Kyra

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  1. Petit ajout : le 11 mars dernier, le chef du projet peria chronicle a confirmé sur la page facebook officielle que le jeu était nativement conçu pour prendre en charge le japonais et l'anglais (au niveau de l'encodage des caractères et de l'architecture du jeu, j'imagine). On devrait avoir quelque chose de nettement moins chaotique que pour revelation online, par exemple, en terme de localisation, vu que l'architecture du jeu a nativement été pensée en multilangue. Ca confirme également que le MMO n'entend pas rester disponible qu'en Corée et qu'ils ont bien des projets de portage.
  2. J'avais dit que je ferai un plus complet sur ce jeu dans le topic des MMO (une nouvelle version de ce sujet est d'ailleurs en préparation). Je vais donc essayer de faire une description la plus complète possible de ce véritable OVNI du MMORPG. Cela dit, le jeu étant du niveau de Cyberpunk 2077 pour ce qui est d'avoir des infos, et coréen de surcroit, ce fut assez difficile de collecter tout ceci, mais de nombreux points ne sont pas encore totalement clairs. Je m'en excuse, et je compléterai si je trouve des compléments. Pour citer Ierp sur le sujet du déclin du genre du MMO Peria Chronicle pourrait bien être la réponse à ce problème technologique. Bon parlons un peu du jeu, ou plus précisément de son développement. Il s'agit d'un MMO en développement à cycle long, pour commencer, c'est à dire que les développeurs (le studio ThingSoft) ont décidé de créer leur propre moteur pour rendre possible ce qui ne l'était pas. Le jeu sera édité par Nexon à qui l'on doit Vindictus, Riders of Icarus et plus récemment le très bon LawBreakers pour les amateurs de FPS, ce qui signifie qu'un portage vers nos contrées est plus que probable. Peria chronicles est apparue la première fois en 2013 et une seconde fois en 2016 lors de la G-Star, mais il est en développement depuis 2010. Le principe de ce jeu étant largement incompatible avec des sessions de 20 minutes, il n'a pas vraiment fait le lors de ces conférences, ce qui cumulé avec le peu de communication sur le sujet fait que la majorité des gens n'en ont même pas entendu parler. Après tout c'est logique, car la béta coréenne n'a toujours pas commencée (elle devrait arriver incessamment sous peu, ce qui devrait permettre de grappiller davantage d'informations) Après cette longue introduction, Peria Chronicles c'est quoi ? Il s'agit d'un MMORPG de type sandbox qui entend bien redéfinir le concept "d'interactions" et de "persistance" dans un MMORPG. Le principe fondateur est de laisser la possibilité aux joueurs de créer entièrement leur contenu. Vous êtes vous demandé ce que ça donnerait s'il était possible dans une certaine mesure de modder un MMORPG ? Un MMO Social mais pas seulement Peria Chronicles permet aux joueurs d'avoir accès non seulement aux compétences standards d'un MMO, mais aussi à des compétences permettant de terraformer le monde. Sculpter le monde, résoudre des énigmes en modifiant les éléments du décors et combiner toute sorte d'éléments pour y rajouter des décors. Du simple décors ? En fait non. Car le jeu intègre également un système d'interactions très fourni que vous pouvez associer à des éléments des objets que vous combinez. Si on met un steak dans une assiette, on peut mettre une interaction pour manger le steak. Si on met un levier, on peut mettre une interaction avec un autre objet pour déverrouiller une porte ou faire monter ou descendre un ascenseur. Les possibilités sont si grandes que certains joueurs se sont amusés à créer un Tetris fonctionnel avec le système, par exemple. Mais cela ne s'arrête pas là. En effet, vous pouvez créer vos propres quêtes et personnages avec un système de règles qui permettra d'en évaluer la difficulté et les récompenses pour l'avoir accomplie. Vous pouvez pousser le vice jusqu'à créer vos propres animations et vos propres émotes, puis de les utiliser pour créer vos propres cinématiques (il est également possible d'enregistrer vos propres audios, apparemment, mais je n'ai pas vu de confirmation). Des joueurs se sont par exemple amusés à concevoir leurs propres danses et à faire une chorégraphie tous ensemble. Il sera même possible d'utiliser des scripts pour créer des events pour les plus passionnés. Villes et NPC A donner une si grande liberté d'interactions, vous vous direz "Mais comment faire pour éviter les trolls ? ". Et en effet, c'est sûr que si on donne les possibilités aux gens de faire ce qu'ils veulent, vous pouvez être sûr de vous retrouver avec une forêt de pénis quelque part. Le principe est simple, vous vous souvenez surement de l'expérience qui avait été faite pour finir le jeu pokémon en laissant les joueurs utiliser les commandes par milliers ? Le fait d'avoir soumis la décision de la direction à la majorité des votes et non à un tirage aléatoire avait permis de résoudre tout le problème des trolls. Ici, c'est la même chose qui aura lieu, avec un système de votes. Même si je n'ai pas pu trouver les détails précis de ce système, je sais qu'ils sont au cœur du système de zones ouvertes. Ce point précisé, parlons un peu du fonctionnement des villes et des NPC, ainsi que de l'économie du jeu. Le principe de base est d'avoir une économie totalement ouverte entre les joueurs, avec un artisanat qui permet de crafter tous les objets et interactions des objets. Je n'ai pas plus de détails sur la collecte des matériaux ou l'acheminement des ressources, cependant. Pas plus que sur le fonctionnement du JcJ qui reste personnellement ma grosse interrogation. Les joueurs peuvent donc se rassembler pour construire une ville, la zone disponible dépendant du nombre de joueurs qui la rejoignent. Les villes de 500 joueurs disposeront d'une zone beaucoup plus grande qu'une ville de 100 joueurs, par exemple. On sait également qu'il existe un système de politique avec des votes (peut être même de la géopolitique). Le nombre de joueurs pour les villes prend également en compte les NPC. Même si là encore mes informations sont parcellaires, je sais que les NPC disposent de leurs propre IA (qui n'est d'ailleurs pas développée par thingsoft, mais par Nexon qui entend la réutiliser pour plusieurs jeux) et qu'il faudra donc les inciter à venir dans une ville. Je spécule, mais j'imagine que thingsoft doit s'occuper de mettre des "flags" sur certaines interactions et lieux (manger, commercer, maison, dormir), et que les NPC y réagiront en fonction de leur IA. Parce qu'ils vivront leur vie dans leur coin, sans rester fixes au même endroit à l'opposé de la plupart des MMO à quêtes. Le jeu intègre également un cycle jour/nuit complet auquel ils devraient réagir. Graphisme et univers Comme vous avez pu le voir sur les vidéos que j'ai mise plus bas et les quelques images, le jeu propose un style graphique inspiré des animés du plus bel effet et un moteur physique plutôt convainquant (notamment une scène ou on voit du vent avec les cheveux et la robes qui y réagissent, je ne pense pas que c'était une animation pré-faite). Les animations sont d'une grande fluidité et les effets visuels et les interfaces semblent plutôt agréables. Enfin je ne lis pas le coréen, mais bon, l'interface de création d'interaction me semblait plutôt ergonomique. En terme d'univers, Peria chronicles propose quelque chose de relativement sobre, j'imagine pour laisser une large marge de manœuvre aux joueurs pour créer leur contenu. Akisha, le dieu du chaos créa un monde qu'il peupla avec les Kiranas afin de se distraire, tandis que Peril, la déesse du silence créa le monde des humains pour l'aider à façonner le monde et avoir des gens pour la prier. Mais un événement inattendu s'est produit, la conjonction entre les deux mondes, un peu à la manière d'un The Witcher. Les humains et les kiranas se sont donc fait la guerre, et leurs dieux respectifs ont tous les deux été tués dans l'affrontement. Les deux races se retrouvent