Nôd

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Profile Song

À propos de Nôd

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    Nôdosaurus Rex
  • Date de naissance 24/06/1984

Informations RP

  • Personnage principal
    Sadie Kelevra

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  1. C'est une partie de chasse mouvementée qui aura eu lieu récemment dans les rocheuses d'Akum, les râles rauques et puissants des Khalks qui y nichent auront y résonné sourdement entre les arbres et les reliefs tantôt défiants, tantôt rageurs, tantôt acculés. Les échos des combats se seront fait entendre jusqu'à la route qui borde le canyon et les éruptions de magie n'auront pas échappé aux plus sensibles qui passaient par là. Les échauffourées auront duré un certain temps, s'étirant en longueur, sans doute un peu trop et pouvant laisser présumer de la victoire des bêtes sur leurs assaillants... Le calme sera revenu avec la nuit, reprenant ses droits sur cette région plus que sauvage. Mais qui sait pour combien de temps ? L'on suppose que les Ahibs n'aiment pas que l'on s'en prenne à leurs familiers.
  2. Bonjour, bienvenue par ici, puisses-tu trouver ce que tu cherches
  3. Bienvenue par ici et bon jeu
  4. « Ceux qui n'ont rien ne cessent de se déplacer, comme si leur sort pouvait être meilleur ailleurs. Ils préfèrent ignorer qu'au terme du voyage ils vont retrouver sous une nouvelle forme le vieux problème, ce membre de la famille qu'on redoute d'embrasser. » La neige s’était mise à tomber pour de bon sur Duvencrune et la région autour, couvrant pics et creux d’un manteau blanc glacé et cotonneux. Les flocons virevoltaient mollement dans l’air pour venir se poser sans bruit sur les manteaux et les fourrures contribuant chacun, petit à petit, à assourdir la vie ambiante et ses bruits quotidiens. La ville n’en avait pas pour autant perdu en activité, c’était le lot de l’hiver dans la région et ils étaient tous habitués… Enfin ceux d’ici. La sorcière, elle, mobilisait une quantité considérable d’énergie pour maintenir sa température corporelle la plus élevée possible. Le nez rougit de froid et les oreilles transies, elle trépignait dans la neige comme un chat à qui on aurait bandé les pattes : avec fort peu de grâce et le corps agité de spasmes incontrôlables. Elle attendait plus ou moins patiemment la fin du chargement qui devait partir pour la ferme Marak, de la neige jusqu’aux mollets. Elle aurait pu dire non, après tout elle avait déjà préparé une bonne partie des potions qu’on envoyait là-bas, Sadie n’avait pas spécialement besoin de se farcir le trajet en plus… Mais elle avait envie d’y aller malgré le froid et le vent qui soufflait, stridulant, sur les montagnes. Elle voyait bien du coin de l’oeil Seiri et son petit sourire amusé, cette marrade intérieure la laissait de marbre pourtant, la sorcière avait accepté sa place d’étrangère depuis quelques temps déjà et avait bien conscience de détonner encore dans le paysage. Mais d’ici quelques temps ça irait mieux, il lui tardait d’ailleurs de se rendre enfin plus à l’Ouest, jusqu’à la frontière Ahib, et d’entamer enfin les hostilités. Et donc de bouger, encore… Elle avait la bougeotte. C’était un fait. Ca l’avait frappée récemment quand le Valencien était reparti pour quelques jours et qu’elle n’avait pas pu s’empêcher de lui en vouloir, outre le fait qu’elle l’avait appris de la pire façon possible elle s’était aperçue qu’elle s’était engoncée dans une certaine oisiveté mâtinée de flemme : c’était nouveau pour elle et cette révélation lui avait fortement déplue. Non pas qu’elle passait ses journées à tirer au flanc non plus mais il fallait se rendre à l’évidence, elle s’était adonnée à une routine plutôt paresseuse. Comme quoi déléguer n’avait pas toujours du bon… Les yaks meuglèrent faiblement lorsqu’on les harnacha pour de bon à la carriole et on vint enfin lui tendre les rênes, elle n’avait plus qu’à partir. Cette simple constatation, et ce malgré la promesse du froid inhérent à la route, lui fit plaisir : voyager, même être simplement sur la route, avait toujours eu un effet ridiculement agréable sur elle. Combien de temps s’était-elle posée au même endroit ces deux dernières années ? Depuis qu’elle avait quitté Calpheon elle n’était guère restée au même endroit plus de quelques semaines avant de finalement reprendre la route pour s’embarquer dans quelques histoires… Ou se faire embarquer. L’image de Letusa sous la neige se dessina dans sa tête, les branches sombres et noueuses de l’arbre-cogneur maculées d’une couche scintillante… Elle sourit rien qu’à l’imaginer et se dit que peut-être un aller-retour pour Tarif lui ferait aussi du bien. Deux jours, trois tout au plus, le temps de respirer cet air si particulier de Mediah, de voir le Junaid se mouvoir lentement et d’entendre