de Valkyrie. Comme bien de ses consœurs, son allure respire la rigueur, ne se laissant pas aller à des postures suggestives ou relâchées hors de l'enceinte de ses appartements. Après tout, c'est d'un chevalier saint de Dieu dont il s'agit, et sa charge ne s'allège pas même lors de ses sommeils les plus profonds. On connaît peu le caractère de la sœur Cortesi. Fermée, peu expansive dans ses émotions, elle semble hermétique au monde qui l'entoure lorsqu'il ne s'agit pas d'adoucir une parole jugée trop incisive par quelque expression de circonstance. Elle est observatrice, se montre taciturne si l'on ne l'enjoint pas à s'exprimer, studieuse et persévérante, Amalia trouve sa sérénité dans l'étude et la lecture. Éventuellement, la situation dans laquelle elle se découvre la plus vivante est l'affrontement armé, à l'entraînement ou sur le terrain. Dotée d'une morale qu'elle remet parfois en question à mesure d'expériences hors de la Sainte Faculté, elle tâche d'agir avec justesse et droiture afin de rendre à la République et à l'Église l'honneur d'avoir été formée dans l'institut le plus réputé du territoire.
  10. Prologue. La pièce était sombre, emmurée de ses pierres grises et froides, où seul un rayon de soleil osait pénétrer de part une fenêtre hexagonale, pour mieux s'étendre et mourir sur le sol rocailleux. De silence et d'humilité, les prêtres priaient assis sur leurs bancs gris en cette semi pénombre, avant d'entamer les cantiques, comme chaque jour. Quand ce rituel liturgique fut brisé par le vacarme de cet envoyé de la dite Sérénissime. Cet ange dévoyé apportait-il la volonté de quelques puissants de Calpheon? Mais rien ne vint rompre la prière des moines, la seule réponse fut l'intervention de l'abbé qui prit soigneusement le pli avant de renvoyer le messager à ses royaumes. Ainsi comprit-il qu'il n'aurait ainsi nulle réponse. Et même lorsqu'il déclara bien haut et fort le destinataire, nul ne bougea, nul hocha ne serait-ce que la tête, nul ne laissa percevoir une once d’intérêt. Ainsi était la tradition des moines de l’évêché de Saint Benizio, défilé de robe aux tissus élimés bruns, retiré au monde et ses effervescences. Ces robes encapuchonnées racontaient bien d'autres histoires, que celle d'un monde à la perdition. Derrière ses portes noires existait une foi muette, personnelle, et paisible, où les dorures avaient laissé place à l'écriture, où la civilisation n'était plus qu'imposture. Et lorsque les Opus Dei furent exécutés, que les vêpres furent prononcés, les moines retournèrent à leurs occupations plus personnelles et la procession de prêtres repris alors, parmi l'obscurité de quelques cierges chancelants Certains se plongeaient dans la lecture, d'autres dans l'écriture et calligraphie, mais parmi cette foule de moines anonymes, il en était un qui n'avait guère bouger. Maintenant seul face à lui-même, avec pour seuls compagnons que ce muret abîmé dont chaque fissure lui était familière, et ses jours éternels. Il ne pouvait chasser la pensée d'un attrait pour ce message venu du monde, ce monde qui n'était qu'un désordre, aussi tonitruant, que...vivant. Les minutes étaient des heures tandis qu'il attendait la présence de l'abbé et la nuit était bien pleine, la chapelle emplie de candélabres et de feux sombres, lorsque le moine aperçu l'ombre s'élever sur la pierre comme la lune dans la ciel de nuit. -Vous vous êtes donné corps et âme à Elion. C'est ainsi que pour la première fois du jour fut brisé le silence des lieux tandis qu'une main maigrelette lui tendit le message. Une mise en garde sous couvert de quiétude, toujours avec retenue mais qui intrigua le religieux, et entre poussa déjà les portes de son abnégation. Car le dernier contact qu'il eut avec l’extérieur datait déjà de quelques bonnes années, d'un temps lointain fait d'armes et d'aciers, de combats et de bannières, de valeurs et de credo. Aujourd'hui tout cela n'était plus que souvenirs vaporeux, et parfois des rêves, interdits ou quelques cauchemars maudits osaient se rappeler à lui. Il s'efforçait d'oublier, son armure sale et usée, les paradis suivi des enfers, et tous ses vieux démons qui hantaient ses jours, c'était pour cette raison qu'il avait un jour tapé à la porte du monastère avec pour seule mémoire, un sac et quelques effets du passé. Mais oublier n'était pas chose aisée, et même si il avait trouvé la paix, l’âme pouvait elle guérir un jour ? Et alors que les mots défilaient sous son regard éthéré, ces même fantômes se réveillaient qu'avec plus d'ardeur pour hurler et invoquer leurs réminiscences, et fissurer les remparts de sa libation. Sa main ne trembla guère lorsqu'il déposa la lettre sur le bois lézardé, mais son cœur lui vacillait à voix basse. Il tourna la tête vers l'abbé, peut être cherchait-il quelques marques de soutien sur le visage érodé de l'abbé. -Elion est en chacun de nous et parfois nous met à l'épreuve Frère Lorizio. Et ce message en était-il une? Il avisa le papier reposant sur le banc comme la personnification de tout ce qu'il eut quitté. Son visage buriné ne laissa pourtant rien paraître de la cruelle flamme qui brûlait en sa conscience. -Ce n'est rien mon Père, rien du tout, n'ayez crainte. Répondit-il seulement avant de se redresser de sa large carrure. Mais l'abbé, de sa sagesse, n'était pas dupe et sentait bien la terrible mandibule injectée de poison qui s'agrippait au moine. Mais il ne dit rien, et le suivit du regard lorsque celui-ci se retira de la chapelle. Il remarqua néanmoins que le pli avait lui aussi disparu. Dans sa minuscule chambrette, le religieux à genoux, priait à côté du lit, mais ses mains croisées, aux veines turgescentes, trahissaient la tension qui l'animait et l'on pouvait entendre chaque inspiration et expiration tel le souffle d'un taureau. Tout cela faisait partis du passé, cette vie là n'était plus. Ses pensées fusaient avec autant de remords et de regrets, ce qu'il craignait. Et au milieu de ses évocations, il pria qu'avec plus d'ardeur comme si, cette obsécration exorciserait ses démons. Mais aussitôt, ses vieilles pensées telle une marée pleines de souvenirs, d'illusions et de promesses revenaient le tenailler. Furieusement, il se redressa et posa brusquement ses mains sur la petite table d'herborisme qui s'ébranla sous la pression musculeuse de l'ancien chevalier. Peut être que travailler le calmerait. Il s'affaira ainsi en macération, infusion et décoction. En qualité de moine médecin, il avait beaucoup appris, de ses frères et des plantes qui poussaient dans les marais en veillant toutefois à ne jamais franchir la frontière interdite de l'alchimie. Baumes et cataplasmes avaient ainsi remplacé glaive et pavois. Et aujourd'hui les huiles glissaient sur sa bienveillance plutôt que le sang sur sa colère. Œuvrer avait le bénéfice de réclamer sa concentration et les mots implorants disparurent de son esprit et le libérèrent de ce tourment. Lorsqu'il retrouva sérénité et quiétude, il ôta sa robe monastique et la plia soigneusement avant de se débarbouiller sommairement à l'eau fraîche puis il se décida à prendre un peu de repos avant que ne sonnent les matines. Mais la nuit est un domaine où le sommeil se fait putain, et lorsqu'il ferma les yeux, couché dans son modeste lit, elle déchaîna toutes ses pires langueurs. « ...Vous me voyez en cet écrit comme une pénitente... » Il se tourna sur le côté, s'enroulant brusquement dans le drap. Ils étaient si jeunes...Et lui se souvenait de son regard pudique derrière ses livres. « ...Hélas ce temps du bonheur est révolu... » Sa famille s'était