Nôd

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Profile Song

À propos de Nôd

  • Rang
    Nôdosaurus Rex
  • Date de naissance 24/06/1984

Informations RP

  • Personnage principal
    Sadie Kelevra
  • Personnage secondaire
    Lulu

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  1. Bonne suite à toi @Fjord et merci pour la gestion depuis le début de l'aventure. Ceci dit ayant déjà endossé ce rôle je sais que je ne m'y risquerai plus ! A la revoyure peut-être
  2. Les Strikers et les Mystiques apprennent leur art du combat via un "maître" qui, on suppose, vient des terres éloignées de Haso, à mon sens ton personnage pourrait tout a fait avoir fait de même. Ca reste un art du combat et l'éveil du Musa parle de "concentration" et "d'esprit" ce qui revient à ce que font d'autres classes : manipuler la magie/l'énergie occulte via des techniques de concentration, de méditation et de canalisation de l'énergie. Aucun problème là-dessus de mon point de vue, par contre le Musa n'a rien d'un mage qui est classe vraiment particulière.
  3. 1/ Nous n'avons toujours pas de vraie réponse à cette question, le consensus global a été de dire que 2017 = 287. Personnellement quand j'ai fait ma fiche de personnage à la sortie du jeu je m'étais appuyée sur le -1 an par rapport à l'année IRL, bon du coup mon perso a un an de plus c'est pas une catastrophe. 2/ La majorité des gens que j'ai croisé et avec qui des questions d'argent ont eu lieu avaient le même système : prendre en référence les prix disponibles en jeu. Cela fait des objets qui peuvent être très chers selon notre référentiel occidental (entendre : avec beaucoup de 0) mais du coup c'est là que le système de lingot prend tout son sens : ton personnage ne va pas se balader avec des milliards en petite monnaie mais avec des lingots d'or qu'il pourra échanger dans toutes les villes. 3/ La route vers Haso n'est pas vraiment ouverte, c'est juste que l'on a accès à l'océan pour aller vers le continent de Haso mais le royaume en lui-même reste fermé pour l'instant. C'est le postulat actuel : le royaume a fermé ses portes empêchant quiconque d'entrer mais également de sortir. Les Hasoïtes qui étaient alors à l'extérieur du royaume se sont eux aussi retrouvés bloqués. Ton Musa a tout a fait pu démarrer sa vie sur Haso et avoir pris le large à une époque de sa vie : pour l'instant il ne peut juste pas y retourner. La difficulté de ça c'est de ne pas avoir d'info réelle sur ce continent et donc de prendre le risque de raconter des choses fausses en RP, mais rien d'insurmontable. Haso étant un continent pour les niveaux 80-90 on n'est pas prêts de pouvoir y mettre les pieds. Voilà
  4. Bienvenue par ici, puisses-tu trouver ce que tu cherches
  5. Prologue Qu’est-ce que c’est ? De petits poinçonnements ? J’ai toutes les peines du monde à émerger, mes paupières sont lourdes comme deux billes de plomb et ma conscience oscille entre rêve et réalité. J’ai l’esprit et le corps tiraillés entre cette fatigue intense et ces choses qui passent sur mon visage et me font péniblement me réveiller. Elles piquent un peu et batifolent sur ma face endormie. C’est un chuintement plaintif de jeune femme qui passe mes lèvres quand enfin mon esprit et mon corps se rejoignent au même niveau. Je bouge et chasse cette chose de ma tête qui m’embête et me chatouille. Quelques secondes ébahies me sont nécessaires pour comprendre qu’un scarabée des jardins avait pris mon visage pour son siège. Ou peut-être essayait t-il de me manger les yeux ? Quelle horreur, ça doit être immonde comme truc. Allez, ouste ! Retourne manger de la bouse ! Je le chasse et bougonne en même temps avant d’attraper le bord de mon jupon pour le monter jusqu’à mon visage. Sale bestiole avec ses sales pattes, j’espère ne pas en avoir sur le visage. Non, rien. Alors tout va bien. Mais vu le panorama qui m’entoure j’imagine bien que je ne serais pas la première ni la dernière