les feulements nocturnes des manes et... Elle sentit l’arrière-pensée qui la traversait se peindre sur son visage comme si une main pleine de peinture lui avait tartiné la face et un long frisson lui remonta l’échine, qui n’avait rien à voir avec les températures hivernales. Et Cleliope. Un long soupir la prit, son corps se rassembla et elle s’agglutina sur elle-même. Elle avait mis ça de côté, repoussé cette idée de revers mentaux et de claques psychiques. Mais le déni n’était plus trop dans ses cordes dernièrement, elle ne parvenait plus à faire comme si, à prétendre… La maléficienne, non, la sorcière, dormait toujours de ce puissant sommeil induit dans les geôles de Tarif. Sadie la savait sous bonne garde, ça ne la préoccupait pas, mais elle avait toutes ces questions qui la rongeait petit à petit, cette envie de savoir sans pour autant vouloir entendre. La brune n’était pas stupide, pas aveugle au point de ne pas se rendre compte que ce voyage vers l’Ouest, qui menaçait même d’aller jusqu’à Granà, avait tout d’une fuite en avant. Elle mettait le plus de distance possible entre elle et Tarif, entre elle et Cleliope. Mais dire qu’elle n’y pensait pas aurait été un mensonge éhonté : la corrompue hantait ses nuits et abrutir ses journées dans du travail certes simple mais hautement répétitif lui avait permis de ranger tout ça dans un coin de sa tête. Quelques temps du moins. Un cahot plus dur que les autres la ramena un peu à la réalité. La pente sinueuse qui menait à Duvencrune était derrière elle et la route devant elle s’annonçait monotone : de quoi la maintenir plongée dans ses pensées pour quelques heures encore… Les premiers émois dû à l’ouverture des frontières étaient passés et nombre de mercenaires ou simples curieux étaient repartis dans des terres plus “civilisées” : le champ allait être plus libre sous peu et elles auraient sûrement fort à faire dans les semaines à venir, l’endormie resterait un sujet qu’elle garderait dans un coin de sa tête pour l’instant… Juste le temps de décider de ce qu’elle allait faire d’elle. D’eux tous. Du chemin sur lequel elle avait devoir les emmener.
  5. Il y a des guildes oui, mais je n'en ai pas vraiment à te conseiller, ça dépend de ce que tu veux jouer tout simplement. Tu comprendras assez vite que la communauté est éclatée en plein de petits groupes différents qui parfois jouent ensemble, se rencontrent ou pas du tout. Le lieu IG où tu rencontreras le plus de monde facilement est la ville de Heidel, mais tout le monde n'y va pas. Tu trouveras d'autres petits groupes de rôlistes à Calpheon et à Duvencrune, et d'autres encore sur la route : sur le serveur Balenos4.
  6. Le lore de BDO est très vaste mais éparpillé, le meilleur moyen d'en avoir les bases c'est de faire les quêtes en jeu et de tout lire car celui-ci est disséminé un peu partout dans le jeu. Tu peux aussi passer par ce lien : https://bdocodex.com/fr/knowledge/ qui recense toutes les connaissances disponibles en jeu (je te conseille cependant de lire ça en version anglaise car la traduction française se permet des modifications qui peuvent parfois profondément modifier le lore.) La classe que tu joueras influera aussi énormément sur le lore dont tu auras besoin -si bien sûr tu joues ta classe en RP. Certaines, comme la valkyrie, la sorcière, la ranger et l'archer sont très liées au lore du jeu. Pour bien commencer je te dirai d'aller lire ce qui se trouve ici : https://desertnoir.fr/forums/index.php?/forum/1389-archives-de-la-contribution-wip/ tu auras déjà de bonnes bases
  7. Salut, tu peux contacter les admins ou les modos pour avoir accès au discord de Désert Noir et avoir ainsi accès à plus de monde en direct. Sinon je dirais que ça dépend ce que tu cherches comme informations : le BG/lore du jeu ? ta classe ? quel type de rp tu veux jouer ? Tu peux aussi poser tes questions les plus générales directement sur ce topic, ceux qui ont la réponse te répondrons. Bienvenue
  8. Bienvenue et bon jeu à toi
  9. Arrivées par petits groupes, à quelques jours de différé et après quelques aventures le long des cimes escarpées de Drieghan, les sorcières se sont installées à l'auberge de Bamam, la vieille femme se chargeant de garder un oeil plus ou moins discret sur cette cohorte débarquée de Tarif. Discrètes : elles ont fait peu parler d'elles jusque là, loin d'être inactives néanmoins chacune à sa façon s'est mis en tête de remplir missions et contrats pour le compte de la ville et de ses habitants. Elles cherchent à s'installer dirait-on, commerce ou mercenariat on ne sait pas trop... Même si la rouquine, dès le premier jour, s'est présentée comme cheffe de guilde. A voir... On a cependant vu unz des brunes se rendre plusieurs fois sur les hauteurs de la ville, jusqu'à Durgeff, jusque là la cheffe de Duvencrune ne semble pas les avoir reçu.
