Drelnas

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À propos de Drelnas

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    Héraut de l'Amour
  • Date de naissance 11/03/1983

Informations RP

  • Personnage principal
    Nennius Delmeth

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  1. Dans la fange de la lie des mers... Après une entrée somme toute normale, et je dirai même distinguée, j'ai poursuivi mon plan initial. Débusquer le type que je cherche dans ce nid à merdes. Pour ça c'est facile, le chemin est balisé quasiment. Suffit de suivre la piste de musique en évitant de glisser sur une merde ou une flaque de vomis, ou un type qui voudrait sait-on jamais tenter de me faire les poches. Auquel cas il faudra à nouveau employer la diplomatie locale et lui caler gentiment une balle dans le cul. J'aime bien la diplomatie ici. J'ai d'ailleurs remarqué que les messages passaient plus clairement dès lors qu'on tentait d'introduire quelque chose dans le cul de quelqu'un. Bizarrement... les gens comprennent un peu plus rapidement que d'habitude. Mais bref. Donc je remonte le courant musical pour en dénicher la source et je trouve un bouge comme je les aime. Crade, animé, où tu sens que chaque planche qui le compose a vécu. Ça boit, ça bouffe, ça triche au carte en pariant, ça cause et ça chante fort et faux. Quelques donzelles dévoilent quelques bouts de cuissots pour que les gars aient un peu plus chaud et consomment plus. Vraiment l'établissement même s'il paie pas de mine a l'air bien tenu. J'imagine que les employé(e)s ont des pétoires planquées un peu partout quand ça dérape, ce qui doit pas être rare. Quand j'entre je balaye la salle du regard et je trouve direct mon gars, assis et calé au fond. Il a pas l'air jouasse, comme d'habitude et m'est avis que quand il va me voir ici après le rapide passage de la surprise il va la tirer d'avantage sa putain de gueule. Là j'aurais pas beaucoup de temps plus l'amener vers où je veux avant qu'il me fasse payer la note pour avoir buté son second.. et fait de sa frégate mon navire amiral. Après c'est de bonne guerre il a essayé de me tuer avant, son larbin là. Ni une ni d'eux je m'assois à sa table sans aucune forme d'invitation tant que l'effet de surprise ou l'incompréhension le saisit encore. Quand il lève les yeux sur ma trogne je peux y lire un soupçon de curiosité mais surtout une furieuse envie de me coller un pruneau dans le buffet. J'peux pas lui en vouloir, j'ai foutu en l'air ses projets jadis, niqué sa flotte pour la confisquer (même si je l'ai légué à Arthégos mais bref) et j'ai dégommé son officier en second. A sa place j'aurais peut-être eu une réaction moins courtoise même. Sûrement en fait... Mais Montagues était un fidèle soldat de Calphéon, avant. C'était un mec droit et respecté. Trop surement, et c'est pour ça qu'il est parti en couille. Et comme tous les idéalistes déchus devant l'implacable et insoutenable réalité de la merde que ce monde est devenu, il a voulu changer les choses. En rajoutant à son tour une pierre de plus à cette pyramide de merde. C'est triste de finir pirate et ennemi intime de la République quand tu la servais jadis comme officier. Enfin c'est un mec qui se vantait de faire que du commerce honnête qui se retrouve au même endroit qui dit ça. Mais justement. Je compte bien attiser sa haine à l'autre et l'utiliser à mes fins. Comme ça il peut faire à ma place ce pourquoi on menace de me tuer, tout en faisant ce pour quoi il se bat depuis sa désertion. Et moi, ben je serai libre... Parce que je compte pas rouler pour ces loulous de Mediah et leurs commanditaires encore des piges, j'escompte bien sauver ma couenne et vivre libre et peinard. Et pour ça Montagues est l'homme de la providence. S'il accepte. Et vu nos antécédents c'est pas gagné. Donc je m'installe en face de lui dans un putain de silence de mort. J'en déduis que l'endroit grouille de mec à lui. Putain, j'ai pas ouvert le bec que déjà ça pue. Alors je me lance et j'lui dis un truc du genre "Salut Amiral, comment vas-tu depuis tout ce temps?" Forcément en guise de réponse j'ai droit qu'à un long silence dégueulasse qui rajoute une couche de malaise dans les parages. Comme si y en avait besoin. Entre les gars de Montagues qui sont prêts à me sauter à la gueule soit sur ordre soit parce que j'ai tué des camarades à eux par le passé et la faune locale qui commence à se rameuter attirée par l'odeur du sang à venir.. une étincelle et on crève tous. Pragmatique le vieil Amiral me toise et me demande ce que je veux et surtout ce que je fous là. Et il a pas tort. Alors je lui explique ; au niveau d'emmerdes dans lequel je suis j'ai rien à perdre à utiliser un truc qu'on pense jamais d'habitude à brandir alors que parfois ça marche du tonnerre : la vérité. Ouais je sais ça paraît con mais on l'oublie des fois. La vérité a ça pour elle que quand tu l'utilises y a pas besoin du reste. Oublie le blabla, le bluff, l'éloquence. Elle fait tout le boulot. Ou elle te pète à la gueule. J'ai toujours été joueur alors c'est peut-être pour ça que j'ai fait un tapis en misant tout dessus. Je peux pas embobiner Montagues. Déjà parce qu'on la lui fait pas au vieux, et ensuite y a une sorte de respect mutuel. Même si on s'est battus, même si on a perdu tous les deux plein de gars à nous durant ce qu'on a appelé la bataille des amiraux, ce mec mérite de savoir. Il a trop rien dit, se contentant de questions parfois plus ou moins pertinentes. Je sais qu'il brûle d'envie d'emmerder Kalis et la République d'enculés qui se tartine le cul d'opulence à Calphéon et j'espère que mon idée lui plaira. Mais j'ai peur au fond qu'il soit tellement fumasse qu'il n'écoute pas et reste sur son idée de tout