Shah

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Profile Song

À propos de Shah

  • Rang
    l'Emmerdeur
  • Date de naissance

Informations RP

  • Personnage principal
    Keharqta
  • Personnage secondaire
    Ilioza ~ Isaheksinoë ~ Shahryan ~ Arahzhelkhar
  1. Ma sœur de nom... Soit la bienvenue, je t'ai chauffé la place. Du veux du Teë? Keh-ce que t'en penses? Ravi de t'avoir parmi nous, au Nom de la Grammaire, la Syntaxe et l'Orthographe. Ainsi soit la Poésie.
  2. [Cette vidéo est susceptible de choquer la sensibilité de certains pour son contenu explicite.]
  3. "Ne le prenez pas mal, surtout . . . Mais vous me faites penser à un chien tenu en laisse." Les mots terribles de la trentenaire jaillirent aussitôt comme des lames pour entailler son égo. Profondes et douloureuses, les fissures à son être se répandirent jusqu'à déchirer son corps de flétrissures intérieures pour le ramener une première fois à la réalité. "C'est peut-être ce que je suis . . ." Sa propre voix avait tenu ces mots pour garder sa dignité dans tout cela, mais en son esprit elle avait déjà semé le doute. Le voilà qui se faisait incertain, utilisant alors la probabilité cependant infondée du "peut-être" pour justifier ce qu'il pourrait alors être. Mais son crâne déjà bouillonnait de mille questions auxquelles aucune réponse ne pourrait survenir. Condamné à la peine de tant d'incertitudes, son cœur en sa poitrine se mit à palpiter plus férocement sans qu'il ne se laisse le loisir d'en montrer les symptômes. "Vous êtes à l'affut du moindre geste, demandeur de la moindre caresse . . ." Des coups de surin pour l'anéantir davantage sur sa condition. "Qui êtes-vous, Keharqta ? Vos valeurs, vos rêves, votre personnalité . . ." Pourquoi ce silence avait-il perduré à ses lèvres sans pouvoir répondre autrement que par un regard évadé sur les fils d'or du tapis ? Les échos de ces paroles retentirent encore jusqu'à faire sonner en son être l'alarme de la peur et de la reddition. Le doute . . . Soudainement, le doute. Celui qui erre dans l'esprit et fond dans les tripes pour tout chambouler. "Regarde, Keh . . . Comme ils ont pitié de toi." La pitié. La pitié mêlée au doute. Quoi de plus cruel en cet instant que la pitié du monde, lui qui l'emmerdait profondément ? Ces gens qu'il prenait de haut, voilà qu'il était à terre pour voir le monde depuis les dominés. Et la conversation se poursuivit, enchainant les détails et les arguments jusqu'à faire plier sa raison et laisser la vérité triompher de ses tourments presque oniriques. Il s'entendit rire, la voix grave aux inflexions caverneuses de son corps résonnant dans le salon où il avait pris racine avec son invitée. "Revenir aux origines." Ces paroles en tête, il en répéta les mots plusieurs fois du bout des lèvres tandis qu'il reprenait son cheval pour grimper à même la selle. Il prit le temps de prévenir un serviteur de la demeure, indiquant son départ imminent devant le regard éberlué du pauvre jeune homme qui venait à peine de l'accueillir quelques heures plus tôt. "Vous repartez déjà, Signore . . .? — Oui. Calpheon m'attendra encore un peu." Redevenu fier et arrogant, le Molosse retrouva dès lors la splendeur d'antan de cette liberté qu'il s'était arraché lui-même. C'est avec un signe du chef simple qu'il salua le serviteur de la maison tandis que sa monture s'ébrouait de hâte, renâclant l'air chaud de ses naseaux mouchetés. Et dans l'élan d'un galop soudain, il repris la route pour chasser son corps de la capitale et prendre la direction de l'Est. Dans le noir de la nuit tombée, sous l’énigmatique lune qui observait en silence les pas des éveillés, le Molosse s'en alla.