alors désemparées et désespérées et ont donc conclus une fragile trêve. Compétences et combat Comme dans quasiment tous les MMO, le jeu propose un système de combat. Mais on est ici dans quelque chose là encore de très atypique. Il ne s'agit pas d'un jeu à deux factions, comme on aurait pu s'y attendre au vue de l'univers, la seule race disponible pour les joueurs étant les humains. Les humains ont le pouvoir hérité de leur déesse de terraformer le monde. Pour acquérir des compétences de combat, vous devrez donc faire un pacte avec des kiranas, un peu à la manière de Lucie dans Fairy Tail avec ses esprits célestes. En nouant ce pacte, vous pourrez alors l'invoquer au combat et utiliser ses compétences. Certains pourront être invoqués sur le champ de bataille et combattront tout du long, d'autres feront simplement une attaque, ou d'autres fusionneront ou donneront des armes enchantées et des buffs. C'est à vous de choisir lesquels inclure pour façonner les compétences de votre personnage. Ça rappellera sans doute à certains le côté collectionneur de pokémons. Pour ce qui concerne le combat à proprement parler, le jeu propose là encore quelque chose d'inédit et de très déroutant. Une des raisons qui fait que le jeu n'a pas séduit à la G-Star 2016, vu qu'une session de 20 minutes pour le comprendre et le prendre en main est assez difficile tant il ne ressemble à rien de connu. Le principe est d'avoir un système de cartes et de deck dans lequel on va tirer les invocations de nos kiranas, mais en temps réel aussi bien sur le déplacement que sur les compétences utilisées. L'utilisation des armes invoquées ressemble à un jeu d'action avec un système de combo ou de tir à la troisième personne pour les attaques à distance, tandis que les compétences sont une ressource à utiliser mais sans nécessairement connaitre à l'avance celles qui seront disponibles (même si vous constituez votre deck). C'est assez difficile de décrire convenablement le système, alors je vous renvoie aux vidéos qui sont plus parlantes. Le mot de la fin Ayant pu voir ce que les communautés sont capables de faire lorsqu'on leur donne des outils pour modifier des jeux avec les mods, imaginer ce qu'il serait possible de faire avec un MMO de ce genre me fait un peu rêver, je dois l'avouer. Je reste aux aguets concernant le système de PvP qui pourrait donner à mon sens toute la dimension géopolitique et guerre de guildes qui souderait les communautés. Déjà que j'imagine que les joueurs créeront eux même leurs raids, combat de boss et énigmes. Rajouter des donjons de guilde où entreposer des reliques de guildes, et y mettre ses propres boss et événements pour la défendre, j'ai toujours voulu voir ça dans un MMO. En tout cas, les possibilités sont gigantesques, pour peu que le jeu arrive à se doter d'une communauté intéressante. Présentation Création de personnage Fonctionnement des interactions Gameplay de combat
  3. Centième jour Déjà cent jours... Trouver un capitaine pour embarquer sur un navire est bien plus compliqué que je ne l'aurais cru. J'ai entendu dire de la part du cuistot de la taverne que les marins aiment pas trop avoir des femmes sur un bateau, que ça porte malheur. Difficile à dire cependant si c'est encore une de ses crises de misogynie ou s'il y a un fond de vérité dans ses propos. Je me demande si tous les valenciens sont comme ce Abdoulaye ou si c'est un cas particulier. Peut être est-ce juste sa façon d'extérioriser ses propres tourments, vu qu'il travaille pour des femmes, un moyen de soigner son ego meurtri. Peu m'importe en vérité, ce qui m'intéresse dans l'immédiat c'est de trouver un bateau. Je passe des heures à fixer cet horizon bleuté à perte de vue en me demandant ce qui se cache par delà. Que de choses nouvelles à découvrir, j'ai l'impression de revoir mes jeunes années. Enfin je les reverrai sans doute si mes vieux os ne me rappelaient pas continuellement qu'elles sont loin derrière moi. Les humains ont un proverbe qui dit que ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Rien n'est plus faux. Chaque entrainement, chaque blessure reçue au combat et chaque erreur m'a toujours laissée un peu plus faible physiquement. Même si j'en ai tiré de la sagesse, je doute d'en avoir tiré un jour de la force. Quelle tristesse d'avoir dû attendre tout ce temps avant de finalement accomplir ce dont j'ai à peine osé rêver toutes ces années. Mes connaissances et mes techniques sont désormais mes nouvelles armes pour m'améliorer au combat, même si je doute de pouvoir retourner un jour à l'adresse que j'avais à la belle époque, je ne me morfonds plus. Je me suis souvent demandé comment faisaient ces humains, eux qui savent que leur corps n'a de cesse de se flétrir et de les trahir à une vitesse ahurissante, pour ne pas perdre espoir. Peut être est-ce là la réponse que je cherchais. Cent deuxième jour Je me suis faite attaquée, en fin d'après midi. Je passais tranquillement à côté de la ruine d'un fort plus au nord, pour faire du repérage le long de la côte, quand j'ai entendu siffler un carreau non loin de ma tête. J'ai à peine eu le temps de dégainer pour dévier le second tir d'un revers de ma lame. J'ai sauté de monture pour repérer d'où venaient les tirs avant de voir les embusqués dans des fourrées non loin de la route. Trop de terrain à découvert, c'était pas sérieux, la moindre erreur et je me serais retrouvée avec un carreau planté, loin de toute habitation et sans matériel médical vu que ma monture, apeurée par mes brusques mouvement, était partie avec barda d'aventurier. Je me suis mise à couvert et j'ai attendu. S'ils s'étaient rapprochés, j'aurais pu engager le combat au corps à corps. Mais ils ont préféré rester à distance, ces petits cons. J'ai du ronger mon frein pendant plusieurs heures jusqu'à ce que la nuit tombée me donne de nouvelles opportunités. Mais je me suis un peu laissée emporter, j'ai pas pu m'empêcher d'en embrocher un pour me passer les nerfs d'être restée aussi longtemps à ne rien faire. Pas de chance, la surprise et la douleur ne lui ont pas ôté la voix. J'ai du me débarrasser des autres avant même d'avoir pu savoir ce qu'ils me voulaient. Cent quatrième jour J'ai finalement renoncé pour un temps à trouver un navire directement sur la côte. Je suis donc retourné à Heidel pour essayer de récupérer des informations. Un nom de contact serait parfait. Cela dit, c'est sur quelque chose de différent que je suis tombée aujourd'hui : un géant. Je n'en ai pas vu beaucoup jusqu'à présent, mais j'aurais tendance à dire que celui ci est un géant parmi les géants, le pauvre doit se cogner la tête souvent en entrant dans les bâtisses. Sans parler du mobilier : chaise, lustres, rien n'y échappe. J'ai discuté brièvement avec lui, ça semble être un aventurier lui aussi. Par contre, niveau provisions ça doit être bien plus compliqué pour lui d'en vivre, si je me fie à la quantité de nourriture et de boisson qu'il engloutit. Cent sixième jour J'ai à nouveau croisé le géant à Vélia, par le plus grand des hasards. Fidèle à ses habitudes, il a engloutit une bonne partie de la cuisine, et refait la décoration de l'auberge. Si au moins il avait fait quelque chose pour cette tapisserie rose vif, ça aurait justifié la chose, mais bon. Là, ce sont les escaliers, le lustre et les tableaux qui ont pris. Il faut dire que dévaler des marches d'escalier avec des pieds de cette taille, ça doit pas être évident. Dans tous les cas, j'ai proposé la prime que j'ai trouvée l'autre jour à Heidel, pour tuer des religieux fanatiques ou je ne sais quoi, dans un camp plus au nord est. Je me sentais pas extrêmement confiante pour aller dans un repaire plein de sorciers religieux fanatiques toute seule, donc j'ai subtilement glissé l'idée d'y aller à plusieurs. Ça semble avoir fonctionné. Enfin il s'est rué vers les cuisines pour faire des provisions, le pauvre Abdoulaye a pas du rire autant que moi en le voyant faire. On prendra la route demain.