cramer. Là ce que je lui propose c'est d'affaiblir ses cibles par l'économie en niquant les routes commerciales maritimes. Chose qu'il faisait déjà comme il me le fait remarquer, et là sans le savoir il m'a montré son flanc, alors je l'éperonne, comme à la manœuvre. Son navire amiral est puissant et rapide. Mais c'est un bâtiment édenté. Il lui manque une ou plusieurs rangées de canons. La dernière fois qu'il a essayé de s'en procurer c'est là que nos emmerdes ont commencées. Bah oui.. C'étaient Mes canons ! Mais moi contrairement à lui j'suis pas cloué en mer, si on peut dire ainsi. Et son problème de canons, j'suis surement la personne la mieux placée pour le lui résoudre. Donc comme dit l'adage "donnant donnant" j'amène à pas feutrés une proposition mutuellement avantageuse. C'est un truc que j'ai appris avec le temps dans la résolution de conflits. Soit tu pètes la gueule à l'autre, et du coup conflit fini. Soit tu amènes une proposition mutuellement gagnante pour les différentes parties. C'est ce que je lui ai placé en douceur. Il l'a pas vu venir et gentiment j'lui ai glissé un petit doigt dans le cul. Même qu'il en redemandera. Les canons c'est tout ce dont il a besoin pour mener à bien ses projets. Projets qui coïncident vachement avec ce pourquoi on m'a laissé la vie sauve. Tu la vois la sortie heureuse et gagnante - gagnante là maintenant ? Et pour être sur que la sauce prenne bien faut amener les choses pour que l'idée vienne de lui. Étrangement ou pas, au faire et à mesure que je l'emmène un peu où je veux l’atmosphère se détend. Ça reprend les parties de cartes et ça se reconcentre sur le cul des serveuses mais on sent bien que y a une ou deux oreilles qui traînent ça et là. Le contraire aurait été inquiétant. Mais même si j'ai l'impression que ça se déroule pas trop mal et que pour une fois j'ai le vent avec moi j'ai un mauvais pressentiment. C'est trop facile. Ce vieux renard d'Amiral a encore des atouts dans sa main. Et il attend que la mienne soit vide pour les sortir. Et ça loupe pas. La proposition lui paraît intéressante et pertinente voir alléchante qu'il dit après. Mais ! Et oui parce que y a toujours un putain de "mais" ça vient de moi. Et me laisser dans la merde dans laquelle je suis lui pose un sérieux dilemme. Parce que tout vieux et rusé qu'il soit le bougre, ça reste un homme comme les autres. Lui il aimerait pouvoir se venger de Calphéon ET me voir crever comme un chien. Il a pas envie de choisir l'un ou l'autre en fait et je vois bien que ça le démange. Mais ça reste un mec pragmatique. C'est bien pour ça que j'ai misé sur lui. Ce type a su exploiter la force et le talent des pirates et autres connards des mers pour y ajouter un soupçon de discipline et d'organisation propre à son passé dans Trina. Et en fait c'est tout ce qui leur manque à ces cons là. Parce que il faut l'avouer tu trouveras jamais de meilleurs marins qu'ici parmi toute cette faune de rats et d'enculés. Mais ils sont chiants, indisciplinés, lâches et cupides. Ouais c'est moi qui dit ça... C'est pour te dire le niveau. Mais en fait les mecs sont très lucides. S'ils estiment que les risques encourus valent pas le tas d'or promis, ils te butent ou se tirent dans le meilleur des cas. Du coup beaucoup de navires ont eu la vie sauve en cas d'attaque quand ils ont réussi à juste créer un doute pendant la baston pour que les types deviennent fébriles et qu'ils perdent leur avantage. On sous estime souvent l'impact psychologique dans une mêlée ou une baston. Mais Montagues lui il connaît ça. Et il arrive à tenir ses gars en dosant savamment la rigueur de son passé militaire et la liberté voir le chaos inhérents à la nature des pirates. Mais malgré tour ce savoir et ce charisme. Il ne peut pas réaliser ses projets. Pour ça il a besoin de moi et ça l'emmerde profondément. J'lui pique même pas de pognon ni de gloire en échange. Non, s'il accepte je serai libre. Donc il tient ma liberté entre ses mains et ça ça doit être jouissif pour lui. Mais moi j'ai son objectif entre les miennes. Le problème c'est qu'on est tous les deux têtus et fiers. Donc on peut rester là un moment à se tenir mutuellement chacun par les couilles. Et comme d'habitude c'est là que le destin pioche une carte et la joue sur la table. Y a un type qui s'avance. Il pue le rhum et le poisson à plusieurs mètres. Une barbe dégueux décorée de coquillages dedans. Quelques plumes sur un chapeau dont le cuir a morflé à cause du sel, un sabre qui pend sur sa hanche et quatre pétoires sur sa bandoulière. On a en face de nous un capitaine. Le gus a tout entendu et commence à vouloir faire comprendre qu'il veut mes canons, contre rien en échange bien sur. Merci ô Destin de me mettre tous les jours un peu plus dans la tête dans la merde dès que j'essaye d'en sortir. L'ambiance redevient électrique dans la salle. Les gars du capitaine commencent à montrer les dents et ceux de Montagues sont prêts à défourailler au premier signe de leur Amiral. Et mes gars à moi..? Ben ils sont partis picoler et baiser ailleurs en me laissant en plan. Je sais même pas si y en a qui ont pensé à rester sur le navire pour pas qu'on se le fasse tirer... Histoire -qu'en plus- on reste coincés là comme des cons. Tu te souviens sur ce que je disais à propos de la discipline chez les marins d'ici hin? Ça te parle maintenant. Bref je me retrouve entre deux équipages bien teigneux, prêts à s'éventrer. Et je suis tout seul au milieu de ça. J'adore ma vie des fois... Mais alors qu'on est trois capitaines à se toiser sur notre table et que les marins sont tous prêt à s’entretuer, j 'entends un coup de feu sorti de nul part. Je sursaute malgré moi. Puis je me palpe un peu partout voir si je pisse du sang. J'ai rien, j'ai