retirée depuis le décès d'Athenaïs d'Estre, tant d'années eurent coulées comme un ruisseau vers un infini perdu. Il inspira et expira. Les silhouettes obscures suivaient le caveau, c'était là, le dernier souvenir qu'il avait de sa mère, cette boite noire qui avait dès lors remplacé son visage. Il se redressa subitement le buste en haletant, et laissa son regard divaguer parmi les ténèbres de sa chambrette. L'obscurité et le silence provoquèrent chez l'homme une profonde sensation de vertige et il se laissa retomber lourdement sur le lit. « ...Je ne me reconnais plus, je n'ai plus la force de lutter, s'il vous plaît... » Ces mots résonnaient d'une mélancolie pale, de ses sourires d'antan, des jardins sous le soleil, ces douces chaleurs de printemps, et les premiers frissons. Et le moine en réprima honteusement un, cette pensée le ramena au dégoût qu'il ressentait pour sa propre famille. -Je les hais...Murmura t'il pour se rassurer. Mensonge. « ...Mon frère se trouve atteint d'un mal dont aucun médecin n'a pu le guérir... » Il soupira alors puis se redressa en position assise, scrutant la faible lueur lunaire qui perçait discrètement à travers la meurtrière. Serrant les poings, il chercha de nouveau à chasser ces images de son esprit mais en vain...Elle avait appuyé pile là où il fallait, son sens de la justice, et à travers ce sentiment, son profond attachement pour « sa » République. -Je m'en remettrai à Elion, mais je ne peux pas. Et sur ces derniers mots, il se leva précipitamment, enfila chausses et robe monastique. Il se baissa pour attraper ce même vieux sac qui l'accompagna à son arrivée et le fourra de divers objets et fioles de premières nécessités, et lorsqu'il croisa son reflet sur la surface vitrée d'une fenêtre poussiéreuse, son regard s'éveillait de cette lueur impérieuse et chevaleresque que la vie monastique avait dès lors endormi . Il sorti de la chambre en silence, parcourant les couloirs tel un fantôme, ne souhaitant surtout pas croiser un de ces frères. Il traversa ensuite le cloître d'un pas rapide pour se diriger vers la lourde double porte et empoigna les épaisses poignées de bronze. Mais lorsqu'il tira dessus de toutes ses forces, les portes restèrent closes, fermées. Frère Lorizio laissa échapper un râle agacé. L'Abbé le savait, il s'en était douté. Il est bien malin pour un religieux, pensait-il avant d'aviser les alentours. Il y avait la citerne, si il réussissait à grimper à son sommet, il pourrait se hisser sur la toiture du cloître et franchir le mur qui le retenait à l'intérieur. Là haut, la lueur furtive d'une bougie brûlait derrière une fenêtre, et à travers cette fenêtre, le visage toujours placide de l'abbé. Leurs regards se croisèrent mais l'abbé ne laissa percevoir nulle émotion. Il hésita, mais au delà de ses vœux, et de l'Abbé, c'était une pluie de nouveaux remords qu'il craignait le plus. Et le moine s'élança alors, d'une ultime résolution, et s'accrocha aux charnières de la citerne jusqu'à se hisser en haut. Il chancela, puis tel un funambule avança prudemment avant d'aviser le dernier obstacle qui le séparait de Calpheon, la toiture était à, au moins, deux bons mètres de la citerne et il n'avait guère d'autres choix que de sauter. Il étudia la longueur...avec de l'élan, peut être. Il respira profondément et scruta une dernière fois le vide avant de reculer. Étrangement, il ressentait une excitation qui lui était plus que plaisante, un sentiment familier retrouvé, et il se surprit à sourire... avant de s'élancer. Il appuya sur ses pieds le plus fort possible et se jeta dans le vide...Pour se rattraper du bout des mains à la corniche en pierre. Son cœur lui donna l'impression d'exploser dans sa poitrine. C'était la marque de la peur, ce doux venin que ce monastère avait aussi enterré, et qu'il venait de profaner. Après un court instant à reprendre ses esprits, il se hissa sur la toiture et disparut, bien au delà des murailles du monastère. Quelques instants plus tard, le hennissement d'un cheval fendit le silence absolu des lieux, puis le martèlement hâtif du galop résonna jusqu'à travers les murs ivoires du cloître. L'abbaye Saint Benizio se découpait à travers le vêtement doré de l'aube, et Frère Lorizio était rongé de doute lorsqu'il jeta un dernier regard sur la bâtisse flanquée au bord des montagnes. Elle semblait toujours aussi imperturbable et hors du temps... -Il est trop tard...En route pour Calpheon.
  11. Famille : D'Armaniak Prénom: Arelate Terriciae Baux-Provenss Surnom: Arla ; Arles Sexe: Femme Âge: 21 Ans Lieu de naissance: Cité de Calpheon Profession: Noble ; Gérante d'un commerce Fermier Allégeance: Calpheon Physique Une silhouette féminine se dessinant sous vos yeux, l'on remarque alors une couleur claire prônant sur le haut de sa tête, des cheveux d'un blond commun, l'âge les ayant fait devenir plus sombres au fil des années. Alors que vous vous rapprochez de cette jeune femme, un visage semble se dessiner, celui-ci au teint pâle, des yeux bleus faisant surface derrière des cils et sourcils au coloris plus foncé. Plus bas, un nez allongé et plutôt droit, gardant son allure féminine et élancée, le tout finissant sur quelque-chose de plus volumineux sur sa fin, des lèvres rosées font alors apparition, celles-ci n'étant pas très larges elles ont quand-même le mérite d'être plutôt fines. Un corps jeune dessine alors l’entièreté de cette silhouette, élancé et d'un taille moyenne, le ventre ne semble pas avoir pris de masse, tout cela reste encore quelque-peu frêle. Ses jambes ne sont pas non-plus énormes, elles sont même plutôt maigres pour une jeune fille de son âge. Caractère De par son histoire, ainsi que ses relations, la jeune femme semble rester enfantine par moments, laissant libre-cours à son imagination et à sa gentillesse, rare sont ceux l'ayant aperçue de mauvaise humeur. Il semblerait qu'Arelate soit quelque-peu naïve, loin de tout bon sens vis-à-vis des inconnus qu'elle va alors rencontrer. Histoire Dans cette bâtisse avoisinant le pont menant au quartier des marchands vit alors depuis quelques-temps une famille de la noblesse de Calpheon, c'est dans ces murs que vivent trois enfants, dont cette jeune fille qui nous intéresse, alors la plus jeune de la portée d'un écart de 10 années avec l'aîné, elle ne connut que peu ceux qui l'avaient précédée, destinée à un avenir de connaissance à travers l'art et les ouvrages de la bibliothèque de Calpheon, Arelate n'avait guère le temps de s'épanouir comme d'autres le faisaient à son âge. C'est à l'aube de ses vingt ans qu'elle décida avec l'accord de ses parents de s'installer non-loin de la maison familiale afin de vaquer à des occupations typiques de la vie d'un Calpheonien, elle emménagea dans une résidence occupée par un subordonné de son père, hélas celui-ci finit sa vie dans la partie inférieure de la bâtisse et la jeune femme hérita ainsi des deux appartements qui constituaient le bâtiment. Afin de rendre service à ses parents, et dans son intérêt, la famille d'Armaniak lui offrit une ferme abandonnée plus au sud de Calpheon, c'est là-bas qu'elle débutera en tant que cheffe de commerce et partira à la recherche de différents ouvriers prêts à travailler pour une misère, elle trouva quelques bonnes poires à payer salement dans le quartier des bas-fonds de la ville, et les exploitera ensuite afin de faire quelques profits. Connaissances : Arelate possède plusieurs connaissances en Arts et en Plantes, ce sont les matières qu'elle a étudiées et qu'elle pourra développer durant une conversation ou un métier.
