Drelnas

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Profile Song

À propos de Drelnas

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    Héraut de l'Amour
  • Date de naissance 11/03/1983

Informations RP

  • Personnage principal
    Nennius Delmeth

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  1. Bonne chance !
  2. Mer de Ross... Je sais bien que j'ai tendance à légèrement me foutre dans la merde mais tu admettras que je m'adapte pas mal. Des fois je me demande si j'serais pas sujet à faire de la déprime si j'ai pas un certain quota d'emmerdes minimum dans ma vie. Mais bon, comme ça c'est jamais produit hin.. Bref avec mes histoires à la con me voilà à devoir emmerder les routes marchandes qui relient Calphéon pour le compte de cet immonde gros porc qui crèche à Mediah. J'te jure il est si gros que s'il posait son cul à Dreighan il t’aplanirait les montagnes cet enculé. Bref pour me sortir de cette impasse avec l'obèse à qui je dois un paquet de pognon en échange de ma liberté, j'ai eu la "bonne" idée d'aller demander un coup de main à ce vieil aigri de Montagues. Évidemment, l'amiral déchu étant un mec pragmatique et surtout ne pouvant pas blairer ma gueule depuis qu'on est frittés en mer, il fera rien gratuitement. Me voilà donc à faire les courses pour ce vieux Montagues afin qu'il fasse à ma place le boulot qui m'enchaîne et me prive de ma liberté. Sauf qu'en attendant de lui trouver, ou plutôt de lui faire fabriquer son bordel à ce vieux con faut que je fasse tourner la boutique. Parce que si l'autre gros con à Mediah apprend que je lambine j'suis mal barré... Donc retour aux affaires après avoir enclenché la machine qui j'espère me libérera de tout ce merdier. Et en quoi ça consiste ? Ah ben écoute, assieds toi et apprend. Tu vas voir c'est assez simple sur la théorie. En pratique.. Mhhh en pratique je dirai que faut savoir doser les palabres et la poudre. J'te donne un cas concret. Mettons que par hasard je croise un navire marchand qui fait route vers Ephéria pour vendre sur les marchés calphéoniens sa camelote. On part du principe que c'est un truc simple donc un navire moyen avec des cales remplies, pas très rapide et pas non plus armé à outrance. Pas comme quand ça transporte de l'or ou des huiles. T'as deux cas de figure à partir du moment ou tu veux faire du bateau-stop pour aller leur taper leur matos. Déjà toujours ouvrir les débats par un ou deux boulet de canon bien ajustés. Tout de suite ça pose le décorum et les mecs en face comprennent très vite que t'es pas là pour vendre des calendriers. Attention quand même où ça tombe, parce que déblayer une cargaison sur un navire qui a une voie d'eau, ça met tes marins sous pression et ça peut être très vite bordélique. Ce que je fais aussi personnellement, c'est ma méthode c'est qu'une fois que les canons ont gueulé et qu'il s'installe un léger silence malaisant, je prends la parole et je leur sors un truc bien fort : "Rendez vous ou j'vous encule vos cadavres". Et là comme j'ai la chance de bosser avec des mecs très pros, en général j'ai toujours un gars à moi qui sort sa bite avec un bon regard torve.. Souvent ça suffit à aider à la pacification. D'ailleurs en y repensant j'comprends mieux certains incidents à bord, mais bref. Une fois que t'as fait tes politesses et présentations d'usage là tu entres dans la partie négociation de ce joli commerce. 1°) La Négo' ou l'art de faire sien le butin du voisin (non non c'est pas de la piraterie.. c'est du marchandage agressif) Premier cas, les mecs sont futés et ils ont évalué que leur vie valait plus que la solde qu'on leur verse ou que la marchandise qu'ils transportent. Ou bien ils savent compter et du moins le calcul est en ta faveur, c'est à dire que tu alignes plus de fusils ou de canons qu'eux. Forcément, si ça bourre ça risque de chier pour eux. Donc ils te la livrent sans trop de difficultés leur putain de cargaison. Mais bon on est jamais à l'abri d'un connard idéaliste qui vient foutre la merde. Des fois ils se battent pas mais tentent de fuir. Le problème c'est que ça a tendance à exciter mes marins et quand on les choppe des fois c'est sale.. Second cas de figure, vas comprendre pourquoi mais les mecs en face ont envie de se battre et pas du tout envie de te donner leur marchandise. Soit t'as des types bien payés et sûrs d'eux, soit des idéalistes. Ceux là c'est les pires. Autant un mercenaire bien payé et bien nourri ça peut être chiant. Mais ça reste un pro, il fait son boulot ni plus ni moins. Tu peux toujours surenchérir sur leurs gages mais bon tu sais...moi, un sous est un sous. Donc là quoiqu'il se passe ça commence déjà à chier dès les premières "politesses". Surtout avec les idéalistes. Moi franchement les mecs prêt à crever pour une cause, une idée ou des valeurs... Ça m'angoisse. Ça m'angoisse parce que je comprends pas ce raisonnement. Ça sert à quoi de tomber au combat pour... une douzaine de caisses de soieries par exemple..? Sincèrement... Ils croient que dans tous les ports du monde connu on va chanter la bravoure de Bobby qui s'est courageusement sacrifié.. pour du hareng séché et des soieries pour bourges calphéoniens dans la lointaine mer d'Al Halam? Pour un client ou un patron qui n'en a strictement rien à battre de sa trogne à Bobby ? Y a rien de plus dangereux que les idéalistes. Par sacrifice au nom de je-ne-sais-quoi ou de je-ne-sais-qui, ils sont prêts à tout et ça peut être le bordel pour tout le monde. Si encore on les menaçait de les saigner eux et leurs familles s'ils se font braquer la cargaison je comprendrais qu'ils fassent un peu de zèle. Je peux comprendre ça. Mais le reste... j'ai beau chercher j'ai jamais compris cette attitude. Pour gérer les empêcheurs de commercer en rond, t'as plusieurs écoles. T'as la première qui consiste à éradiquer le problème à la source ; à grand coup de fauchon dans la gueule ou de canons. Ou les deux. C'est pragmatique. Mais je trouve que ça manque de vision, je t'explique. Mettons que ton navire marchand soit peuplé de beaucoup d'emmerdeurs et d'idéalistes qui préfèrent crever que se rendre et surtout filer le butin. On va pas se leurrer, dans ce genre de commerce on aime pas trop non plus trainer trop longtemps à la même place, surtout quand ça canonne, ça peut attirer des emmerdes. Donc là avec la pression le plus simple c'est effectivement de leur ouvrir la gueule en deux et de prendre ton dû avant de te tirer de là. Sauf que déjà sur le moment quand tu éradiques le soucis c'est que tu risques dans la foulée de latter le navire adverse, voir de le latter un peu trop. Comme je te disais, vider des cales avec un navire qui prend l'eau et en zigzaguant entre les cadavres d'idéalistes (même morts ils continuent de faire chier t'as vu?) y a mieux. Mais surtout c'est que si tu éclates tous les marins, tous les marchands et tous les navires que tu veux rançonner... Et bien à terme t'auras plus rien à braquer pour faire ton travail. Tu vois ce que je veux dire ? Si tu épuises et détruits les ressources qui te font vivre tu scies la branches sur laquelle t'es assis. En terme de commerce durable c'est catastrophique. Bon je dis pas que les mecs que tu viens de braquer tu leurs files une soupe pour régler le trauma de l'abordage non plus hin attention. Mais si tu as un minimum de vision à long terme tu optes pour un développement plus durable de tes activités. Parce que le jour où t'as plus personne qui croise par la mer pour faire du commerce le tiens sombre avec. Donc pour faire que Margoria demeure encore longtemps super pour tout le monde, moi j'opte si possible pour une méthode alternative. Tu prends un idéaliste parmi le panier de crabes et tu en fais un exemple. Mais un bel exemple tu vois. Bien crade et explicite, histoire qu'il efface direct toutes les idées à la con d'idéalistes à la con. Comme ça le prochain candidat à l'héroïsme de mes couilles il sait d'office où ça va le mener. C'est vachement important de cadrer les rapports sociaux, avec des limites et des conséquences bien claires et établies. Pour cette partie je laisse ça à mes gars ; ils sont très doués dans ce domaine. Le dernier exemple en date a fini les couilles attachées à un boulet de canon. Le boulet est parti, les couilles avec.. ainsi que quelques boyaux je crois. La contestation est morte avant même qu 'on ait entendu un lointain "plouf" tandis que le mec se vidait sur le pont. Le leur, pas le miens. Faut pas déconner, je l'aime mon navire je vais pas le saloper avec des entrailles d'idéalistes.. 