surtout insisté sur mes couilles, va savoir pourquoi. Une intuition peut-être parce que notre cher capitaine malpoli s 'écroule à se moment là en se tenant l'entrejambe. Montagues sort une pétoire de dessous la table tandis que le pauvre capitaine se vide de son sang par la bite. On pourrait appeler ça grandeur et déchéance. Le type était au sommet juste avant et là il se tortille comme un ver sur un hameçon en essayant de tenir dans ses mains ce qui reste de son service trois pièces. Devant ses gars. S'il crève pas de hémorragie il finira égorgé par eux. Comment veux-tu que de tels enculés suivent un type sans couilles ni bite sérieusement ? Je regarde le pauvre gars qui pour moi n'est déjà plus capitaine et je vois dans ses yeux qu'il le sait. Il est déjà mort.. Montagues pose son pétard encore fumant sur la table. J'lui suggère de le baptiser l'écouilleur ce qui fait marrer une partie de l'assemblée. Mais visiblement l'idée de se voir passer sous le nez mes canons l'a aidé à tranché son choix. Il accepte. Non sans serrer les dents, mais j'en aurais fait tout autant. Donc on a un accord, et moi du boulot. Car le vieux attendra pas ses canons une éternité maintenant qu'il a une issue. Le pire scénario serait qu'il s 'en procure par ses propres moyens et que je me retrouve au point de départ. Là ça serait chiant. Mais on va faire en sorte que ça se goupille bien. Je tire ma révérence non sans saluer mon ancien adversaire d'amiral et ses gars et je retourne à mon navire. On a assez trainé. Sauf qu'en chemin un type m'aborde prudemment. Il a lui aussi entendu ma discussion et me parle de la "dure condition pirate par les temps actuels" et je te passe les détails mais en ce moment les types en chient pour se réapprovisionner en poudre. Du coup ils auraient besoin d'une interface ou d'un intermédiaire pour pouvoir se réapprovisionner car au delà des coûts bruts c'est la concurrence entre navires qui devient gênante. Y a pas assez de stock pour tout le monde et là des fois ça chie. Les mecs défouraillent alors qu'ils ont même pas levé l'encre et la lèveront pas toute façon sans munitions. Et un navire de pirate sans de quoi faire cracher la poudre c'est comme ce futur capitaine mort sans sa bite. Ça sert à rien. Bien sur la voie de la raison me dicte de décliner, j'ai assez d'emmerdes comme ça surtout que j'ai peut-être enfin l'espoir d'en perdre une partie. Mais d'un autre côté... Ça serait un crime en tant que commerçant de refuser des clients qui seraient tellement dans la merde qu'ils pourraient pas et d'une essayer de m'entuber, et de deux essayer de me buter. Je deviendrais leur poumon en quelque sorte. Presque un dieu. On m’appellerait "Tonton Canons" ou "Papa Poudre". Bon là je divague un peu là mais y a un truc juteux. Surtout que pas loin du premier gus j'en vois un autre qui a l'air dans les mêmes dispositions. Putain ils sont vraiment en chien les gars.. Et tu me connais, moi quand je peux rendre service hin....
  2. (Belle idée, pratique en plus)
  3. En mer on est très tranquille.
  4. Bienvenu à toi
  5. Cette île n'est pas répertoriée sur les cartes marchandes... Quand tu navigues un certain temps, que tu traînes dans les ports, les bouges et autres cloaques de ce joli petit monde tu deviens une sorte d'initié. Souvent une sorte de gros connard aussi, mais là c'est pas l'histoire. Et quand tu es accepté tacitement dans la joyeuse et grande confrérie des fils de la mer - déjà que par la naissance j'fais partie de celle des fils de pute - t'es pas à l'abri, si t'as l'oreille qui traîne où il faut, d'apprendre deux ou trois trucs que seuls ceux qui savent, savent. Ça paraît pompeux tout ça pour dire que tu te fais des potes et des contacts parmi les marins crasseux on est bien d'accord mais je pense que chaque métier a son propre corporatisme et ses codes. Malgré tout y a quand même une forme de reconnaissance et d'accomplissement quand tu accèdes à l'étage supérieur, tout crasseux que tu étais et que tu restes au final. Bref quand j'avais commencé à faire des affaires en mer on m'avait proposé des trucs un peu subversifs si tu vois ce que je veux dire par là. On m'a fait le vieux coup du pognon facile, des règles qui sont là que pour faire chier les honnêtes contrebandiers tout ça. Attends y a pas une couille dans l'expression "honnête contrebandier" ? Donc à l'époque, tout con que j'étais déjà j'ai malgré tout flairé que ça sentait l'enculade à plein nez cette affaire. Parce que ouais admettons que ça rapporte un peu, mais si tu te foires, t'es mort. Aucune marchandise vaut ça sérieusement. Si encore c'était sur terre. Je veux dire sur terre t'as pas de vents, de courants, de marées ou de bestioles marines plus grosses qu'un voilier. Limite à côté de la navigation, c'est facile... Et donc à l'époque où on me fait ce coup fumant du chant des sirènes et de l'appel de l'or facile, on me rencarde sur un endroit que tu trouveras jamais sur une putain de carte commerciale officielle. Là on parle du Saint des Saints, de la terre d'asile de tous les enculés de rats des mer du monde. Même qu'une légende raconte qu'ils seraient originaires de là-bas. Bon ça c'est les conneries qu'on se raconte entre marins.. T'imagines bien que si les connards avaient une patrie, ça ferait longtemps que tout le monde aurait fermé ses frontières pour limiter la propagation. Sinon on serait pas encerclés par cette engeance hin.. Bref cette fameuse île qui n'en est pas une d'ailleurs passe pour être le repaire de toutes les petites et grosses merdes que l'océan a bien voulu démouler. Pourquoi c'est pas une île à part entière ? Bah là encore c'est culturel. Enfin nos histoires. Certains racontent que y a très longtemps y avait un trésor là bas et que deux