  12. Aeddan Henry de Sabran Information Nom : Sabran Prénom(s) : Aeddan, Henry Date de naissance : 20 Bouclier de l'an258 Origine : Calpheon Âge : 29 Taille : 2m 05 Poid : 96 kg Thème: https://www.youtube.com/watch?v=8ZidetTQjwI Fonction : Dirigeant de la maison de Sabran Lieu de naissance : Calpheon, demeure familial Profession :Dirige la maison Sabran, Chevalier, membre de la réserve des chevaliers de Trina Statut : En couple Devise : "Je vaincs l'adversité par la patience" Père : William, Guillaume de Sabran (décédé) Mére : Alessia, Alina de Sabran née di Valori (Décédée) QUALITÉS Patient Drôle Brave Curieux Altruiste Résilient DÉFAUTS Académique Caustique Arrogant Autoritaire Borné Calculateur APPARENCE La chose qui surprend le plus chez Aeddan, dans un premier temps, c'est sa taille colossale, marque des hommes de la famille Sabran depuis de nombreuses générations. Le chevalier atteint allègrement les deux mètre de haut, il arbore également, une carrure charpentée qui lui donne une allure imposante.Le Calpheonien dispose en outre d'un menton carré, appareillé d'une barbe taillée avec soin et d'une bouche bien dessinée qui vient parfaire ce portrait. Derrière son nez élancé et droit se profile des yeux perçants, vert avec des nuances de gris, surmontés de fin sourcils bien entretenus qui renforcent le regard noble du chevalier. Pour finir son front haut donne sur des cheveux d'un brin profond coiffés avec soin, toujours court pour favoriser le port du casque et du heaume.Tout dans la manière de se tenir d'Aeddan démontre sa parfaite éducation. Son maintien sans le moindre reproche ainsi que sa démarche assurée font que le Calpheonien en impose par sa stature, et il en joue, mais le plus souvent passivement, sans en faire l’étalage. CARACTÈRE Malgré une apparence travaillée, Aeddan intrigue par son calme impérial en toute circonstance. Le chevalier sait masquer ses émotions derrière un sourire affable. A l'écoute, diplomate, et sachant user convenablement de sa parole, le Calpheonien est doté d'une verve aussi tranchante que le fil de son épée. Le Varlet mesure chaque paroles avec sagesse et habilité tant il en connaît l'importance, la lame et l'éloquence faisant partie de son arsenal au sein de la ville sacrée d'Elion.En privé Aeddan conserve une grande attention envers ses proches privilégiant toujours le dialogue aux armes dans un premier temps. Il ne craint pas la colère ni même les joutes verbales. Dans ses mauvais jours, le chevalier pourra même se montrer inflexible et borné, peu nombreux sont ceux à pouvoir prétendre à une tempérance de sa personne. FAMILLE ET POLITIQUE La maison Sabran fais parti des plus anciennes famille noble de Calpheon, depuis toujours les Sabran servent dans l'armé avec une fidélité sans limite, au point de presque disparaitre à plusieurs reprise pendant les nombreuse batailles du royaume. Ses dernières années la très stable maison de Sabran a subit quelques bouleversements, généralement des plus traditionaliste, fervent partisan de la famille royale, cette ligne de conduite c'est vu perturbé lors de l'arriver aux fonctions du derniers seigneur en date, William de Sabran, les prises de position très progressistes de ce dernier ont fragilisé l'assise de la maison dans le quartier noble de la ville la rendant vulnérable, et s'attirant les foudres des partisans de la famille royale. Après plus de 60 ans à la tête de sa maison William de Sabran s'éteint devant la table de sa salle a manger, laissant sa famille fragilisée. Le nouveau chef de famille, son fils, Aeddan de Sabran, va avoir fort à faire pour ne pas voir s’éteindre son illustre famille. SES ARMES Epée : Manadh est une épée bâtarde, forgée en Kamasylvia a la demande de William de Sabran pour son fils, faite de Mythril par les soins des elfes, elle est une arme particulièrement redoutable, son nom signifierait destin dans la langue des esprits Bouclier : Le bouclier rouge d'Aeddan, est un cadeau du chevalier Altero di Valori à son écuyer qui était alors le jeune Aeddan de Sabran, le bouclier est frappé d'une rose noir, symbole de la famille di Valori, Altero était aussi l'oncle d'Aeddan.
  13. Là pour le coup, ce n'est pas moi qui recherche, mais qui vous propose. Vous êtes un(e) rôliste, et votre personnage n'a pas de toit où dormir et l'idée de passer une nuit dans un dortoir d'auberge vous écœure ? Ne cherchez pas plus loin, j'ai peut être se qu'il vous faut ! En effet, je meuble ici et là des petites maisonnettes pour personnages de classe moyenne à indigente. Mais pas que ! Je fais aussi dans la pièce de fonction de type "bureau". NOTA : n'hésitez pas un seul instant à mettre vos positions de petites ou grandes maisons pour les pauvres gens sans toit. o/ Voici les offres : HEIDEL Location d'un Studio à Heidel (1er étage 9.1). Hyper centre donnant sur rue passante, proche commodités tel que Relais Voyageur, Bureau Chimère, Asarabacca, le dispensaire, l'orfèvrerie d'Astore, l'Antre des fées, boucherie Keziah et la place du marché ! Tarif de la location : A la tête du client. De "bouchée de pain" à racket en règle. Calphéon Location de local professionnel (1er N°1.4 Quartier noble) pour tout dignitaire important comme mécène, noble, personnalité influente en tout genre, prince marchand, membre éminent d'une chaire universitaire. Situé dans le plus beau quartier de la ville vous pourrez profiter et faire profiter de toute la grandeur Calphéane et de sa force militaire et religieuse. Un plus pour toutes tractations. Sa position aux portes du centre décisionnel vous apportera importance et suffisance face à tout interlocuteur. Attention : veillez à vous munir d'un laisser passé en règle pour éviter toutes déboires avec la maréchaussée.
  14. Natess Elwenn Sabran Carte d'identité Nom: De Sabran Prénom : Natess Age : 26 ans Sexe : Féminin Statut : Célibataire Lieu de naissance : Calpheon Fonction : Valkyrie/Chevalier Poids : 1m82 Taille :77 kg Theme musical : Cliquez ici Portrait physique La valkyrie, Dame Natess de Sabran, est une beauté que l'on juge naturelle. Elle ne porte aucune réelle fantaisie, elle se contente d'un peu de maquillage et de quoi rougir ses lèvres. C’est une femme de guerre marquée par de nombreuses années au service du Kalis. Preuve de sa dévotion martiale, une petite cicatrice barres ses lèvres en diagonale. Elle en possède une autre un peu plus large au niveau de son ventre. L’un de ses atouts se trouve indéniablement dans sa chevelure noire d'ébène qui contraste avec un regard gris au reflet blanc dont la particularité n’a rien de naturel et tout de magique. Sous ses armures qu'elle porte fièrement, la jeune femme cache un corps au courbe charnue, généreusement féminine. Malgré cela, La Sabran se caractérise comme étant une femme d'action qui s'assume, loin de vouloir concurrencer les élégantes beauté de Calpheon. Portrait psychologique Caractérielle, exigeante, intraitable, froide. Natess est le type de femme constamment poussé par de fortes émotions. Contrainte d’écraser ces envies de liberté, comme on retient un cheval sauvage en captivité. Ses années au sein de la faculté l'ont pourtant rendue plus vigilante et un peu moins impulsive. Cela a eu, également, l’effet bénéfique de lui découvrir un véritable don : celui de la magie curative. Rebelle dans l’âme elle se fait ,avec le temps, beaucoup plus disciplinée et ces nombreux écart de jeunesse lui ont permis, petit à petit, d’avoir accès à un petit bout de sagesse. Aujourd’hui, on la reconnaît comme étant une guérisseuses émérite, la guerrière de Sabran s’applique à contrôler la lueur séculaire avec zèle et férocité. Si bien qu'il ne sera pas rare de la voir plus à l'aise en combat que lors d'un banquet. Pourtant, elle surprend par son habile grâce qui est le fruit d'une longue éducation à la sainte faculté. Natess est une élégante danseuse et son maintient est à la hauteur de son tempérament de feu. Pieuse, elle a développé une vision bien intime de sa propre foi, qu'elle voue évidemment, a Elion. Signe astrologique Description du Signe du marteau : Les Marteaux sont prudent, courageux et loyaux. Ils ont la particularité d'être moins nombreux que les autres signes et donc bien plus rare. Les individus nés sous le signe du marteau font preuve de coopération, d'entraide et dévotion. On peut leur reprocher d'être parfois trop impulsif, cette caractéristique étant l'un de leurs principal défaut. Compensé par un profond sens de la justice, respectant une certaine moral et rigueur qui leur est propre. Leur élément protecteur est le feu. (c) par elfyqchan pour Never-Utopia
  15. Nom : Blue Owl. Bien qu’il s’agisse plus d’un sobriquet que d’un vrai nom. Prénom : Aelita. Eugénie. Sexe : Féminin. Âge : 24ans, bien qu’on ait tendance à lui donner moins. Constellation : Hibou. Lieu de naissance : Inconnu. Race : Humaine. Profession(s) : Botaniste et coursier pour le compte de Kress, propriétaire de "La Chouette Impétueuse". Habitation : 7, Porte Est de Calphéon. Statut social : Bourgeoise. Statut marital : Célibataire. Particularités : Grande rêveuse. Affiche souvent un air détaché. Compétences : Ses émotions influent sur sa magie, aussi l’emploi-t-elle rarement. Affiliée à la foudre. « Marche-rêve », soit la capacité de manipuler ses propres rêves et de circuler quasi-librement dans ceux des autres. Excellente cavalière. Son physique : Son attitude : Ses relations : La Boutique :
  16. ▼ ▲ Nom : Maestriani Prénom : Alfus Sexe : ♂ Âge : 39 ans. ( Née le 16e jour du 4ème mois de l'année 258) Alignement : Neutre bon Constellation : Dragon Noir. Religion : Elion. Orientation : Hétérosexualité. Lieu de Naissance : République de Calphéon. Profession : Ethnographe et homme d'esprit. Travers : Curiosité malsaine, Vaniteux. Habitation : 1-6 Quartier des nobles de Calphéon. Classe sociale : Noblesse pré-républicaine. Signe particulier : Cicatrice sur le front, descendant jusqu'à sa joue gauche. Historique de celui-ci: Dès la proclamation de la fin de la guerre entre Heidel et Calpheon en l'an de grâce 278 du calendrier Elionien. Alfus entreprit de découvrir les terres qui bordaient les horizons, comme pour gager de la dureté des événements récents, il entreprit un voyage vers les terres qui jugeait méconnues : - [An 279 – Berserker à l'Elephant ] Étude de Mediah et ses environs. - [An 280 – Bouclier à Hibou Tréant] Etude du mode de vie de Valencia. - [An 281 – Aurige à Gobelin ] Retour à Valencia. - [An 282 – Berserker à Aurige] Expédition en Balenos. - [An 283 – Chameau à Elephant] Étude à Glish puis Heidel. - [An 284 à 286] Etude documenté sur les Elfes.
