Dryieh

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À propos de Dryieh

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    Niveau 3
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Informations RP

  • Personnage principal
    Nimbre
  • Personnage secondaire
    Sheret, Enid, Khiewlu

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  1. Sans dessus-dessous « Pour la première fois, j’haussais la voix. Je voulais qu’il m’entende du haut de son toit. - Désolée. Maladresse. La ruelle, la nuit, la voix qui raisonne contre les murs en pierre. - Me sens en un sens comme toi. Unique. Seule. Différente. Incomprise. Souhaitait partager. Seulement... » Une réponse qui siffle à l’oreille, comme une claque violente. - Va-t’en. » Transparence puis coloration. Brutale. Par le pique à glace des mots, je m’éveille. Plexus ou cœur percé, je ressens. Par l’émotion, je suis vivante. Je peux le dire. Je vis. Vivre cette agitation de l’être, j’accepte. Tolérer les pensées qui y sont liées, m’exacerbe. Absurdités et non-cohérence. Emotions et moralité. J’étais « Moi », j’effleure le « Surmoi » et le « Ça » apparaît. Mais qu’est-ce que c’est que « Ça » ?! J’en veux et n’en veux pas, observer me suffisait ! J’avais l’impression de comprendre. L’impression, belle aberration. Je ne faisais que frôler. Frôler leur existence. À présent, inspire. Accepte et laisse-toi vivre. L’Oublié l’a souhaité. Adrastée, l’Œil du Faucon me l’avait pourtant expliqué; « les gens s’attirent tout seul vers des lueurs qui leur échappent ». Mémoire « N’as-tu suffisamment de risques ici qu’il t’en faut en dehors ou n’est ce que ton caractère, qui soit de chercher la réaction ? » « Allez-vous le suivre ? - Je l’ai fait. - Et qu’y trouverez-vous ? - Un regard. Un ressenti. - Qu’est-ce que ça vous apportera ? - Un partage. De nouvelles couleurs à ma palette. De la compréhension de ce monde. - Que comptez-vous peindre au final ? » « Le trésor est souvent le chemin parcouru qui nous y conduit. Et non le coffre lui-même. »
  2. Déroute Le galop élancé, l’écume bulleuse au coin des mors. Course effrénée. Le corps transit, l’esprit galvanisé, la cavalière filait sur la route. L’air nocturne s’infiltrait sous ses vêtements, ses cheveux humides à présent durci de glace, elle ne s’arrêterait pas. Immobile statue figée sur le dos du destrier affolé. Qu’est-ce qui l’avait amenée à en arriver-là ? Était-ce une chance inouïe ou une malchance innée ? Elle serra les dents, claquant ses pieds contre les flancs de son cheval. Hennissement de désapprobation. - Ta gueule, avance plus vite ! Elle ne baissera pas les bras, mais cette mission s’avérait devenir une véritable plaie. Formatrice, agaçante, déplorable. Soi-disant « élus sauveurs du monde » pensait-elle. « Équipe de bras cassés, de clous fiers et orgueilleux, bornés et incapables… » Elle avait été ridicule, pitoyable. Et plus elle y pensait, plus la rage crispait sa mâchoire, ses mains et son dos. Elle en faisait partie. Non, il en était hors de question. Elle ne réitérera pas les absurdités familiales.