2°) La revente ou l'art de rentabiliser sa prise sans se faire gauler : A présent que tu as raflé ta mise sans trop de pertes tu as une cargaison qui a donc changé de propriétaire, pour la plus grande joie et le bien être de... ben toi. Et c'est déjà pas mal. Mais le boulot est pas fini, non non non. Maintenant faut l'écouler cette marchandise pour en tirer un profit, et le faire vite avant que tes gars commencent à se mettre à réfléchir et penser qu'ils reçoivent pas assez vite le butin pour lequel ils ont bossé. Et ça on le sous-estime un peu trop dans le milieu c'est la spontanéité innée des marins crasseux à faire de la merde rapidement. Des fois même je pense qu'ils en font avant d'y avoir pensé. Faut aussi arriver à en tirer profit avant qu'un concurrent agressif décide de la piquer sur ta carcasse ou l'épave de ton navire encore fumante. Donc pour en revenir a la marchandise. Mettons que tu as braqué une livraison de tissus à destination d'Ephéria. Évidemment l'erreur de jeune trou du cul néophyte c'est d'aller la vendre à Ephéria ou aux alentours. C'est couillu quelque part, je le reconnais, mais débile. Parce que quand la cargaison qui est annoncée perdue va se retrouver en circulation, les gars de Trina par exemple s'ils se sortent les pouces du cul vont pas tarder à remonter la piste jusqu'au receleur que tu as livré. Et bien entendu ton gus il va te lourder et tu seras identifié et pisté. Donc potentiellement dans plus d'emmerdes. Pour éviter ça donc, les "joyeux-auto-entrepreneurs-maritimes-libres-de-la-Mer" ont établi un schéma commercial très complexe mais pourtant archi con dans sa simplicité. En fait c'était juste logique. Concrètement les gars ont établi des petits points relais où les membres des joyeux-auto-entrepreneurs-maritimes-libres peuvent venir y échanger leur marchandises récemment conquises par des négociations coercitives. Une fois là bas il faut convaincre le mec en place de t'échanger d'autres marchandises contre celles qu'il a en possession. Et là on entre dans de la négociation plus conventionnelle. En effet si tu vas voir un type trop près de là ou tu as précédemment "négocié" tu t'exposes à marchander à perte. C'est logique. A ton avis où vont chercher les gus qui ont eu les nerfs de s'être fait braquer? Ils vont commencer à fureter au plus près bien entendu. Cette logique géographique contribue à un semblant de cours économiques qui vont impacter le taux d'échange entre une marchandise A et une marchandise B. Par exemple si j'ai récupéré 10 caisses de tissu vers Epheria si je veux les troquer aux abord des iles de Kult j'aurais peut-être un taux d'échange de 2 caisses pour 1 si la marchandise que je souhaite obtenir est convoitée, ou vient de loin etc. Parce que si là bas il y a des produits qui viennent de loin genre des mers de Mediah voir plus loin, ça ça peut se revendre à bon prix en pièces. Donc tu l'auras compris l'idée est de savoir quoi fourguer à quel endroit en échange du produit le plus rentable ou à même de rentabiliser l'aventure. Pour ça il faut pas hésiter à faire plusieurs voyages car d'une part ça empêche de remonter la piste et d'autre part ça te permet parfois de toucher niveau commerce des produits lointains. Très caricaturalement si tu négocies ou échanges des produits qui viennent des mers d'Haso ou de Valencia pour les fourguer vers les marchés Calphéoniens, là tu te sucres pas mal. C'est très basique parce que ça résume un peu le concept de demandes et de rareté. Après bien entendu faut pas être fini à la pisse : de la merde d'Haso même revendue à Calphéon, ça reste de la merde, soyons clairs . Mais bon après si t'es doué rien t'empêche d'en faire un petit bénéfice mais ilà faut être doué en négo. Généralement on fait ça plus pour se foutre de la gueule des gens voir régler un compte.. Alors tu m'as pas posé la question pourtant évidente : pourquoi ne pas aller taper dans les petits relais intermédiaires où on échange nos rapines ? Très bonne question, logique même. Parce que là encore c'est très con : on en a besoin. Y a bien eu un ou deux gus qui ont tenté le coup. Mais vois-tu il existe une sorte de solidarité tacite entre les joyeux-auto-entrepreneurs-maritimes-libres-de-la-Mer". Donc les petits malins qui nous ont retourné un ou deux points relais, et ben ils se sont fait chopper.... Et se sont fait retourner eux aussi si tu vois ce que je veux dire, histoire de faire un bel exemple qui fera plus tard jurisprudence. On a beau dire et les traiter de sans foi ni lois, mais ces gens là ont en fait plein de petits codes sociaux voir déontologiques pas tous dégueux. 3°) La pérennité financière (où comment s'assurer de faire des petits et voir venir) Faire du commerce, amasser du pognon c'est bien. Bon c'est même très bien, je serais un putain d'hypocrite de dire le contraire. Moi le pognon j'adore ça on va pas se mentir. Mais moi, contrairement aux autres couillons de pirates, je réfléchis. Si si j'te jure. Et j't'emmerde. Tu vois les pirates ils dégottent un butin et tout de suite ils le claquent en rhum, en femmes, au jeu.. Ils consument leur pognon et sa durée de vie est aussi longue qu'un pet. Non moi je le planque, je le garde au chaud et quand je rentre dans les ports "civilisés" je le place en sureté. Tu te souviens du vieux Riton à Ephéria ? Oui ce même mec, ce vieux Richard qui à mes débuts m'avait fait confiance en finançant mon ancien navire. Ben depuis toujours je place mes bénefs chez lui. Depuis la D.T.C. et jusqu'à la K.F.C. et à présent. Surtout que ça serait pas très malin que j'ai un magot dans un endroit aussi merdique qu'un trou dans une île. Tu serais surpris du nombre de connards qui s'amusent à farfouiller et retourner le sol dans les îles de chaque mer. Ils ont que ça à foutre franchement..? Donc entre la loyauté fluctuante de mes marins dont la boussole n'indique pas le nord mais le fric, et la potentielle malchance qu'un enculé déterre mon argent, je préfère l'investir chez le vieux Riton. Et pour une fois, j'ai fait un choix judicieux. Car les profits que j'ai pu sauver de mes derniers déboires, à la mort de la D.T.C. ont fait des petits. Oh certes Xian et les autres enculés se sont fait un devoir de mettre en pièce mes avoirs et ma trésorerie. Mais pas ce qui était planqué chez Riton. J'y avais veillé. Et sur le chantier naval d'Ephéria mon dernier investissement attend d'être achevé, et bientôt il ne lui manquera plus que ses dents, une fois qu'Uther aura terminé son oeuvre. Et là, si le sort est clément je serai libre, avec un putain de navire bien armé. Et là ça va chier... Et c'est grand temps que le vent tourne bordel.