  17. Notes Acte XIII — La sciure et le tan.

    Trent & Behr ; 4ème et 5ème du Gobelin Un nouveau jour se lève, plus franc, plus sincère que celui qui avait péniblement filtré sous la toison touffue de la forêt de Kaia. Les bois équarris libéraient le village de la ténèbre oppressante de cet écrin d'émeraude, et les ouvriers à l'origine de cette clairière martelaient, sciaient, ponçaient les troncs, souches et autres branches de tréant qui constellaient tous les recoins de Trent. Il était l'heure de négocier les termes de notre potentiel contrat avec la République, et je me réveille sur ma paillasse, déjà dans l'idée que ce sera un fiasco. Parce qu'il s'agit des Di Castelli, bien trop prompts à s'enflammer sur les dires du premier venu, et que ma confiance en eux, déjà ridicule du fait que ce soit une famille noble de Calpheon, s'est tarie au jour où ils ont invoqué Trina pour m'arrêter sur de sordides affabulations d'un homme insatisfait. Nous sortons, et nous regroupons tous devant les deux énergumènes que la capitale nous a envoyés, nous installant sur quelques rondins abandonnés. Combien de temps cela a-t-il duré... ? Deux heures ? Cinq ? L'astre du jour est déjà à son zénith lorsque nous nous séparons, échaudés par les débats sans fin que j'ai instigués pour sécuriser clauses et paiement, bien trop méfiante des magouilles haut placées de qui me l'a déjà faite à l'envers. Nous nous séparons, retournons vaquer à nos occupations, d'ici deux jours, je dois me rendre à Calpheon pour signer ce que nous avons mis en place à condition d'avoir pu échanger avec un membre clef de l'affaire au préalable. Nous changeons de sujet, il nous reste un long chemin à parcourir pour rejoindre la capitale, si bien que nous ne nous attardons pas davantage ici, notant bien que la majeure partie des habitants a plutôt besoin de main d'œuvre que de main armée. C'est après un bon repas et surtout un verre de Sève de Tréant, l'alcool local, que nous allons libérer le bungalow loué pour la nuit et que nous remontons en selle. Il est temps de rallier Behr, ce village de chasseurs, trappeurs, tanneurs et autres revendeurs d'ivoire, perdu dans les confins de la forêt. Deux heures nous en séparent. Et durant ce trajet, la fatigue me harcèle, et me fait percevoir d'étranges bêtes volantes, et de hautes silhouettes parmi les arbres resserrés. Vue de l'esprit ou créatures réelles, mon esprit ne parvient pas à se fixer et distribue ses dernières énergies à chevaucher jusqu'à notre destination. «Question sur la source magique : impératif Fort Trina nécessaire ? Judicieux ?? » Nous avons tout juste le temps d'arriver que je m'en viens m'asseoir sur une roche. Je sombre dans un sommeil profond, presque instantané, épuisée par le rythme décalé que j'ai mené ces derniers jours avec mon tour de garde de l'autre côté de la montagne. Je ne me souviens de rien, de cette après-midi là, si ce n'est que nous avons touché terre vers seize heures... Je me réveille le lendemain, la matinée est déjà avancée. Un cabanon, quelques matelas au sol, du pain et de la nourriture sur une table basse, personne aux alentours. Mon instinct est en alerte, je n'ai aucune idée d'où je me trouve et si la porte qui me fait déjà face est verrouillée ou non. Qu'ai-je manqué ? La poignée se tourne, le loquet se déverrouille, et c'est une clarté diurne qui m'accueille au dehors, dans le ramdam des chasseurs traînant leurs carcasses de bêtes abattues et le battage des peaux. Au plus près de moi, des râteliers où une jeune femme accroche quelque renard. Elle me salue. Je reste pantoise un instant, peut-être honteuse d'avoir été tant sur mes gardes pour bien peu, et vexée d'être honteuse. Il n'y a guère grand chose à rapporter de cette journée, Rhazar m'a rejoint, nous avons longuement échangé sur les subtilités de notre métier qui semblait passionner la jeune Estrazsa. Il prendra d'ailleurs soin de lui prodiguer quelques conseils de base sur le maniement de sa lame, je ne suis moi-même pas bretteuse, et je me serais sans doute fourvoyée sur les indications à lui transmettre. Cela nous prendra une grande partie de la matinée, et je pensais déjà au trajet qui nous attendait encore, revenant sur nos pas jusqu'à Calpheon. Il était déjà temps, et je proposais à notre bienfaitrice de l'escorter jusqu'à la capitale pour qu'elle y prenne son envol. Bien trop peu expérimentée pour notre compagnie, l'idée ne me traversait pas un instant l'esprit de la garder avec nous. Nous sommes sur le départ, déjà. Et talonnons le flanc de nos montures, cap plein nord...