  3. La porte. J’y étais enfin. Alors que je m’apprêtais à toquer, les pensées affluaient dans mon esprit. Zéphyr devait être ici. Il allait m’expliquer. Me payer tout ce que j’avais enduré. Ah, et surtout, il avait intérêt de venir m’aider à le récupérer, sinon… Sinon, je ne sais même pas quoi. Mais il devra en assumer les conséquences ! Les pieds foulant le sol de rocaille, mes yeux parcouraient ce paysage sec et interminable. Quel changement. Pourquoi n’avais-je pas quitté plus tôt ce village de brume ? Penser de si longues années que je n’étais pas capable de rattraper les erreurs de ma mère ? Mon sang mêlé était déjà en soi une preuve de ses mauvaises décisions. Non pas que je n’aime pas mon père… Mais comment renier le futur de son peuple ? Balayer la toile qui était ses racines ? Le soleil ne courbait pas l’échine, restant fièrement haut dans le ciel, à m’en faire suer. Je m’arrêtais, prenant une gorgée d’eau, salvatrice pour un court instant. Les paroles de Zephyr raisonnaient comme une lueur encourageante pour commencer la rédemption de ma famille. « Au nord de Tarif, il y a une grotte pleine de trésors. Tu devrais y aller, tu verras c’est vraiment incroyable ». Je le connaissais, il n’était pas intéressé par l’or et il avait bon cœur ; je savais qu’il ne l’avait dit qu’à moi, car j’en avais besoin. Besoin de ces trésors, pour mon rachat. J’inspirais l’air brûlant qui vint emplir mes poumons. Qu’il était bon de se sentir en début d’aventure ! Cet air valait bien mieux que l’air humide de Glish. Respirant ainsi à grandes bouffées, mes enjambées en étaient décuplées et j’atteignis l’auberge de Tarif dans la soirée. Le lendemain, après quelques heures de marche, je tombais sur la dite-grotte. Si l’espace était large à son entrée, je dû me courber, puis me mettre à plat ventre pour progresser ensuite jusqu’au bout de cette crevasse. Puis, le tunnel s’élargit à nouveau, donnant sur une alcôve haute et silencieuse. Je distinguais qu’il se poursuivait de l’autre côté. La fraicheur de l’antre m’invita cependant à me reposer un instant. Souriante, je fermais les yeux. J’y étais presque. Je sentais la présence de quelques bien précieux non loin. Une sensation, un présentiment, un leurre ? Je n’avais pas hérité des facultés des elfes de Vedir, mais par la progression et l’aide de quelques énergies, je pouvais bien parvenir à devenir une défenseuse de Kamasylvia. De légers sons et murmures retentirent, me glaçant le sang. Je tournais la tête dans la direction des voix, mais elles semblaient venir de partout. Tout à coup, un froid immense gagna mon corps, comme un souffle gelé. Je vis deux yeux rouges perçant me fixer et s’avancer vivement vers moi. Le combat mental qui suivit fût vain. Je sentis sa présence envahir mon esprit, ses idées sombres posséder mes motivations. Je ne décidais plus de rien, il était le maître. Je me relevais, réellement convaincue cette fois, de la présence d’un trésor enfouit. Machinalement, j’atteignis le fond de la grotte, creusant à mains nues la roche. Je tombai sur cette pierre ; luisante, regorgée de cette énergie aveuglante des anciens. L’idée de la déformer, la rendre méconnaissable me gagnait. Je la pris et atteignis la sortie de la grotte, satisfaite. Il semblait savoir comment faire et usa de mes mains pour faire de cette pierre un bijou. Un bijou puissant, bien moins voyant qu’une pierre. Il savait que je n’étais pas prête et me fit le cacher, près de la grotte. Alors que je m’éloignais de l’endroit, un homme me fit face, me fixant attentivement. À ce moment, sans comprendre pourquoi, mon corps s’agitait, mon esprit m’invitant à prendre la fuite. Il ressentait une peur, comme s’il était menacé et alors que mes jambes entamèrent une course, l’homme m’adressa un sort, me plaquant au sol. Il s’approcha, et, posant ses mains sur moi, me fit ressentir une vive douleur au creux de mon plexus. Je sombrais, l’espace de quelques minutes. - Eh bien, tu l’as échappée belle. Il semblait bien vigoureux celui-ci, dit l’homme avec un sourire. - H..hmm...Que… - Tu as été possédée par un esprit occulte, heureusement, il n’a pu s’ancrer en toi assez longtemps. J’ai pu l’extraire assez rapidement. Mais… dis-moi, comment as-tu eu cet esprit ? Me relevant, je me frottais la tête. - Euh… c’est de naissance…Aha ! dis-je avec un léger sourire peu convaincant. L’inconnu sembla s’agacer de cette réponse, se relevant soudainement en face de moi. - Je t’aide et c’est ainsi que tu me remercies ? J’aime peu que l’on se moque de moi. Je reçu un vif coup à la tête et sombra à nouveau. Sensation de froid. J’étais contre de la roche, froide. Ouvrant lentement les yeux, je cru un court instant être aveugle. Mais l’apparition de la lune, dans mon champ de vision, m’invita à réaliser qu’il faisait nuit. Combien de temps avais-je été là, inconsciente ? Je sentis mes poignets et mes pieds liés, retenus sans doute par du cordage. Une voix dans l’ombre ricana. - Sale petite menteuse. Je vais t'apprendre à mentir encore. Pourquoi, mais pourquoi avais-je été si bête à lui répondre ça??!
