Drelnas

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Profile Song

À propos de Drelnas

  • Rang
    Héraut de l'Amour
  • Date de naissance 11/03/1983

Informations RP

  • Personnage principal
    Nennius Delmeth

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  1. Cette île n'est pas répertoriée sur les cartes marchandes... Quand tu navigues un certain temps, que tu traînes dans les ports, les bouges et autres cloaques de ce joli petit monde tu deviens une sorte d'initié. Souvent une sorte de gros connard aussi, mais là c'est pas l'histoire. Et quand tu es accepté tacitement dans la joyeuse et grande confrérie des fils de la mer - déjà que par la naissance j'fais partie de celle des fils de pute - t'es pas à l'abri, si t'as l'oreille qui traîne où il faut, d'apprendre deux ou trois trucs que seuls ceux qui savent, savent. Ça paraît pompeux tout ça pour dire que tu te fais des potes et des contacts parmi les marins crasseux on est bien d'accord mais je pense que chaque métier a son propre corporatisme et ses codes. Malgré tout y a quand même une forme de reconnaissance et d'accomplissement quand tu accèdes à l'étage supérieur, tout crasseux que tu étais et que tu restes au final. Bref quand j'avais commencé à faire des affaires en mer on m'avait proposé des trucs un peu subversifs si tu vois ce que je veux dire par là. On m'a fait le vieux coup du pognon facile, des règles qui sont là que pour faire chier les honnêtes contrebandiers tout ça. Attends y a pas une couille dans l'expression "honnête contrebandier" ? Donc à l'époque, tout con que j'étais déjà j'ai malgré tout flairé que ça sentait l'enculade à plein nez cette affaire. Parce que ouais admettons que ça rapporte un peu, mais si tu te foires, t'es mort. Aucune marchandise vaut ça sérieusement. Si encore c'était sur terre. Je veux dire sur terre t'as pas de vents, de courants, de marées ou de bestioles marines plus grosses qu'un voilier. Limite à côté de la navigation, c'est facile... Et donc à l'époque où on me fait ce coup fumant du chant des sirènes et de l'appel de l'or facile, on me rencarde sur un endroit que tu trouveras jamais sur une putain de carte commerciale officielle. Là on parle du Saint des Saints, de la terre d'asile de tous les enculés de rats des mer du monde. Même qu'une légende raconte qu'ils seraient originaires de là-bas. Bon ça c'est les conneries qu'on se raconte entre marins.. T'imagines bien que si les connards avaient une patrie, ça ferait longtemps que tout le monde aurait fermé ses frontières pour limiter la propagation. Sinon on serait pas encerclés par cette engeance hin.. Bref cette fameuse île qui n'en est pas une d'ailleurs passe pour être le repaire de toutes les petites et grosses merdes que l'océan a bien voulu démouler. Pourquoi c'est pas une île à part entière ? Bah là encore c'est culturel. Enfin nos histoires. Certains racontent que y a très longtemps y avait un trésor là bas et que deux navires se sont rués pour le chopper. Ils seraient allés si vite qu'ils se seraient éperonnés. Et l'île a poussé sur les cadavres de leurs navires. D'autres disent que c'est un banc de sable où des parias ont établi un comptoir et qu'au fil du temps les navires de ceux qui y sont passés y ont laissé une partie d'eux symbolique afin de bâtir cet édifice de bois pourri et puant que c'est devenu désormais. Y a surement autant voir plus de faux que de vrai dans ces histoires. Toujours est-il que y a au moins une chose de vraie. Cet endroit ne figure nul part et pour y aller il faut vraiment savoir qu'il y a quelque chose au milieu de nul part et donc connaître son existence. Du coup j'pense qu'effectivement au départ c'était pas une île en fait. Je le verrai d'ailleurs p'tet bientôt on s'en approche. Mes marins crasseux sont tout excités d'y aller mais je les sens nerveux. Moi c'est la première fois que j'y foutrai les pieds. Connaître ce lieu et son emplacement sont une chose. Y survivre en est une autre. Alors je les vois, tout fébriles, essayer de me donner des tuyaux pour pas faire de gaffes là-bas. Ils me rencardent sur certains noms, pour éviter de se foutre direct dans la merde. Mais bon un peu plus ou un peu moins dedans tu me diras au point ou j'en suis... Pour faire court l'idée serait que j'y fasse une impression pas dégueux mais modérée. Ouais, on est d'accords