  3. Discord du relais des voyageurs (pour rencontrer quelques rôlistes et multi guildes) : https://discord.gg/SrMU4vr Discord BDO France, il y a une section Roleplay. https://discord.gg/bdofr Après il existe tout autant de discords que de cercles ou de micro communautés à toi de tous les attraper voir et choisir ce qui t'intéresse.
  4. La communauté n'est plus ce qu'elle était il y a quelques années. Les raisons sont variées et je ne détiens pas toutes les réponses à ce déclin.Il subsiste quelques poches de joueurs RP çà et là qui cohabitent plus ou moins pour le meilleur ou pour le pire.
  5. C'est comme les chasseurs.
  6. Dans la fange de la lie des mers... Après une entrée somme toute normale, et je dirai même distinguée, j'ai poursuivi mon plan initial. Débusquer le type que je cherche dans ce nid à merdes. Pour ça c'est facile, le chemin est balisé quasiment. Suffit de suivre la piste de musique en évitant de glisser sur une merde ou une flaque de vomis, ou un type qui voudrait sait-on jamais tenter de me faire les poches. Auquel cas il faudra à nouveau employer la diplomatie locale et lui caler gentiment une balle dans le cul. J'aime bien la diplomatie ici. J'ai d'ailleurs remarqué que les messages passaient plus clairement dès lors qu'on tentait d'introduire quelque chose dans le cul de quelqu'un. Bizarrement... les gens comprennent un peu plus rapidement que d'habitude. Mais bref. Donc je remonte le courant musical pour en dénicher la source et je trouve un bouge comme je les aime. Crade, animé, où tu sens que chaque planche qui le compose a vécu. Ça boit, ça bouffe, ça triche au carte en pariant, ça cause et ça chante fort et faux. Quelques donzelles dévoilent quelques bouts de cuissots pour que les gars aient un peu plus chaud et consomment plus. Vraiment l'établissement même s'il paie pas de mine a l'air bien tenu. J'imagine que les employé(e)s ont des pétoires planquées un peu partout quand ça dérape, ce qui doit pas être rare. Quand j'entre je balaye la salle du regard et je trouve direct mon gars, assis et calé au fond. Il a pas l'air jouasse, comme d'habitude et m'est avis que quand il va me voir ici après le rapide passage de la surprise il va la tirer d'avantage sa putain de gueule. Là j'aurais pas beaucoup de temps plus l'amener vers où je veux avant qu'il me fasse payer la note pour avoir buté son second.. et fait de sa frégate mon navire amiral. Après c'est de bonne guerre il a essayé de me tuer avant, son larbin là. Ni une ni d'eux je m'assois à sa table sans aucune forme d'invitation tant que l'effet de surprise ou l'incompréhension le saisit encore. Quand il lève les yeux sur ma trogne je peux y lire un soupçon de curiosité mais surtout une furieuse envie de me coller un pruneau dans le buffet. J'peux pas lui en vouloir, j'ai foutu en l'air ses projets jadis, niqué sa flotte pour la confisquer (même si je l'ai légué à Arthégos mais bref) et j'ai dégommé son officier en second. A sa place j'aurais peut-être eu une réaction moins courtoise même. Sûrement en fait... Mais Montagues était un fidèle soldat de Calphéon, avant. C'était un mec droit et respecté. Trop surement, et c'est pour ça qu'il est parti en couille. Et comme tous les idéalistes déchus devant l'implacable et insoutenable réalité de la merde que ce monde est devenu, il a voulu changer les choses. En rajoutant à son tour une pierre de plus à cette pyramide de merde. C'est triste de finir pirate et ennemi intime de la République quand tu la servais jadis comme officier. Enfin c'est un mec qui se vantait de faire que du commerce honnête qui se retrouve au même endroit qui dit ça. Mais justement. Je compte bien attiser sa haine à l'autre et l'utiliser à mes fins. Comme ça il peut faire à ma place ce pourquoi on menace de me tuer, tout en faisant ce pour quoi il se bat depuis sa désertion. Et moi, ben je serai libre... Parce que je compte pas rouler pour ces loulous de Mediah et leurs commanditaires encore des piges, j'escompte bien sauver ma couenne et vivre libre et peinard. Et pour ça Montagues est l'homme de la providence. S'il accepte. Et vu nos antécédents c'est pas gagné. Donc je m'installe en face de lui dans un putain de silence de mort. J'en déduis que l'endroit grouille de mec à lui. Putain, j'ai pas ouvert le bec que déjà ça pue. Alors je me lance et j'lui dis un truc du genre "Salut Amiral, comment vas-tu depuis tout ce temps?" Forcément en guise de réponse j'ai droit qu'à un long silence dégueulasse qui rajoute une couche de malaise dans les parages. Comme si y en avait besoin. Entre les gars de Montagues qui sont prêts à me sauter à la gueule soit sur ordre soit parce que j'ai tué des camarades à eux par le passé et la faune locale qui commence à se rameuter attirée par l'odeur du sang à venir.. une étincelle et on crève tous. Pragmatique le vieil Amiral me toise et me demande ce que je veux et surtout ce que je fous là. Et il a pas tort. Alors je lui explique ; au niveau d'emmerdes dans lequel je suis j'ai rien à perdre à utiliser un truc qu'on pense jamais d'habitude à brandir alors que parfois ça marche du tonnerre : la vérité. Ouais je sais ça paraît con mais on l'oublie des fois. La vérité a ça pour elle que quand tu l'utilises y a pas besoin du reste. Oublie le blabla, le bluff, l'éloquence. Elle fait tout le boulot. Ou elle te pète à la gueule. J'ai toujours été joueur alors c'est peut-être pour ça que j'ai fait un tapis en misant tout dessus. Je peux pas embobiner Montagues. Déjà parce qu'on la lui fait pas au vieux, et ensuite y a une sorte de respect mutuel. Même si on s'est battus, même si on a perdu tous les deux plein de gars à nous durant ce qu'on a appelé la bataille des amiraux, ce mec mérite de savoir. Il a trop rien dit, se contentant de questions parfois plus ou moins pertinentes. Je sais qu'il