à me réveiller salie après une sieste au soleil. Balenos. Serait-ce le clocher de Velia ? Je ne l’avais pas reconnu, par contre le bruit du rivage qui me parvient m’est très familier et je souris irrépressiblement : il n’y a rien de mieux que la mer. Ce petit vent chargé de sel… Ca me met toujours d’une humeur formidable ! Et tant pis pour l’odeur de poisson. Debout ! Gestes et paroles sont joints dans la foulée : pas de temps à perdre la Lulu ! Il faut que je trouve Alustin, mais d’abord j’ai faim ! C’est guidée par la boussole de mon estomac que je rassemble mes affaires et quitte ce champ qui m’a accueillie. En descendant la rue principale la clameur de la ville m’entoure de plus en plus et me guide, l’après-midi n’est pas encore finie et le port regorge d’activité, j’adore ! Oh un chat ! Des cerfs-volants ! Je n’étais plus venue depuis longtemps et c’est toujours un plaisir, j’avance machinalement vers ce grand bâtiment qui doit toujours être l’auberge de la ville. Pari gagné ! Vu l’heure les lieux sont encore assez vides mais quelques ouvriers sont déjà là., ça sent bon, j’espère qu’ils ont du poulet. On me bouscule pour sortir et je m’excuse, il faudrait vraiment que j’arrête de faire ça, mais ça ne fait jamais de mal non plus. Le bois de la table est vieillit, marqué de tous les couverts qui l’ont entaillé, de toutes les assiettes qui y ont frotté, de tous les poings qui s’y sont abattus et de toutes les pièces qui y sont tombées : déversées de bourses ou sorties de poches ou de n’importe quel revers de tissu. Les auberges me fascinent, c’est ici que l’on rencontre le monde, celui qui vit, qui respire, qui transpire. Je m’aperçois que je gratouille la table du bout des ongles, comme pour apposer ma propre marque et m’arrête : j’ai ce réflexe à chaque fois. Une ombre devant mes yeux me fait dresser la tête et j’aperçois une large assiette fumante et volante se poser jusqu’à moi. N’importe quoi, le patron était juste en-dehors de mon champ de vision. Il a un sourire gras et gentil, son ventre est si bedonnant que je pourrais sans doute faire du trampoline dessus. Il est délicieux ce poulet et il ne m’a mis que du blanc ! C’est parfait ! Je mange avec les doigts, c’est meilleur comme ça et je savoure la chair tendre recouverte de cette peau grasse et croustillante, fous sont ceux qui ne la mange pas ! Je dépiaute et décortique religieusement tout en regardant autour. Les gobelins en face ne font pas attention à moi et je les observe plus assidûment, leurs atours dépareillés et élimés me font de la peine et font perdre sa saveur à mon repas : le gras n’a soudainement plus cette satisfaction charnelle, le croustillant devient mollasson et la chair bizarrement élastique se transforme en un amas innommable mastiqué par mes dents du fond. Super. Je n’ai plus faim. Je paie de quelques pièces, plus qu’il n’en faut sans doute, je n’aime pas compter et je m’en vais. Un embrun salé me prend brusquement dans ses bras dès que j’ouvre la porte pour ressortir, ça me donne le coup de fouet qu’il fallait pour passer à autre chose et revenir à mes alchimistes : Alustin où es-tu ? C’est pas que je l’ai perdue mais je l’ai perdue. Toi et ta barbe où êtes-vous ? Je m’éloigne du port et remonte vers quelques maisons plus éloignées. S’il faut j’attendrais… Pas trop longtemps j’espère, j’ai des courses à faire et il faut que j’aille me baigner : ces voyages me laissent toujours l’impression d’être couverte de résidus. Mais lesquels ? Mystère. ~~~
  6. Je suis sûre qu'il pourrait s'entendre avec Lulu... D'une certaine façon
  7. Yup, je t'ai envoyé une invit' sur Discord
  8. Hullow~ Je me demandais si des gens jouaient des mages/magiciennes membres des écoles Godr-Ayed ou Labreve ? Ou bien simplement des mages exilés dans le temps et arrivés à l'époque actuelle. Bref... Des gens jouent-ils des mages et magiciennes éveillés en s'inspirant du lore très spécifique de ces deux classes ?