  4. Erasmus, ça n'existe plus Bon courage, mon elfette n'étant pas très fana de soleil et de déshydratation, je pense pas qu'elle ait envie d'y aller ^^
  5. Je vais faire une petite review de mes propres tests et de mon expérience de jeu sur la version pré-alpha (version 5.4 que j'ai testée, sachant que l'alpha devrait sortir juste après la 5.5). Alors on ne va pas se mentir pour commencer, les raccourcis et certaines interfaces sont vraiment dans une version "early access". Pas toujours très intuitifs, les contrôles sont configurés par défaut en qwerty et il faut se les remodifier à la main, pour refaire un peu de keybinding. Mais une fois ceci fait, c'est quand même mieux. Sur le plan technique, on sentira bien qu'on a pas encore un produit qu'ils ont pu largement peaufiner sur tous les détails. Ça se ressent en particulier sur la fluidité des transitions d'animation, les petits détails tels que les mouvements des pieds, la destruction des ressources, ou encore le serveur qui est parfois très très tatillon sur le positionnement et la latence. Si tu es 20cm trop loin par rapport à ce qu'il attend, il va te remettre là où il veut que tu sois, ce qui donne parfois des impressions de micro-freeze qui nuisent là encore à l'impression de fluidité, en particulier quand il y a du relief ou que vous sautez par dessus un obstacle. Sans pour autant que cela ait réellement avoir un impact réel sur le fonctionnement, qui marche quand même plutôt bien comparativement par exemple à l'alpha de GW2 qui a eu souvent des phases ou c'était une horreur. Ma latence tourne aux alentours de 80ms sur serveur européen (sachant que j'ai de la fibre en FTH, c'est un peu tristounet, on ne va pas se mentir) et 180ms sur serveurs US, donc ça reste jouable, mais là encore, on se doute bien qu'ils ont pas encore mis de routes dédiées pour du gaming. Niveau graphismes, comme vous avez vu dans les images, on est sur un style graphique assez particulier qui sans être moche, ce n'est pas transcendant en règle générale. Par contre, la distance d'affichage est assez folle, on voit bien que le jeu a été conçu avant tout pour du PvP avec du scouting et de la préparation d'embuscade : monter dans une tour de guet vous permet de repérer de très loin les ennemis, donc j'imagine que le relief du terrain deviendra un atout avec lequel il faudra gérer. Bref, après parlons un peu du jeu en lui même. Les royaumes éternels pour commencer, font environ 10km². Si l'on considère ça comme un vrai serveur, je pense que c'est une taille correcte pour une communauté de 300 joueurs. Je ne sais pas s'il sera possible de les agrandir, je n'ai pas vu de fonctionnalité pour l'instant. C'est un carré de 30 parcelles de côté (chaque parcelle faisant 125m), et il faut environ 14minutes pour le traverser en course rapide. Sans doute moins pour un centaure. Donc oui, y'a quand même largement la place de construire des villages et des forteresses, mais j'avoue que j'aurais aimé quelque chose de plus grand, après avoir vu un serveur de campagne. Le serveur de campagne, je me suis pas amusée a compter les parcelles. Mais a vue de nez, le serveur EU tri-fractions a un coté environ 4 fois à 5 fois plus grand, j'ai pas encore testé le nouveau serveur FFA. Le système de créer son propre royaume et d'y placer ses parcelles, puis ses bâtiments, murs, rampes et autres est plutôt sympa, je regrette juste qu'il ne soit pas possible de "peindre" les routes. Mais en tout cas, je pense que les gens qui voudront créer leur propre village seront ravis des possibilités de l'outil. Possibilités qui ne cessent de s'enrichir de patch en patch. Pour le moment les royaumes éternels n'ont que deux options au niveau règles : mettre le royaume privé ou public, et activer ou désactiver le JcJ. Ca devrait s'enrichir, j'aimerais beaucoup un système de "guerre entre vassaux" par exemple, quand la vassalisation sera implémentée. Bon par contre, étant donné que les ressources sont que du rang 1, je sais pas si on peut se contenter de ne vivre QUE dans un royaume éternel. Il faut que je vois avec la terramancie si on peut crafter des parcelles qui produisent des ressources de rang plus élevé, il me semble que oui. Pour le début du jeu, Crowfall ressemble beaucoup à un random jeu de survie comme ils étaient très populaires en 2016 : on tape des arbres avec ses points pour récupérer du bois, on fabrique des outils pour récolter des ressources et on mange des pommes, puis on fabrique ensuite son arme basique et son équipement basique.Qui sont affreusement weak, mais qui te permettent au moins de te battre avec des compétences au lieu de taper à main nue tout en t'assurant un minimum de protection. Un minimum est peu dire. On fabrique ensuite ses runes (parce que c'est une alpha, donc les runes sont craftables pour tout le monde contre un minerai de cuivre), même si a terme il faudra passer par les métiers et les stations d'artisanat. Parce que oui, il faudra crafter des stations d'artisanats (soit en campagne, soit dans les royaumes éternels), pour pouvoir passer à des objets intermédiaires. Les objets intermédiaire pouvant servir à faire des expérimentations, c'est à dire combiner choisir l'orientation des stats de l'objet en fonction des ressources qui auront été utilisées pour sa conception. La puissance de ces stats dépendant ensuite de la qualité des ressources utilisées et des talents de l'artisan. Ce qui nous amène naturellement au système des entrainements passifs dans les disciplines qui nous intéresse. Il est possible de lancer 2 entrainements de survie (dans les 3 disciplines entre combat, artisanat et exploration) , 1 entrainement de race et 1 entrainement de classe en même temps. Chacune de ses catégorie contient une sorte d'arbre des talents. Et chacun de ces talents possède son propre arbre à l'intérieur. Et chaque