ça veut strictement rien dire. Limite si pour seuls conseils ils ont que ça à me chier, autant fermer sa gueule non ? Sarcasmes à part, j'ai compris je crois le principe. Faut que je leur montre que y a un nouveau coq en ville mais pas que je froisse ou envoie comme message que je veux niquer les vieux coqs déjà en place. En gros passer pour un dur, mais pas convoiter tout de suite la place des vieux tonton connards qui piratent depuis la 3e génération. Si je brille trop et que je fais de l'ombre aux méchants j'suis mort. Si j'en fais pas assez, j'finirai sans bateau le cul béant après que tout l'île s'y soit vidée. J'ai jamais été très doué pour écouter les conseils en fait. Donc on a accosté à ce qui leur sert de quais, dans un silence de mort. Chaque enculé à portée a pris soigneusement et méticuleusement le temps de nous dévisager un à un pour bien nous signifier qu'on était de la viande fraîche. Logique. J'avais décrété qu'on irait se foutre à un endroit précis. Stratégiquement ça me paraissait pas mal. Une place pas trop éloignée pour pas envoyer un message comme quoi on a peur. Mais trop proche non plus pour pas faire genre qu'on va monter en l'air tous ceux qu'on croise. Et là bien sur, tu te commençais à te dire j'suis sur "tiens, ça fait longtemps que le destin a pas essayé de t'enculer". Et bah devine quoi, il a retenté sa chance... J't'explique : on est à la manœuvre tout va bien. Limite j'ai juste l'impression que je passe mon permis bateau vu que tout le monde nous reluque. Et là tu me croiras pas si je te dis qu'un mec avec son rafiot dégueulasse nous fume la place devant notre nez, et à la vue de tout le monde ? Et là on était dans la merde. Parce que y en avait pas un qui guettait pas comment on allait gérer cet affront et ça allait être surement déterminent sur la suite de l'aventure, qui pour le coup aurait pu être courte d'un coup. Fort heureusement, tu sais bien, moi les relations sociales ça me connaît bien. J'veux dire, j'ai beau avoir des défauts par dizaines mais avec mon bagou et ma grande gueule j'peux désamorcer pas mal de situations merdiques en général. Donc le mec là avec son bateau de bâtard, j'lui ai envoyé une salve de boulets dans le bide. Genre "salut Jon, tu veux un café??" Ça a ouvert une petite voie d'eau mais rien de méchant. Bon on a du charcler un marin qui roupillait dans la cave parce que ça gueulait dans le fond. Il avait qu'à pas dormir l'enculé. Ça a mis les types un peu colère alors y en a un qui a voulu monter sur notre pont pour s'expliquer sabre au clair. Là je dois reconnaître que mes gars ont été très pros. Ils l'ont accueilli à coup de mousquet. Lui ont fait les poches et dépouillé avec une rigueur qui force le respect. Et comme les connards restants du navire malpolis nous gueulaient dessus parce que 1°) on leur avait tiré dessus 2°) l'un des leurs avait dégusté pendant le tir 3°) l'un d'eux était passé de vivant très très en colère à mort très très pauvre... mes gars ont mis des bouts du mec fraichement tué et dépouillé dans le canon et leur ont renvoyé les morceaux avec un boulet ou deux. Je savais pas que ça pouvait repeindre un pont un truc comme ça. Si c'était pas dégueux à filer la gerbe j'aurais trouvé ça artistique. Y avait quelque chose de très soigné et raffiné dans la recherche et l'art de faire chier autrui d'une manière à la fois sadique et créative. Non là sans déconner les gars avaient bien mérité leur gages, voir p'tet une tournée ou deux. En tout cas eux ils se marraient bien visiblement de voir le pont des connards tapissé de sang et de boyaux éclatés avec les restes de leur pote. En plus ça a rouvert une voie d'eau. Non franchement, ils sont biens mes gars. Par contre niveau entrée discrète.. on repassera l'an prochain. Là on s'est bien affichés et personne en a loupé une miette. Évidemment plutôt que rectifier le tir, je reste fidèle à moi même. J’aboie sur mes marins et je pose pied à terre, toute plumes et atours dehors. Malgré tout la vie reprend son train train. Ça joue aux dés, ça picole, ça baise, ça rit et ça chante. J'me sens encore observé mais je pense qu'on a envoyé un message pas crade à tous ces enculés. On est pas venus là pour se branler en attendant que le vent tourne. A présent mes canailles, faudra nous compter dans la danse et croyez bien que j'ai une folle envie de gigue..