  4. Neliel Sheret Nom : Neliel Prénom : Sheret Âge : 25 ans Origine : Glish Race : Demie elfe/ humaine Particularité : A découvrir IG Parent : Père humain de Glish, Mère Elfe de Vedir Étudie : L'Astrologie, la Faune et la flore
  5. J't'ai même pas salué. Coucou toi ^-^ * A des mois de retard *
  6. Enid Lancis Nom : Lancis Prénom : Enid Sexe : Féminin Âge : 16 ans Lieu de naissance : Mer de Balenos Profession : Apprentie Lame de Nuit Guilde : Aucune Allégeance : A son maître Rikimaru Hanzo Description physique : Enid porte de longs cheveux noisette, virant vers l’ébène lorsqu’elle se trouve à l’ombre. Son corps est agile mais son esprit, impatient. Son visage est agréable, parsemé de taches de rousseur. Cependant il le serait d’avantage si elle n’avait pas cette fâcheuse tendance à froncer des sourcils, lui donnant cet air agacé. Cette jeune adolescente se montre téméraire et parfois un peu teigne. Elle reste néanmoins positive et baisse rarement les bras devant les épreuves qui s’engagent sur sa route. Cette volonté l’a met parfois dans de drôle de situation. Introduction Fille de l’eau, Enid est née à bords d’un navire marchand de Balenos. Ses parents font parties de ces marins des bords de continent, vivant de la pêche et du commerce. Rejetant l’idée de devenir l’un d’eux, Enid n’a jamais pris la peine de réellement apprendre à manier les navires et les filets. Elle n’en retient que le savoir géographique des îles. A ses quatorze ans, elle commence un apprentissage dans une ferme où elle s’occupe entre autres du bétail et des récoltes. C’est lorsqu’elle apprend que plusieurs navires de son père ont été coulés par des pirates qu’elle cherche à se former dans l’art des armes et éviter par la même occasion, le travail à la ferme. Chapitre I De par son âge avancé et les moyens financiers inexistant de sa famille, Enid chercha longtemps un maître qui accepterait de la prendre sous son aile. Cependant, ils ne voyaient en elle qu’une fille de ferme au désir illusoire. Se trouvant inlassablement devant des refus, elle prit la décision de quitter la ferme alors qu’elle n’avait pas même entamé le troisième mois de travail en son sein. Elle suivit un guerrier sur plusieurs kilomètres, convaincue qu’il la mènerait sans doute vers un maître d’armes capable de lui rendre ce service qu’elle attendait tant. La lune n’éclairait plus que peu les routes, elle resta discrète et poursuivit son objectif, le traquant comme une proie. Alors que l'homme continuait son chemin avec Enid à ses trousses, une silhouette dans le noir les suivait d'un peu plus loin sans que tout d'eux ne s'en aperçoivent non plus. Elle arriva à Heidel, encore persuadée que cet homme la mènerait vers son futur maître. Elle le suivit jusqu’au abord d’un énorme hangar devant lequel l’homme vint se poster. Elle constata avec agacement qu’il ne venait à la ville que pour effectuer quelque tour de garde d’un entrepôt et qu’il n’était en rien un réel guerrier. Dépitée de cette découverte, elle ramassa une petite pierre qu’elle lança sur l’homme. - Abruti ! L’homme la remarqua alors à deux mètres de lui et fût vers elle en deux enjambées. Stupéfaite, la jeune fille ne sut que faire et fut interpellée par celui-ci alors qu’il braquait son arme en sa direction. - Qu’est-ce qu’une gamine fiche ici ?! Tu vas t...! Il n’eut pas même le temps de terminer sa phrase que son visage se crispa en une expression d’effroi, les yeux complètements exorbités. Enid comprit qu’il était mort qu’une fois qu’il fût au sol. Hagarde, elle n’osait plus bouger, complètement effarée par cette première approche de la mort. Une silhouette se dessina devant-elle, là où se trouvait le garde. L’ombre se retrouva cependant rapidement derrière elle, une lame se glissant contre son cou. - Qu’est-ce que tu attendais de cet homme ? - J…Je… - Pourquoi l’as-tu suivi ? - Je cherchais juste quelqu’un ! - Quelqu’un… ? Explique-toi. - Ce n’était pas lui, mais j’ai fini par le trouver, finit par dire Enid d’un ton plus amusé. Le coutela se plaqua contre la peau de l’adolescente et entama légèrement les premiers paliers de chair. - Si c’est moi que tu cherchais tu… Alerte, Enid se rendit compte du double sens de ses mots et s’exprima avec terreur : - J…Apprenez-moi votre savoir ! Je veux savoir me battre comme vous. C’est ce que je cherchais ! Je vous l’assure ! Je cherche simplement un maître d’arme, je pensais qu’il en était un mais il ne vaut rien ! Alors que vous, vous… - C’est bon. Calme-toi, dit-il alors qu’il la relâchait et abaissait son arme. Suis-moi. Stupéfaite, Enid resta encore sous le choc un instant. La sensation de l’adrénaline parcourant son corps finit par la faire sortir de sa torpeur et elle suivit l’inconnu sans vraiment prendre la peine de réfléchir. Cette rencontre fût le commencement d’une nouvelle trajectoire.