compétence qu'on entraine peu avoir plusieurs niveaux. Oui, ça donne assez rapidement le vertige le nombre de trucs à apprendre. Et c'est là qu'on voit que les joueurs devront rapidement réfléchir à faire leur "chemin" au sein de ces talents, parce que tous les apprendre mettra des années. Donc très clairement, il faudra faudra que les joueurs se spécialisent entre ceux qui combattront, ceux qui iront chercher des ressources, ceux qui crafteront (parce que oui, la collecte de ressources et l'artisanat sont deux choses bien distinctes). Et a sein de chacune de ces catégories il y aura d'autres découpages entre les différents métiers, les différents types de combattants et les différents types d'exploration (entre la collecte de ressources, le scouting, et la cartographie). En ce qui concerne le système de combat en lui-même, outre les petits soucis de fluidité, il y a quand même ce foutu GCD que je trouve extrêmement dommage. Je sais bien que plein de MMO fonctionnent avec, mais bon, je trouve ça dommage. Parce que le système en lui même, à part ce point là est plutôt pas mal, c'est un système de combat un peu à la Tera, avec un curseur de visée et déplacement libre pendant les compétences (a l'inverse de BDO qui a un système de compétences directionnelles, mais ton déplacement n'est pas libre). Le design des compétences est intéressant, il y a un système d'enchainement multiple assez intéressant (la compétence A se transforme en compétence B après l'avoir utilisée), puisqu'il permet de faire des variations de combo. Par exemple A devient B, puis devient soit C soit D selon si vous continuez d'appuyer sur la touche de la compétence ou si vous appuyez sur la touche de réaction. Le système de compétences en lui même permet une belle variété de builds : chaque classe dispose de plusieurs postures, et chaque posture possède son propre set de 3 passifs, 8 compétences, 1 ulti, 1 auto attack, 1 évasion et 1 réaction. Toutes ces compétences sont totalement libres (du moins a condition d'en avoir d'autres dans la catégorie en question), pour peu que la compétence soit autorisée dans la posture donnée. Je m'explique, s'il y a une posture à distance, et une posture corps à corps, vous ne pouvez pas mettre une compétence à distance sur un slot de votre posture de corps à corps. Et à côté de ça, vous avez votre mécanique de classe. Par exemple, dans le cas du druide, il possède une posture sur les sorts de vie, et une posture sur les sorts de morts. Lorsque vous lancez des sorts de vie, vous gagnez de l'essence spirituelle. Mais lorsque que vous avez accumulé plus de 80% d'essence spirituelle, vous commencez à subir des dégats continus. Vous devez donc passer en posture de mort pour consommer cette essence. La posture de vie n'a aucun sort offensif, et la posture de mort n'a pas de sort de soins, vous vous retrouvez donc à devoir alterner de l'une à l'autre. Certains passifs et compétences vous permettront d’accélérer ou de diminuer la vitesse de gain ou de perte de cette essence pour faire votre personnage selon si vous voulez passer plus de temps à soigner ou à attaquer. On en vient donc au second point, les compétences, d'où est-ce qu'on les choisit. Vous aurez un set de compétences directement fourni avec votre classe. Des compétences majeures dont une bonne partie seront quand même très importantes à avoir. Mais rien ne vous oblige réellement à les prendre. Ensuite, vous avez les runes. La rune d'arme vous fournira un complément de compétences plutôt importantes. Vous avez ensuite deux runes majeures, qui vous fourniront chacune entre 2 et 4 nouvelles compétences un peu plus "utilitaires" on va dire, et des passifs. Par exemple, certaines runes vous permettent de faire les soigneurs, mais généralement elles seront un peu moins puissantes que les compétences du set de base du druide. Mais la grande particularité de ces runes, c'est leur flexibilité, puisque la plupart ne sont pas réservées à une classe en particulier, elles vous permettent donc de personnaliser énormément votre gameplay. Pour les compétences d'évasion, je n'en ai pas vu sur les runes (je ne les ai pas toutes craftées, il faut dire), cette compétence est directement liée à la race. Par exemple si je joue un elfe des bois, peu importe que je sois ranger ou druide, j'aurais une téléportation en compétence d'évasion (en plus des bonus raciaux passifs). Parlons un peu du design des compétences en lui même : je les trouve plutôt bien réfléchies, même si elles seront souvent de la forme pierre/feuille/ciseaux. Certaines runes compétence donnent de l'absorption de dégâts, certaines font des bonus de dégâts si elles détruisent un bouclier d'absorption, certaines absorbent les soins, certaines affaiblissent certains types d'attaques ou en renforcent d'autre, renvoient des types de dégâts spécifiques etc. Les combats en 1v1 risquent de souvent ne pas être particulièrement intéressants, à mon avis, parce qu'il me semble compliqué de pouvoir contrebalancer quelqu'un qui a les outils précis contre les tiens. Par contre, je pense que ça permettra de grosses stratégies en terme de jeu en groupe. Car un truc intéressant également, c'est la statistique "leader" qui permet à un chef de groupe de donner des bonus aux autres. La grande variété de builds va créer des synergies, mais les synergies les plus efficaces en terme de groupes feront émerger d'elles même des stratégies visant à les contrer. Difficile de se prononcer pour l'instant sans avoir réellement le jeu de lancé pour voir comment la communauté y réagira, mais j'ai l'impression que les ingrédients sont là pour que ça marche. Donc voilà, même si tout n'est pas rose et qu'il manque de peaufinage sur plein plein de choses, les systèmes qui le composent sont vraiment intéressants si on veut retrouver un jeu social, riche et complexe.