  2. Margoria.... C'est bon. Je l'ai dit souvent, mais putain là c'est vraiment bon. Autant j'aime beaucoup le temps passé à Duvencrune, les montagnes tout ça.. Faut avouer que ça a un charme certain, rassurant même... la montagne elle était là avant toi, elle le sera après. Elle en a rien à foutre de ta gueule en somme. Et cette indifférence majestueuse te rassure l'esprit quand il fait froid et que tu t'endors. Tu sais que demain quand tu te lèveras, les montagnes seront là. Bon y risque d'y avoir aussi cet enculé de dragon qui sera là... Comme quoi les montagnes et la mort sont deux certitudes certaines.. Mais tout ça, face à l'océan c'est de la merde collante. Je veux dire, ça faisait longtemps que j'avais pas foutu le pied sur un pont et à ma grande honte j'avais oublié le panard que c'est. Putain.. Quel connard je fais, de m'être privé si longtemps ce cette jouissance. Franchement ça fait partie des trois choses que j'aime le plus avec baiser et le rhum. Une fois j'ai essayé de mêler les trois avec Aithe mais on a failli se prendre un récif. Qu'est-ce que tu veux ? Aithe tenait la barre mais pas la bonne, bref. Quelle sensation bordel ! De te retrouver à nouveau face à l'océan, humble et misérable fétu qu'on est à oser vouloir le dompter, le connaître ou l'explorer. Cette sensation intime où tu as l'impression d'enfreindre un territoire interdit où c'est pas toi qui fait la loi. Je sais pas comment expliciter, c'est un peu comme si tu sautais la femme de ton patron... Tu sais que tu joues gros si tu te foires.. Mais quand t'es dedans t'as pas envie d'en sortir. Ça m'avait tellement manqué. Et puis décrasser mon navire resté à quais tout ce temps, ça aurait été maltraitant de le laisser pourrir à Ephéria l'engin. Alors j'ai raclé les tavernes et les bouges d'Epheria et de la côte Terrmian pour recruter des bons gros marins crasseux avec pour seuls prérequis de connaître leur métier et d'en avoir une grosse paire. Parce que le programme est chargé et qu'on aura pas le temps de ricaner. Et ma foi j'ai pas trop mal réussi mon coup. Quand on s'est pointés aux quais, on était tellement burnés qu'ont aurait dit qu'on était plus poilus que nos montures tu vois. Les mecs sont pas là pour la détente, ils veulent que le boulot paye, et paye vite. Donc on s'y est mis rapido. J'ai pas envie de me bouffer une mutinerie et d'me réveiller avec un abreuvoir à mouches au niveau de la gorge. L'idée est simple. Sillonner les mers et foutre la merde. Les deux choses pour lesquelles j'ai un don naturel. Bon faut l'organiser cette merde aussi et pas faire n'importe quoi sinon à part se prendre des boulets et des coups de sabre de tout bord on fera pas long feu. Et quit à me répéter et passer pour un gros lâche, mais rien à foutre, moi j'veux pas crever. Non l'idée c'est d'aller emmerder les navires de commerce ou de frets pour perturber les routes commerciales reliées à Calphéon. Putain ouais l'ironie tu me diras. J'ai sacrifié ma flotte jadis et de bons marins pour aller niquer la gueule à Montagues et ses pirates qui faisaient... exactement la même chose. Comme quoi on dira ce qu'on veut, mais la fatalité adore m'enculer. J'ai toujours chié spirituellement sur les pirates et autres connards des mers, et c'est pas faute de les avoir farci de boulets ou de plomb par le passé. Mais depuis que j'ai été obligé de chausser leurs bottes et de patauger dans cette merde, j'essaie d'y trouver quelques points positifs. La vie devient intense. Elle l'a toujours été mais quand tu commences à jouer international dans la catégorie emmerdeur professionnel, la sanction c'est plus quelques baffes dans la gueule mais direct un coup d'épée en travers du bide, dans le meilleur des cas. J'aurais aimé me mettre à leur place à ces enculés en me persuadant que vivre par la poudre et le vent est une forme de liberté. Mais non en fait. Si j'en suis là c'est parce que ça a sévèrement chié pour mon matricule et que c'était ma seule porte de sortie. Ça ou la mort en fait, donc c'était pas un choix. Ceux qui disent ça c'est des conneries. Quel crétin irait préférer crever plutôt que vivre même s'il doit pour cela faire des choses merdiques ? Sans rire ce genre d'abrutis ça doit exister que dans les livres, et c'est déjà trop. Ça pourrait être pire... J'pourrais faire ça sur la terre ferme. J'essaye de voir le godet à moitié plein mais c'est pas évident. Si j'devais philosopher j'dirais que c'est parce que j'ai tendance à boire au goulot plutôt qu'au godet. Mais là j'vois que ça t'oblige à réfléchir, si si je le vois bien ; tu fronces les sourcils et tu cogites, d'ailleurs t'es laid quand tu cogites, plus que quand tu coïtes.. et donc tu vas commencer à te faire chier. Bref je suis - encore - dans la merde et j'essaye de faire avec. Je serai pas le type le plus courageux et droit que ce monde ait chié c'est certain. Mais avec le temps j'ai appris à atténuer ma lâcheté et faire avec ou du moins faire ce qu'il faut. Même si ça inclue faire plus de merde encore. Bien sur que je pense à Aithe et je m'en veux putain. Ça me scie en deux de l'avoir entraînée dans ce maelstrom de merde. Mais là où je me dis que j'ai une chance que je mérite p'tet pas malgré tout ce que la vie me dégueule dessus comme tuiles et embûches, c'est qu'elle demeure toujours à mes côtés. Mon Aithe, mon Amirale du Vice. Le feu de mes reins. Ma Femme. La seule que j'ai aimée correctement. Et pourtant j'ai pas toujours été simple. Ni fait les choix les plus judicieux. Et pourtant elle est restée là, toujours. Des fois je me réveille la nuit en sueurs, tout pas bien. Je sors de mes songes comme si je tombais du haut d'un phare et la réalité me percute aussi brutalement que le sol après une telle chute. Comme si Feu Tonton Rob était vivant et m'avait mis un putain de coup de son tabouret magique dans ma gueule, histoire de me remettre dans le bon axe. J'me mets à penser que je devrais l'éloigner de moi, pour sa survie. Pour son bien, pour son salut. Si je l'aime, je dois faire ce qui est bien pour elle, la faire passer avant moi. Mais j'y arrive pas. Je suis pas assez fort pour ça. Ou trop lâche. Ou les deux... C'est pas qu'une histoire de cul, bien sur que j'en suis dépendant à son petit cul rond d'elfe perverse. Mais je m'imagine pas sans elle. Non en fait j'ai peur de m'imaginer sans elle. Je devrais la laisser partir et quitter cette spirale merdique dans laquelle je m'enfonce. Mais je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Alors je panique et je suis victime de terribles chiasses nocturnes parce que je sais pas gérer ça autrement qu'en allant crépir les latrines de merde en jet. Comme si j'essayais de renvoyer symboliquement toute la merde que je reçois depuis des années au monde. Mais ça sert à queue dalle on est bien d'accord. Et puis si je commence à faire de la philosophie sur mes diarrhées anxieuses là tu vas plus te faire chier - tu m'excuseras le jeu de mot camarade - mais tu vas vraiment me prendre pour un taré...