  18. Notes Acte XII — Qui sème le vent...

    Trent ; 3ème Gobelin L'aube se lève sur notre abri de fortune, enfin, si l'on peut se permettre de l'appeler aube tant le feuillage touffu éprouve les rayons de l'astre naissant. Dans ce simulacre d'aurore, mes yeux fatigués d'avoir tant veillé se ferment parfois d'eux-même au rythme des chutes de ma tête sur mes bras croisés. Bercée par le chant des ronflements et soupirs de mes camarades blessés, je n'avais guère d'autre spectacle à considérer que celui des flammes dansantes du brasero ayant laissé place depuis déjà de longues dizaines de minutes à un carnage de braises chaudes. Et Rhazar qui ne revient pas, l'idée de me retrouver coincée ici commence sensiblement à me nouer l'estomac. Cimbaeth se met à gronder de douleur en remuant, ce qui ne manque pas de le réveiller. Je m'approche à pas de velours et place ma paume contre son front pour m'assurer qu'il n'ait pas de fièvre. Nous échangeons quelques mots alors que j'inspecte ses plaies et y applique un baume gras pour empêcher sa peau de céder sous le peu de mouvement qu'il pourrait encore faire. Et c'est à l'instant où il se rendort après avoir grignoté quelques morceaux de viande séchée que je perçois le pas d'un destrier lancé à vive allure et ralentit sur la dalle du pont traversant le gué à nos côtés. Il est difficile de mettre un mot sur le sentiment qui m'a à la fois noué la gorge et soulagée. Mon compatriote valencien descend de son étalon, peinant à se mouvoir comme s'il avait subi la morsure des roues d'un wagon qui n'aurait cessé de l'écraser. S'il allait pourtant bien à première vue, à en croire son sourire et le fait qu'il dépose un baiser dans ma chevelure, un frisson terrible emprunte mon échine et me hérisse le poil. De ces sensations instinctives de survie, qui m'auraient presque donné envie de faire un pas en arrière. Mon partenaire vibre d'une force occulte décuplée, en dormance, mais ayant resserré son emprise néfaste sur sa conscience. Il nous faut dormir pourtant... car nous devons rejoindre la prochaine halte. «Deuxième stade ; surveiller son comportement Rencontrer l'accompagnatrice, lui poser des questions sur l'île Parasite occulte ? Pas de précédent d'une telle affaire ; soupçonne spores toxiques Veiller au rétablissement de C. et S. » Cimbaeth est étendu dans le chariot, ballotté comme un fagot de bois, plongé dans une transe profonde que je m'efforce de faire perdurer le long du trajet. Notre arrivée à Trent ne passe pas inaperçue, aussitôt les portes passées que nous sommes interrogés par les gardes de province. Rendue à l'auberge du village, je nous trouve une chambre à partager, dans l'espoir que nous puissions tous y passer la nuit ; je suis la plus en forme car n'ayant pas rencontré d'embûches récentes, si bien que je décide de léguer les places les plus confortables à mes camarades et de leur apporter, avec l'aide de Rhazar, un dîner digne de ce nom. Et un remontant. La Sève de Tréant coulait déjà dans nos veines lorsque nous nous mettons à chanter et frapper du talon pour battre la mesure. Cela me rappelle mes soirées à bord du Marid, ce navire corsaire qui m'avait portée sur les flots de bien des mers durant tant d'années... Mon partenaire s'égosille, rendu euphorique par quelque stratagème tabagique dont il a le secret, oubliant fort bien le mal lancinant qui rompt son flanc droit. Je ne peux m'empêcher d'y prêter attention, malgré le fait que nous nous amusons ; d'ailleurs, c'est bien l'une des seules fois où nous avons véritablement profité de nos haltes pour nous détendre depuis Port Epheria. Boogie, le compagnon canin de Serehne, se met à aboyer en direction de la porte. S'il a entendu quelque chose, nous autres continuons à chanter et jurer, sifflant verre sur verre jusqu'à l'ivresse salvatrice. Je restais encore sobre pour ma part, dans le cas où qui que ce soit réclame notre assistance. Ce qui que ce soit ne fut pas le bienvenu. Dans le claquement brutal de la porte sortant de ses gonds, m'apprêtant à danser, je me retourne et sens la pulpe de mes doigts se refermer sur la hampe de ma faux d'argent, dont la lame courtise déjà les silhouettes ennemies de ces gens de Calpheon venus nous chercher jusque dans ce fief reculé à la croisée des chemins. Une bombonne blonde et son molosse noir nous dévisagent, quémandant notre attention pour une affaire semblerait-il enfermée dans une pochette de cuir. Ni une ni deux, je leur claque le battant au nez et de rage d'avoir été interrompue, me réfugie suffisamment loin pour ne pas leur faire tâter de mes injures. Bien plus diplomate, il faut l'admettre, Cimbaeth s'exile en leur compagnie tandis que je dois quelques explications à mes deux autres collaborateurs quant à la façon dont nous nous sommes quittés, à notre départ de la capitale. Nous patientons pour son retour, et je ne comprends pas ce qui lui prend tant de temps alors qu'il suffit de refuser leur offre, quelle qu'elle soit. Une affaire du Parlement, qui pourrait nous rendre fichtrement riche. Cela se médite...
  19. Notes Acte XI — Fer blanc

    Calpheon -> Trent ; 2ème Gobelin Au rythme de notre galop soutenu, le sentier éclairé par la lanterne que je soutenais à bout de bras, nous nous enfonçons dans la forêt encerclant le lac Kaia comme une aigue-marine dans son écrin d'émeraude. Les premières dizaines de lieues sont encore placées sous les rayons nocturnes d'un astre d'argent, flamboyant de froideur, et constellant la surface de l'eau que nous longeons. Ses reflets martèlent l'équipement de nos destriers et frappe le cuir de nos armures en un éclat mat. L'atmosphère est au calme si l'on excepte le halètement de nos chevaux, l'écho de leurs fers harcelant le sol terreux et le concerto des insectes nocturnes venus accueillir notre passage dans un bruissement presque apaisant. Je repense à cet adolescent que nous avons rencontré à Calpheon, pour une obscure raison, je peine à me démettre son visage de l'esprit. Nous quittons les abords du lac pour nous enfoncer dans les bois sinistres d'une forêt qui couvre le ciel d'une chape de feuilles sombres, étouffant jusqu'à l'orchestre qui nous accompagnait jusqu'alors. Notre chevauchée dure, je ne saurais dire combien de temps ou de lieues se sont écoulées depuis que nous avons abandonné la clarté de Kaia pour ses épisodes les plus ténébreux, mais il se fait temps d'une pause méritée. Nous savions, avant même de laisser la capitale derrière nous, que nous allions camper sur le chemin car la route pour Trent était d'une longueur affolante. Le sentier bifurque, et je prends la décision d'emprunter cet affluent car ayant repéré quelques vestiges de campement depuis ma position — littérale — d'éclaireur. Un cabanon en partie éventré par la chute d'un arbre fait face à un autre plus en état, mais aussi plus en retrait. Chevaux attachés, le silence qui règne ici est pesant, et nous avons, je pense, tous un mauvais pressentiment. Il est impératif de faire une reconnaissance des lieux, si bien que nous nous séparons. Rhazar et moi nous enfonçons dans les bois après avoir entendu un grognement peu engageant, quant à Cimbaeth et Serehne, ils se décident à explorer les bungalows abandonnés, toute arme au clair. À cet instant, je ne sais ce qui advient au campement, mais soudain nous entendons un rugissement bestial et le choc de lourds objets contre quelque débris de bois qui craque, et nous mettons en branle pour le rallier au plus vite. «Surveiller cautérisation de C. Trent à des heures de route, prévenir qui ? Étranges créatures autour du camp. » À notre arrivée, et à la lueur de notre lanterne, nous apercevons un ours brun gigantesque paré à dévorer ce que je devine comme la jambe de l'un de mes camarades. Rhazar réagit et cherche à envoyer son poing dans la gueule de l'ours, ne serait-ce que pour l'en détourner. Mais le plantigrade est vif, et malgré le fait que j'agite ma torche pour l'énerver et l'attirer à moi, rien n'y fait. Repoussant le Valencien d'un coup de patte qui l'envoie voler quelques mètres plus loin, j'abandonne la lanterne au sol et incante quelque sort du bout des lèvres. Ce qui suivra semblera aussi vif et soudain que cette attaque sournoise : un coup de feu retentit, une gerbe de sang, d'os et de fourrure colore mon cuir et le tronc d'arbre mort à mes côtés, alors que d'une impulsion télékinésique, je repousse la bête assez brutalement pour qu'elle s'empale sur des planches brisées en fond de cabane. Un grondement sourd et agonisant, la retombée étouffée d'un corps inerte, et les râles cessent. Du moins, ceux de la bête. Car précipités à l'intérieur, nous notons l'état déplorable de nos deux alliés : Cimbaeth avait été grièvement touché au flanc par les griffes de cette atrocité, et projeté sur Serehne qui avait dû amortir un choc puissant en s'écrasant contre des escaliers. Meurtris, nous les menons à l'extérieur et procédons aux vérifications d'usage et soins d'urgence. Recoudre les griffures béantes et sanguinolentes de la bête m'apparaît impossible sans que mon patient de fortune ne meure, exsangue. Si bien qu'il me faut procéder à une cautérisation, certes un peu brutale, mais nécessaire. Ce procédé prendra quelques minutes, laissant à mon partenaire le temps de reprendre son souffle entre deux applications de la lame chauffée à blanc. J'ai l'estomac noué, la gorge serrée, à chaque fois que mes mains ensanglantées abîment un peu plus le cuir de mon acolyte, le brûlent et le martyrisent. Une telle douleur qui, à l'instant où j'appuie le fer sur la plus profonde des plaies, le fait tourner de l'œil et s'affaler sur la roche. D'un réflexe attentif, j'essaie de rattraper son imposante silhouette comme un corps mort, afin qu'il ne se blesse pas le crâne et reprend ma sale besogne. Il revient vite à lui alors que l'instrument de torture encore chaud plonge dans la terre, et c'est sous son crâne que je place mes jambes repliées en guise d'appuie-tête de fortune, épongeant la sueur perlant son front du revers d'un mouchoir. Main apposée à l'orée de sa crinière, je l'immerge dans une transe de surface visant à faire resurgir d'autres émotions outrepassant la douleur lancinante dans son flanc, par chance, je parviens à bien assez me concentrer pour lui permettre ce petit répit, et pour m'enquérir de l'état de notre autre collaboratrice. Serehne survivra, semble-t-il qu'elle n'ait rien de cassé, mais pour l'heure la nuit était encore incertaine pour le Chasseur. Il fallait les transporter dans l'autre cabanon, et veiller sur eux... Rhazar propose alors que s'en aller quérir de l'aide, ou tout du moins un chariot pour permettre de transporter nos blessés jusqu'à Trent sans qu'ils n'aient à chevaucher. Ce qui ne ferait que les mener un peu plus aux portes de la mort. Je ne suis pas emballée par l'idée de le laisser y aller seul, mais je n'ai guère d'autre choix, l'un de nous doit se charger de monter la garde. Le voilà sur le départ. Et moi, devant un brasero crépitant, n'ai plus qu'à attendre qu'il revienne... ou non.