  6. Quarante-troisième jour J'ai finalement obtenu un canasson en guise de paiement pour mon boulot avec le boucher du village. Le type de l'écurie a semblé un peu surpris au début, sur le coup, je m'étais demandé pourquoi. J'ai compris après avoir vu le canasson en question. Il est plus de première jeunesse et un peu décharné sur les bords, ce qui était au final assez logique si le boucher n'a pas jugé digne cette bête de finir à l'abattoir. Enfin, il faudra faire avec, de toute façon, ce n'est pas comme si j'aimais particulièrement utiliser une monture. Je suis plus de toute première jeunesse, ça me brise les reins de chevaucher toute la journée. Enfin dans tous les cas, il faudra bien voir ce dont il est capable. Le gars de l'écurie m'a dit qu'il s'appelait Rossinante. Aucune idée de ce que ça signifie, mais peu importe de toute façon. Tant qu'il réagit quand on l'appelle sans siffler, je me contrefiche bien de son nom. Demain, je prendrai la route pour Vélia Quarante-sixième jour J'ai finalement fait un détour par Olvia après un passage par une ferme du coin. Une histoire d'esprit obscur dans les mines, je dois vérifier ça plus en détails. J'espère que ça ne me prendra pas trop longtemps, les habitants ne me font pas confiance. Ils ont l'air assez méfiants avec les étrangers... J'espère que ce n'est pas juste avec moi. Je pense pourtant n'avoir rien fait pour justifier tant de suspicions. Dans tous les cas, c'est assez gênant pour mener l'enquête sur cet histoire d'esprit dans les ruines. Soixante dix-septième jour Ça va bientôt faire un mois que je reste à proximité de ce village. Les habitants commencent enfin a me faire confiance, ça aura mis du temps. J'en ai appris davantage sur cette histoire d'esprit des ruines. Apparemment, c'est plus une rumeur qu'autre chose qui aurait été colportée par un aventurier de passage qui aurait perdu la tête et avant de partir dans les montagnes. Les versions diffèrent d'un villageois à l'autre : certains prétendent qu'il se serait changé en bête et qu'il aurait tué des villageois, d'autres disent qu'il a simplement trop bu d'alcool à la taverne. J'ai déjà été faire des reconnaissances dans les ruines, mais je n'ai vu ni bête, ni esprit, ni aventurier saoul. Mais depuis son départ, des villageois disparaissent. Quatre-vingt douzième jour Toujours aucune trace, je pense que c'était une fausse piste. Je sais que les esprits occultes peuvent être pernicieux, mais je doute que les disparitions soient liées à cette histoire. Je doute même fortement que si cet aventurier était bien possédé par un esprit occulte il soit resté dans le coin depuis. Dans tous les cas, je vais reprendre la route dans quelques jours, inutile de s'obstiner. Le temps de rassembler mes affaires, et vendre les bricoles que j'ai accumulées depuis que je suis ici. Quatre-vint seizième jour Je suis finalement arrivée à Vélia, la ville portuaire de Balenos. Enfin c'est plus un village de pêcheur qu'une grande ville, cela dit. Vu le nombre de navires à quai, je pense que je n'aurais aucun mal à trouver un capitaine pour m'embarquer et voguer sur les étendues d'eau. Je me demande souvent quelle sensation ça fait de se retrouver coupé du reste du monde au milieu d'une étendue d'eau à perte de vue. Ça semble très excitant en tout cas. Je suis allée dans une auberge pour manger un morceau et commencer à glaner des informations sur un capitaine qui serait prêt à m'embarquer. Mes yeux ont failli saigner en entrant dans l'établissement, j'avais l'impression que la tapisserie rose vif m'agressait littéralement la rétine. Mais j'ai eu de la chance, manifestement il y avait un événement avec un repas gratuit. Bon il a fallu être patient et la cuisine était très épicée, mais bon je vais pas faire la fine bouche sur un repas chaud. J'ai parlé un peu avec la gérante et avec le cuisinier, un valencien qui semble du genre misogyne. Je l'ai titillé un peu pour jusqu'où ce déchet se croit supérieur, je dois dire que j'ai trouvé ça assez amusant pour le coup.
  7. Coucou, j'ai croisé ta rouquine, oui (très réussie d'ailleurs ton skin :p), même si on n'a pas beaucoup interagit, vu que mon elfette est quand même assez taciturne. Bienvenue dans le coin
  8. +1 Et Zel approuve aussi, mais en secret.
  9. Steak de cheval

    Trentième jour Ca fait quelques jours déjà que je suis sur les routes en bourlinguant de droite à gauche. Mes provisions sont épuisées et j'ai donc dû trouver un village où faire halte. Un petit village boueux au sommet d'une colline qui s'appelle Glish. Il pleut tout le temps par là, j'ai l'impression. J'ai un peu d'argent de côté que j'ai récupéré pour avoir débarassé la route de bestioles mi-poisson mi-grenouilles pour un convoi de marchands. Ca m'a permis de prendre une nuit à l'auberge. Un lit et un bon bain chaud, ça me fera le plus grand bien. Je vais rester quelques jours ici, en profiter pour nettoyer mon équipement. Parce que mes vêtements non plus ne sentent pas la rose après six jours à crapahuter sur les chemins. Trente-et-unième jour J'ai croisé un marchand de Heidel ce matin. J'en ai profité pour me tenir un peu au fait de la situation géopolitique locale. Manifestement, Serendia a perdu une guerre face à Calphéon et a été plus ou moins annexé par cette dernière, ce qui déplait fortement à ses habitants. Des tensions sont palpables entre les deux communautés, donc il faudra faire attention à éviter certains sujets de conversation, inutile de s'attirer des ennuis. Je vais tâcher de quitter Serendia pour rejoindre Balenos, et plus précisément la ville de Vélia. Il y a un port là bas, je devrais pouvoir trouver là bas un capitaine qui voudra bien me prendre pour explorer les iles. Je me demande à quoi ressemble la mer. Trente-quatrième jour Je suis arrivée à Heidel dans la soirée. J'y ai fait halte pour la nuit, j'ai laissé mon cheval gambader à l'extérieur de la ville, il l'a bien mérité, et j'ai été dans un relais pour prendre un repas chaud. Un certain Ernest qui tient le comptoir. J'ai discuté un peu avec ce que je pense être des habitués des lieux, un guerrier en armure, un bourgeois qui décochait pas un mot, et des humaines. Quand les humaines sont parties j'ai continué a discuter un peu avec le soldat qui a tenté de me faire de l'humour militaire au sujet d'une femme et d'un trou dans lequel on tient qu'à trois. Humour basé sur le sexe, comme presque à chaque fois dans une auberge. La lubricité de ces déchets ne cesse de m'étonner, mais ça expliquerait bien des choses sur le fait que les humaines dominent une large partie du monde malgré les guerres et les épidémies. Je commence à saisir un peu leurs façons de penser, manier cet humour me permettra de moins attirer l'attention. Je reprendrai la route au petit matin. Trente-cinquième jour J'ai retrouvé la dépouille de mon cheval ce matin dans la clairière non loin de l'endroit où je l'avait laissée. Quelques charognards avaient déjà commencé à le dévorer, mais manifestement la bestiole qui l'a tué ne m'a pas l'air d'être si sauvage que ça. Ou alors elle sait utiliser une lame si j'en juge la blessure