  3. Altinova.. Il règne un silence de mort dans cette putain de salle. Et le mort à tous les coups, ça va être ma gueule. Logique dans un sens. J'ai joué un jeu dangereux, pour des mecs encore plus dangereux et là il est temps de passer à la caisse. Mais ça m'emmerde un peu, surtout le décorum tu vois. Parce que quand tu dois de l'oseille à des mecs méchants, l'usage veut - s'ils te choppent bien sur - que tu dérouilles un moment, voir que tu finisses la gueule éclatée sur le pavé en te vidant de ton sang ou avec un morceau de toi en moins selon les mecs en question. Mais ça c'est le cas de figure "simple". Donc pas le miens, évidemment hin sinon depuis le temps tu le saurais. Non là j'ai affaire à du gros, du très gros même, au symbolique comme au figuré. Je te dresse le tableau. J 'ai en face de moi le type qui m'a prêté plein de pognon pour aller foutre la merde entre Calphéon et Valencia. J'ai utilisé son pognon à bon escient et j'ai tenté de semer une belle merde. C'est ce que lui voulait aussi, pour d'autres raisons je pense. A mon avis le gros lard en face de moi a des intérêts dans l'armement et la pierre noire. Sauf que le plan a pas marché malgré les graines semées. Et du coup le puissant obèse en face de moi est pas content. Mais vraiment pas. Ben oui sinon il aurait pas rallongé du blé pour que des mecs me traquent et me ramènent chez lui par la peau du cou, vivant. J'ai donc un immonde tas de graisse couvert de soies et de bijoux en face de moi. Le mec est vautré à table depuis plus d'une heure et a commencé à débiter la deuxième carcasse de cerf sans dire un putain de mot depuis le début de son orgie alimentaire. Et encore je m'estime heureux vu la réputation du bestiaux car pour le moment là c'est juste un casse dalle. J'ai beau connaître à peu près mon interlocuteur qui interlocute surtout son cerf farci aux truffes depuis des plombes, ça impressionne. On raconte que quand il a les glandes, il fait venir les types qui lui ont cassé les couilles pour les inviter à manger. Vu ce que ce mec pèse à tout niveau déjà c'est louche. Il convoque donc ceux qu'il a dans le collimateur à sa table pour leur en mettre plein la gueule. Et putain ça marche. J'ai pas ouvert ma putain de grande gueule depuis le début et je sais que si jamais je l'ouvre j'risque de finir en accompagnement du cerf. Donc j'suis là devant mon assiette que j'ai à peine touchée avec un mec qui me fixe froidement pendant qu'il m'explique de manière non verbale comment lui il voit les choses. Ce type est dans la démonstration de force. Et il s' en branle, car il l'a le pouvoir l'enculé. La salle à manger est immense, richement décorée, voir à outrance tellement c'est tape à l’œil. Si j raclais les dorures que y a un peu partout sur les murs j'suis sur de me racheter un bateau pour te donner un ordre d'idée. Les domestiques sont mieux habillés que les godiches qu'on voit à Calphéon dans leurs belles robes et y a même une estrade remplie de musiciens tout aussi tape à l’œil mais qui jouent pas. Non tout le monde ferme bien sa gueule à commencer par moi et on a pour seule musique les bruits de mastications, les rots et les pets du mec qui se torpille une famille de cerfs par casse croûte. Ça devient vite plus oppressant que chiant. Y a probablement une trentaine de grouillots à tout casser autour de nous sans compter les gardes du corps du mec. En même temps vu comment il est gros le fumier il fait bien de prévoir du nombre pour son gros corps. Après le second cerf, pour digérer, on fait passer des salaisons qui viennent de Duvencrune. Là je comprends que l'obèse essaie de me faire percuter qu'il peut se procurer ce qu'il veut pour son propre plaisir d'où que ça vienne. Tout dans la démonstration encore. Là il étale sa puissance et son opulence sans retenue juste pour me montrer