navires se sont rués pour le chopper. Ils seraient allés si vite qu'ils se seraient éperonnés. Et l'île a poussé sur les cadavres de leurs navires. D'autres disent que c'est un banc de sable où des parias ont établi un comptoir et qu'au fil du temps les navires de ceux qui y sont passés y ont laissé une partie d'eux symbolique afin de bâtir cet édifice de bois pourri et puant que c'est devenu désormais. Y a surement autant voir plus de faux que de vrai dans ces histoires. Toujours est-il que y a au moins une chose de vraie. Cet endroit ne figure nul part et pour y aller il faut vraiment savoir qu'il y a quelque chose au milieu de nul part et donc connaître son existence. Du coup j'pense qu'effectivement au départ c'était pas une île en fait. Je le verrai d'ailleurs p'tet bientôt on s'en approche. Mes marins crasseux sont tout excités d'y aller mais je les sens nerveux. Moi c'est la première fois que j'y foutrai les pieds. Connaître ce lieu et son emplacement sont une chose. Y survivre en est une autre. Alors je les vois, tout fébriles, essayer de me donner des tuyaux pour pas faire de gaffes là-bas. Ils me rencardent sur certains noms, pour éviter de se foutre direct dans la merde. Mais bon un peu plus ou un peu moins dedans tu me diras au point ou j'en suis... Pour faire court l'idée serait que j'y fasse une impression pas dégueux mais modérée. Ouais, on est d'accords ça veut strictement rien dire. Limite si pour seuls conseils ils ont que ça à me chier, autant fermer sa gueule non ? Sarcasmes à part, j'ai compris je crois le principe. Faut que je leur montre que y a un nouveau coq en ville mais pas que je froisse ou envoie comme message que je veux niquer les vieux coqs déjà en place. En gros passer pour un dur, mais pas convoiter tout de suite la place des vieux tonton connards qui piratent depuis la 3e génération. Si je brille trop et que je fais de l'ombre aux méchants j'suis mort. Si j'en fais pas assez, j'finirai sans bateau le cul béant après que tout l'île s'y soit vidée. J'ai jamais été très doué pour écouter les conseils en fait. Donc on a accosté à ce qui leur sert de quais, dans un silence de mort. Chaque enculé à portée a pris soigneusement et méticuleusement le temps de nous dévisager un à un pour bien nous signifier qu'on était de la viande fraîche. Logique. J'avais décrété qu'on irait se foutre à un endroit précis. Stratégiquement ça me paraissait pas mal. Une place pas trop éloignée pour pas envoyer un message comme quoi on a peur. Mais trop proche non plus pour pas faire genre qu'on va monter en l'air tous ceux qu'on croise. Et là bien sur, tu te commençais à te dire j'suis sur "tiens, ça fait longtemps que le destin a pas essayé de t'enculer". Et bah devine quoi, il a retenté sa chance... J't'explique : on est à la manœuvre tout va bien. Limite j'ai juste l'impression que je passe mon permis bateau vu que tout le monde nous reluque. Et là tu me croiras pas si je te dis qu'un mec avec son rafiot dégueulasse nous fume la place devant notre nez, et à la vue de tout le monde ? Et là on était dans la merde. Parce que y en avait pas un qui guettait pas comment on allait gérer cet affront et ça allait être surement déterminent sur la suite de l'aventure, qui pour le coup aurait pu être courte d'un coup. Fort heureusement, tu sais bien, moi les relations sociales ça me connaît bien. J'veux dire, j'ai beau avoir des défauts par dizaines mais avec mon bagou et ma grande gueule j'peux désamorcer pas mal de situations merdiques en général. Donc le mec là avec son bateau de bâtard, j'lui ai envoyé une salve de boulets dans le bide. Genre "salut Jon, tu veux un café??" Ça a ouvert une petite voie d'eau mais rien de méchant. Bon on a du charcler un marin qui roupillait dans la cave parce que ça gueulait dans le fond. Il avait qu'à pas dormir l'enculé. Ça a mis les types un peu colère alors y en a un qui a voulu monter sur notre pont pour s'expliquer sabre au clair. Là je dois reconnaître que mes gars ont été très pros. Ils l'ont accueilli à coup de mousquet. Lui ont fait les poches et dépouillé avec une rigueur qui force le respect. Et comme les connards restants du navire malpolis nous gueulaient dessus parce que 1°) on leur avait tiré dessus 2°) l'un des leurs avait dégusté pendant le tir 3°) l'un d'eux était passé de vivant très très en colère à mort très très pauvre... mes gars ont mis des bouts du mec fraichement tué et dépouillé dans le canon et leur ont renvoyé les morceaux avec un boulet ou deux. Je savais pas que ça pouvait repeindre un pont un truc comme ça. Si c'était pas dégueux à filer la gerbe j'aurais trouvé ça artistique. Y avait quelque chose de très soigné et raffiné dans la recherche et l'art de faire chier autrui d'une manière à la fois sadique et créative. Non là sans déconner les gars avaient bien mérité leur gages, voir p'tet une tournée ou deux. En tout cas eux ils se marraient bien visiblement de voir le pont des connards tapissé de sang et de boyaux éclatés avec les restes de leur pote. En plus ça a rouvert une voie d'eau. Non franchement, ils sont biens mes gars. Par contre niveau entrée discrète.. on repassera l'an prochain. Là on s'est bien affichés et personne en a loupé une miette. Évidemment plutôt que rectifier le tir, je reste fidèle à moi même. J’aboie sur mes marins et je pose pied à terre, toute plumes et atours dehors. Malgré tout la vie reprend son train train. Ça joue aux dés, ça picole, ça baise, ça rit et ça chante. J'me sens encore observé mais je pense qu'on a envoyé un message pas crade à tous ces enculés. On est pas venus là pour se branler en attendant que le vent tourne. A présent mes canailles, faudra nous compter dans la danse et croyez bien que j'ai une folle envie de gigue..