  4. Hi, honey! Plus sérieusement, super beau travail. J'ai hâte devoir le prochain!
  5. [Récit d'un père à son enfant] "Mon enfant, L'on raconte dans le noir, par-delà les limites d'Altilova, qu'une ombre vint s'abattre sur la demeure d'un riche marchand. Écoute ainsi son histoire, je m'en vais te la conter. L'homme avait réussi tant d'exploits et de prouesses que chacun félicitait son nom dans quelques louanges à son encontre. Il avait en une main richesse et grandeur, et de l'autre tenait amour et respect. Chacun jalousait sa vertu et sa réussite. C'était un homme apprécié, dit-on . . . mais quelques langues affirmaient le contraire. Par jalousie ? Par connaissance de cause ? Nul ne le sait vraiment. Malheureusement, il est dit par la majorité que notre homme portait en lui un lourd secret et qu'il crut longtemps pouvoir le garder enfoui. Entend, mon enfant . . . L'on dit que le marchand tenait sa gloire de quelques méfaits commis dans sa jeunesse. L'Envie l'aurait surpris un jour en convoitant la fortune d'un autre et pour enfin obtenir le gain qu'il désirait, aurait livré son rival et sa famille à la colère de ses chiens. L'on ne su jamais vraiment ce qu'il advint de ces personnes sacrifiées, mais la doyenne de la cité murmura bien souvent par la suite qu'un jour Aal abattrait sa colère sur sa destinée. Aussi, mon enfant, il se passa bien des lunes avant que l'Homme n'eut à répondre de ses actes . . . A la chaleur d'une matinée nouvelle, dans l'embrasement magnifique qui sacrifiait l'abysse pour sa beauté flamboyante, le cor sonna sur les parois rocheuses par-delà Altinova. Un son puissant qui retentit jusque dans les plaines de l'Avant-Poste du Rocher. Peu de temps après, ce fut aux tambours de guerre de résonner à même les canyons pour filer en échos dans les chemins sinueux cachés dans la pierre. La colère grandissait. La vengeance était en marche. Dans la clameur qui anima le monde, des silhouettes brunes aux hurlements effrayants surgirent de la roche pour attaquer les remparts du marchand. Oh, mon enfant . . . La fureur qui les consumait était si intense. Et elle gronda durant de longues heures dans les cris des Ombres qui fusèrent en grand nombre, jusqu'à l'abandon du marchand. Ces Créatures noires répondaient toutes à la voix de leur maître d'or vêtu, "Morsure" le Fléau de l'Est. Et ce Fléau mena l'assaut dans le ciel rougeoyant d'une aurore déclarée, propageant sa colère à même le dos de son étalon majestueux. Oh, mon cher enfant, si tu savais. La beauté des envoyés d'Aal n'a d'égale que la sagesse de ses préceptes. Car Aal envoya avec le Fléau de l'Est ses trois compagnons pour former ces Cavaliers sinistres. A sa suite, galopait "Anöfyrr" le Vol Meurtrier dont les flèches transperçaient l’œil des ennemis. La Lionne des Sables que l'on nomma, par contraction, "Liosaäb". Et "Aal-Arsès" le Molosse lourd au regard pers. On lutta . . . jusqu'à la reddition de l'Homme. Il s'était dès lors reclus dans sa demeure pour échapper au courroux de ceux qu'il avait insultés. Mais dans son esprit, mon enfant, qui avait-il pu bien maltraiter ? Depuis tant d'années passées, l'image même de cet homme bafoué et de sa famille détruite n'était qu'un voile exclus de sa raison pour s'échouer sur d'autres rives que celle du souvenir. Alors il se demanda, longuement, pourquoi l'on avait pris sa demeure en retour d'un assaut aussi foudroyant que vindicatif. On le fit prisonnier . . . au sein de sa propre maison. Et pour éviter sa fuite, on lui brisa