qui c'est le patron. Et encore je me demande s'il s'en bat par un peu les couilles de cramer pour son goûter la même somme que claque Calphéon pour son armée sur l'année. L'obèse me fixe froidement et je détourne pas le regard. J'ai pas envie de finir comme ce connard de cerf juste avant. Je sais qu'il essaye de me violer mentalement en continuant d'instaurer ce malaise. Franchement il en est pas loin, on raconte que ceux qui sont sortis vivant de sa table sont retournés chez eux la queue entre les jambes bouffer de la salade et du potage pendant trois semaines... J'suis un joueur. J'adore le jeu, trop. Alors j'prends un bout de salaison et j'croque dedans toujours en fixant le gros porc en face de moi. J'sais que je l'enculerai pas sur la quantité, c'est un marathonien d'la graille. Mais j'ai une carte à jouer, c'est ça ou finir en position fœtale voir pire. Je bouffe, en faisant moi aussi un maximum de bruits. Et puis je balance par la pièce les morceaux à peine croqués alors que y en a qui crèvent de faim. J'me dis que rien que la collation qu'il s'est enfilé aurait pu nourrir les crèves la faim d'Altinova plusieurs jours mais je m'en branle. Au pire si je finis à la marmite autant profiter du temps qu'il me reste putain. Et avec du bol un de mes p'tits os lui restera coincé dans la gorge à cet enculé. Ça me fera pas sentir mieux ni revivre mais toujours ça que veux-tu.. Au bout d'un p'tit moment j'décide de tenter le tout pour le tout et d'lui causer. J'lui dit alors que c'est un con et qu'il aurait du miser sur une autre voie pour ses projets. Et puis je ferme ma gueule et je tabasse les salaisons à grand coup de pinard. J'vois le gros qui allume alors une lueur dans son regard, y a le jaune de ses yeux qui s'éveille. Mais j'me tais et j'bouffe aussi salement que j'peux. J'l'ai ferré. Mais si j'me foire pour sur que j'finis à la casserole et le cul farci de terrine. On continue de bouffer dans le silence de nos mastications respectives. J'arrive même à lâcher une caisse ou deux qui me permettent d'évaluer l’acoustique de la salle. On arrive à torpiller le plat de salaisons et j'ai déjà les dents du fond qui baignent. J'suis à deux doigts de rendre le tout sur la tablée. Mais là surprise il lève son gros doigt et les grouillots ramènent pas tout de suite le plat suivant. Alors j'me mets à table, si on peut dire après l'orgie de bouffe qu'on a dilapidée. J'lui parle de l'océan, de territoires à conquérir et des opportunités. Il m'écoute en se léchant les doigts ce gros porc et j'me demande s'il est pas en train d'imaginer comment me faire mijoter avec des ptits légumes. Malgré le pinard que j'ai sifflé et la nausée j'essaie de garder ma concentration pour pas me vautrer. Le mec écoute, me fixe toujours sans rien dire. Et puis quand j'ai fini, il se réinstalle dans sa chaise et fait apporter la suite. Mais là on me dégage sans ménagement de sa vue, p'tet que je lui coupais l’appétit au monstre putain? Une fois dehors je m'attends à me prendre une lame dans le bide mais on me temps des papiers. Et pas n'importe quels papiers putain. Des gages, des quittances. Vivres, matériels, hommes.. navires. Putain de merde.. Je comprends que j'ai pas intérêt à merder si j'veux pas être à nouveau convoqué à manger sous peu. J'me tire sans demander mon reste et quand j'suis assez loin j'dégueule l'équivalent d'une année de solde pour un soldat dans une ruelle. Jamais les rats auront aussi bien bouffé crois moi.. Mais j'crois que je suis encore bien dans la merde....
  4. [HS] Je crois que sur un bas relief de la salle de pierre vers Velia il y a une "représentation" d'Hadum
  5. La statue du mec avec les 2 serpents représente Hadum ? Il me semblait qu'elle représentait le fameux Alchimiste Immortel, Caphras.
  6. Bonjour à vous.
  7. Ô du sang neuf ! Ô joie !