  9. Le médium fortuit kesseçé ? Tourmentée depuis son plus jeune âge par des visions intempestives Lulu peut parfois se mettre à déblatérer tout un tas de choses sur la personne à qui elle vient de serrer la main, la vie trépidante de ce délicieux cochon qui cuit au-dessus du feu, le vécu séculaire enfoui au creux d’un tronc découpé ou encore le grammage précis des ingrédients d’une délicieuse pâtisserie. Ni vraiment voyante, ni vraiment extralucide, Lulu est une hypersensible capable de capter des choses souvent anodines, parfois singulières, toujours intrinsèques et cela peu importe la ligne du temps : passé, présent, futur. N’ayant jamais été tentée, semble t-il, d’en apprendre plus sur ce don particulier ni d’apprendre à le maîtriser cela reste une bizarrerie de plus à son arsenal. Vous souhaitez l’utiliser ? Je vous en prie : envoyez moi un MP concernant les infos à passer et je les tournerai à la sauce Lulu. Vous ne souhaitez pas l’utiliser ? Aucun soucis, l’avantage de l’intempestif c’est que bien souvent il n’existe pas.
  10. La Croquignolette Surnoms : Lulu, Lu', Dame Lulu, Mademoiselle Lulu Age : Apparemment la vingtaine Lieu de naissance : dans la baignoire familiale Constellation : éléphant Profession : courant d’air, médium fortuit et conteuse quand l’envie lui prend Signes distinctifs : un tatouage partant de la gorge, les pointes de cheveux bleues, toujours maquillée, des tenues souvent décalées, voire carrément inadaptées, avec des mélanges de genre parfois douteux. Aime : les belles-de-nuit, le citron, le bleu N’aime pas : ses sourcils, le temps qui passe, tout ce qui n’est pas vivant Physique Pas très grande, sans vraiment beaucoup de gras, ni vraiment beaucoup de muscle, les lèvres charnues mais souvent gercées, les sourcils un peu trop fournis, les joues légèrement creusées et les pommettes hautes… Une jeune femme sans vraiment d’atouts particuliers mais dont le sourire charmant et le regard espiègle peuvent laisser quelques souvenirs : “croquignolette” a sans doute été inventé pour elle. Caractère Discrète sans être réservée, elle est toujours polie. Son caractère affable lui permet d’être à l’aise et de mettre à l’aise. Peu portée sur l’apitoiement elle est joviale la plupart du temps mais peut s’emporter pour des broutilles : elle n’aime pas être bousculée. La vie en général revêt pour elle un caractère sacré ce qui fait qu’il y aura toujours, quelque part, un être perdu qui l’empêchera d’être heureuse. Elle semble imperméable à l’attirance physique et a une conception très personnelle du temps et de la ponctualité.