  7. Famille Liako Dah Sio Nom : Liako Dah Sio Prénom : Monsieur Huan Lo et sa femme Estelle Monteclaire (Calphéonienne), Sheret (leur fille) Race : Humaine Lieu de naissance : Haso Type : Baronnie Devise: Wǒmen de zǔxiān róngyào méi sǐ (Gloire de nos ancêtres ne meurt pas) Maison noble : Famille Liako Dah Sio Notoriété : Étant issue des terres d’Haso, la Famille Liako Dah Sio est peu connue au sein de Calpheon. Qui s’y pencherait un peu, apprendrait qu’il s’agit d’une famille quasiment éteinte, discrète et qui ferait peu parler d’elle. Elle profiterait, à ce jour, d’un domaine situé dans le sud du continent, aux pieds des montagnes.
  8. Chapitre I « N’y reviendra pas » L’heure est à la brume et à la pénombre. Les arbres paraissent fatigués, leurs branches noueuses se tordent et tombent au-dessus du chemin qui se fraie un passage entre leurs larges racines. Les corbeaux croassent et s’éloignent à tire d’ailes au passage d’une femme vêtue et voilée de tissu blanc. Le dos voûté et le pas lent, elle tient la main d’une enfant noiraude aux cheveux tressés. L’enfant regarde autour d’elle avec une légère curiosité mais son visage semble néanmoins éteint. Elle suit, sans savoir où elle va, guidée par cette femme qui est sa mère. Elle ne souhaite pas réfléchir, alors, elle garde le silence qu’on lui a imposé. La mère s’arrête. Une stèle est dressée au milieu du marécage. La fillette tourne la tête et fixe la pierre taillée ; la pierre se divise en six fragments, recueillant en leur jointure, le buste d’une enfant coiffée d’un turban. Une main vient enlacer la stèle, puis le corps lourd de chagrin de la femme vient s’effondrer contre la pierre. Des sanglots viennent perturber le silence pesant, puis des larmes glissent sur ses joues avant de rejoindre l’eau croupissante du marais. La fillette ne bouge pas, observant sa mère pleurer contre la statue, puis fronce des sourcils. Elle se détourne et fixe la brume qui voile les alentours. Épaisse, celle-ci ne laisse entrevoir qu’à peine l’eau que l’on distingue entre les hautes herbes. Les ombres menaçantes, les pleurs de la mère, le coulis silencieux de l’eau stagnante, chaque détail lui rappelle que ce lieu est angoissant. Mais l’enfant reste là, immobile, fixant ce paysage. Elle le déteste déjà et elle sait qu’elle n’y reviendra pas. Chapitre II « Cache-cache » L’air est au printemps. La nature reprend vie et les journées se rallongent. Les oiseaux volettent de branche en branche, chantant et gazouillant, ils se réjouissent déjà des beaux jours suivant. Là, dans le champ, les cerisiers sont en fleurs. Les rires des enfants qui se poursuivent agacent les femmes qui travaillent au pâturage d'à côté. Ils s’éloignent plus loin et entreprennent de jouer à cache-cache. Le temps passe et tout le monde est caché, puis retrouvé. Ou on le croit. L’une n’a pas été trouvée et on l’a oubliée. Elle s’est éloignée, puis éloignée encore, cherchant la cachette la plus idéale qui puisse exister. Le regard aux aguets en direction du coéquipier qui ne doit pas tarder à venir. Reculant encore, son dos se heurte à quelque chose. Elle se retourne et pousse un cri d’effroi. L’arbre devant elle est noir. Il est le premier qui s’avance, les autres derrière lui sont semblables. Ce sont ses lugubres branches qui ont surpris la jeune fille, mais à présent, elle rit. Elle s’avance vers cette forêt, sombre. On l’a cherchée longuement, on ne l’a jamais retrouvée. Morte noyée, morte mangée, morte blessée. Qui sait ? Elle, elle sait. Ronces, échardes, épines. Terre, boue, eau. Herbes, joncs, nénuphars. Brume, humidité, calme absolu. Ce lieu l’inspire. Les marécages lui rappellent les habitats légendaires des nymphes. Elle n’hésite pas à s’avancer dans l’eau, jouant à la dryade. Elle s’avance encore, puis n’y parvient plus. Ses pieds s’enfoncent dans la glaise. La jeune fille tend ses bras vers la berge, brasse l’eau en vain, s’enfonce d’avantage, sent son cœur palpiter d’angoisse, boit la tasse, s’enfonce d’avantage, garde espoir, bat des pieds, crie, boit la tasse, s’étouffe, s’enfonce, s’enfonce, se fait engloutir…et perds espoir. C’est la fin. Ses poumons s’emplissent de