  20. Notes Acte X — Le feu aux poudres.

    Calpheon ; du 28 Pierre de Sceau au 1er Gobelin Je n'en dirai pas trop de Calpheon. Nous avions fort à faire pourtant, dès notre arrivée, Cimbaeth avait rendez-vous avec Keharqta et la famille Di Castelli de la noblesse calphéonienne. Cette entrevue datait du jour où il était venu en aide à un mercenaire de cette même mesnie, au sein du Muguet d'Heidel, réputée pour abriter quelques nationalistes sérendiens qui ne voyèrent pas d'un bon œil l'arrivée d'un homme du territoire voisin dans leur modeste taverne. La proposition faite, mon partenaire s'en allait donc s'enquérir de la teneur de leur demande, tandis que je m'en allais soulager mon destrier de son armure pour les jours à venir. C'est à mon retour que je constatais que Serehne et Rhazar signaient déjà un contrat pour le compte d'un certain Kazelky, qui risquait son emploi si nous ne parvenions pas à retrouver ce qu'il avait égaré... ou plutôt ce qu'on lui avait dérobé. Sur ces entrefaites, je prenais le relais quant à déterminer une somme ou la marchander auprès d'un géant pour le moins xénophobe à notre égard, c'est ensuite que notre quatrième camarade nous rejoignit. L'Elfe éreintée de son voyage se retira, tandis que nous poursuivîmes notre soirée aux abords du fleuve traversant Calpheon d'est en ouest, afin de nous défier aux ricochets. Le Chasseur gagna. Le lendemain fut banal, pas de grand rebondissement, mais j'avais été négociée présente pour une mission qui se tenait le soir-même dans quelque quartier peu recommandable de la ville. Ces prochains jours, notre compagnie se verrait scindée en deux, d'un côté les sages, de l'autre les moins scrupuleux. Et tandis que les premiers s'affairaient à fouiner les alentours à la recherche de potentiels contrats, nous partions, mon acolyte et moi-même, pour remplir notre tâche. La confidentialité m'empêche d'en divulguer la teneur, mais une chose est sûre, cela m'a été très profitable. De retour dans la demeure dont j'ai l'usufruit, grâce aux bons services d'un ami marchand de Valencia, j'entreprenais de me rafraîchir le temps que mon complice ne revienne de la suite de ses négociations auprès de nos commanditaires. Nous rejoignîmes Rhazar pour quelques coups à boire et chants marins ou de taverne, ce à quoi le sage valencien me surprit à participer. Agréablement. Puis je m'exilais de nouveau avec mon comparse prête à entendre le propos de son dernier échange avec la noblesse occidentale... «Ne plus faire confiance à Calpheon. » Rhazar quittait Calpheon au petit matin, appelé au niveau de l'arête de Karanda pour quelque affaire sur le sujet de laquelle il ne s'épanchera pas. Je procédais aux soins qu'il me réclamait chaque jour pour faire résorber ses douleurs dans l'épaule, qui persistaient encore, avant de rejoindre mon partenaire chapeauté au Renard Aviné afin d'y prendre un copieux petit-déjeuner. D'ores et déjà, je savais que nous devrions rester encore quelques jours sur place, car ce n'est que le lendemain que nous pourrions poursuivre la mission qui nous a été confiée. Serehne s'en était allée pour les fermes environnantes afin de faire connaître notre compagnie, si bien que je passais la journée et la soirée entières aux côtés de mon cher Cimbaeth. Quelques rencontres nous furent utiles dans le cadre du secret de notre affaire, d'autres se sont imposées comme un petit répit alors que je rencontrai Luaine, la fille adoptive de Greywolf, au sein même du quartier du marché. Semblerait-il qu'elle eut l'idée d'un gala de bienfaisance pour venir en aide aux populations défavorisées de la cité souveraine, projet entaché par le pragmatisme bougon de deux mercenaires qui n'étaient pas sans savoir les effets pervers d'une telle solidarité... Nous étions déjà le trente-et-un de la Pierre de Sceau, dernier jour d'un mois pour le moins riche en nouvelles perspectives. Mes deux confrères, Rhazar et Cimbaeth, se retrouvaient chez moi pour partager une boisson et quelques mots avant que nous ne prenions le chemin du lac Kaia pour nous détendre. Ce fut une journée agréable en leur compagnie, la tension qui régnait entre eux à mon égard semblait évaporée, et cela me soulageait. Si ce moment était confortable, il nous fallut l'écourter afin de nous préparer à la suite plus risquée de notre contrat. Nous quittions le Valencien aux écuries sud et nous rendions bientôt aux abords de notre lieu de travail... Et si la mission fut un succès, un retournement nous attendait encore à notre retour victorieux. Revenus à la demeure Di Castelli, voilà qu'après avoir été grassement payés pour un déroulement des plus parfaits, la garde de Trina se pressait à la porte. Invoqués par Keharqta lui-même qui ordonnait mon arrestation, j'étais affublée du titre de conspiratrice contre la République. Ceci pour un échange banal entre un certain Keziah et moi-même, en pleine rue commerçante d'Heidel, deux semaines plus tôt. Et rapporté par un individu qui aurait tout intérêt à faire profil bas et ne se préoccuper que des cuisses de ses prétendantes qu'il gère bien mieux qu'un complot. Interrogée, je leur transmets les tenants et aboutissants de ma relation avec les deux concernés, et suis libérée après avoir couché mon honneur sur papier tout en refusant de prêter quelconque allégeance à une famille républicaine. Sur ces échanges tendus, le Médhien et sa compagne tenus en joue par le mousquet de mon partenaire presque tout du long, nous faisons volte-face et nous en allons sans autre forme de procès. Il nous fallait du repos. Et moi de quoi y réfléchir. De nouveau en présence de Serehne, le lendemain de cette entrevue m'ayant laissé un goût amer, nous retrouvons Rhazar aux écuries sud, et prenons le chemin pour Trent, le soir tombé.