brûle d'envie d'emmerder Kalis et la République d'enculés qui se tartine le cul d'opulence à Calphéon et j'espère que mon idée lui plaira. Mais j'ai peur au fond qu'il soit tellement fumasse qu'il n'écoute pas et reste sur son idée de tout cramer. Là ce que je lui propose c'est d'affaiblir ses cibles par l'économie en niquant les routes commerciales maritimes. Chose qu'il faisait déjà comme il me le fait remarquer, et là sans le savoir il m'a montré son flanc, alors je l'éperonne, comme à la manœuvre. Son navire amiral est puissant et rapide. Mais c'est un bâtiment édenté. Il lui manque une ou plusieurs rangées de canons. La dernière fois qu'il a essayé de s'en procurer c'est là que nos emmerdes ont commencées. Bah oui.. C'étaient Mes canons ! Mais moi contrairement à lui j'suis pas cloué en mer, si on peut dire ainsi. Et son problème de canons, j'suis surement la personne la mieux placée pour le lui résoudre. Donc comme dit l'adage "donnant donnant" j'amène à pas feutrés une proposition mutuellement avantageuse. C'est un truc que j'ai appris avec le temps dans la résolution de conflits. Soit tu pètes la gueule à l'autre, et du coup conflit fini. Soit tu amènes une proposition mutuellement gagnante pour les différentes parties. C'est ce que je lui ai placé en douceur. Il l'a pas vu venir et gentiment j'lui ai glissé un petit doigt dans le cul. Même qu'il en redemandera. Les canons c'est tout ce dont il a besoin pour mener à bien ses projets. Projets qui coïncident vachement avec ce pourquoi on m'a laissé la vie sauve. Tu la vois la sortie heureuse et gagnante - gagnante là maintenant ? Et pour être sur que la sauce prenne bien faut amener les choses pour que l'idée vienne de lui. Étrangement ou pas, au faire et à mesure que je l'emmène un peu où je veux l’atmosphère se détend. Ça reprend les parties de cartes et ça se reconcentre sur le cul des serveuses mais on sent bien que y a une ou deux oreilles qui traînent ça et là. Le contraire aurait été inquiétant. Mais même si j'ai l'impression que ça se déroule pas trop mal et que pour une fois j'ai le vent avec moi j'ai un mauvais pressentiment. C'est trop facile. Ce vieux renard d'Amiral a encore des atouts dans sa main. Et il attend que la mienne soit vide pour les sortir. Et ça loupe pas. La proposition lui paraît intéressante et pertinente voir alléchante qu'il dit après. Mais ! Et oui parce que y a toujours un putain de "mais" ça vient de moi. Et me laisser dans la merde dans laquelle je suis lui pose un sérieux dilemme. Parce que tout vieux et rusé qu'il soit le bougre, ça reste un homme comme les autres. Lui il aimerait pouvoir se venger de Calphéon ET me voir crever comme un chien. Il a pas envie de choisir l'un ou l'autre en fait et je vois bien que ça le démange. Mais ça reste un mec pragmatique. C'est bien pour ça que j'ai misé sur lui. Ce type a su exploiter la force et le talent des pirates et autres connards des mers pour y ajouter un soupçon de discipline et d'organisation propre à son passé dans Trina. Et en fait c'est tout ce qui leur manque à ces cons là. Parce que il faut l'avouer tu trouveras jamais de meilleurs marins qu'ici parmi toute cette faune de rats et d'enculés. Mais ils sont chiants, indisciplinés, lâches et cupides. Ouais c'est moi qui dit ça... C'est pour te dire le niveau. Mais en fait les mecs sont très lucides. S'ils estiment que les risques encourus valent pas le tas d'or promis, ils te butent ou se tirent dans le meilleur des cas. Du coup beaucoup de navires ont eu la vie sauve en cas d'attaque quand ils ont réussi à juste créer un doute pendant la baston pour que les types deviennent fébriles et qu'ils perdent leur avantage. On sous estime souvent l'impact psychologique dans une mêlée ou une baston. Mais Montagues lui il connaît ça. Et il arrive à tenir ses gars en dosant savamment la rigueur de son passé militaire et la liberté voir le chaos inhérents à la nature des pirates. Mais malgré tour ce savoir et ce charisme. Il ne peut pas réaliser ses projets. Pour ça il a besoin de moi et ça l'emmerde profondément. J'lui pique même pas de pognon ni de gloire en échange. Non, s'il accepte je serai libre. Donc il tient ma liberté entre ses mains et ça ça doit être jouissif pour lui. Mais moi j'ai son objectif entre les miennes. Le problème c'est qu'on est tous les deux têtus et fiers. Donc on peut rester là un moment à se tenir mutuellement chacun par les couilles. Et comme d'habitude c'est là que le destin pioche une carte et la joue sur la table. Y a un type qui s'avance. Il pue le rhum et le poisson à plusieurs mètres. Une barbe dégueux décorée de coquillages dedans. Quelques plumes sur un chapeau dont le cuir a morflé à cause du sel, un sabre qui pend sur sa hanche et quatre pétoires sur sa bandoulière. On a en face de nous un capitaine. Le gus a tout entendu et commence à vouloir faire comprendre qu'il veut mes canons, contre rien en échange bien sur. Merci ô Destin de me mettre tous les jours un peu plus dans la tête dans la merde dès que j'essaye d'en sortir. L'ambiance redevient électrique dans la salle. Les gars du capitaine commencent à montrer les dents et ceux de Montagues sont prêts à défourailler au premier signe de leur Amiral. Et mes gars à moi..? Ben ils sont partis picoler et baiser ailleurs en me laissant en plan. Je sais même pas si y en a qui ont pensé à rester sur le navire pour pas qu'on se le fasse tirer... Histoire -qu'en plus- on reste coincés là comme des cons. Tu te souviens sur ce que je disais à propos de la discipline chez les marins d'ici hin? Ça te parle maintenant. Bref je me retrouve entre deux équipages bien teigneux, prêts à s'éventrer. Et je suis tout seul au milieu de ça. J'adore ma vie des fois... Mais alors qu'on est trois capitaines à se toiser sur notre table et que les marins sont tous prêt