boue. Son cœur lui brûle la poitrine. Alors que son esprit s’éloigne de plus en plus vers l’inconscience, sa main atteint quelque chose de solide à travers cette lourde masse. Elle s’y accroche, espoir, vivre, vivre…s’agripper, se hisser, force, espoir, liberté. L’air libre glace sa peau boueuse. Elle crache, elle suffoque, elle tombe inconsciente. Ce n’est…pas la fin. Chapitre III « Qui est quoi ? » Les yeux s’entrouvrent difficilement, la boue séchée retenant les paupières. La vue fonctionne, mais il fait nuit, je ne vois pas grands choses de ce monde. Avec peine, les jambes frêles tremblent. Je marche à quatre pattes. Cela me semble plus évident. Des choses collent à ma peau, je les ôte. Cela ressemble à des morceaux de peaux. Mais ils ne m’appartiennent pas. Je les jette dans les marécages. Ou suis-je ? Qui suis-je ? J’ai mal au ventre… J’ai froid… Se rouler en boule. Dormir. Survivre… ~~~ Je porte le voile, Blanc du deuil. C'est ma fille. Ses vêtements déchirés ont été retrouvés. Maudits marécages. ~~~ Les odeurs envahissent mes narines. Elles me guident, le vent est ainsi salvateur. Les jours passent et je découvre mon environnement. Il est spacieux, voir trop grand. L’horizon continue sans cesse. Je me demande toujours ce qui se trouvera derrière la colline. Et celle d’après. Puis après le torrent, et la falaise. Tout n’est qu'obstacle à franchir. Mes muscles s’affinent, mes dents s’aiguisent, mes ongles sont mes outils. J’ai toujours fait partie de ce monde, je ne m’interroge pas sur mon passé ni sur qui je suis. Je suis Khiewlu. Ça je le sais. Je suis Khiewlu et je cherche à savoir ce qu’il y a derrière l’horizon. ~~~ Chapitre IV « Conscience » Bien des années, trois ans exactement. Elle, elle se plie, grogne, griffe et mords. Il l’a trouvée, l’a faite revenir à la raison, au monde. Il l’emmène là-bas. Là-bas, le sable brûle, les scorpions empoisonnent. Et combien savent que le poison brûle, il raisonne comme l’indice d’absurdité à la nudité. Que peut un corps nu face au désert, au nimbe des douleurs de la chaleur et de la glace de la nuit ? L’éducation, l’obéissance, l’obligation. Façonnent. Bien des années, sept exactement. Elle apprend et comprend. Prends conscience de sa vie. Longuement, lentement, difficilement. Commence à accepter, oublier Khiewlu et devenir celle d’aujourd’hui. Sheret Liako.
  9. Khiewlu Nom: Aucun Âge: 27 ans Prénom: Khiewlu Race: Humaine, bien qu'on la prenne pour une dryade parfois Se fait appeler: Sheret Liako autrefois, Khiewlu... ( se prononce Kièvlou) Origine: Sérendia Description physique: Cette femme aux semi-origines de la région de Sérendia possède deux yeux verts opales, presque blanc. Regard lumineux encadré par ses cheveux étrangement verdâtre. Elle observe avec la précision et la détermination d'un prédateur en chasse, prudente mais franche. En effet, bien que son visage semble d'innocence et de candeur avec ses légères tâches de rousseur, certains détails rappellent une certaine bestialité dans sa nature. Plutôt grande et élancée, elle mesure environ 1m74 ce qui ne l'empêche pas d'être souple et agile dans ses déplacements. Par moment, son échine se baisse quelque peu et l'on penserait qu’elle pourrait bien se mettre à parcourir le monde à quatre patte, sautant d'un muret à une branche, d'un toit à une balustrade... Néanmoins, on sent qu'elle s’applique à garder une posture dressée, ses pieds ancrés au sol, en une position de combat entrainée, prête à dégainer sa lame ou son arc. (plus à présent) D’un regard attentif, vous pourrez voir qu’elle a les mains rugueuse, quelques cales dans les paumes désignant un maniement d'armes ou d'outils au quotidien. Ses ongles sont coupés en pointes, pas longs cependant, mais suffisamment acérés et durs pour lui servir de moyen de défense rapide. Lorsqu'elle parle, on aperçoit entre ses lèvres des dents tout aussi pointues que ses ongles. Taillées à même l'émail, son sourire trouble lorsqu'il n'effraie pas. Le haut de son oreille gauche manque, la peau bien cicatrisée démontre qu'il s'agit d'une vieille blessure. On remarque qu'il ne s'agit pas d'une entaille mais plutôt d'une morsure ou d'une déchirure.