les jambes avec force. Ainsi, il ne pouvait plus échapper à sa dette. Le Fléau repartit vers le Nord cueillir en son sein d'autres âmes égarées, et l'Homme fut enfermé jusqu'à la nuit tombée. Laissé sous la garde de ces Cavaliers menaçants, l'homme pria la journée durant qu'on lui permis de voir au dehors pour implorer Aal de lui venir en aide. Le silence répondit, mais lentement la porte vers l'extérieur s'ouvrit à sa vue. Quelques Ombres l'aidèrent à regagner les jardins et le trainant au sol dans la poussière du chemin, on le laissa s'échouer au milieu des arbustes qu'il avait fait tailler jadis. Oh, mon enfant . . . Il fut seul et désemparé, pleurant son Dieu qui l'avait abandonné. Quand enfin sa complainte fut terminée, son ouïe affutée par la peur perçut le bruissement des feuilles alentours. Quelque chose bougeait autour de lui parmi les branches et les fourrés, mais sa vue dans le noir et brouillée par les larmes ne percevait plus assez les formes qui l'encerclaient. Après le chant des feuilles vint le tour de quelques pas qui écrasaient les herbes sèches, suivit de grognements échappés à la gorge d'animaux évadés. La peur le saisit et il ne put contenir son cri quand s’annoncèrent à l'unisson une Lionne et un Molosse pour gronder face à lui. Dans l'obscurité et le silence le plus total, ils se reconnurent . . . C'était "maintenant". C'était là qu'il paierait sa dette et que tout finirait. Le paysage sembla se figer, gravant à jamais dans les mémoires telle une peinture magnifique exposée aux Dieux la beauté de cette confrontation sur le point d'aboutir. Plus que quelques minutes . . . Mais pas sans combattre. L'Homme fut le premier à redonner sa course au Temps suspendu. Dépossédé de ses jambes, il se jeta sur le côté pour attraper une branche et se défendre. Oh, il savait bien qu'il ne ferait pas long feu, mais pour l'honneur, il devait lutter. Jusqu'au bout. Alors, la Lionne bondit et attaqua le corps perdu pour y planter ses griffes en espérant arracher son cœur. Le conflit se poursuivit de frappes dans les côtes et de morsures aux bras, et alors que l'Homme abattait son bâton de toute ses forces sur le flanc de l'animal, le Molosse riposta et fondit sur lui pour venir en aide à sa Sœur. D'un bond, il le surpris dans le dos et l'agrippa en se courbant jusqu'à pouvoir planter ses crocs acérés dans sa gorge, étouffant ainsi son cri de détresse. La voix du marchand ne put émettre qu'un gargouillis immonde tandis que sa chair était arrachée par les mâchoires du puissant chien d'ébène. L'on raconte, par quelques transporteurs de passages non loin de là, que les falaises hurlèrent d'un écho tétanisant. L'Homme venait de rendre son dernier soupir sous le joug des bêtes qui, amenées par le Fléau, se délectèrent de sa chair jusqu'à l'aurore. Dans le mugissement du vent qui rafraichissait l'air de l'été, les craquements sinistres des os que l'on ronge résonnèrent dans les jardins. Au petit matin qui succéda le combat, nul ne retrouva le marchand. Et comme personne ne chercha à le retrouver, son nom disparu avec lui, sans tombe, sans un mot . . . un murmure perdu vers l'aube alors que, lentement, les Ombres et les Bêtes se retirèrent telle une vague de la demeure conquise pour retourner vers l'Est. Ainsi, n'oublie jamais d'obéir à Aal et de ne point entacher ton âme. Sinon crains le Fléau, son Vol, sa Lionne et son Molosse. Quelque part dans la demeure, mon enfant, gît pourtant le souvenir du marchand qui voulu défier les plus grands."