à s’entretuer, j 'entends un coup de feu sorti de nul part. Je sursaute malgré moi. Puis je me palpe un peu partout voir si je pisse du sang. J'ai rien, j'ai surtout insisté sur mes couilles, va savoir pourquoi. Une intuition peut-être parce que notre cher capitaine malpoli s 'écroule à se moment là en se tenant l'entrejambe. Montagues sort une pétoire de dessous la table tandis que le pauvre capitaine se vide de son sang par la bite. On pourrait appeler ça grandeur et déchéance. Le type était au sommet juste avant et là il se tortille comme un ver sur un hameçon en essayant de tenir dans ses mains ce qui reste de son service trois pièces. Devant ses gars. S'il crève pas de hémorragie il finira égorgé par eux. Comment veux-tu que de tels enculés suivent un type sans couilles ni bite sérieusement ? Je regarde le pauvre gars qui pour moi n'est déjà plus capitaine et je vois dans ses yeux qu'il le sait. Il est déjà mort.. Montagues pose son pétard encore fumant sur la table. J'lui suggère de le baptiser l'écouilleur ce qui fait marrer une partie de l'assemblée. Mais visiblement l'idée de se voir passer sous le nez mes canons l'a aidé à tranché son choix. Il accepte. Non sans serrer les dents, mais j'en aurais fait tout autant. Donc on a un accord, et moi du boulot. Car le vieux attendra pas ses canons une éternité maintenant qu'il a une issue. Le pire scénario serait qu'il s 'en procure par ses propres moyens et que je me retrouve au point de départ. Là ça serait chiant. Mais on va faire en sorte que ça se goupille bien. Je tire ma révérence non sans saluer mon ancien adversaire d'amiral et ses gars et je retourne à mon navire. On a assez trainé. Sauf qu'en chemin un type m'aborde prudemment. Il a lui aussi entendu ma discussion et me parle de la "dure condition pirate par les temps actuels" et je te passe les détails mais en ce moment les types en chient pour se réapprovisionner en poudre. Du coup ils auraient besoin d'une interface ou d'un intermédiaire pour pouvoir se réapprovisionner car au delà des coûts bruts c'est la concurrence entre navires qui devient gênante. Y a pas assez de stock pour tout le monde et là des fois ça chie. Les mecs défouraillent alors qu'ils ont même pas levé l'encre et la lèveront pas toute façon sans munitions. Et un navire de pirate sans de quoi faire cracher la poudre c'est comme ce futur capitaine mort sans sa bite. Ça sert à rien. Bien sur la voie de la raison me dicte de décliner, j'ai assez d'emmerdes comme ça surtout que j'ai peut-être enfin l'espoir d'en perdre une partie. Mais d'un autre côté... Ça serait un crime en tant que commerçant de refuser des clients qui seraient tellement dans la merde qu'ils pourraient pas et d'une essayer de m'entuber, et de deux essayer de me buter. Je deviendrais leur poumon en quelque sorte. Presque un dieu. On m’appellerait "Tonton Canons" ou "Papa Poudre". Bon là je divague un peu là mais y a un truc juteux. Surtout que pas loin du premier gus j'en vois un autre qui a l'air dans les mêmes dispositions. Putain ils sont vraiment en chien les gars.. Et tu me connais, moi quand je peux rendre service hin....
  7. (Belle idée, pratique en plus)
  8. En mer on est très tranquille.
  9. Bienvenu à toi
  10. Cette île n'est pas répertoriée sur les cartes marchandes... Quand tu navigues un certain temps, que tu traînes dans les ports, les bouges et autres cloaques de ce joli petit monde tu deviens une sorte d'initié. Souvent une sorte de gros connard aussi, mais là c'est pas l'histoire. Et quand tu es accepté tacitement dans la joyeuse et grande confrérie des fils de la mer - déjà que par la naissance j'fais partie de celle des fils de pute - t'es pas à l'abri, si t'as l'oreille qui traîne où il faut, d'apprendre deux ou trois trucs que seuls ceux qui savent, savent. Ça paraît pompeux tout ça pour dire que tu te fais des potes et des contacts parmi les marins crasseux on est bien d'accord mais je pense que chaque métier a son propre corporatisme et ses codes. Malgré tout y a quand même une forme de reconnaissance et d'accomplissement quand tu accèdes à l'étage supérieur, tout crasseux que tu étais et que tu restes au final. Bref quand j'avais commencé à faire des affaires en mer on m'avait proposé des trucs un peu subversifs si tu vois ce que je veux dire par là. On m'a fait le vieux coup du pognon facile, des règles qui sont là que pour faire chier les honnêtes contrebandiers tout ça. Attends y a pas une couille dans l'expression "honnête contrebandier" ? Donc à l'époque, tout con que j'étais déjà j'ai malgré tout flairé que ça sentait l'enculade à plein nez cette affaire. Parce que ouais admettons que ça rapporte un peu, mais si tu te foires, t'es mort. Aucune marchandise vaut ça sérieusement. Si encore c'était sur terre. Je veux dire sur terre t'as pas de vents, de courants, de marées ou de bestioles marines plus grosses qu'un voilier. Limite à côté de la navigation, c'est facile... Et donc à l'époque où on me fait ce coup fumant du chant des sirènes et de l'appel de l'or facile, on me rencarde sur un endroit que tu trouveras jamais sur une putain de carte commerciale officielle. Là on parle du Saint des Saints, de la terre d'asile de tous les enculés de rats des mer du monde. Même qu'une légende raconte qu'ils seraient originaires de là-bas. Bon ça c'est les conneries qu'on se raconte entre marins.. T'imagines bien que si les connards avaient une patrie, ça ferait longtemps que tout le monde aurait fermé ses frontières pour limiter la propagation. Sinon on serait pas encerclés par cette engeance hin.. Bref cette fameuse île qui n'en est pas une d'ailleurs passe pour être le repaire de toutes les petites et grosses merdes que l'océan a bien voulu démouler. Pourquoi c'est pas une île à part entière ? Bah là encore c'est culturel. Enfin nos