  10. Chapitre I « N’y reviendra pas » L’heure est à la brume et à la pénombre. Les arbres paraissent fatigués, leurs branches noueuses se tordent et tombent au-dessus du chemin qui se fraie un passage entre leurs larges racines. Les corbeaux croassent et s’éloignent à tire d’ailes au passage d’une femme vêtue et voilée de tissu blanc. Le dos voûté et le pas lent, elle tient la main d’une enfant noiraude aux cheveux tressés. L’enfant regarde autour d’elle avec une légère curiosité mais son visage semble néanmoins éteint. Elle suit, sans savoir où elle va, guidée par cette femme qui est sa mère. Elle ne souhaite pas réfléchir, alors, elle garde le silence qu’on lui a imposé. La mère s’arrête. Une stèle est dressée au milieu du marécage. La fillette tourne la tête et fixe la pierre taillée ; la pierre se divise en six fragments, recueillant en leur jointure, le buste d’une enfant coiffée d’un turban. Une main vient enlacer la stèle, puis le corps lourd de chagrin de la femme vient s’effondrer contre la pierre. Des sanglots viennent perturber le silence pesant, puis des larmes glissent sur ses joues avant de rejoindre l’eau croupissante du marais. La fillette ne bouge pas, observant sa mère pleurer contre la statue, puis fronce des sourcils. Elle se détourne et fixe la brume qui voile les alentours. Épaisse, celle-ci ne laisse entrevoir qu’à peine l’eau que l’on distingue entre les hautes herbes. Les ombres menaçantes, les pleurs de la mère, le coulis silencieux de l’eau stagnante, chaque détail lui rappelle que ce lieu est angoissant. Mais l’enfant reste là, immobile, fixant ce paysage. Elle le déteste déjà et elle sait qu’elle n’y reviendra pas. Chapitre II « Cache-cache » L’air est au printemps. La nature reprend vie et les journées se rallongent. Les oiseaux volettent de branche en branche, chantant et gazouillant, ils se réjouissent déjà des beaux jours suivant. Là, dans le champ, les cerisiers sont en fleurs. Les rires des enfants qui se poursuivent agacent les femmes qui travaillent au pâturage d'à côté. Ils s’éloignent plus loin et entreprennent de jouer à cache-cache. Le temps passe et tout le monde est caché, puis retrouvé. Ou on le croit. L’une n’a pas été trouvée et on l’a oubliée. Elle s’est éloignée, puis éloignée encore, cherchant la cachette la plus idéale qui puisse exister. Le regard aux aguets en direction du coéquipier qui ne doit pas tarder à venir. Reculant encore, son dos se heurte à quelque chose. Elle se retourne et pousse un cri d’effroi. L’arbre devant elle est noir. Il est le premier qui s’avance, les autres derrière lui sont semblables. Ce sont ses lugubres branches qui ont surpris la jeune fille, mais à présent, elle rit. Elle s’avance vers cette forêt, sombre. On l’a cherchée longuement, on ne l’a jamais retrouvée. Morte noyée, morte mangée, morte blessée. Qui sait ? Elle, elle sait. Ronces, échardes, épines. Terre, boue, eau. Herbes, joncs, nénuphars. Brume, humidité, calme absolu. Ce lieu l’inspire. Les marécages lui rappellent les habitats légendaires des nymphes. Elle n’hésite pas à s’avancer dans l’eau, jouant à la dryade. Elle s’avance encore, puis n’y parvient plus. Ses pieds s’enfoncent dans la glaise. La jeune fille tend ses bras vers la berge, brasse l’eau en vain, s’enfonce d’avantage, sent son cœur palpiter d’angoisse, boit la tasse, s’enfonce d’avantage, garde espoir, bat des pieds, crie, boit la tasse, s’étouffe, s’enfonce, s’enfonce, se fait engloutir…et perds espoir. C’est la fin. Ses poumons s’emplissent de boue. Son cœur lui brûle la poitrine. Alors que son esprit s’éloigne de plus en plus vers l’inconscience, sa main atteint quelque chose de solide à travers cette lourde masse. Elle s’y accroche, espoir, vivre, vivre…s’agripper, se hisser, force, espoir, liberté. L’air libre glace sa peau boueuse. Elle crache, elle suffoque, elle tombe inconsciente. Ce