qui lui a été fatale. Encore ces foutus déchets sans doute. N'ont ils rien de mieux à faire de leur existance éphémère et pitoyable que de pourir celle des autres ? Je dois rester calme et agir de manière réfléchie. D'abord, je dois retrouvrer l'ordure qui a fait ça. Non pas que ce soit particulièrement utile, mais ça soulagera mes nerfs. Deuxièmement il va me falloir une autre monture pour voyager. Ce qui m'amène au troisièmement, il me faut de l'argent. Je vais devoir tâcher de trouver du boulot dans le coin pour avoir de quoi m'acheter une monture. Ca aurait sans doute été simple si la ville était comme je me la représentait... Mais trouver un groupe d'aventuriers qui rapporte des butins et autres, il faut croire que ça n'existe que dans les livres. Ici, on ne trouve que des mercenaires et des marchands, j'ai l'impression... Trente-septième jour J'ai continué ma petite enquête. On m'a rencardé sur le boucher du village qui semble-t-il apprécie la viande de cheval. Ca ne me parait pas très plausible, puisque ce sont surtout les charognards qui ont fait leur repas, je doute qu'un boucher aurait tué un cheval sans en prendre pour le cuisiner. Cela dit, après le passage des charognards, c'était quand même difficile d'affirmer avec certitude que rien n'a été dépecé. Je vais quand même tâcher de le rencontrer. Trente-huitième jour J'ai finalement rencontré ce fameux boucher, un certain Charles. Comme je le pensais, il ne m'avait pas l'air d'être concerné, il a surtout été indigné d'avoir laissé la viande pourir sur place. Ca se tient, il possède son propre abattoir, la faire disparaitre aurait sans doute été plus simple pour lui. Dans tous les cas, je n'ai pas perdu mon temps, puisqu'il semble avoir besoin d'un travail. Du genre mercenaire. Pas vraiment le truc qui m'intéresse habituellement, mais bon, là j'ai besoin d'argent, je vais pas faire la fine bouche. En tout cas, il y a quand même du louche avec ce type, je suis pas sûre que toute son activité soit bien légale. J'imagine que ce sera une belle occasion pour négocier davantage. D'un autre côté, je dois éviter de lui faire confiance. Trente-neuvième jour J'ai été avec Charles récupérer certaines marchandises qui lui "appartiendraient" selon lui dans un entrepôt. J'avais au début tenté la discrétion et en évitant de tuer les gardes, mais quand j'en ai soumis un la lame sous la gorge, et que j'ai commencé à l'interroger, voilà que ce boucher se met à jouer du couteau et l'égorge comme un pourceau. D'ordinaire, voir un de ces déchets se vider de son sang ne me gêne pas spécialement. Le problème, c'est que je tenais le gars en question et qu'il m'en a foutu partout en se vidant, jusque dans les cheveux. Il perd rien pour attendre ce boucher... Enfin, par la suite ça s'est un peu gâté dans l'entrepôt, et j'ai du y aller un peu plus franchement. Et ma lame n'est pas vraiment adaptée aux milieux étriqués, donc j'ai du faire avec. Après en avoir éliminé quelques uns, le dernier a tenté de prendre la fuite. J'ai du m'en occuper avec un sort de magie noire. Je déteste devoir brûler la magie de la nature pour ces misérables déchets, pourtant. Mais bon j'imagine qu'il valait mieux éviter qu'il puisse parler et transmettre mon signalement, je risque de devoir rester dans le coin encore quelques jours. J'ai été ensuite aider Charles à transporter ses marchandises jusqu'à sa planque. Je ne lui fait toujours pas confiance, je vais rester avec les marchandises jusqu'à avoir mon paiement. La nuit promet d'être longue...
  10. Tu as tout mon respect rien que pour ça Plus sérieusement, bienvenue dans le coin. Je t'ai "croisé" (ou plus exactement je t'ai entendu parler) pendant que Zel se renseignait pour du boulot à côté l'autre soir ^^ Au plaisir de te croiser
  11. Bienvenue dans le coin. Effectivement, je peux comprendre que tu ais décroché dès la sortie. Les interfaces de ce jeu sont vraiment une horreur x') Super bien taillé pour le RP j'irai peut être pas jusque là (rien que les déboires pour marcher... ), mais oui, y'a certaines interactions avec l'environnement qui font plaisir, c'est sûr. Au plaisir de te croiser ingame, les rôlistes sont souvent actifs vers Heidel, parfois vers Calphéon (dans la zone nord est de la ville) et Tarif, et plus rarement vers Vélia, de ce que j'ai pu en voir.
  12. Dix-septième jour Les géants sont plus faibles que je pensais. Malgré leur force et leur grande résistance, leurs coups sont prévisibles et grossiers. Je ne suis pas sûre que j'apprendrai beaucoup en les combattant, je vais me contenter de remplir la prime, et de continuer vers Keplan. Cela dit, si un géant fait montre d'un réel talent pour les armes, leur force et leurs résistance leur permettrait d'opter pour un style extrêmement agressif qu'il serait difficile de contenir. Peut être existe-t-il des tribus plus fortes que celle-ci... Vingtième jour Je suis arrivée à Keplan, une cité minière. Je n'aime pas du tout cette architecture, trop de montagnes et d’échafaudages grossiers. J'ai rencontré un prêtre à la taverne, appartenant au culte d'Elion. Apparemment, Elion est la divinité principale des humains, et si j'en crois le type, la divinité de tout le monde. Sauf que c'est une divinité dont on ne sait ni d'à quoi il ressemble, ni de ce qu'il fait. Il n'intervient jamais directement dans le monde, mais tout tout dans le monde serait pourtant sa volonté. Pas étonnant que ces déchets aient une divinité aussi inutile qu'eux. Mais je n'allais pas laisser passer l'occasion d'en apprendre davantage sur les coutumes humaines. J'ai passé une partie de la nuit à discuter avec cet homme tout de rouge vêtu, qui semblait manifestement ravi que quelqu'un daigne s'intéresser à lui et son dieu. Tu m'étonnes... En tout cas, j'ai appris qu'il existait un ordre de guerrières liées à leur dieu et qu'elles avaient un collège à Calphéon, la capitale d'une des grandes nations humaines. Ce sont des guerrières particulièrement talentueuses d'après lui et j'avoue que l'envie d'en affronter une en combat me fait frémir d'envie. S'il dit vrai, les humains sont peut être moins pathétiques que je ne le pensais. Enfin vu sa façon d'être dans la surenchère, j'imagine qu'il ne faut pas le "prendre pour argent comptant". Je m'améliore avec les expressions, j'arrive de plus en plus facilement à les utiliser dans une conversation. Vingt-deuxième jour Je commence à en avoir assez de ces railleries incessantes de ces minables déchets. C'est leurs oreilles rondes qui sont anormales et repoussantes, pas les miennes. Dans la nature, la plupart des animaux ont les oreilles pointues. En tout cas, après en avoir cloué un sur le mur avec ma fourchette dans le tissu de sa veste, ça a vite remis ces cloportes à la place qui est la leur. Mais il faut que je sois plus calme. Même si je n'ai pas porté atteinte a son intégrité physique -et pourtant, c'est pas l'envie qui m'en manquait- je n'aime pas attirer l'attention de la sorte. Enfin... J'en ai appris un peu plus sur les problèmes locaux. Une sorte de maladie transforme les mineurs en monstres de pierre. On m'a donc payé pour pacifier