histoires. Certains racontent que y a très longtemps y avait un trésor là bas et que deux navires se sont rués pour le chopper. Ils seraient allés si vite qu'ils se seraient éperonnés. Et l'île a poussé sur les cadavres de leurs navires. D'autres disent que c'est un banc de sable où des parias ont établi un comptoir et qu'au fil du temps les navires de ceux qui y sont passés y ont laissé une partie d'eux symbolique afin de bâtir cet édifice de bois pourri et puant que c'est devenu désormais. Y a surement autant voir plus de faux que de vrai dans ces histoires. Toujours est-il que y a au moins une chose de vraie. Cet endroit ne figure nul part et pour y aller il faut vraiment savoir qu'il y a quelque chose au milieu de nul part et donc connaître son existence. Du coup j'pense qu'effectivement au départ c'était pas une île en fait. Je le verrai d'ailleurs p'tet bientôt on s'en approche. Mes marins crasseux sont tout excités d'y aller mais je les sens nerveux. Moi c'est la première fois que j'y foutrai les pieds. Connaître ce lieu et son emplacement sont une chose. Y survivre en est une autre. Alors je les vois, tout fébriles, essayer de me donner des tuyaux pour pas faire de gaffes là-bas. Ils me rencardent sur certains noms, pour éviter de se foutre direct dans la merde. Mais bon un peu plus ou un peu moins dedans tu me diras au point ou j'en suis... Pour faire court l'idée serait que j'y fasse une impression pas dégueux mais modérée. Ouais, on est d'accords ça veut strictement rien dire. Limite si pour seuls conseils ils ont que ça à me chier, autant fermer sa gueule non ? Sarcasmes à part, j'ai compris je crois le principe. Faut que je leur montre que y a un nouveau coq en ville mais pas que je froisse ou envoie comme message que je veux niquer les vieux coqs déjà en place. En gros passer pour un dur, mais pas convoiter tout de suite la place des vieux tonton connards qui piratent depuis la 3e génération. Si je brille trop et que je fais de l'ombre aux méchants j'suis mort. Si j'en fais pas assez, j'finirai sans bateau le cul béant après que tout l'île s'y soit vidée. J'ai jamais été très doué pour écouter les conseils en fait. Donc on a accosté à ce qui leur sert de quais, dans un silence de mort. Chaque enculé à portée a pris soigneusement et méticuleusement le temps de nous dévisager un à un pour bien nous signifier qu'on était de la viande fraîche. Logique. J'avais décrété qu'on irait se foutre à un endroit précis. Stratégiquement ça me paraissait pas mal. Une place pas trop éloignée pour pas envoyer un message comme quoi on a peur. Mais trop proche non plus pour pas faire genre qu'on va monter en l'air tous ceux qu'on croise. Et là bien sur, tu te commençais à te dire j'suis sur "tiens, ça fait longtemps que le destin a pas essayé de t'enculer". Et bah devine quoi, il a retenté sa chance... J't'explique : on est à la manœuvre tout va bien. Limite j'ai juste l'impression que je passe mon permis bateau vu que tout le monde nous reluque. Et là tu me croiras pas si je te dis qu'un mec avec son rafiot dégueulasse nous fume la place devant notre nez, et à la vue de tout le monde ? Et là on était dans la merde. Parce que y en avait pas un qui guettait pas comment on allait gérer cet affront et ça allait être surement déterminent sur la suite de l'aventure, qui pour le coup aurait pu être courte d'un coup. Fort heureusement, tu sais bien, moi les relations sociales ça me connaît bien. J'veux dire, j'ai beau avoir des défauts par dizaines mais avec mon bagou et ma grande gueule j'peux désamorcer pas mal de situations merdiques en général. Donc le mec là avec son bateau de bâtard, j'lui ai envoyé une salve de boulets dans le bide. Genre "salut Jon, tu veux un café??" Ça a ouvert une petite voie d'eau mais rien de méchant. Bon on a du charcler un marin qui roupillait dans la cave parce que ça gueulait dans le fond. Il avait qu'à pas dormir l'enculé. Ça a mis les types un peu colère alors y en a un qui a voulu monter sur notre pont pour s'expliquer sabre au clair. Là je dois reconnaître que mes gars ont été très pros. Ils l'ont accueilli à coup de mousquet. Lui ont fait les poches et dépouillé avec une rigueur qui force le respect. Et comme les connards restants du navire malpolis nous gueulaient dessus parce que 1°) on leur avait tiré dessus 2°) l'un des leurs avait dégusté pendant le tir 3°) l'un d'eux était passé de vivant très très en colère à mort très très pauvre... mes gars ont mis des bouts du mec fraichement tué et dépouillé dans le canon et leur ont renvoyé les morceaux avec un boulet ou deux. Je savais pas que ça pouvait repeindre un pont un truc comme ça. Si c'était pas dégueux à filer la gerbe j'aurais trouvé ça artistique. Y avait quelque chose de très soigné et raffiné dans la recherche et l'art de faire chier autrui d'une manière à la fois sadique et créative. Non là sans déconner les gars avaient bien mérité leur gages, voir p'tet une tournée ou deux. En tout cas eux ils se marraient bien visiblement de voir le pont des connards tapissé de sang et de boyaux éclatés avec les restes de leur pote. En plus ça a rouvert une voie d'eau. Non franchement, ils sont biens mes gars. Par contre niveau entrée discrète.. on repassera l'an prochain. Là on s'est bien affichés et personne en a loupé une miette. Évidemment plutôt que rectifier le tir, je reste fidèle à moi même. J’aboie sur mes marins et je pose pied à terre, toute plumes et atours dehors. Malgré tout la vie reprend son train train. Ça joue aux dés, ça picole, ça baise, ça rit et ça chante. J'me sens encore observé mais je pense qu'on a envoyé un message pas crade à tous ces enculés. On est pas venus là pour se branler en attendant que le vent tourne. A présent mes canailles, faudra nous compter dans la danse et croyez bien que j'ai une folle envie de gigue..