n’est…pas la fin. Chapitre III « Qui est quoi ? » Les yeux s’entrouvrent difficilement, la boue séchée retenant les paupières. La vue fonctionne, mais il fait nuit, je ne vois pas grands choses de ce monde. Avec peine, les jambes frêles tremblent. Je marche à quatre pattes. Cela me semble plus évident. Des choses collent à ma peau, je les ôte. Cela ressemble à des morceaux de peaux. Mais ils ne m’appartiennent pas. Je les jette dans les marécages. Ou suis-je ? Qui suis-je ? J’ai mal au ventre… J’ai froid… Se rouler en boule. Dormir. Survivre… ~~~ Je porte le voile, Blanc du deuil. C'est ma fille. Ses vêtements déchirés ont été retrouvés. Maudits marécages. ~~~ Les odeurs envahissent mes narines. Elles me guident, le vent est ainsi salvateur. Les jours passent et je découvre mon environnement. Il est spacieux, voir trop grand. L’horizon continue sans cesse. Je me demande toujours ce qui se trouvera derrière la colline. Et celle d’après. Puis après le torrent, et la falaise. Tout n’est qu'obstacle à franchir. Mes muscles s’affinent, mes dents s’aiguisent, mes ongles sont mes outils. J’ai toujours fait partie de ce monde, je ne m’interroge pas sur mon passé ni sur qui je suis. Je suis Khiewlu. Ça je le sais. Je suis Khiewlu et je cherche à savoir ce qu’il y a derrière l’horizon. ~~~ Chapitre IV « Conscience » Bien des années, trois ans exactement. Elle, elle se plie, grogne, griffe et mords. Il l’a trouvée, l’a faite revenir à la raison, au monde. Il l’emmène là-bas. Là-bas, le sable brûle, les scorpions empoisonnent. Et combien savent que le poison brûle, il raisonne comme l’indice d’absurdité à la nudité. Que peut un corps nu face au désert, au nimbe des douleurs de la chaleur et de la glace de la nuit ? L’éducation, l’obéissance, l’obligation. Façonnent. Bien des années, sept exactement. Elle apprend et comprend. Prends conscience de sa vie. Longuement, lentement, difficilement. Commence à accepter, oublier Khiewlu et devenir celle d’aujourd’hui. Sheret Liako.
  11. Sheret Liako Nom: Aucun Âge: 27 ans Prénom: Khiewlu Race: Humaine/semi elfe mais l'ignore Se fait appeler: Sheret Liako Origine: Haso / Sérendia Description physique: Cette femme aux semi-origines de la région d'Haso possède deux yeux de cendre, légèrement bridés. Regard lumineux encadré par sa tignasse noire de jais généralement attachée maladroitement d'un lacet de cuir, elle observe avec la précision et la détermination d'un prédateur en chasse, prudente mais franche. En effet, bien que son visage semble d'innocence et de candeur avec ses légères tâches de rousseur, certains détails rappellent une certaine bestialité dans sa nature, bien qu'elle le dissimule sous des airs plus adéquats... Plutôt petite, comme les gens de ses origines, elle mesure environ 1m65 ce qui ne l'empêche pas d'être souple et agile dans ses déplacements. Par moment, son échine se baisse quelque peu et l'on penserait qu’elle pourrait bien se mettre à parcourir le monde à quatre patte, sautant d'un muret à une branche, d'un toit à une balustrade... Néanmoins, on sent qu'elle s’applique à garder une posture dressée, ses pieds ancrés au sol, en une position de combat entraînée, prête à dégainer sa lame ou son arc. D’un regard attentif, vous pourrez voir qu’elle a les mains rugueuse, quelques cales dans les paumes désignant un maniement d'armes ou d'outils au quotidien. Ses ongles sont coupés en pointes, pas longs cependant, mais suffisamment acérés et durs pour lui servir de moyen de défense rapide. Lorsqu'elle parle, on aperçoit entre ses lèvres des dents tout aussi pointues que ses ongles. Taillées à même l'émail, son sourire trouble lorsqu'il n'effraie pas. Le haut de son oreille gauche manque, la peau bien cicatrisée démontre qu'il s'agit d'une vieille blessure. On remarque qu'il ne s'agit pas d'une entaille mais plutôt d'une morsure ou d'une déchirure.