  11. « Maintenant, ô mon Dieu, que j'ai ce calme sombre De pouvoir désormais Voir de mes yeux la pierre où je sais que dans l'ombre Elle dort pour jamais. » C’était comme appelée qu’elle avait quitté les hauteurs de Duvencrune, pressée de se rendre dans un endroit qu’elle ne connaissait pas mais qui, derrière ses yeux, brillait comme ces bûchers en haut des montagnes, quelque part en Serendia. Elle en rêvait la nuit, voyait dans ces songes ce creux dans la roche bien caché derrière un rideau d’eau, sombre et humide, où gouttait du bas vers le haut le sang noir de Luthice. Elle n’avait jamais eu de visions, jamais, autant son intuition était très affûtée autant les arcanes de la prédiction lui étaient toujours restées étrangères. Interdites même. Tout ses essais en la matière s’étaient toujours soldés par des échecs, son troisième œil restant inéluctablement pris dans un épais brouillard noir. L’expérience lui disait que ce brouillard était induit, elle avait toujours pensé que cela venait des tatouages de Siari mais elle n’en était plus si sûre. Les derniers mois avaient été étranges : le retours de ces souvenirs qui auraient dû disparaître avec l’esprit, ces rêves sibyllins, la lecture du Tome et cette faux invoquée couverte d’écailles… Plus que jamais elle se sentait marionnette ; prisonnière d’un écheveau dont les fils l’enserrait et l’étouffait de plus en plus à mesure qu’elle se débattait. Le rythme nerveux qu’imposait Baltaro sous elle s’arrêta sèchement, la sortant de ses pensées aux allures labyrinthiques et la forçant à s’accrocher au pommeau pour ne pas finir à plat sur l’encolure de sa monture. L’eau coulait en contrebas, quelques vieilles planches posées là faisaient office de pont sommaire pour rejoindre l’autre rive, quelques mètres au-dessus du vide, et de sa position elle devinait sans mal les reliefs de la grotte de Marie. L’ironie la fit à peine sourire… Mourir dans un endroit pareil. Peut-être était-ce pour ça qu’elle avait senti ce besoin urgent de venir jusqu’ici : rien qu’à imaginer une Luthice relevée elle en avait des frissons. Elle laissa là l’étalon, à paître et déharnaché, elle était à peu près certaine que personne ne viendrait le chercher par ici. La sorcière y laissa aussi toutes ses affaires, ça n’était pas le genre d’endroit où elle avait envie de s’alourdir. Les souvenirs de sa dernière traque dans ce coin remontèrent, c’était une autre vie lui semblait-il, quand elle foulait encore les pavés de Calpheon, vivait la nuit où dans des recoins sombres pour épier et prêter l’oreille. Cela lui faisait l’effet d’une autre Sadie, une autre personne, dans un autre espace-temps. Un petit sourire, un petit rire soufflé : l’ironie de la chose lui mit, étrangement, un peu de baume au cœur. La brune voulu s’engager sur la rive d’en face pour s’enfoncer entre les hautes herbes et les buissons de cette région mais quelque chose la retint, elle ne se posait plus vraiment de question sur qui ou quoi. Elle bifurqua, se mettant à serpenter prudemment sur la terre boueuse le long de l’eau, d’anciennes glissades lui revinrent en tête, un Chevalier de Delphe, un Prêtre de Calpheon : à l’époque elle s’était demandée si elle ne devait pas les pousser et les laisser se noyer là. Elle ne l’avait pas fait, ils étaient comme elle, ils cherchaient Elendryn. Ce nom résonna en elle comme une relique : une vieille chose perdue, sacrée certes mais envolée -perdue ou volée- sans espoir de la revoir, d’une certaine façon elle lui manquait plus que Mellisore. Tout autant qu’elle Elendryn n’avait jamais eu sa place entre les hauts murs de Calpheon, elle espérait que la valkyrie avait fini par partir, quitter la cité et le Clergé avec. Toute à ses pensées elle avait continué à avancer, le pas rendu plus lourd par la glaise et le bout des pieds humide. C’est le chant percutant de l’eau contre la pierre qui lui fit relever les yeux : l’entrée était bien là, comme dans ses rêves, cachée derrière le rideau d’une cascade. Sadie n’était jamais venue ici, elle n’avait jamais vu cet endroit mais cette fois encore elle ne se posa pas de question car Luthice était là, dans cette grotte de l’autre