  6. Margoria.... C'est bon. Je l'ai dit souvent, mais putain là c'est vraiment bon. Autant j'aime beaucoup le temps passé à Duvencrune, les montagnes tout ça.. Faut avouer que ça a un charme certain, rassurant même... la montagne elle était là avant toi, elle le sera après. Elle en a rien à foutre de ta gueule en somme. Et cette indifférence majestueuse te rassure l'esprit quand il fait froid et que tu t'endors. Tu sais que demain quand tu te lèveras, les montagnes seront là. Bon y risque d'y avoir aussi cet enculé de dragon qui sera là... Comme quoi les montagnes et la mort sont deux certitudes certaines.. Mais tout ça, face à l'océan c'est de la merde collante. Je veux dire, ça faisait longtemps que j'avais pas foutu le pied sur un pont et à ma grande honte j'avais oublié le panard que c'est. Putain.. Quel connard je fais, de m'être privé si longtemps ce cette jouissance. Franchement ça fait partie des trois choses que j'aime le plus avec baiser et le rhum. Une fois j'ai essayé de mêler les trois avec Aithe mais on a failli se prendre un récif. Qu'est-ce que tu veux ? Aithe tenait la barre mais pas la bonne, bref. Quelle sensation bordel ! De te retrouver à nouveau face à l'océan, humble et misérable fétu qu'on est à oser vouloir le dompter, le connaître ou l'explorer. Cette sensation intime où tu as l'impression d'enfreindre un territoire interdit où c'est pas toi qui fait la loi. Je sais pas comment expliciter, c'est un peu comme si tu sautais la femme de ton patron... Tu sais que tu joues gros si tu te foires.. Mais quand t'es dedans t'as pas envie d'en sortir. Ça m'avait tellement manqué. Et puis décrasser mon navire resté à quais tout ce temps, ça aurait été maltraitant de le laisser pourrir à Ephéria l'engin. Alors j'ai raclé les tavernes et les bouges d'Epheria et de la côte Terrmian pour recruter des bons gros marins crasseux avec pour seuls prérequis de connaître leur métier et d'en avoir une grosse paire. Parce que le programme est chargé et qu'on aura pas le temps de ricaner. Et ma foi j'ai pas trop mal réussi mon coup. Quand on s'est pointés aux quais, on était tellement burnés qu'ont aurait dit qu'on était plus poilus que nos montures tu vois. Les mecs sont pas là pour la détente, ils veulent que le boulot paye, et paye vite. Donc on s'y est mis rapido. J'ai pas envie de me bouffer une mutinerie et d'me réveiller avec un abreuvoir à mouches au niveau de la gorge. L'idée est simple. Sillonner les mers et foutre la merde. Les deux choses pour lesquelles j'ai un don naturel. Bon faut l'organiser cette merde aussi et pas faire n'importe quoi sinon à part se prendre des boulets et des coups de sabre de tout bord on fera pas long feu. Et quit à me répéter et passer pour un gros lâche, mais rien à foutre, moi j'veux pas crever. Non l'idée c'est d'aller emmerder les navires de commerce ou de frets pour perturber les routes commerciales reliées à Calphéon. Putain ouais l'ironie tu me diras. J'ai sacrifié ma flotte jadis et de bons marins pour aller niquer la gueule à Montagues et ses pirates qui faisaient... exactement la même chose. Comme quoi on dira ce qu'on veut, mais la fatalité adore m'enculer. J'ai toujours chié spirituellement sur les pirates et autres connards des mers, et c'est pas faute de les avoir farci de boulets ou de plomb par le passé. Mais depuis que j'ai été obligé de chausser leurs bottes et de patauger dans cette merde, j'essaie d'y trouver quelques points positifs. La vie devient intense. Elle l'a toujours été mais quand tu commences à jouer international dans la catégorie emmerdeur professionnel, la sanction c'est plus quelques baffes dans la gueule mais direct un coup d'épée en travers du bide, dans le meilleur des cas. J'aurais aimé me mettre à leur place à ces enculés en me persuadant que vivre par la poudre et le vent est une forme de liberté. Mais non en fait. Si j'en suis là c'est parce que ça a sévèrement chié pour mon matricule et que c'était ma seule porte de sortie. Ça ou la mort en fait, donc c'était pas un choix. Ceux qui disent ça c'est des conneries. Quel crétin irait préférer crever plutôt que vivre même s'il doit pour cela faire des choses merdiques ? Sans rire ce genre d'abrutis ça doit exister que dans les livres, et c'est déjà trop. Ça pourrait être pire... J'pourrais faire ça sur la terre ferme. J'essaye de voir le godet à moitié plein mais c'est pas évident. Si j'devais philosopher j'dirais que c'est parce que j'ai tendance à boire au goulot plutôt qu'au godet. Mais là j'vois que ça t'oblige à réfléchir, si si je le vois bien ; tu fronces les sourcils et tu cogites, d'ailleurs t'es laid quand tu cogites, plus que quand tu coïtes.. et donc tu vas commencer à te faire chier. Bref je suis - encore - dans la merde et j'essaye de faire avec. Je serai pas le type le plus courageux et droit que ce monde ait chié c'est certain. Mais avec le temps j'ai appris à atténuer ma lâcheté et faire avec ou du moins faire ce qu'il faut. Même si ça inclue faire plus de merde encore. Bien sur que je pense à Aithe et je m'en veux putain. Ça me scie en deux de l'avoir entraînée dans ce maelstrom de merde. Mais là où je me dis que j'ai une chance que je mérite p'tet pas malgré tout ce que la vie me dégueule dessus comme tuiles et embûches, c'est qu'elle demeure toujours à mes côtés. Mon Aithe, mon Amirale du Vice. Le feu de mes reins. Ma Femme. La seule que j'ai aimée correctement. Et pourtant j'ai pas toujours été simple. Ni fait les choix les plus judicieux. Et pourtant elle est restée là, toujours. Des fois je me réveille la nuit en sueurs, tout pas bien. Je sors de mes songes comme si je tombais du haut d'un phare et la réalité me percute aussi brutalement que le sol après une telle chute. Comme si Feu Tonton Rob était vivant et m'avait mis un putain de coup de son tabouret magique dans ma gueule, histoire de me remettre dans le bon axe. J'me mets à penser que je devrais l'éloigner de moi, pour sa survie. Pour son bien, pour son salut. Si je l'aime, je dois faire ce qui est bien pour elle, la faire passer avant moi. Mais j'y arrive pas. Je suis pas assez fort pour ça. Ou trop lâche. Ou les deux... C'est pas qu'une histoire de cul, bien sur que j'en suis dépendant à son petit cul rond d'elfe perverse. Mais je m'imagine pas sans elle. Non en fait j'ai peur de m'imaginer sans elle. Je devrais la laisser partir et quitter cette spirale merdique dans laquelle je m'enfonce. Mais je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Alors je panique et je suis victime de terribles chiasses nocturnes parce que je sais pas gérer ça autrement qu'en allant crépir les latrines de merde en jet. Comme si j'essayais de renvoyer symboliquement toute la merde que je reçois depuis des années au monde. Mais ça sert à queue dalle on est bien d'accord. Et puis si je commence à faire de la philosophie sur mes diarrhées anxieuses là tu vas plus te faire chier - tu m'excuseras le jeu de mot camarade - mais tu vas vraiment me prendre pour un taré...