  21. Notes Acte IX — Au bord du monde.

    Port Epheria ; du 25 au 28 Pierre de Sceau Notre halte à Port Epheria sera plus longue que prévue. Le soir même de notre arrivée, après un voyage si pénible et si long, nous faisions déjà pleuvoir les écus d'argent sur le zinc du Requin Ivre. Cette auberge, dont le parvis donne sur la baie de la cité portuaire, appartient à l'une de mes connaissances valenciennes, un certain Nazim Al Arshad, en association avec celle que je découvrirai comme étant une certaine Nalkarya, elfe de ses contrées. Attablés, nous accueillions mon frère bien-aimé, Keharqta, dont la silhouette accidentée parvenait à attiser mon souci pourtant rare. Fruits de mer, volaille, viande froide, soupes et pain dansaient un ballet étourdissant sous nos papilles dévorantes, alors que mes deux gloutons de comparses, Serehne et Cimbaeth, se remplissaient la panse à vue d'œil. L'alcool coulait à foison, vins, bières, rhums et whiskies s'entrechoquaient au rythme des coups de fourchette et aspirations sonores, et ce concerto de raviver mon humeur joviale. Je ne pouvais qu'apprécier ce moment de paix, non pas de torpeur mais d'enthousiasme général, jusqu'à l'instant où Rhazar s'exila hors de la salle principale et n'en revint pas. Je sentais déjà une sourde colère brûler en moi, une affliction vivace qui me tordait l'estomac à l'instant où je quittais mes confrères pour entrouvrir la porte de l'établissement. De ces impulsions fiévreuses que connaissent les enfants perturbés dans leurs jeux et leurs aspirations juvéniles. Le corps alangui, endormi, de mon compagnon était à ma droite, adossé contre la façade de la taverne en pleine effervescence. Accroupie, je claquai des doigts sous son nez et secouai son épaule. “ Rhazar ? Va donc dormir plutôt que de rester ici. ” lui dis-je, convaincue que le trajet l'avait éreinté, couplé à quelques douleurs qu'il ressentait encore vivement dans son épaule droite. Aucune réaction, je l'imaginais grognon, renfrogné, et mon ire bouillonnait dans mes entrailles. Le secouant plus férocement, je me rendis compte de mon emportement injustifié : sa tête se couchait de côté, le souffle éteint, et à l'inspection de ses pupilles, celles-ci étaient révulsées. Ce n'est qu'à cet instant précis que l'émanation occulte de son corps m'interpellait, l'alcool avait inhibé mes sensations primaires. Précipitations. La clientèle, le personnel, tous vont et viennent et mènent le Valencien à l'étage, dans un tumulte que je ne suis pas. Figée comme un roc à l'orée des escaliers qui y mènent, je ne vais pas à son chevet, pour des raisons qui s'entremêlent dans mon esprit en ébullition et dont je ne saurais tirer des mots distincts. Et je ne fais qu'attendre, patienter jusqu'à ce que les allées et venues cessent et qu'un diagnostic soit fait. Un simple coup de fatigue. Je le laisse se reposer, et retourne à mes affaires. Rendez-vous avec les deux associés du Requin Ivre, ce soir-là, je ne perdais pas de temps, il fallait que je canalise mes émotions chaotiques dans mon travail, éternel bourreau de labeur que je suis. C'est dans l'enceinte même des appartements de Nazim que nous devisons et signons un partenariat qui nous sera profitable. Les échanges nocturnes ne s'étendront pas le restant de la soirée, si bien qu'à ma sortie, je retrouvais aisément mes deux chers Cimbaeth et Keharqta à l'orée des premiers remparts de la ville portuaire pour quelques amusements nous nous avions le secret... «Partenariat R.I. signé. Nom pour la compagnie : Le Marécage Rendez-vous avec Cie de Reth demain soir. Pas d'Éperon à l'horizon, pas de menace. » Le lendemain n'a pas été marqué par la même agitation que la veille. J'apportais le petit-déjeuner à mon compagnon encore alité quand nos collaborateurs se virent pris d'une envie matinale de réveiller Keharqta un peu brusquement. Tous partirent boire un café, je les rejoignis ensuite, mais de nouveau, tous se dispersèrent. Mon acolyte s'enfuyait avec un inconnu que je rencontrerais plus tard, partant à la pêche à l'huître, tandis que chacun vaquait à son occupation. J'attendais mon partenaire de basane, nous allions converser quelque peu, comme nous avions l'habitude de le faire. Rien de très primordial, nous évoquions la pluie et le beau temps, Nalkarya était d'ailleurs au comptoir où nous étions installés à cet instant. Je n'ai guère vu l'après-midi passer, à tel point que Cimbaeth et son comparse revenaient avec plusieurs kilogrammes de fruits de mer frais. Et alors que je devais m'en aller, il vint à ma rencontre à l'extérieur de la bâtisse... C'est un homme charmant. L'ai-je déjà stipulé ? À mon retour, je trouve le Requin Ivre vide. Mais c'est en m'approchant du comptoir que les échos d'une conversation me parviennent, derrière une épaisse cloison de pierre apparente. J'entends mon fidèle partenaire m'inviter après avoir récupéré un bon bock de bière brune de la part d'Achille, le tavernier en poste à ce moment-là. Et voilà que mon regard se retrouve à scruter sept faciès accumulés dans un salon privé aux sofas de velours rouge, typiquement calphéoniens. J'en oubliais presque dans quel territoire nous nous trouvions. Reconnaissant le pêcheur amateur parti avec Cimbaeth plutôt, il m'est présenté comme Sorhenn, second de la jeune femme au fond de la pièce exiguë, une certaine Nilin Reth. Mon rendez-vous se concrétisait, en présence du couple d'associés, de mon partenaire et de mon frère. Les négociations s'achevèrent sur la signature d'un contrat de partenariat entre nos deux compagnies. Il était temps de fêter ces réjouissances et de déguster les huîtres fraîchement récoltées. Le festin, aux frais des uns et des autres, avait une allure de cantine de garnison, la clameur m'emportait avec elle. Mais je ressentais encore le besoin d'enfumer mes poumons, si bien que je m'exile en extérieur pour inspirer un grand bol d'air iodé du large. Mon cher complice, que je voyais peu à peu devenir mon second, me rejoint sur la plage destinée au carénage des navires. Nous poursuivons notre chemin pour quelque conversation nocturne, jusqu'à finir par nous endormir l'un contre l'autre à même la plaine aréneuse. Rhazar, pourquoi était-il encore debout à cette heure-ci ?, nous surprenait pour nous annoncer de rentrer car un groupe d'assassins rôderait dans la cité. Le renvoyant dans ses quartiers, nous finissions par opter pour une nuit à l'abri de la cabine de la Manticore. Une courte nuit. * * * Ce jour suivant était celui de notre départ. Il était tôt le matin lorsque je m'exilais avec mon compagnon valencien pour mettre les choses à plat, car son caractère me rendait irascible. J'ai besoin de prendre mes distances. À mon retour au Requin Ivre pour régler la note de frais de notre séjour, Cimbaeth amène deux beaux poissons tout juste hameçonnés, et nous décidons de déjeuner ensemble en prévision du départ. Un ballon de vin plus tard et... je ne comprenais pas pourquoi la table me semblait si grande, pourquoi mes mains peinaient à manier mes couverts, pourquoi je ne touchais plus le sol et pourquoi je n'apercevais même plus mon comparse en face de moi. Un tour de ce maudit balenosien qui se mettait à danser la gigue sur son banc, rendu à une taille ridiculement petite par quelque maléfice. Je me jetais sur lui, mais avant que nous poursuivions, Achille nous attrapait par le col pour nous envoyer valser sur la terrasse comme deux délinquants pris sur le fait. Voilà que nous entamions une journée sous le signe du Nain. Le restant de notre séjour n'eut rien de plus palpitant, hormis la rencontre avec une Ganelle du nom de Ghallae qui nous aura proposé son aide dans le cadre de l'une de nos prochaines missions. Quittant la ville portuaire, nous entamions notre longue route jusqu'aux abords de la grandiloquente Calpheon.