  11. Margoria.... C'est bon. Je l'ai dit souvent, mais putain là c'est vraiment bon. Autant j'aime beaucoup le temps passé à Duvencrune, les montagnes tout ça.. Faut avouer que ça a un charme certain, rassurant même... la montagne elle était là avant toi, elle le sera après. Elle en a rien à foutre de ta gueule en somme. Et cette indifférence majestueuse te rassure l'esprit quand il fait froid et que tu t'endors. Tu sais que demain quand tu te lèveras, les montagnes seront là. Bon y risque d'y avoir aussi cet enculé de dragon qui sera là... Comme quoi les montagnes et la mort sont deux certitudes certaines.. Mais tout ça, face à l'océan c'est de la merde collante. Je veux dire, ça faisait longtemps que j'avais pas foutu le pied sur un pont et à ma grande honte j'avais oublié le panard que c'est. Putain.. Quel connard je fais, de m'être privé si longtemps ce cette jouissance. Franchement ça fait partie des trois choses que j'aime le plus avec baiser et le rhum. Une fois j'ai essayé de mêler les trois avec Aithe mais on a failli se prendre un récif. Qu'est-ce que tu veux ? Aithe tenait la barre mais pas la bonne, bref. Quelle sensation bordel ! De te retrouver à nouveau face à l'océan, humble et misérable fétu qu'on est à oser vouloir le dompter, le connaître ou l'explorer. Cette sensation intime où tu as l'impression d'enfreindre un territoire interdit où c'est pas toi qui fait la loi. Je sais pas comment expliciter, c'est un peu comme si tu sautais la femme de ton patron... Tu sais que tu joues gros si tu te foires.. Mais quand t'es dedans t'as pas envie d'en sortir. Ça m'avait tellement manqué. Et puis décrasser mon navire resté à quais tout ce temps, ça aurait été maltraitant de le laisser pourrir à Ephéria l'engin. Alors j'ai raclé les tavernes et les bouges d'Epheria et de la côte Terrmian pour recruter des bons gros marins crasseux avec pour seuls prérequis de connaître leur métier et d'en avoir une grosse paire. Parce que le programme est chargé et qu'on aura pas le temps de ricaner. Et ma foi j'ai pas trop mal réussi mon coup. Quand on s'est pointés aux quais, on était tellement burnés qu'ont aurait dit qu'on était plus poilus que nos montures tu vois. Les mecs sont pas là pour la détente, ils veulent que le boulot paye, et paye vite. Donc on s'y est mis rapido. J'ai pas envie de me bouffer une mutinerie et d'me réveiller avec un abreuvoir à mouches au niveau de la gorge. L'idée est simple. Sillonner les mers et foutre la merde. Les deux choses pour lesquelles j'ai un don naturel. Bon faut l'organiser cette merde aussi et pas faire n'importe quoi sinon à part se prendre des boulets et des coups de sabre de tout bord on fera pas long feu. Et quit à me répéter et passer pour un gros lâche, mais rien à foutre, moi j'veux pas crever. Non l'idée c'est d'aller emmerder les navires de commerce ou de frets pour perturber les routes commerciales reliées à Calphéon. Putain ouais l'ironie tu me diras. J'ai sacrifié ma flotte jadis et de bons marins pour aller niquer la gueule à Montagues et ses pirates qui faisaient... exactement la même chose. Comme quoi on dira ce qu'on veut, mais la fatalité adore m'enculer. J'ai toujours chié spirituellement sur les pirates et autres connards des mers, et c'est pas faute de les avoir farci de boulets ou de plomb par le passé. Mais depuis que j'ai été obligé de chausser leurs bottes et de patauger dans cette merde, j'essaie d'y trouver quelques points positifs. La vie devient intense. Elle l'a toujours été mais quand tu commences à jouer international dans la catégorie emmerdeur professionnel, la sanction c'est plus quelques baffes dans la gueule mais direct un coup d'épée en travers du bide, dans le meilleur des cas. J'aurais aimé me mettre à leur place à ces enculés en me persuadant que vivre par la poudre et le vent est une forme de liberté. Mais non en fait. Si j'en suis là c'est parce que ça a sévèrement chié pour mon matricule et que c'était ma seule porte de sortie. Ça ou la mort en fait, donc c'était pas un choix. Ceux qui disent ça c'est des conneries. Quel crétin irait préférer crever plutôt que vivre même s'il doit pour cela faire des choses merdiques ? Sans rire ce genre d'abrutis ça doit exister que dans les livres, et c'est déjà trop. Ça pourrait être pire... J'pourrais faire ça sur la terre ferme. J'essaye de voir le godet à moitié plein mais c'est pas évident. Si j'devais philosopher j'dirais que c'est parce que j'ai tendance à boire au goulot plutôt qu'au godet. Mais là j'vois que ça t'oblige à réfléchir, si si je le vois bien ; tu fronces les sourcils et tu cogites, d'ailleurs t'es laid quand tu cogites, plus que quand tu coïtes.. et donc tu vas commencer à te faire chier. Bref je suis - encore - dans la merde et j'essaye de faire avec. Je serai pas le type le plus courageux et droit que ce monde ait chié c'est certain. Mais avec le temps j'ai appris à atténuer ma lâcheté et faire avec ou du moins faire ce qu'il faut. Même si ça inclue faire plus de merde encore. Bien sur que je pense à Aithe et je m'en veux putain. Ça me scie en deux de l'avoir entraînée dans ce maelstrom de merde. Mais là où je me dis que j'ai une chance que je mérite p'tet pas malgré tout ce que la vie me dégueule dessus comme tuiles et embûches, c'est qu'elle demeure toujours à mes côtés. Mon Aithe, mon Amirale du Vice. Le feu de mes reins. Ma Femme. La seule que j'ai aimée correctement. Et pourtant j'ai pas toujours été simple. Ni fait les choix les plus judicieux. Et pourtant elle est restée là, toujours. Des fois je me réveille la nuit en sueurs, tout pas bien. Je sors de mes songes comme si je tombais du haut d'un phare et la réalité me percute aussi brutalement que le sol après une telle chute. Comme si Feu Tonton Rob était vivant et m'avait mis un putain de coup de son tabouret magique dans ma gueule, histoire de me remettre dans le bon axe. J'me mets à penser que je devrais l'éloigner de moi, pour sa survie. Pour son bien, pour son salut. Si je l'aime, je dois faire ce qui est bien pour elle, la faire passer avant moi. Mais j'y arrive pas. Je suis pas assez fort pour ça. Ou trop lâche. Ou les deux... C'est pas qu'une histoire de cul, bien sur que j'en suis dépendant à son petit cul rond d'elfe perverse. Mais je m'imagine pas sans elle. Non en fait j'ai peur de m'imaginer sans elle. Je devrais la laisser partir et quitter cette spirale merdique dans laquelle je m'enfonce. Mais je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Alors je panique et je suis victime de terribles chiasses nocturnes parce que je sais pas gérer ça autrement qu'en allant crépir les latrines de merde en jet. Comme si j'essayais de renvoyer symboliquement toute la merde que je reçois depuis des années au monde. Mais ça sert à queue dalle on est bien d'accord. Et puis si je commence à faire de la philosophie sur mes diarrhées anxieuses là tu vas plus te faire chier - tu m'excuseras le jeu de mot camarade - mais tu vas vraiment me prendre pour un taré...