un peu la zone. Cela dit, je ne ferai pas ça tous les jours, si le truc qui les transforme me touche aussi, ça pourrait être problématique. Sans compter que ma lame s'ébèche à force de frapper des trucs en pierre. Les contremaitres protègent les mineurs de la maladie avec des amulettes à l'effigie de leur dieu. Vu que leur dieu n'intervient pas, je comprends pas pourquoi ces mineurs pensent que ces amulettes feraient quelque chose de plus que lui. Dans tous les cas, ça ne semble pas particulièrement efficace. On m'a parlé d'un nain tout à l'heure qui saurait sans doute me réparer ma lame. J'aime bien les nains, ils ne sont pas comme ces déchets d'humains. Ils ont une véritable affinité avec l'art de couler le métal, comme s'ils avaient un véritable lien empathique avec le minerai, comme s'ils le ressentaient à la manière d'un environnement vivant. Et ils sont terriblement doués de leurs mains : adresse, précision, patience... Et leurs barbes... Bref, je m'égare. Je tâcherai de le rencontrer demain. Vingt-quatrième jour J'ai mal au crâne. Avant hier, j'ai été à la rencontre du forgeron nain. Il a fait un excellent travail pour me la remettre d'état, elle est comme neuve. Voire mieux que quand elle était neuve. Pour le coup, la réputation des nains n'était pas usurpée. Et sur leur amour de l'or non plus si j'en juge le tarif. Enfin, j'ai passé la journée à flâner un peu en ville et récupérer des informations, pendant qu'il travaillait sur ma lame. Mais le soir, quand je suis allée à l'auberge, j'ai goûté à une sorte de liqueur de cerise que m'a payé le nain pour sceller notre transaction. Peut être une sorte de coutume visant à acheter de l'alcool avec l'argent qu'on vient de récupérer de son client. La fin de la soirée est un peu floue. Je me souviens que le nain m'a expliqué le sens de l'expression "planche à pain", vu que le type que j'ai planté l'autre soir contre le mur avec une fourchette s'était soudainement trouvé du courage au fond de sa bière. En même temps avec la paire que se trimballent la plupart des humaines, c'est à se demander comment elles font pour ne pas se casser le dos au moindre mouvement brusque. Les gosses des humains doivent être de sacrés bestiaux pour avoir besoin d'autant de réserves de la part de leur mère. Surtout qu'elles n'en ont en général qu'un seul à la fois. Toujours est-il que j'ai cassé deux doigts à ce type. Et accessoirement on m'a jetée de l'auberge, j'ai du dormir quelque part, mais je serais bien incapable de me souvenir où précisément. Par contre, je me souviens de ce mal de crâne et cette sensation désagréable qu'on appelle apparemment "la gueule en bois" et qui est associée avec le fait de boire trop d'alcool. En tout cas, je vais éviter l'alcool, désormais. Vu que je ne suis plus admise à l'auberge, je vais reprendre la route. J'aimerais bien voir la mer : une étendue d'eau à perte de vue, ça doit être quelque chose. Mais pour l'heure il faudrait déjà faire taire cette migraine...
  13. Entre bien et mal

    Neuvième jour Ça va bientôt faire une semaine que je suis dans ce petit village. J'ai escorté un marchand avant hier soir qui m'a donné une jolie somme. Cela dit, c'est assez inhabituel de vouloir conclure des affaires en pleine nuit comme ça, encapuchonné comme un voleur. Et cette aura qu'il avait, ce côté prédateur. Je dois dire que c'est quelque chose qui m'a tout de suite plu lorsqu'il est venu me trouver pour me proposer ce boulot, ce n'était pas petit agneau apeuré qui voulait qu'on le protège, non. C'était un loup qui voulait s'assurer que tout se passe comme il voulait que ça se passe. Je n'ai toujours pas très bien saisi les valeurs morales des sociétés humaines, mais je pense que cet homme ne les suivait pas. De ce que j'ai pu comprendre, les humains ont une opposition très manichéenne entre un concept de "bien" et de "mal", mais ces deux notions restent extrêmement floues. Par exemple une de leurs valeurs pour illustrer le concept de Bien est que le fort doit protéger le faible. En revanche, il est noble de dominer les plus humbles. Par exemple, il y a un homme qui a été fouetté parce qu'il avait mal étiqueté quelque chose appartenant à un puissant. Je ne pensais pas qu'ils étaient aussi stricts pour une histoire d'étiquette. Dans tous les cas, je ferai bien de rester discrète. Onzième jour Ma lame commence à s'ébrécher à force de trancher les créatures aux abords du village. Il va me falloir trouver un forgeron, celui du village semblait un peu hésitant sur le fait de pouvoir la réparer. Et ça risque au final de me coûter plus cher que ce que je gagne en l'utilisant. J'ai donc commencé à chercher d'autres pistes. Manifestement j'avais commis un impair sur cette histoire de noblesse. Il ne s'agit en réalité par d'un qualificatif pour leurs actes, mais la façon dont ils désignent les plus prestigieux de leur société. Cependant, ce prestige ne semble aucunement lié aux actes qu'ils ont réalisé, mais à leur hérédité. Donc on peut dire qu'il existe une double division dans leur société au niveau de la richesse qu'ils possèdent, et du prestige de leurs ancêtres. Ceux qui n'ont ni richesse ni prestige sont des gueux, ceux qui ont la richesse et pas de prestige sont des bourgeois, et ceux qui ont la richesse et le prestige sont des nobles. Ceux qui ont le prestige et pas de richesse, en revanche, je ne sais pas quel est leur nom. Treizième jour J'ai finalement trouvé un moyen de gagner l'argent qui me fait défaut pour me procurer un cheval. L'homme de l'autre soir attend a eu un litige avec un de ses concurrents et souhaite que je le tue. Tuer un homme ailleurs qu'à la guerre ou lors d'un duel est un crime chez les humains, l'acte doit donc ne pas être remarqué. Un des villageois a mis une prime sur un ours géant qui aurait sa tanière pas très loin du village, je pense en profiter pour faire d'une pierre deux coups. Quinzième jour Tout s'est bien passé. J'ai assommé l'homme avant de le laisser inconscient sur le territoire de l'ours. J'ai quand même pris soin de lui briser la cheville, et de rester prête à intervenir au cas où, mais tout s'est bien passé. Les gémissements plaintifs de l'homme à son réveil ont attiré l'ours qui a réglé le problème. Après quoi, j'ai réglé le compte de l'ours avant d'avertir les villageois qui m'ont témoigné bien plus de gratitude que les a semaine passée. Dans tous les cas, j'ai maintenant de quoi m'acheter un cheval. Je partirai à l'aube, je ne veux pas rester ici plus longtemps que nécessaire, surtout vu que certains villageois commencent à se poser des questions. Même si ce ne sont pas les aventuriers qui manquent dans le coin, et qu'il y a de nombreuses autres Védirs qui sont également sur les chemins ces derniers temps, je préfère quand même rester prudente. J'irai plus à l'est pour commencer, il y a une petite cité minière apparemment pas très loin et un camp de géant qui me donnera l'occasion d'affiner mes compétences de combat. Enfin ne nous emportons pas, les géants semblent ne pas être une mince affaire à combattre, donc une fois de plus, je ne dois pas agir sans réfléchir.