  22. Notes Acte VIII — Ces murmures, comme autant de bruissements...

    Florin -> Port Epheria ; 25 Pierre de Sceau La forêt s'étend à perte de vue de chaque côté de notre route, dense et menaçante, les arbres parfois déracinés ou foudroyés dardent leurs branches décharnées sur nos silhouettes au galop. Sinistre route que celle-ci, il n'était pas étonnant que Florin soit coupé du reste du monde alors que rien sur ce chemin ne nous donnait l'impression d'être seuls et en sécurité. Depuis les premiers pas de nos destriers sur cette voie cahoteuse, je perçois les bruissements anormaux de la végétation, les craquements angoissants de la terre, et ces murmures... Ces voix indistinctes parasitent mon attention, focalisée sur l'ombrage épais du ramage condensé comme dans l'espoir qu'une chose en sorte enfin, quelle qu'elle soit, pour pouvoir faire d'elle la source de mon affliction, l'accuser de tous mes maux. D'ores et déjà, l'ire de mon esprit se réveille et je retiens mon souffle, comme si cela allait m'empêcher d'entendre ou de sentir ces doigts spectraux refermer leur étreinte souillée autour de mon crâne. Je halète, suffoque. Tu es revenue... Tu as besoin de moi, ne me laisse pas ici... Aide-moi... Sorcière, je sais ce que tu cherches, je peux exaucer ton souhait... Nous pouvons cohabiter, tu es puissante, tu réfreineras mes ardeurs... Je le sais... Aide-moi... Je ne suis pas que chaos, fais-moi confiance... Trou noir. Une bourrasque fraîche soulève ma crinière comme les flammes d'un brasier, j'avance rapidement, mains crispées sur les rênes de mon destrier, et pourtant je suis essoufflée comme si j'avais parcouru ces dizaines de lieues moi-même. Cimbaeth, Serehne et Rhazar semblent bien se porter, mais nous devons faire une halte. Ayant trouvé refuge dans les ruines délabrées d'un village dévoré par le feu, nous prenons une heure afin de reposer nos montures, nos esprits et nos estomacs. Dont le contenu avait été vidé d'une infâme nausée, me concernant. Je perçois encore ces chuchotis, psalmodiant à l'intérieur de mon crâne, ces cultistes qui perturbent la prédation de mes prunelles vacillantes. L'Elfe et son fidèle compagnon montent la garde, le Chasseur s'octroie un peu de répit bien qu'à l'affût des horreurs de ce monde encore dissimulées dans les feuillages, nous autres mangeons. Auquel cas je ne tiendrai pas la suite du chemin. Cimbaeth se relève, fusil en main braquant les fourrés obscurs, et s'enfonce dans la ténèbre végétale. Ainsi aux aguets, cette posture réveille en moi un sentiment indicible, me raidit d'adrénaline, me renvoie à ma condition animale. Les secondes s'égrènent, il revient bredouille, nous repartons. Nous sommes à mi-chemin entre notre escale et notre destination, le grondement d'un affrontement s'oppose à notre avancée ; un champ de bataille où les arcs s'opposent aux catapultes jaillit sur notre chemin, mais nous n'avons pas le temps de tergiverser. Au grand galop, poussant un peu plus loin les limites de nos destriers, nous traversons la voie séparant les deux ennemis. Un rocher appose son ombre menaçante au dessus de nos têtes, s'écrase sur la muraille d'une tour et projette ses funestes débris... Rhazar et moi nous en sortons indemnes, mais un éclat malin frappe la croupe de l'étalon de notre comparse elfe et les couche tous deux. Dans cette tension qui me rend plus alerte, mes talons touchent terre et je chasse Zeegvarden d'une frappe sur la cuisse. Un autre obus s'écrase sur la tour délabrée, sa pluie létale dirigeant vers nous ses épieux les plus vils, et d'une impulsion occulte voilà que je me retrouve à les retenir, dans l'espoir, sans doute, que l'un de mes hommes vienne en aide à l'elfe ayant roulé dans la terre sèche. Cimbaeth se présente et tend une main assistante à sa collègue, l'invitant elle et son chien à trouver le chemin de sa selle, afin de repartir aussi vite que nous sommes intervenus. Les roches choient à mes pieds, débarrassée de mon fardeau, je rejoins à toute allure mon étalon au loin et entreprend de parcourir les dernières lieues... «Le Requin Ivre, n°1-4 Guetter l'Éperon dans la baie Partenariat ? Rumeurs ? Succursale maritime... à méditer. » Epheria, enfin. Je me réjouis de retrouver un autre port où me prélasser, l'air marin vivifie mes sens et m'ouvre à de nouvelles perspectives. Serehne porte le deuil de son destrier désormais mort de ses blessures, Rhazar et Cimbaeth sont égaux à eux-mêmes et j'ouvre la voie vers cette auberge que l'on m'avait conseillée : le Requin Ivre. C'est une belle soirée qui se profile, mon très cher Keharqta est ici lui aussi, malgré son état déplorable, et recevoir mes proches camarades à ma table m'emplit d'un engouement certain pour la suite de nos aventures. C'était sans compter la perte de connaissance de l'un des nôtres...
  23. Notes Acte VII — Tourments villégiateurs

    Florin ; 25 Pierre de Sceau Florin, il n'y avait guère grand chose à en dire. Une petite bourgade paisible où nous avons apporté notre touche d'agitation ; à force de contemplation, je commençais à comprendre l'attrait des septuagénaires pour un tel village reculé, loin du tumulte des grandes cités. L'aube s'achevait à mesure de secondes écoulées, et l'odeur torréfiée d'un bon café filtrait sous le battant de l'Auberge principale. Était-il nécessaire de préciser qu'il n'y en avait qu'une, pour si peu d'habitants ? Le chant des grillons et le bruissement des ramages verdoyants étaient autant de parasites que mon oreille peinait de moins en moins à supporter, à force d'en subir le concert dès que je venais à m'enfoncer dans les territoires boisés de l'Occident. Le pas d'un destrier me sort de mes rêveries, tandis que je n'en distingue pas encore la silhouette à travers l'épais manteau brumeux pesant sur les chemins inclinés. Alertes, mes pupilles tranchent ce voile frénétiquement, en arrachent les couches une à une, jusqu'à l'apercevoir... Sur sa monture, le cavalier que je reconnaissais enfin m'arrache un sourire ravi. Les excursions de Cimbaeth prenaient fin et nous pourrions reprendre notre route ensemble. Bien peu du matin lorsqu'il n'avait guère mangé, l'un de ses premiers caprices sera de réclamer à Izella, la charmante aubergiste qui nous avait accueillis, un petit-déjeuner digne de ce nom et un café noir. D'une pierre deux coups, je me retrouve avec ma propre tasse dont les effluves parfumées m'étaient plus agréables que celles du foin et de l'herbe coupée. Nous profitons d'un instant pour converser lorsque Serehne nous rejoint, et nos palabres n'en finissent pas. Dumree, le médecin s'étant chargé d'Otto la veille se présente un court instant à nous, notamment pour s'abriter d'une petite averse passagère, et nous annonce que la fièvre du blessé commençait quelque peu à baisser, mais qu'il n'avait pas encore repris connaissance. Une lueur d'espoir pour le quarantenaire et sa cadette, une lueur d'espoir pour nos bourses qui attendaient encore leur sentence. Nous prenons la décision d'aller lui rendre visite, car sur les conseils du shai, l'hôte du convalescent aurait quelque affaire à nous proposer. Rhazar se réveillait enfin alors que nous partions. Pas le temps pour un petit-déjeuner, le branle-bas avait déjà retenti, et je proposais à l'un de mes collaborateurs d'aller quérir le maire du village pour quelques informations supplémentaires sur les menaces pesant sur Florin et ses environs. Qui de mieux placé que lui pour le savoir, après tout. Cimbaeth se propose évidemment pour cela, peut-être est-ce ce que j'apprécie le plus chez lui : l'initiative solitaire. Je m'y retrouve... «Expérimentation d'elixirs Otto réagit, Moira paye Liqueur de plantes, intérêt Altinova ? » Regroupés après nos affaires respectives, nous prenons la décision de quitter ce bourg trop paisible à notre goût. Montures attelées, frappe au flanc, il était temps de quitter les forêts pour rallier le littoral de Port Epheria.