  12. Altinova.. Il règne un silence de mort dans cette putain de salle. Et le mort à tous les coups, ça va être ma gueule. Logique dans un sens. J'ai joué un jeu dangereux, pour des mecs encore plus dangereux et là il est temps de passer à la caisse. Mais ça m'emmerde un peu, surtout le décorum tu vois. Parce que quand tu dois de l'oseille à des mecs méchants, l'usage veut - s'ils te choppent bien sur - que tu dérouilles un moment, voir que tu finisses la gueule éclatée sur le pavé en te vidant de ton sang ou avec un morceau de toi en moins selon les mecs en question. Mais ça c'est le cas de figure "simple". Donc pas le miens, évidemment hin sinon depuis le temps tu le saurais. Non là j'ai affaire à du gros, du très gros même, au symbolique comme au figuré. Je te dresse le tableau. J 'ai en face de moi le type qui m'a prêté plein de pognon pour aller foutre la merde entre Calphéon et Valencia. J'ai utilisé son pognon à bon escient et j'ai tenté de semer une belle merde. C'est ce que lui voulait aussi, pour d'autres raisons je pense. A mon avis le gros lard en face de moi a des intérêts dans l'armement et la pierre noire. Sauf que le plan a pas marché malgré les graines semées. Et du coup le puissant obèse en face de moi est pas content. Mais vraiment pas. Ben oui sinon il aurait pas rallongé du blé pour que des mecs me traquent et me ramènent chez lui par la peau du cou, vivant. J'ai donc un immonde tas de graisse couvert de soies et de bijoux en face de moi. Le mec est vautré à table depuis plus d'une heure et a commencé à débiter la deuxième carcasse de cerf sans dire un putain de mot depuis le début de son orgie alimentaire. Et encore je m'estime heureux vu la réputation du bestiaux car pour le moment là c'est juste un casse dalle. J'ai beau connaître à peu près mon interlocuteur qui interlocute surtout son cerf farci aux truffes depuis des plombes, ça impressionne. On raconte que quand il a les glandes, il fait venir les types qui lui ont cassé les couilles pour les inviter à manger. Vu ce que ce mec pèse à tout niveau déjà c'est louche. Il convoque donc ceux qu'il a dans le collimateur à sa table pour leur en mettre plein la gueule. Et putain ça marche. J'ai pas ouvert ma putain de grande gueule depuis le début et je sais que si jamais je l'ouvre j'risque de finir en accompagnement du cerf. Donc j'suis là devant mon assiette que j'ai à peine touchée avec un mec qui me fixe froidement pendant qu'il m'explique de manière non verbale comment lui il voit les choses. Ce type est dans la démonstration de force. Et il s' en branle, car il l'a le pouvoir l'enculé. La salle à manger est immense, richement décorée, voir à outrance tellement c'est tape à l’œil. Si j raclais les dorures que y a un peu partout sur les murs j'suis sur de me racheter un bateau pour te donner un ordre d'idée. Les domestiques sont mieux habillés que les godiches qu'on voit à Calphéon dans leurs belles robes et y a même une estrade remplie de musiciens tout aussi tape à l’œil mais qui jouent pas. Non tout le monde ferme bien sa gueule à commencer par moi et on a pour seule musique les bruits de mastications, les rots et les pets du mec qui se torpille une famille de cerfs par casse croûte. Ça devient vite plus oppressant que chiant. Y a probablement une trentaine de grouillots à tout casser autour de nous sans compter les gardes du corps du mec. En même temps vu comment il est gros le fumier il fait bien de prévoir du nombre pour son gros corps. Après le second cerf, pour digérer, on fait passer des salaisons qui viennent de Duvencrune. Là je comprends que l'obèse essaie de me faire percuter qu'il peut se procurer ce qu'il veut pour son propre plaisir d'où que ça vienne. Tout dans la démonstration encore. Là il étale sa puissance et son opulence sans retenue juste pour me montrer qui c'est le patron. Et encore je me demande s'il s'en bat par un peu les couilles de cramer pour son goûter la même somme que claque Calphéon pour son armée sur l'année. L'obèse me fixe froidement et je détourne pas le regard. J'ai pas envie de finir comme ce connard de cerf juste avant. Je sais qu'il essaye de me violer mentalement en continuant d'instaurer ce malaise. Franchement il en est pas loin, on raconte que ceux qui sont sortis vivant de sa table sont retournés chez eux la queue entre les jambes bouffer de la salade et du potage pendant trois semaines... J'suis un joueur. J'adore le jeu, trop. Alors j'prends un bout de salaison et j'croque dedans toujours en fixant le gros porc en face de moi. J'sais que je l'enculerai pas sur la quantité, c'est un marathonien d'la graille. Mais j'ai une carte à jouer, c'est ça ou finir en position fœtale voir pire. Je bouffe, en faisant moi aussi un maximum de bruits. Et puis je balance par la pièce les morceaux à peine croqués alors que y en a qui crèvent de faim. J'me dis que rien que la collation qu'il s'est enfilé aurait pu nourrir les crèves la faim d'Altinova plusieurs jours mais je m'en branle. Au pire si je finis à la marmite autant profiter du temps qu'il me reste putain. Et avec du bol un de mes p'tits os lui restera coincé dans la gorge à cet enculé. Ça me fera pas sentir mieux ni revivre mais toujours ça que veux-tu.. Au bout d'un p'tit moment j'décide de tenter le tout pour le tout et d'lui causer. J'lui dit alors que c'est un con et qu'il aurait du miser sur une autre voie pour ses projets. Et puis je ferme ma gueule et je tabasse les salaisons à grand coup de pinard. J'vois le gros qui allume alors une lueur dans son regard, y a le jaune de ses yeux qui s'éveille. Mais j'me tais et j'bouffe aussi salement que j'peux. J'l'ai ferré. Mais si j'me foire pour sur que j'finis à la casserole et le cul farci de terrine. On continue de bouffer dans le silence de nos mastications respectives. J'arrive même à lâcher une caisse ou deux qui me permettent d'évaluer l’acoustique de la salle. On arrive à torpiller le plat de salaisons et j'ai déjà les dents du fond qui baignent. J'suis à deux doigts de rendre le tout sur la tablée. Mais là surprise il lève son gros doigt et les grouillots ramènent pas tout de suite le plat suivant. Alors j'me mets à table, si on peut dire après l'orgie de bouffe qu'on a dilapidée. J'lui parle de l'océan, de territoires à conquérir et des opportunités. Il m'écoute en se léchant les doigts ce gros porc et j'me demande s'il est pas en train d'imaginer comment me faire mijoter avec des ptits légumes. Malgré le pinard que j'ai sifflé et la nausée j'essaie de garder ma concentration pour pas me vautrer. Le mec écoute, me fixe toujours sans rien dire. Et puis quand j'ai fini, il se réinstalle dans sa chaise et fait apporter la suite. Mais là on me dégage sans ménagement de sa vue, p'tet que je lui coupais l’appétit au monstre putain? Une fois dehors je m'attends à me prendre une lame dans le bide mais on me temps des papiers. Et pas n'importe quels papiers putain. Des gages, des quittances. Vivres, matériels, hommes.. navires. Putain de merde.. Je comprends que j'ai pas intérêt à merder si j'veux pas être à nouveau convoqué à manger sous peu. J'me tire sans demander mon reste et quand j'suis assez loin j'dégueule l'équivalent d'une année de solde pour un soldat dans une ruelle. Jamais les rats auront aussi bien bouffé crois moi.. Mais j'crois que je suis encore bien dans la merde....
  13. [HS] Je crois que sur un bas relief de la salle de pierre vers Velia il y a une "représentation" d'Hadum
  14. La statue du mec avec les 2 serpents représente Hadum ? Il me semblait qu'elle représentait le fameux Alchimiste Immortel, Caphras.
  15. Bonjour à vous.