  7. Altinova.. Il règne un silence de mort dans cette putain de salle. Et le mort à tous les coups, ça va être ma gueule. Logique dans un sens. J'ai joué un jeu dangereux, pour des mecs encore plus dangereux et là il est temps de passer à la caisse. Mais ça m'emmerde un peu, surtout le décorum tu vois. Parce que quand tu dois de l'oseille à des mecs méchants, l'usage veut - s'ils te choppent bien sur - que tu dérouilles un moment, voir que tu finisses la gueule éclatée sur le pavé en te vidant de ton sang ou avec un morceau de toi en moins selon les mecs en question. Mais ça c'est le cas de figure "simple". Donc pas le miens, évidemment hin sinon depuis le temps tu le saurais. Non là j'ai affaire à du gros, du très gros même, au symbolique comme au figuré. Je te dresse le tableau. J 'ai en face de moi le type qui m'a prêté plein de pognon pour aller foutre la merde entre Calphéon et Valencia. J'ai utilisé son pognon à bon escient et j'ai tenté de semer une belle merde. C'est ce que lui voulait aussi, pour d'autres raisons je pense. A mon avis le gros lard en face de moi a des intérêts dans l'armement et la pierre noire. Sauf que le plan a pas marché malgré les graines semées. Et du coup le puissant obèse en face de moi est pas content. Mais vraiment pas. Ben oui sinon il aurait pas rallongé du blé pour que des mecs me traquent et me ramènent chez lui par la peau du cou, vivant. J'ai donc un immonde tas de graisse couvert de soies et de bijoux en face de moi. Le mec est vautré à table depuis plus d'une heure et a commencé à débiter la deuxième carcasse de cerf sans dire un putain de mot depuis le début de son orgie alimentaire. Et encore je m'estime heureux vu la réputation du bestiaux car pour le moment là c'est juste un casse dalle. J'ai beau connaître à peu près mon interlocuteur qui interlocute surtout son cerf farci aux truffes depuis des plombes, ça impressionne. On raconte que quand il a les glandes, il fait venir les types qui lui ont cassé les couilles pour les inviter à manger. Vu ce que ce mec pèse à tout niveau déjà c'est louche. Il convoque donc ceux qu'il a dans le collimateur à sa table pour leur en mettre plein la gueule. Et putain ça marche. J'ai pas ouvert ma putain de grande gueule depuis le début et je sais que si jamais je l'ouvre j'risque de finir en accompagnement du cerf. Donc j'suis là devant mon assiette que j'ai à peine touchée avec un mec qui me fixe froidement pendant qu'il m'explique de manière non verbale comment lui il voit les choses. Ce type est dans la démonstration de force. Et il s' en branle, car il l'a le pouvoir l'enculé. La salle à manger est immense, richement décorée, voir à outrance tellement c'est tape à l’œil. Si j raclais les dorures que y a un peu partout sur les murs j'suis sur de me racheter un bateau pour te donner un ordre d'idée. Les domestiques sont mieux habillés que les godiches qu'on voit à Calphéon dans leurs belles robes et y a même une estrade remplie de musiciens tout aussi tape à l’œil mais qui jouent pas. Non tout le monde ferme bien sa gueule à commencer par moi et on a pour seule musique les bruits de mastications, les rots et les pets du mec qui se torpille une famille de cerfs par casse croûte. Ça devient vite plus oppressant que chiant. Y a probablement une trentaine de grouillots à tout casser autour de nous sans compter les gardes du corps du mec. En même temps vu comment il est gros le fumier il fait bien de prévoir du nombre pour son gros corps. Après le second cerf, pour digérer, on fait passer des salaisons qui viennent de Duvencrune. Là je comprends que l'obèse essaie de me faire percuter qu'il peut se procurer ce qu'il veut pour son propre plaisir d'où que ça vienne. Tout dans la démonstration encore. Là il étale sa puissance et son opulence sans retenue juste pour me montrer qui c'est le patron. Et encore je me demande s'il s'en bat par un peu les couilles de cramer pour son goûter la même somme que claque Calphéon pour son armée sur l'année. L'obèse me fixe froidement et je détourne pas le regard. J'ai pas envie de finir comme ce connard de cerf juste avant. Je sais qu'il essaye de me violer mentalement en continuant d'instaurer ce malaise. Franchement il en est pas loin, on raconte que ceux qui sont sortis vivant de sa table sont retournés chez eux la queue entre les jambes bouffer de la salade et du potage pendant trois semaines... J'suis un joueur. J'adore le jeu, trop. Alors j'prends un bout de salaison et j'croque dedans toujours en fixant le gros porc en face de moi. J'sais que je l'enculerai pas sur la quantité, c'est un marathonien d'la graille. Mais j'ai une carte à jouer, c'est ça ou finir en position fœtale voir pire. Je bouffe, en faisant moi aussi un maximum de bruits. Et puis je balance par la pièce les morceaux à peine croqués alors que y en a qui crèvent de faim. J'me dis que rien que la collation qu'il s'est enfilé aurait pu nourrir les crèves la faim d'Altinova plusieurs jours mais je m'en branle. Au pire si je finis à la marmite autant profiter du temps qu'il me reste putain. Et avec du bol un de mes p'tits os lui restera coincé dans la gorge à cet enculé. Ça me fera pas sentir mieux ni revivre mais toujours ça que veux-tu.. Au bout d'un p'tit moment j'décide de tenter le tout pour le tout et d'lui causer. J'lui dit alors que c'est un con et qu'il aurait du miser sur une autre voie pour ses projets. Et puis je ferme ma gueule et je tabasse les salaisons à grand coup de pinard. J'vois le gros qui allume alors une lueur dans son regard, y a le jaune de ses yeux qui s'éveille. Mais j'me tais et j'bouffe aussi salement que j'peux. J'l'ai ferré. Mais si j'me foire pour sur que j'finis à la casserole et le cul farci de terrine. On continue de bouffer dans le silence de nos mastications respectives. J'arrive même à lâcher une caisse ou deux qui me permettent d'évaluer l’acoustique de la salle. On arrive à torpiller le plat de salaisons et j'ai déjà les dents du fond qui baignent. J'suis à deux doigts de rendre le tout sur la tablée. Mais là surprise il lève son gros doigt et les grouillots ramènent pas tout de suite le plat suivant. Alors j'me mets à table, si on peut dire après l'orgie de bouffe qu'on a dilapidée. J'lui parle de l'océan, de territoires à conquérir et des opportunités. Il m'écoute en se léchant les doigts ce gros porc et j'me demande s'il est pas en train d'imaginer comment me faire mijoter avec des ptits légumes. Malgré le pinard que j'ai sifflé et la nausée j'essaie de garder ma concentration pour pas me vautrer. Le mec écoute, me fixe toujours sans rien dire. Et puis quand j'ai fini, il se réinstalle dans sa chaise et fait apporter la suite. Mais là on me dégage sans ménagement de sa vue, p'tet que je lui coupais l’appétit au monstre putain? Une fois dehors je m'attends à me prendre une lame dans le bide mais on me temps des papiers. Et pas n'importe quels papiers putain. Des gages, des quittances. Vivres, matériels, hommes.. navires. Putain de merde.. Je comprends que j'ai pas intérêt à merder si j'veux pas être à nouveau convoqué à manger sous peu. J'me tire sans demander mon reste et quand j'suis assez loin j'dégueule l'équivalent d'une année de solde pour un soldat dans une ruelle. Jamais les rats auront aussi bien bouffé crois moi.. Mais j'crois que je suis encore bien dans la merde....