  8. Au comptoir des trous du cul errants.. Putain j'ai fait un rêve affreux j'te jure. Les boules. Faut que j'te le raconte. J'me suis vu un matin au réveil avec Aithe... jusque là tout va bien... Mais Aithe elle avait changé tu vois. Un je-ne-sais-quoi de petit coup de vieux dans les dents. Les traits tirés.. la mine fatiguée. Et ses nichons putain.. Ils regardaient plus vers le ciel comme d'hab'. Non non non ils avaient perdu de leur superbe, ils avaient plus ce galbe que j'aime tant. Et crois moi que si y a bien un truc que je connais et que j'inspecte souvent c'est les nichons de ma femme. Non là ils avaient un petit côté flasque, un côté inconnu. Du coup j'me suis dit "putain c'est pas ma femme en fait j'ai du trop picoler et finir avec une gueuse, j'vais me faire later la gueule en rentrant". Mais c'était bien Aithe. Mais j 'ai vérifié j'ai inspecté plus bas, tu vois.. Nom de dieu de merde. Son bide tout plat et joli était lui aussi devenu aussi mou qu'une bite de vieux. Et le reste plus bas... Oh putain le reste... Si j'osais mon pauvre vieux, mais je te traumatiserai j'suis sur. Comment te dire ça sans que tu recraches ton déjeuner bordel..? Eh bah j'me suis senti cambriolé, ouais c'est ça le terme. Alors oui tu vas me dire que je pousse un peu pasque là je te parle de la chatte à ma femme, t'as pas tort. Mais merde quoi c'est un peu mon territoire à moi, mon terrain de jeu.. Et..et là on dirait que des voyous se sont invités et m'ont tout salopé à l'intérieur. Et en fermant mal la porte en plus.. J'te jure on me l'a mutilé ma petite femme chérie. J'ai pas compris... Mais j'avais les boules, au lieu d'avoir la gaule en tout cas.. Et pis d'un coup un bruit s'est mis à retentir dans la maison. Mais un truc aigu et flippant. J'ai cru qu'on égorgeait un cochon à l'étage. Et je me suis demandé sur le moment quel connard d'invité se permettait d'égorger un cochon de lait si tôt chez moi. Sur le moment cette déduction me paraissait normal. Et là mon Aithe toute mutilée me dit "c'est ton tour d'y aller". Putain de merde mais où ça donc ? Donc j'y vais hin, mais j'sais pas où... Dans la foulée je choppe un canif, sait-on jamais des fois qu'il faille égorger soit-même la bête... Ouais ouais tu te moques bien sur, mais vas te faire réveiller par un boucan pareil. Y a de quoi laisser une trace de freins au fond de tes braies. Donc j'remonte vers l'origine du bruit et plus je me rapproche plus c'est fort. Mais un son... désagréable si tu savais. D'une rareté rare dans le désagréable même. Là sur le moment je me suis dit que si on me fournit pas une bonne excuse pour tout ce merdier, ça va chier. Et pendant tout ce temps, angoissant faut dire, j'ai qu'une chose en tête : qu'est ce qui a bousillé le cul et les seins d'ma femme bordel..? Un chiard. Y avait un putain de chiard dans un putain de lit dans la putain de chambre du bas. Mais quel est l'enculé qui a pris ma maison pour une pouponnière putain ? Faut être inconscient. Ben si, quand tu me connais un minimum, franchement j'suis sur que tu me confierais même pas ta frangine, à moins que tu l'aimes pas, là y aurait débat encore mais bref. Et là Aithe débaroule, me fout un coup de hanche avec son nouveau gros cul et prend le moutard dans ses bras. Et qu'est-ce qu'il fait le petit enculé devine??? Eh bah ouais, tranquille pépère, il lui choppe le téton et il graille. Peinard l'enfoiré. Non mais j'reste calme hin, d'abord j'retrouve ma femme pas en l'état dans lequel j'l'avais laissée, ensuite j'suis réveillé en fanfare par un bordel qui me scie les tympans et pour couronner le tout je découvre qu'on a mis un gosse chez moi, et qu'il dégomme les nichons à Aithe, devant mes yeux. Et Aithe elle me fusille du regard en plus.. Là, j'avoue, avec un couteau dans les mains et la mauvaise humeur qui commençait à monter, faut vraiment être un homme de paix et de bien comme moi pour pas l'égorger direct et proprement ce ptit connard. J'y ai pensé. Je l'avoue. Et même que j'ai trouvé ça tentant. Mais avant que mes rêves deviennent réalité, Aithe m'en renvoie une et m'incendie comme quoi j'avais l'air con avec mon couteau à regarder de travers mon fils. Attend... mon QUOI...????? Là j'me suis réveillé. En sueur. En panique. Aithe roupillait à côté. Alors j'ai vérifié. Les seins étaient parfaits. Son cul avait pas bougé. Et en bas ça avait l'air correct. J'ai vérifié avec un doigt tout était comme ça devrait toujours être. Ensuite j 'me suis levé, j'suis allé pissé. Pis j'ai chialé comme une merde. Nan mais fous toi de moi c'est facile mais l'angoisse putain, l'angoisse... Un demi-moi t'imagine ? D'ailleurs ça en ferait un demi connard tu crois ? Mais bref c'pas la question. Non le truc c'est que je m'imagine mais carrément pas avec ça dans les pattes... Déjà la vision de Aithe toute déformée non merci... Y a pas que le cul dans la vie qu'on dit, mais ça c'est ceux qui baisent pas comme ils voudraient qui le disent moi j'te dis. C'comme un cul de jatte qui dirait " rien ne sert de courir..." j'lui répondrai moi : "vas t'acheter des jambes connard et on en reparle". Non dans mon cauchemar Aithe était devenue tout sauf bandante putain. Et pis au delà de ça, t'as vu notre vie ? Rien que la bibine déjà - même si j'ai bien diminué - comme veux tu qu'il tourne pas mal ? Moi j'ai grandi dans un bordel et t'as vu le résultat.. Alors là imagine putain, imagine.. Et puis quel modèle de père j'serai sans déconner ? Qu'est-ce que j'ai à apprendre à un gosse moi ? J'en ai jamais eu moi de paternel alors bon niveau transmission et modèle j'sais pas bien quoi lui apporter. Comment siffler une bière ? Tricher aux cartes ? Reconnaître un rhum les yeux bandés ? Comment entuber quelqu'un en négo ? Ah le tableau promet d'être reluisant tiens. Et Aithe, quelle mère elle ferait ? Elle est moins sortable que moi j'te jure.. Sans déconner si c'est faire des gosses pour en faire des tocars, des épaves ou de futurs gros connards, des fois j'me dis que certains devraient tirer à blanc tu vois. Limite pas faire de chiard pour moi c'est un acte civique et altruiste. Probablement l'un des rares actes de ce genre de ma vie tiens. C'est pas rendre service à ce monde que d'y faire pousser de la mauvaise herbe. Et en admettant que mon gosse soit pas un enculé - déjà ça sera pas un fils de pute, lui - vu comment il tourne en ce moment ce monde de merde, autant lui éviter d'être malheureux. Bref c'est décidé, mardi c'est sodomie..