  14. Lé départ

    La première entrée du journal semble être datée d'environ 6 à 8 mois par rapport à la date où j'écris ce billet. Je ne suis pas hostile à l'idée qu'on puisse lire ce qui va suivre en RP à condition que vous ayez eu l'occasion de lui piquer son journal en jeu. C'est un bon moyen de se rendre compte de son hypocrisie Enfin... Après toutes ces années, j'ai enfin l'occasion rêvée pour partir explorer le monde. Je ne compte pas la laisser passer. Mes mains tremblent en tenant la plume, je ne pensais pas un jour me retrouver à nouveau dans un état de nervosité si prononcé. J'ai vérifié trois fois déjà mes provisions et la nuit est sombre. Je sais que je devrais prendre du repos avant mon départ demain, mais je n'arrive pas à dormir. J'ai pris ce journal pour coucher sur le papier mes pensées au coin du feu en espérant que cela m'apaiserait pour aller me reposer avant mon départ, mais il faut reconnaitre que cela n'est pas très efficace. A quoi ressemble le monde extérieur ? Bien sûr, je sais à quoi m'attendre, mais savoir et connaitre sont deux choses différentes. Il me faut expérimenter. Demain je prendrai la route vers Behr, un petit village qui sera l'endroit parfait pour me réapprovisionner. Apparemment, les humains dominent une grande partie du monde. C'est à se demander par quel miracle de la Nature ces misérables déchets y sont parvenus. Je devrai faire avec, dans tous les cas. Il me faudra apprendre leurs coutumes et comprendre leurs façons de penser ou sinon cette aventure tournera court très vite. Ce souffle de liberté qui étreint mon cœur, j'en avais rêvé depuis plus de trente ans déjà. Je ne compte pas tout mettre en l'air. Je dois affûter mon esprit autant que ma lame et rester aux aguets. Et pour ça je dois dormir. Premier jour J'ai finalement quitté les terres désolées après quelques heures de marche. Je voyage léger, les ressources semblent nettement plus abondantes dans ces zones verdoyantes. J'ai fait un piège à nœud coulissant avant d'aller chercher du bois pour le feu, et à mon retour, j'ai retrouvé un lapin qui s'était pris dedans. Le voyage est calme, je n'ai pas croisé grand monde jusqu'à présent. J'hésite encore sur le fait de rejoindre une route, d'un côté, ce serait un moyen fiable de trouver ce fameux village, mais de l'autre, les routes peuvent être dangereuses, il y a trop d'inconnus pour que je prenne ce risque. Je ne sais absolument quel genre de danger peuvent représenter les autres races ? On dit que les géants sont d'une force titanesque et que les humains utilisent des armes à poudre dont les projectiles sont si rapides qu'on ne peut les dévier d'un revers de lame. Je devrais d'abord me tenir à l'écart en attendant d'avoir davantage d'informations. Pour l'heure, je suis à l’abri de ce rocher, j'ai un feu, et de quoi manger pour ce soir. Je vais éviter de voyager de nuit, c'est plus prudent. Quatrième jour J'ai finalement atteint le village de Behr cet après-midi. J'en ai profité un peu pour glaner quelques informations en toute discrétion sur le prix des marchandises. Visiblement, c'est beaucoup plus cher que je ne l'aurais cru, le poids de la quantité de pièces nécessaires pour régler les transactions courantes risque d'être un problème à long terme. A plus court terme, il va déjà falloir commencer par gagner de l'argent. J'ai commencé à me renseigner, apparemment, les habitants ont des problèmes avec les bestioles du coin. Ça ne m'étonne pas, ces déchets d'humains sont incapables de comprendre le monde qui les entoure. Ils sont incapables de rester là où est leur place et préfèrent plier le reste du monde à leur volonté. Comment est-ce que la Nature a pu les laisser perdurer et prospérer de la sorte jusque là reste pour moi une véritable énigme. Pourtant si la Nature l'a fait ainsi, c'est qu'il y a certainement une sagesse invisible derrière ce fait. Une sagesse que je me dois de respecter à défaut de l'appréhender. Enfin, dans tous les cas, j'imagine que les aider avec leurs problèmes me vaudra quelque rétribution. Ils élèvent des chevaux et les vendent dans ce village. Même si ce procédé me dégoûte au plus profond de mon être, me procurer une monture serait un atout non négligeable pour voyager et transporter des provisions. Et puis d'une certaine façon, je redonnerai à cette pauvre bête un semblant de liberté dont elle a été privée. J'ai bien songé à trancher le palefrenier en deux, mais je dois éviter d'attirer l'attention davantage que je ne l'ai déjà fait. J'aurais sans doute dû éviter de m'emporter quand ce type m'a prise pour une rôdeuse, tout ce qui a de longues oreilles pour eux, ça se ressemble. En tout cas, ça m'a permis de voir que sans leurs armes à poudre, les humains ne sont pas très courageux. En parlant d'arme à poudre, je n'en ai remarquée encore aucune dans ce village. Je ne sais pas vraiment à quoi elles sont sensées ressembler, cela dit, elles sont peut être sous mon nez sans que je le sache. Cinquième jour J'ai débarrassé le village des bestioles qui causaient du tracas aux habitants. Cela dit si on considère la récompense que j'ai reçue et le prix d'un cheval, j'en suis encore très loin. Il faut que je réfléchisse à une autre stratégie. Par ailleurs, il semble que mon nom soit trop complexe à retenir. Je vais donc devoir faire un surnom plus simple à retenir pour eux. Il faut donc quelque chose de plus court que Zelnoria E'lara Nyl'Amaxia. Zelnyxia ? Trois syllabes, ça me parait bien. "C'est pas la marre à boire" comme ils diraient. Ah, les expressions. C'est une manière de parler chez les humains qui utilisent un ensemble de mots pour leur donner une sorte de sens caché. Certaines expressions ont des sens compréhensible, comme celle ci. Mais d'autres ont des sens beaucoup plus étranges. Je devrais peut être tâcher de les apprendre et de les utiliser si je veux moins attirer l'attention.