côté de la berge, toute seule. Son corps s’arrêta de bouger tandis que cette réflexion se formait dans sa tête : qu’est-ce que cela pouvait bien lui faire qu’elle soit toute seule ? Elle était là pour s’assurer qu’elle était morte et, se déchaussant et retirant tout ce qui pourrait l’empêcher de nager, elle comptait bien aller vérifier et s’en réjouir. La température de l’eau la glaça jusqu’aux os. Quelle idée d’aller crever là-bas. Il lui fallut quelques longues minutes pour traverser le bras d’eau douce et rejoindre enfin le monticule rocheux où l’eau frappait la pierre, c’est transie de froid, probablement bleue jusqu’aux dents, qu’elle s’y hissa. La sorcière patienta quelques minutes à l’extérieur, laissant le soleil du Géant la réchauffer un peu. C’était calme tout autour, rien ne perturbait jamais cet endroit : entre toutes les ignominies on pouvait au moins reconnaître ça à l’Hexe, elle rendait les lieux paisibles. Sadie prit une longue inspiration, puis une autre et encore une autre, elle n’était pas certaine de ce qu’elle allait trouver là-dedans car à part quelques songes envoyés par Dieu-sait-qui elle n’avait aucune idée réelle de ce qui était arrivé à la maléficienne. Son for intérieur était intimement persuadé, lui, son esprit cartésien continuait à lutter contre l’évidence cependant et c’est avec une certaine appréhension qu’elle pénétra dans le cœur de la roche. Il lui fallut quelques instants pour s’habituer à la pénombre et au bruit constant qui lui fracassait les oreilles mais elle ne pu manquer cette masse sombre, ce relief étrange laissé au sol : le corps désarticulé était bien là, resté à pourrir à même la pierre. Ses orbites étaient vides, les chairs grignotées autour de ses blessures, la peau grise sur une carcasse décharnée… Mais aucune odeur n’accompagnait plus le macabre spectacle : la maléficienne devait être là depuis des mois. Bien morte mais pas encore enterrée, la sorcière se mordit la langue, ça ne lui apportait aucune consolation, tout ceci avait un sale relent d’injustice qui lui restait en travers de la gorge. Luthice était son affaire, elles auraient dû s’affronter et la meilleure des deux aurait laissé l’autre morte et enterrée. Mais non. Ça aussi on le lui avait volé. Du bout de la chaussure elle poussa un reste de main émacié, cette scène lui faisait de la peine, elle qui aurait dû être en colère, ronger son frein en attendant de pouvoir s’en prendre à Cleliope… Non, elle restait là, le regard effaré devant les souvenirs de la violence qui avait dû avoir lieu ici. Était-ce aussi ce qui l’attendait ? Si jamais elle croisait le chemin de la damnée ? Pas de risque pour l’instant, elle était bien à l’abri sous les rues de Tarif, mais quand même le sort de Luthice lui renvoyait un écho glacé : aucun d’entre eux ne faisait le poids face à tout ça. Même réunis, même avec une armée. Et puis quelle armée ? Ils n’étaient plus qu’une poignée, les autres morts ou déserteurs. Elle resta ainsi debout un long moment à contempler la sinistre fin de celle qui avait crû être l’héritage Nezepha et qui toute sa vie avait cherché un dû qui n’avait jamais été le sien. La pensée fugace que quelqu’un lui avait fourré ça dans le crâne très tôt et pendant très longtemps la mis mal à l’aise. Cela voulait dire qu’en plus de Luthice et Cleliope encore quelqu’un d’autre œuvrait en arrière plan. Mais pour quoi ? Ou pour qui ? Sadie n’était même pas sûre d’avoir seulement l’esquisse d’une réponse un jour. La sorcière s’accroupit et de quelques gestes précis, sans dégoût ni nervosité, remis le morceaux de cadavre dans leur bon axe, les uns avec les autres. Il n’y avait que de la roche ici, elle ne pouvait pas l’enterrer, elle n’avait rien pour l’immoler non plus et ramener ses affaires jusqu’ici était exclu. Les vestiges d’un ancien feu étaient encore là mais si la maléficienne avait de quelconques affaires il semblait que Cleliope avait tout emporté avec elle. Alors c’est avec précaution, voire même une certaine dévotion, qu’elle rassembla ce qu’il restait encore de Luthice, l’emmaillota dans les tissus qui la couvrait toujours et prit soin de recouvrir ses cheveux noirs du châle