  6. Allez, le prochain c'est Keh. (T'as pas le choix.)
  7. Toujours aussi magnifiques. On ne s'en lasse pas. Pourvu que ça continue encore et encore! ^^
  8. L'arrogance de l'époux face au désir de libération de sa femme... L'aurore naissait par-delà les dunes et délivrait aux éveillés la splendeurs de ses parures d'or. Régnait sur cette montagne la chaleur arrogante d'Aal, accueilli par la présence d'un de ses serviteurs dont la silhouette large et haute se découpait dans son halo. Ses mains perdues sur la chute de ses reins, l'homme dardait sur l'Ouest un regard fier, fort de sa condition, encore que persistaient quelques entailles à sa gloire. L'une d'elles, la plus profonde, se nécrosait depuis des années jusqu'à l'oubli le plus total malgré la rumeur qui répandait le nom des Orobarian à l'Est. Lui, ignorait tout cela et restait à contempler l'aurore en se félicitant d'être encore là, et de posséder femme de puissance capable de faire pâlir de honte les hommes devant sa sévérité et rougir de jalousie ses paires par sa beauté. Car pour lui, elle était belle . . . Il ignorait pourtant qu'elle-même rougissait à l'aube de cette journée. Chantant la gloire et le bonheur retrouvés, son épouse enfuie au loin à Valencia trompait déjà sa vigilance entre les bras noueux d'un arbuste plus grand et plus puissant que lui. Perdue dans les fragrances de rose, de menthe poivrée dont elle était friande et de quelques fruits qui embaumaient la pièce, elle libérait les chaînes de son être en donnant la clé de sa reddition à ce Prens conquérant et envoûtant. Sa complainte résonnait dans la demeure où elle était séquestrée, dans le voile vaporeux d'une rosée qui perle sur la peau quand le bonheur comble les cœurs. Et lui, grand Seigneur déchu, regardait à l'opposé en croyant qu'Aal glorifiait son état par son élévation brûlante. Pouvait-il seulement se douter qu'en cet instant, alors qu'il admirait le lever de soleil à l'Ouest, derrière lui, au-delà des dunes, son épouse murmurait un autre nom que le sien ? Prens Al'Jalis... Ce nom salvateur qui avait conquis ses terres arides par le seul pouvoir de son regard brisait à présent les tabous par quelques hymnes qu'il fit durer en son honneur jusqu'à ne plus pouvoir chanter. Un autre, cependant, regardait droit vers l'Ouest également, plantant son regard barbeau sur la nuque de celui qui lui tournait le dos. Le Molosse d'ébène, rescapé d'un empoisonnement, se laissait ronger par la haine et se répétait sans cesse de cueillir la vie qui coulait chez cet époux insouciant. Il fit la promesse, dans cette aube nouvelle, de mourir par la rumeur et de cette même parole rapportée, de renaître de ses cendres, revenir d'entre les morts, se relever plus beau encore et marcher avec son armée pour fleurter avec La Faucheuse. Il triompherait de cet homme. Il lui ôterait tout. Et plus encore que la vie, il détruirait jusqu'à la moindre pierre érigée de son royaume devant ses yeux mourants pour qu'à son départ vers l'Autre-Monde il n'oublie jamais le visage de celui qu'il croyait décédé. Et si la rumeur de son empoisonnement parvenait jusqu'à lui avant son arrivée, pourvu que le mythe de sa renaissance suive sans attendre, afin qu'il sache que son avancée dans le désert n'était vouée que pour Lui, revenu le hanter jusqu'à ce qu'il plie . . .
  9. Bienvenue!
  10. Il est des erreurs que mon cœur garde telle une boîte de Pandore. Dans la grâce de ces jours mourants au point culminant des Olympes d'or, Quand leurs yeux se ferment pour plonger dans la mort, Je vis est grandis sous la grâce des remords. Que la nuit chute en cascade d'argent, Silencieuse comme un voile brumeux pour cacher les amants ; Lune qui fleurit pour noircir la couleur du sang, Jamais ne sera plus belle sphère que ce visage qui s'en fait parent. Emporte avec toi le souffle de mon âge, Jette en pâture la clameur des guerres et de nos rages. Car la complexité que cache l'apparat de ton maquillage, Fait pâlir de jalousie l'astre caché par quelques nuages. Apporté par nos cauchemars, le temps chassera l'orage... Et la pluie lavera le monde pour nous faire disparaitre.. Dhälssya, J'apporterai à ton nom la gloire de tous les Djinns. Laisse-moi être ce cœur pur qui mérite de faire naître ton sourire. Douce unisson libérée contre incendie amoureux, Née oasis unie sous mon agonie naturelle, gravit et ronge orages nébuleux sous lune embellie, contre ouragans et usurpateurs racontars. Durant un moment obstinés, nous découvrons encore, sûrs ou ulcérés. Signons langoureux et rappelons en grognant, alors réunis du devoir unique, serment originel. Levons et illustrons la peur lovée. Enragée utopie, raconte alors nous tout.