  8. [HS] Je crois que sur un bas relief de la salle de pierre vers Velia il y a une "représentation" d'Hadum
  9. La statue du mec avec les 2 serpents représente Hadum ? Il me semblait qu'elle représentait le fameux Alchimiste Immortel, Caphras.
  10. Bonjour à vous.
  11. Ô du sang neuf ! Ô joie !
  12. Au comptoir des trous du cul errants.. Putain j'ai fait un rêve affreux j'te jure. Les boules. Faut que j'te le raconte. J'me suis vu un matin au réveil avec Aithe... jusque là tout va bien... Mais Aithe elle avait changé tu vois. Un je-ne-sais-quoi de petit coup de vieux dans les dents. Les traits tirés.. la mine fatiguée. Et ses nichons putain.. Ils regardaient plus vers le ciel comme d'hab'. Non non non ils avaient perdu de leur superbe, ils avaient plus ce galbe que j'aime tant. Et crois moi que si y a bien un truc que je connais et que j'inspecte souvent c'est les nichons de ma femme. Non là ils avaient un petit côté flasque, un côté inconnu. Du coup j'me suis dit "putain c'est pas ma femme en fait j'ai du trop picoler et finir avec une gueuse, j'vais me faire later la gueule en rentrant". Mais c'était bien Aithe. Mais j 'ai vérifié j'ai inspecté plus bas, tu vois.. Nom de dieu de merde. Son bide tout plat et joli était lui aussi devenu aussi mou qu'une bite de vieux. Et le reste plus bas... Oh putain le reste... Si j'osais mon pauvre vieux, mais je te traumatiserai j'suis sur. Comment te dire ça sans que tu recraches ton déjeuner bordel..? Eh bah j'me suis senti cambriolé, ouais c'est ça le terme. Alors oui tu vas me dire que je pousse un peu pasque là je te parle de la chatte à ma femme, t'as pas tort. Mais merde quoi c'est un peu mon territoire à moi, mon terrain de jeu.. Et..et là on dirait que des voyous se sont invités et m'ont tout salopé à l'intérieur. Et en fermant mal la porte en plus.. J'te jure on me l'a mutilé ma petite femme chérie. J'ai pas compris... Mais j'avais les boules, au lieu d'avoir la gaule en tout cas.. Et pis d'un coup un bruit s'est mis à retentir dans la maison. Mais un truc aigu et flippant. J'ai cru qu'on égorgeait un cochon à l'étage. Et je me suis demandé sur le moment quel connard d'invité se permettait d'égorger un cochon de lait si tôt chez moi. Sur le moment cette déduction me paraissait normal. Et là mon Aithe toute mutilée me dit "c'est ton tour d'y aller". Putain de merde mais où ça donc ? Donc j'y vais hin, mais j'sais pas où... Dans la foulée je choppe un canif, sait-on jamais des fois qu'il faille égorger soit-même la bête... Ouais ouais tu te moques bien sur, mais vas te faire réveiller par un boucan pareil. Y a de quoi laisser une trace de freins au fond de tes braies. Donc j'remonte vers l'origine du bruit et plus je me rapproche plus c'est fort. Mais un son... désagréable si tu savais. D'une rareté rare dans le désagréable même. Là sur le moment je me suis dit que si on me fournit pas une bonne excuse pour tout ce merdier, ça va chier. Et pendant tout ce temps, angoissant faut dire, j'ai qu'une chose en tête : qu'est ce qui a bousillé le cul et les seins d'ma femme bordel..? Un chiard. Y avait un putain de chiard dans un putain de lit dans la putain de chambre du bas. Mais quel est l'enculé qui a pris ma maison pour une pouponnière putain ? Faut être inconscient. Ben si, quand tu me connais un minimum, franchement j'suis sur que tu me confierais même pas ta frangine, à moins que tu l'aimes pas, là y aurait débat encore mais bref. Et là Aithe débaroule, me fout un coup de hanche avec son nouveau gros cul et prend le moutard dans ses bras. Et qu'est-ce qu'il fait le petit enculé devine??? Eh bah ouais, tranquille pépère, il lui choppe le téton et il graille. Peinard l'enfoiré. Non mais j'reste calme hin, d'abord j'retrouve ma femme pas en l'état dans lequel j'l'avais laissée, ensuite j'suis réveillé en fanfare par un bordel qui me scie les tympans et pour couronner le tout je découvre qu'on a mis un gosse chez moi, et qu'il dégomme les nichons à Aithe, devant mes yeux. Et Aithe elle me fusille du regard en plus.. Là, j'avoue, avec un couteau dans les mains et la mauvaise humeur qui commençait à monter, faut vraiment être un homme de paix et de bien comme moi pour pas l'égorger direct et proprement ce ptit connard. J'y ai pensé. Je l'avoue. Et même que j'ai trouvé ça tentant. Mais avant que mes rêves deviennent réalité, Aithe m'en renvoie une et m'incendie comme quoi j'avais l'air con avec mon couteau à regarder de travers mon fils. Attend... mon QUOI...????? Là j'me suis réveillé. En sueur. En panique. Aithe roupillait à côté. Alors j'ai vérifié. Les seins étaient parfaits. Son cul avait pas bougé. Et en bas ça avait l'air correct. J'ai vérifié avec un doigt tout était comme ça devrait toujours être. Ensuite j 'me suis levé, j'suis allé pissé. Pis j'ai chialé comme une merde. Nan mais fous toi de moi c'est facile mais l'angoisse putain, l'angoisse... Un demi-moi t'imagine ? D'ailleurs ça en ferait un demi connard tu crois ? Mais bref c'pas la question. Non le truc c'est que je m'imagine mais carrément pas avec ça dans les pattes... Déjà la vision de Aithe toute déformée non merci... Y a pas que le cul dans la vie qu'on dit, mais ça c'est ceux qui baisent pas comme ils voudraient qui le disent moi j'te dis. C'comme un cul de jatte qui dirait " rien ne sert de courir..." j'lui répondrai moi : "vas t'acheter des jambes connard et on en reparle". Non dans mon cauchemar Aithe était devenue tout sauf bandante putain. Et pis au delà de ça, t'as vu notre vie ? Rien que la bibine déjà - même si j'ai bien diminué - comme veux tu qu'il tourne pas mal ? Moi j'ai grandi dans un bordel et t'as vu le résultat.. Alors là imagine putain, imagine.. Et puis quel modèle de père j'serai sans déconner ? Qu'est-ce que j'ai à apprendre à un gosse moi ? J'en ai jamais eu moi de paternel alors bon niveau transmission et modèle j'sais pas bien quoi lui apporter. Comment siffler une bière ? Tricher aux cartes ? Reconnaître un rhum les yeux bandés ? Comment entuber quelqu'un en négo ? Ah le tableau promet d'être reluisant tiens. Et Aithe, quelle mère elle ferait ? Elle est moins sortable que moi j'te jure.. Sans déconner si c'est faire des gosses pour en faire des tocars, des épaves ou de futurs gros connards, des fois j'me dis que certains devraient tirer à blanc tu vois. Limite pas faire de chiard pour moi c'est un acte civique et altruiste. Probablement l'un des rares actes de ce genre de ma vie tiens. C'est pas rendre service à ce monde que d'y faire pousser de la mauvaise herbe. Et en admettant que mon gosse soit pas un enculé - déjà ça sera pas un fils de pute, lui - vu comment il tourne en ce moment ce monde de merde, autant lui éviter d'être malheureux. Bref c'est décidé, mardi c'est sodomie..