  10. La sorcière avait assisté, plus ou moins de loin, au ramdam de l'installation et à l'arrivée du groupe. Difficile à manquer au demeurant malgré le flot d'aventuriers qui s'étaient pressés aux portes de Duvencrune ces derniers jours. Elle n'était pas allée voir... Pas encore. De loin le panneau sur lequel s'affichait l'ours bleu à la gueule béante lui rappelait un peu trop l'Ouest. Ou le Nord... Tout dépendait comment on voyait les choses maintenant. Elle tourna les talons pour retourner voir Seiri et lui livrer sa caisse d'élixirs. Elle demeurait silencieuse, sa face neutre devant le regard de chaque passant... Mais chaque pas qui l'éloignait de cet endroit qui portait son nom n'était qu'une alarme qui retentissait entre ses deux oreilles : à quel moment tout ça allait lui retomber dessus ?
  11. Bienvenue par ici, bon jeu !
  12. Superbe la tenue alchimiste !
  13. « Je m'oblige à prendre un air calme car j'ai appris, en des instants pareils, à ne rien laisser paraître de la tempête qui fait rage en moi. Les animaux ne montrent pas qu'ils ont peur ou qu'ils sont malades : dans la nature, la faiblesse ne pardonne pas. » C’était une nuit de cristal, si claire que la voûte céleste était comme un voile de bougies incandescentes au-dessus d’elle et si froide que l’air qu’elle respirait en était tranchant. Elle se souvenait avoir été dans la même position, non loin d’ici, il y avait quelques mois de cela à peine. Elle se souvenait du désespoir profond qui l’avait étreint à cette période… Un moment qu’elle ne souhaitait revivre pour rien au monde mais qui n’arrivait pour autant pas à rider ce calme qui l’entourait comme un manteau épais et confortable. Un grognement douloureux lui fit tourner la tête et elle rencontra une paire d’yeux coléreux qui la fixait. La lumière qui baignait l’endroit était telle qu’elle devinait sans peine la hargne que lui portait le géant qui gisait au sol dans une posture grotesque. Un toussotement gras et souffreteux informa la sorcière des blessures de son adversaire. Ramenant son poing dans une main, l’un après l’autre, elle fit craquer ses doigts et observa les marques rougeâtres sur sa peau : elle avait frappé un peu trop fort pour elle-même sans doute. Rien d’irréparable. Son regard se leva de nouveau vers ce tableau miroitant au-dessus de sa tête et restât ainsi à l’observer. Quelques pensées étranges commencèrent alors à se former sous son crâne tandis que son esprit vagabondait librement. Sadie se demandait si Qassèm avait lui aussi, en ce moment, les yeux rivés vers le ciel ? Quelle étrange réflexion… Depuis leur retour de Valencia elle n’avait plus vraiment pensé à son père, elle n’y avait d’ailleurs jamais vraiment pensé de toute sa vie, la sorcière ne gardait qu’une trace diffuse de cet homme dans sa mémoire mais ces quelques souvenirs étaient assez doux, tranquilles. Sans doute que Nennius n’était pas totalement étranger à ces réflexions nouvelles, lui qui cherchait une famille n’avait sans doute pas la moindre idée d’où il mettait les pieds… Les Kelevra n’avaient rien d’une famille, ils étaient un ordre, au bord de l’extinction au demeurant mais un ordre quand même. Une force armée dont on avait depuis longtemps oublié le but premier et elle n’avait pas l’intention de le lui rendre, elle doutait même d’en être capable. Étrangement ce simple fait ne la perturba pas : ça n’était pas son but ; bien au contraire. Sadie était intimement convaincue qu’on l’avait créée uniquement pour mettre un point final à cette histoire et qu’elle était le pendant inattendu que l’on avait placé sur le chemin de Cleliope… En y réfléchissant bien le destin de Luthice devait probablement avoir été similaire au sien. Elle ne parviendrait jamais à avoir la moindre compassion pour elle mais Sadie devait bien