  9. Jouant un marchand-négociant-marin-fils de pute si j'arrive à caler une dispo ça m'intéresserait. Tonton, cupide inside
  10. Selon la localisation, si tu vas pas très loin des zones pirates tu peux tenter le bon vieux coup classique mais certes efficace d'une carte au trésor qui serait planqué sur une île. C'est olf school mais l’appât du gain ça fédère toujours ;à
  11. Heidel.. Putain mais qu'est-ce que je fous là bordel ? Heidel est pas vraiment la destination la plus bandante que je connaisse, alors pourquoi j'y ai atterri..? J'aurais pu aller à Duvencrune, ça aurait été le choix logique. Mais non. En même temps Duvencrune c'est pas très loin des terres Elfiques, et leurs frontières aux elfes ça pullule d'Ahibs. C'est p'tet pour ça alors... Mais quel lâche je fais putain. J'me foutrais la gerbe si j'croisais mon reflet j'suis sûr. Sans déconner des fois je me dis que j'suis condamné à me comporter comme un connard. J'ai beau faire des efforts et luter contre ça, c'est comme pisser contre le vent. J'aurais tellement honte, si j'avais pas les jetons surtout. Honte parce que ces gens là ont tout risqué pour la plupart quand j'étais parti en sucette il y a des mois. Absolument tout. Et là, quand ils sont - encore - dans la merde, ben je me tire à l'autre bout du monde. Logique. J'aimerais bien leur venir en aide, mais leurs conneries au sujet des Ahibs ça m'a refroidi tu vois. Et quand on a soumis l'idée que ces putes pouvaient probablement ressentir l'Ancien à distance là ça m'a achevé. J'ai pas envie de me faire pincer par ces connasses et leurs ronces. Ni moi, ni Drelnas. D 'ailleurs depuis cet épisode il ferme bien sa gueule l'enfoiré. Pour une fois. J'suis persuadé qu'il se chie dessus autant que moi. D'accord j'avoue que j'ai toujours eu un sacré instinct de conservation, mais là... Enfin p'tet qu'à un moment faut se dire qu'il est plus sage de raccrocher et prendre de la distance, non ? La vie d'aventures et de voyages c'est sympas.. au début. Mais bon j'ai déjà vu ma frangine crever sous mes yeux dans ces péripéties.. Le prochain ou la prochaine ça sera qui ? Moi ? Aithe..? Franchement, merci mais non merci. J'veux bien croire que j'ai un don pour me foutre dans la merde ou l'attirer, mais aller les chercher ça va 5 minutes quoi. Du coup j'ai mis les voiles. J'essaye de me rassurer en disant que je protège Aithe, mais au final j'le fais aussi pas mal pour moi. J'ai pas envie de me faire gauler par ces saletés. J'ai pas envie de crever salement loin de tout dans l'ignorance complète. Qu'est-ce que j'y gagnerais à aller me faire charcuter là-bas hein..? Ben pas grand chose alors bon. Mais j'me dis que si j'y gagne rien, j'vais p'tet y perdre en fin de compte. Parce que les gugus qui sont venus risquer leur couenne pour sauver la mienne j'me doute qu 'ils seront pas jouasses s'ils apprennent que j'suis planqué à Heidel peinard alors qu'ils dérouillent au sud. C'est ingrat et lâche j'en conviens. Et j'le paierai cher. Ça me fout en l'air, parce que je les apprécie, certains je les aime comme une famille. Mais merde aussi, j'aime aussi ma propre putain de vie avant tout. C'est pourtant logique voir sain. Alors pourquoi ça me bousille le sommeil ? J'en dors quasi plus, j'me fais un sang d'encre... J'pourrais aller les rejoindre bien entendu. Mais j'en ai la putain de trouille bordel. Je veux pas crever ! Bien sur ça serait tellement noble et charitable de faire ça. Altruiste même. Putain que je déteste ce mot d'ailleurs. Mais j'suis désolé la noblesse et la grandeur d'âme, à part faire tout plein de morts jeunes, ça sert pas à grand chose. J'préfère être un couard vivant qu'un preux idéaliste mort. C'est pareil, la beauté intérieure ça c'est le summum de la connerie, avec l'Elionnisme. C'est à coup sur un truc de moches pour se rassurer par rapport à leur physique ingrat et se dire qu'ils ont peut-être éventuellement une chance de niquer une fois ou deux avant de mourir. Parce que c'est bien connu, les gentils même s'ils sont moches, petits, cons ou avec une petite bite, ils "gagnent à la fin" parce que leur cœur il est pur et leur âme noble... Mes couilles ouais. Mais ça résout pas mon soucis, alors du coup j'ai pris une décision intelligente et mature, et tant pis pour la suite. J'l'ai joué à pile ou face. Pile je reste planqué, c'est le destin qui l'a voulu. Face je vais les aider ventre à terre. J'ai lancé, c'était face. J'ai relancé pour être sûr, c'était face... Des fois j'ai l'impression que le Destin veut m'enculer....