  12. L’enquête s’est poursuivie sur l’île de Padix hier au soir. Alors que les pirates discutaient de leur recherche, un pêcheur à l’haleine putride d’alcool s’en est venu à la taverne alerter les plus intrigués. En effet, il aurait sorti un bout de bois, débris du bateau, marqués de griffures… On parlait alors de fogans ou d’hommes-poissons et les tentions montaient. Le pacte passé avec eux aurait-il pu être brisé ? L’homme disait avoir pourtant bien vu une tête dépasser dans l’ombre de la nuit, ils étaient là ! (Ambiance sonore 1) Une troupe se forma rapidement, autant avoir le cœur net tout de suite ! C’est ainsi qu’un voilier s’éloigna du port pour se rapprocher du lieu de l’incident… Certains avaient pris leur cruche de rhum, d’autres leurs armes, mais surtout, c’était leur courage de pirate qui allait être mis à l’épreuve cette nuit-là. Une rousse, T’sisra se jeta à la mer, tentant de percevoir quelque chose. Elle fût cependant vite rappelée pour qu’elle remonte en sécurité sur le pont de la petite embarcation… En effet, après inspection à la torche des remous de la mer, une main, sortit de l’eau, agrippa le pêcheur et l’entraîna dans les fonds marins. La surprise éveilla aussitôt chacun, alerte, ne sachant trop que faire. Azad Rahil tentait d’éclairer la surface de l’eau, puis jeta finalement la torche à la mer de peur d’attirer les bestioles plus qu’autre chose… Puis, il sauta à la mer à son tour tout à coup, sans raison apparente. Il fût attrapé et emmené vers le fond par quelque chose… (Ambiance sonore 2) Liam Lokhart sauta aussitôt à la mer, pour tenter de le retenir alors que Julian Ferrant accrochait une corde et la leur lançait pour essayer de les remorquer. Ils virent enfin ce qu’étaient ces bêtes… des sirènes ! Elles s’en prirent aux deux hommes, Liam asséna un coup de latte dans la première qui s’éloigna, puis passa une corde autour de la taille d’Azad. Une certaine Sheret, détentrice du voilier, lâcha la barre pour prêter main forte et surveiller les alentours de son arc. T’sisra, la rousse, criait pour retourner au port immédiatement. Sheret tira plusieurs flèches dans la noirceur de l’eau, tentant un peu à l’aveuglette de tirer sur les créatures. Un ultrason résonna tout autour d’eux, l’une avait été touchée. Tout se passa rapidement ensuite, une sirène charga sur Liam, l’éjectant sur le côté, alors qu’Azad perdant connaissance, fût entraîné toujours plus profondément dans la mer. Le secoureur percuté tenta de le récupérer mais n’eut plus assez de force pour continuer et remonta à la surface. Les deux jeunes femmes, la rousse et l’archère sautèrent à l’eau après avoir essayé par tous leurs moyens possibles d’attaquer les créatures. Elles essayèrent à leur tour de poursuivre Azad dans sa longue descente… Mais la corde avait été coupée, et il était déjà trop loin, trop profondément emmené… La troupe regagna le port, mortifié, découragé et gelé. Certains voulaient abdiquer, annonçant qu’il fallait réaliser qu’Azad Rahil n’était plus, d’autres s’emportaient pour trouver un moyen de descendre dans les bas-fonds le lendemain… Ils finirent par aller se réchauffer au dispensaire… Reprendre des forces. Le lendemain matin, sur la plage du chantier naval, on retrouva Azad Rahil inconscient, épuisé mais miraculeusement vivant. Il fût emmené au dispensaire… et l’un des ouvriers du chantier se mordit la lèvre en pestant son retour… Des sirènes… que voulaient-elles ? Pourquoi s’en prendre soudainement aux marins ? Reproduction ? Et Azad Rahil, où avait-il été emmené, comment avait-il…bref… les questions fusaient dans la tête des pirates…
  13. Intéressée à jouer un rôle de pnj si besoin.
  14. Bienvenue!! Bonne découverte de l'univers du rôle play! *_*
  15. Bienvenue à toi!