reconnaître l’amertume de la chose : la magicienne avait payé très cher une dette qui n’était pas la sienne. Peut-être devait-elle se mettre en quête de son cadavre et l’enterrer ? Elle l’avait bien fait pour Siari. Dans la quiétude de cette nuit, ses pensées toutes claires, cela lui parut comme la chose à faire. Son voyage pour Granà serait peut-être l’occasion de trouver cette grotte où gisait encore sûrement Luthice et d’aller dépoussiérer la tombe de sa mère… Une fois l’an la visite aux morts s’imposait, du moins était-ce ce qu’on lui avait appris. Froide et tranchante, n’était-elle pas un parfait héritage ? La dernière ligne, le signataire testamentaire de ce clan fou qui de tout temps avait monté ses enfants les uns contre les autres ou les avait offert en sacrifice au Grand Erg au nom d’une pureté impie. Cette pensée ne l'émut pas particulièrement tant elle se sentait déconnectée de ces ancêtres, sans aucun lien ni de cœur, ni de corps, ni d’esprit avec eux. Un sentiment la piqua très légèrement, lui rappelant que ça n’était pas très vrai… Elle s’était pris d’une profonde tendresse pour Kintran et s’était surprise à éprouver beaucoup de pitié pour Diane. Laquelle des deux avait été la plus à plaindre ? Sadie n’était pas sûre qu’une réponse existe à cette question. Si le choix lui avait été donné sans doute aurait-elle, elle, préféré vivre la vie de la dernière Sadvhi Nezepha. Vivre et mourir en luttant plutôt que lutter pour être capable de faire ce que d’autres attendaient de nous et finir, malgré tout, anéantie par le destin. C’est ce qu’elle avait vu lors de son épreuve, l’Ombre lui avait susurré des mots de pouvoir pour l’attirer et la faire chanceler du côté de ceux que l’on avait abattu ; ceux que l’on avait chassé comme des servants corrompus. Mais était-ce si simple ? Elle se souvenait de la puissance qui l’avait étreint, de cette sensation folle de contrôle qu’elle avait effleuré du bout des doigts durant cette traversée astrale et qui, depuis tout ce temps, persistait à lui laisser un goût de trop peu à l’arrière de la gorge. Le souffle rauque non loin d’elle finit par s’arrêter, tout net, et un chuintement sourd lui apprit que la tension qui retenait encore la tête du géant avait finit par se relâcher. Un de plus qui ne pourrait plus faire de mal. Assise là, immobile sous les étoiles, elle commençait à avoir froid mais ne parvenait pas encore à bouger ; il lui fallait attendre que les potions fassent totalement effet avant de pouvoir rentrer, se soigner, et dormir quelques heures. Un soupir long et profond passa la barrière de ses lèvres, un de ces soupirs qui expirait le trouble pour mieux se gorger de calme à l’inspiration qui suivait. La clarté de la nuit coulait sur elle comme une rivière glacée, désagréable par l’acuité qu’elle apportait dans son sillage. Elle avait vécu la défection de Galathea comme une faux qui l’aurait coupée en deux. Sadie n’en avait parlé à personne, s’était retranchée derrière quelques remarques piquantes, et avait fait fi. Mais ça n’était pas possible : il fallait avaler, digérer et assimiler… Elle n’avait pas encore réussi que Nennius premier du nom, adroit comme un buffle et subtil comme un mane, débarquait. Peut-être devrait-elle aller la chercher… Cette faux. Et l’essuyer sur lui.
  14. You know nothing jeune padawan.
  15. La sorcière resta quelques instants à lire l'avis placardé sur le panneau d'affichage de Tarif, perdu au milieu des autres affiches du coin. Elle avait vaguement entendu ces histoires de ponts, sans vraiment y faire attention, ce qui était en Calpheon restait en Calpheon... Elle eut néanmoins un ricanement bref et cynique... "Une pensée pour la maléficienne ? N'importe quoi..." Pleurer le sort d'une maléficienne ? Décidément, plus rien ne tournait rond à l'Ouest.