  11. "Alors que j'arpentais les rues de Calpheon, voilà que l'absence et la solitude vinrent à frapper à ma porte. Mon corps las trouva alors son chemin par-delà les remparts pour aller jusqu'à ces bois qui s'élèvent vers l'Ouest de la cité. Et mon esprit, pris de curiosité, se mis à le suivre pour n'en rien rater de son élévation embrumée. Je errai alors, perdu dans mes songes, et j'avais l'impression d'être du Temps, de me suivre moi-même en ne voyant que mon dos mouvant, guidé par le bruit de mes pas sur les feuilles mortes délaissées par l'hiver. Il y avait là tant de choses à entendre, et le moindre chuintement animal devint grognement ; le moindre murmure du vent se transforma en clameur assourdissante ; le moindre éclat d'une lune éconduite illumina mon chemin pareil à un soleil à son zénith. Quand enfin je pris le temps de m'arrêter, ce ne fut qu'en ressentant enfin la brûlure de ma respiration haletante à mesure que mes poumons se remplissaient d'air. Et j'étais là, hors de Calpheon, perdu au milieu d'une clairière plus au Nord, encerclée de doigts décharnés faits d'écorce et de sève élevés vers les cieux. Quelques rochers à peine plus gros que des pierres trainaient çà et là dans ce petit coin de paradis, accompagnés de quelques herbes plus hautes qui s'agitaient au gré du vent. Immobile à son seuil, je pensai à mon ami. Il aurait aimé cet endroit... Il aurait aimé cet espace de plénitude, de calme immortel qui ne demande qu'à être brisé par quelques notes de sa composition. Il aurait aimé s'y trouver avec l'être qui lui est cher. Et moi, seul animal accroupi sur le sol pour en toucher les cheveux d'ange d'une main adoucie, je demeurais. J'étais là. Et veillais sur les alentours encore paisibles dans l'attente de Son retour." "Je veille encore et subsiste à eux. Je veille, mon ami. Je demeure..."
  12. Un homme à la peau marbrée, arborant une trentaine en fin de vie sous le masque d'un regard clair, viendra à s'approcher des approvisionnements d'une des librairies, alors qu'il se baladait au petit matin, accompagné d'un colosse d'ébène aux yeux d'or. Intrigué en voyant ce nouvel arrivage de bouquins à la couverture bleue, il aura attendu que les libraires aient fini de ranger leur stock avant de s'enquérir du titre du dernier ouvrage. Surpris d'en apprendre plus, c'est pourtant son ami au regard flamboyant qui l'encouragera alors à acquérir un de ces exemplaires pour lui. Obéissant, le molosse basané aux yeux barbeaux se sera acquitté de sa tâche, demandant un ouvrage pour son compagnon de route ainsi que pour lui-même avant de repartir, le pas lent, suivant le colosse comme son ombre qui parut vouloir deviser sur la vie d'un ton noble.
  13. Bienvenue à toi! ^^
  14. "Il me ressemble. Du moins, il possède en lui toutes les caractéristiques que je pouvais avoir étant plus jeune. Il me permet, en quelque sorte, de voir ce que j'étais. Et mes erreurs. Il est fougueux. Il ne tient pas en place et ne sait pas se taire. Ou seulement quand Elle est là. Il ne sait pas se contenir. Il est vulgaire et suffisant. Mais il est brave. Il a la force de la jeunesse encore intacte en lui. Me battre contre cette tempête fut un plaisir, car j'ai senti revenir en moi quelques brides de mon jeune âge perdu à jamais. J'espère pour lui qu'il ne perdra pas cela en s'enfermant dans ce carcan illusoire. Qu'il reste libre. Et que jamais il ne tourne le dos à l'aurore. L'avenir attend que le Zéphyr souffle vers lui. Qu'il clame encore. Hurle. Rage contre les fers."