de soie qui avait glissé non loin. Quelque part elle devinait que la jeune femme, dont les traits étaient résolument valenciens, avait été pieuse et fidèle servante d’Aal… Autrefois, dans une autre vie. Sadie pris sur elle pour traîner le corps jusqu’à l’extérieur de la grotte, se débattant contre le poids lourd et mort. Exploser un rocher lui était d’une simplicité enfantine mais dès qu’il s’agissait de porter plus de quinze kilos elle n’était plus si fière, cela la fit presque rire. Finalement, et après plusieurs dizaine de minutes d’effort, la masse de tissus inanimée plongea comme un pierre dans l’eau glacée et ce fut à peine si elle eut le temps de la voir couler. La sorcière repensa alors au pèlerinage, aux tempêtes de sable et aux sanctuaires en ruines mais qui apparaissaient comme des oasis au milieu du vide accablant du désert. Les sables du Grand Erg ne seraient pas la dernière demeure de Luthice, elle croupirait ici au fond de l’eau dans un froid et un silence de mort. Seigneur si mes péchés irritent ta fureur, contrit morne et dolent, j'espère en ta clémence. Si mon deuil ne suffit à purger mon offense, que ta grâce y supplée et serve à mon erreur. Mes esprits éperdus frissonnent de terreur et ne voient le salut que par la pénitence. Mon cœur, comme mes yeux s'ouvrent à la repentance, et j’ai mon être en horreur. Je pleure le présent, le passé je regrette ; Je crains à l'avenir la faute que j'ai faite ; Dans mes rebellions je lis ton jugement, Seigneur dont la bonté nos injures surpasse. Comme de parent à enfant uses-en doucement car si j'avais moins failli, moindre serait ta grâce. [Mathurin Régnie]
  12. Commerce

    Après quelques mois d'une activité ralentie, où seules les commandes les plus courantes étaient honorées non plus par la sorcière mais par Yisar le Rhutum, un simple panneau de bois orne maintenant la porte : Comptoir fermé. Deux mots, tout simples, sans beaucoup plus d'explications. La petite blondinette qui veillait sur les lieux semble elle aussi avoir pris la poudre d'escampette et même la maison de la Sadvhi est vide de toute présence, même la plaque ornée d'un pendule a disparu. Les rares Kelevra qui restent encore au village ne pipent pas mot sur la question, amers semble t-il. Toujours est-il que la Croisée était connue pour le bordel ordonné qui y régnait... Où est-ce que tout ce fatras de sorcière a été envoyé ? *** A suivre, ailleurs... ***
  13. Chouette ça, en espérant en voir d'autres au fil du temps, c'est bien pour les rerolls. Merci !
  14. Semblant délaissée depuis plusieurs semaines, la grande demeure investie par les sorcière semble s'être réveillée depuis quelques temps. C'est une cohorte de carrioles qui s'est garée en bas des marches de pierres plusieurs jours d'affilée, flanquée de quelques géants de Mediah qui auront déversé meubles et caisses à grand renfort de souffles rauques, de râleries et de blagues vaseuses. Il n'y a pas encore si longtemps masure délabrée aux allures sinistres c'est maintenant une résidence bien éclairée, aux effluves parsemée de café et de plantes et à l'intérieur cossu quoi qu’encombré, qui siège sur les hauteurs de Duvencrune. Une petite blonde s'affaire depuis plusieurs jours à l'intérieur, seule semble t-il, pour défaire, installer et ranger tout le barda qui a été déposé... Mais où sont les sorcières ?
  15. C'est une partie de chasse mouvementée qui aura eu lieu récemment dans les rocheuses d'Akum, les râles rauques et puissants des Khalks qui y nichent auront y résonné sourdement entre les arbres et les reliefs tantôt défiants, tantôt rageurs, tantôt acculés. Les échos des combats se seront fait entendre jusqu'à la route qui borde le canyon et les éruptions de magie n'auront pas échappé aux plus sensibles qui passaient par là. Les échauffourées auront duré un certain temps, s'étirant en longueur, sans doute un peu trop et pouvant laisser présumer de la victoire des bêtes sur leurs assaillants... Le calme sera revenu avec la nuit, reprenant ses droits sur cette région plus que sauvage. Mais qui sait pour combien de temps ? L'on suppose que les Ahibs n'aiment pas que l'on s'en prenne à leurs familiers.