  12. Bienvenu à toi
  13. [*] Calphéon... C'est marrant quand on y pense, y a des villes qui te procurent chacune un petit effet quand t'y fous les pieds. Pour avoir pas mal voyagé j'en ai traversé pas mal et chacune a son petit cachet je dirai. A part Keplan. Keplan c'est moche, c'est triste. De la pierre, de la pierre des mineurs qui puent; bref.. Olvia c'est mignon, paisible. Donc on s'y emmerde vite par exemple. Vélia j'aime bien, c'est un port donc c'est animé ça sent la mer, la liberté. Tarif je m'étalerai pas dessus, mais Duvencrune ou Valencia dégagent un truc spécial par contre. Et Heidel.. ben ça sent la pisse et le cul, au propre comme au figuré. Et Calphéon... Ah ben Calphéon dès que j'y fous les pieds j'ai mal au cul. Surement les réminiscences de mon enfance tumultueuse dans un bordel. Ouhla attends vas pas t'imaginer que j'ai subi des trucs salaces ou qu'on m'a abusé hein. Enfin une "Tata" m"a défloré à 8 ans, mais c'est la moyenne non ..? Non ce qui me fait mal au cul c'est de me souvenir que m'a mère, ma chère Mère m'avait revendu à un trou du cul qui m'avait ensuite fourgué à l'armée. Monnayant finance bien entendu. Un visionnaire ce mec. Un enculé. Mais visionnaire, l'enculé en question.. Donc bref à peine que je rentre en ville les odeurs, les rues me rappellent des souvenirs et surtout m'envoient un message jusque dans les vieux os. J'aime pas être là. Drelnas non plus est pas jouasse mais il comprend les enjeux. En même temps c'est -encore- un peu de sa faute. Je pige pas tout à ses conneries au sujet des Anciens, d'un "Grand Dessein" ou des trucs du genre et il s'étale pas non plus sur le sujet. Sans doute parce que j'y suis peu réceptif ou bien que mon éveil à la magie et se enjeux n'en est qu'à ses balbutiements. Mais bon j'ai du boulot ici et des histoires de familles à régler. D'abord je veux mettre les points sur les "i" à M'man. Lui dire que c'est indigne même pour une Pute (avec une majuscule pasque ma Daronne c'est quand même la taulière maintenant..) de fourguer son gosse à un connard qui le jette à l'armée. Que de foutre un putain d'esprit occulte dans son gosse ça aussi c'est sale. Ils me font sacrément chier les Kelevra n'empêche avec leur esprit de famille à la con, à commencer par la Daronne. Ensuite j'irai voir ma "soeur" Illyadora pour clarifier aussi notre situation et lui dire que de me foutre la Sainte Académie des connasses en plumes & froufrous sur le cul c'était pas sympas. Et ensuite, une fois les histoires de famille aplanies, partir à la chasse au gros. Putain j'ai vendu des armes Serendiennes à Dreighan, et j'ai trouvé le moyen de me faire financer par des fonds Valenciens (ça je l'ai pas dit à Uther il aurait p'tet eu la puce à l'oreille..). Et ça bouge pas une oreille. J'm'attendais à des menaces, de l'intimidation. Voir de la surenchère. J'aurais adoré la surenchère. Déjà parce que c'est stimulant et puis au final ça profite à Dreighan. Donc à moi. Mais là rien. C'est bien trop calme et contradictoire avec les propos que les touristes calphéoniens avaient sorti à Duvencrune. J'sais que y a quelques loups qui se terrent en ville. Et c'est eux que je suis venu débusquer. J'en ai rien à foutre du menu fretin et des pions, et encore d 'avantage des moutons. Non ce qui m’intéresse ce sont les pièces maîtresses, et quand je les aurai trouvées, alors la partie pourra commencer...