  13. Jouant un marchand-négociant-marin-fils de pute si j'arrive à caler une dispo ça m'intéresserait. Tonton, cupide inside
  14. Selon la localisation, si tu vas pas très loin des zones pirates tu peux tenter le bon vieux coup classique mais certes efficace d'une carte au trésor qui serait planqué sur une île. C'est olf school mais l’appât du gain ça fédère toujours ;à
  15. Heidel.. Putain mais qu'est-ce que je fous là bordel ? Heidel est pas vraiment la destination la plus bandante que je connaisse, alors pourquoi j'y ai atterri..? J'aurais pu aller à Duvencrune, ça aurait été le choix logique. Mais non. En même temps Duvencrune c'est pas très loin des terres Elfiques, et leurs frontières aux elfes ça pullule d'Ahibs. C'est p'tet pour ça alors... Mais quel lâche je fais putain. J'me foutrais la gerbe si j'croisais mon reflet j'suis sûr. Sans déconner des fois je me dis que j'suis condamné à me comporter comme un connard. J'ai beau faire des efforts et luter contre ça, c'est comme pisser contre le vent. J'aurais tellement honte, si j'avais pas les jetons surtout. Honte parce que ces gens là ont tout risqué pour la plupart quand j'étais parti en sucette il y a des mois. Absolument tout. Et là, quand ils sont - encore - dans la merde, ben je me tire à l'autre bout du monde. Logique. J'aimerais bien leur venir en aide, mais leurs conneries au sujet des Ahibs ça m'a refroidi tu vois. Et quand on a soumis l'idée que ces putes pouvaient probablement ressentir l'Ancien à distance là ça m'a achevé. J'ai pas envie de me faire pincer par ces connasses et leurs ronces. Ni moi, ni Drelnas. D 'ailleurs depuis cet épisode il ferme bien sa gueule l'enfoiré. Pour une fois. J'suis persuadé qu'il se chie dessus autant que moi. D'accord j'avoue que j'ai toujours eu un sacré instinct de conservation, mais là... Enfin p'tet qu'à un moment faut se dire qu'il est plus sage de raccrocher et prendre de la distance, non ? La vie d'aventures et de voyages c'est sympas.. au début. Mais bon j'ai déjà vu ma frangine crever sous mes yeux dans ces péripéties.. Le prochain ou la prochaine ça sera qui ? Moi ? Aithe..? Franchement, merci mais non merci. J'veux bien croire que j'ai un don pour me foutre dans la merde ou l'attirer, mais aller les chercher ça va 5 minutes quoi. Du coup j'ai mis les voiles. J'essaye de me rassurer en disant que je protège Aithe, mais au final j'le fais aussi pas mal pour moi. J'ai pas envie de me faire gauler par ces saletés. J'ai pas envie de crever salement loin de tout dans l'ignorance complète. Qu'est-ce que j'y gagnerais à aller me faire charcuter là-bas hein..? Ben pas grand chose alors bon. Mais j'me dis que si j'y gagne rien, j'vais p'tet y perdre en fin de compte. Parce que les gugus qui sont venus risquer leur couenne pour sauver la mienne j'me doute qu 'ils seront pas jouasses s'ils apprennent que j'suis planqué à Heidel peinard alors qu'ils dérouillent au sud. C'est ingrat et lâche j'en conviens. Et j'le paierai cher. Ça me fout en l'air, parce que je les apprécie, certains je les aime comme une famille. Mais merde aussi, j'aime aussi ma propre putain de vie avant tout. C'est pourtant logique voir sain. Alors pourquoi ça me bousille le sommeil ? J'en dors quasi plus, j'me fais un sang d'encre... J'pourrais aller les rejoindre bien entendu. Mais j'en ai la putain de trouille bordel. Je veux pas crever ! Bien sur ça serait tellement noble et charitable de faire ça. Altruiste même. Putain que je déteste ce mot d'ailleurs. Mais j'suis désolé la noblesse et la grandeur d'âme, à part faire tout plein de morts jeunes, ça sert pas à grand chose. J'préfère être un couard vivant qu'un preux idéaliste mort. C'est pareil, la beauté intérieure ça c'est le summum de la connerie, avec l'Elionnisme. C'est à coup sur un truc de moches pour se rassurer par rapport à leur physique ingrat et se dire qu'ils ont peut-être éventuellement une chance de niquer une fois ou deux avant de mourir. Parce que c'est bien connu, les gentils même s'ils sont moches, petits, cons ou avec une petite bite, ils "gagnent à la fin" parce que leur cœur il est pur et leur âme noble... Mes couilles ouais. Mais ça résout pas mon soucis, alors du coup j'ai pris une décision intelligente et mature, et tant pis pour la suite. J'l'ai joué à pile ou face. Pile je reste planqué, c'est le destin qui l'a voulu. Face je vais les aider ventre à terre. J'ai lancé, c'était face. J'ai relancé pour être sûr, c'était face... Des fois j'ai l'impression que le Destin veut m'enculer....