Dulcia

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    Dulcia

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  1. "Comme je me levais à tes imprécations, au seuil de l'Occident, contraignant le monde à ouvrir les yeux de mes incandescents caprices, je fus subjuguée par les merveilles de la terre que révélait mon émois. Moi qui suis née au milieu d'un rien sans limites pour clamer dans le fracas de mon silence que Un est Tout et que Tout est à sa place, je ne place ce qui fait Moi qu'en Un seul, puisque Tout est Toi, mon Amour. Hérault du jour, ivre du feu que porte la lumière de mon disque, songe dès lors, à quelle nuit froide et obscure à succédé l'éclat de mon orgueil ! Peux tu dire avec certitude que la vie fut là avant ma venue. Et peux tu affirmer, mon amour, malgré le jeune âge qui est le miens, que l'ardeur de ma passion n'a pas précédé toute chose ? Oublie la peur, puisque je t'aime et que te voilà condamné. Et si mes excès peuvent assécher ton coeur et en faire un désert, songe, mon Amour, que leur absence te condamne aux ténèbres. Aussi, pardonne la gloire étincelante de mon arrogance et aime moi, puisqu'il n'est nulle autre lumière à laquelle se vouer. Tu sais bien, qu'au delà de nous, il n'y a que le vide immense et tant de corps froids errant en aveugles. Danse avec moi, tourne avec moi. Laisse moi te réchauffer et éclairer ta route. Ne crains ni les éruptions de mes colères ni les tempêtes fracassantes de mes joies. Et si je ne suis plus là, veille au plus sombres instants de la nuit et attends ma venue ! Et lorsque, inexorablement, je bondirai de l'horizon dans le silence tonnant de notre rencontre, tu me suivras, puisque je te le commande ! Avec moi tu ne feras plus qu'un tandis que notre course traversera le monde de part en part. Aux frontières du soir, enfin, ayant atteint l'horizon, nous sombrerons épuisés puisqu'il nous faut mourir, toujours. Mourir, mon amour et laisser la nuit se répandre en notre absence. Mourir, mon Amour, pour recommencer demain, encore, jusqu'à la fin des temps." Dulcia Da Monti, sur les lois de l'Amour et de l'Univers, 288.
  2. La porte de la demeure s'ouvrant en contre bas, l'avait tiré de son sommeil et elle s'était assise sur le rebord du lit, le temps d'émerger doucement des limbes de son réveil. Il devait être sept heures, peut être huit et quelques rayons de soleil perçaient timidement l’entrebâillement d'un volet de bois décrépis, accompagnés par le son des premières rumeurs de la ville. Elle s'étira souplement — Son jeune âge lui permettait encore de réclamer au moins cette qualité — puis pris le temps d'observer l'homme, encore endormi près d'elle. Un fin sourire naquit sur ses lèvres rondes et, d'un geste calme, elle caressa la tempe du soupirant, dans une forme de tendresse qu'elle ne témoignait que dans quelques rares moments d'intimité. Et comme déjà des pas montaient l'escalier de bois en direction de la chambre, elle se leva pour enfiler une chainse de lin ouvragé. Lasticato fit progressivement son apparition en haut des marches, aussi fit-elle quelques pas en sa direction, ses pieds nus glissant sur le sol dans un bruissement doux, tandis qu'elle portait un index à ses lèvres pour lui intimer calmement, de ne point parler trop fort. D'un haussement de sourcil, il se pencha sur le côté pour observer le soupirant endormis puis murmura à l'attention de la jeune femme. « C'en est un nouveau ? » Elle ne pris pas la peine de répondre, la tête penchée sur le lacet qui surplombait sa poitrine jeune, dont les formes se devinaient sous le lin, afin d'en resserrer le dénudé de sa chainse. « Ma chère, fit Lastricato en souriant. Vous avez le don prodigieux de jeter votre petit coeur de tourterelle avec tant de passion et de force, percuter ces pauvres hommes, que je suis surpris qu'il n'y ait pas encore eu de mort parmi eux. » Elle releva ses yeux clairs et fendus vers son interlocuteur avant de tourner son visage au pommettes rondes, vers le galant qui goûtait au sommeil, dans le parfum d'ambre gris qu'elle abandonnait à la surface des draps. Lastricato poursuivit « Je doute que celui ci ait les épaules assez larges pour survivre à l'automne sans se briser en mille morceaux, sous la loi de vos sentiments. – Ça n'a pas d'importance, murmura-t-elle, pour couper court au sujet. » L'homme prit le temps de la fixer avant d'accentuer son sourire. « Vraiment, Dulcia, vous êtes parfois difficile à suivre. » Et il accompagna ses quelques mots d'un signe de tête vers le bas de la pièce. Ils descendirent l'un et l'autre rejoindre le salon et elle pris le temps de sortir un bol de faïence, dans lequel elle versa du fromage blanc, du vinaigre et du miel, ce qui constituait la base d'un de ses plaisirs gustatifs et que d'aucuns auraient trouvé écœurant. Allez savoir pourquoi, elle aimait ce qui était écœurant et sans doute avait elle plus de vices encore dans ses affirmations culinaires que dans l'exercice de ses voluptés. Mais c'était là, tout aussi bien, une manière de tenir tête à l'adversité que d'apprendre à aimer tout ce que le commun des mortels répugnait à supporter et elle n'était pas peu fière de cette obstination qui lui permettait de tout encaisser sans broncher, voire de tourner en contentement, ce qui en faisait geindre tant d'autres. Il y avait là assurément, un exercice de liberté intellectuelle qu'elle se faisait fort d'appliquer en toute situation. Lastricato la regardait faire et, comme elle commençait à coup de cuillères à entamer son étrange mixture du matin, il parla, adossé contre un meuble. « Avez vous trouvé votre équipe ? – Valentinna, Issyah, Onofrio et moi même. » Répondit-elle en agitant légèrement sa cuillère, non sans avoir pris la délicatesse d'avaler sa bouchée. « Nous avons l'ébauche d'un plan. Dès que tout est prêt, nous entamons le voyage. » L'homme plissa les yeux pour réfléchir, faisant défiler les noms sur le bout de ses lèvres. « Je sais Valentinna, capables de tenir face à ce que vous allez trouver là bas. Mais Onofrio et cette Issyah sont ils adaptés à supporter ce genre d'épreuve ? Vous serez seuls au beau milieu d'un nid de serpents, sans armes, sans possibilité de vous soustraire. Il faudra un sang froid à toute épreuve et la moindre erreur, le moindre faux pas, tuera l'un d'entre vous sinon tous. C'est un travail d'espions et de courtisanes. Ils ne sont pas formés pour cela. » Elle reposa le bol sur une commode, puis entama un brin de toilette auprès d'une coupelle d'eau, tout en répondant. « Issyah me suivra même si je lui ordonnais le contraire, si tenté que je sois en mesure de lui ordonner quoi que ce soit quant à Onofrio, il m'a sauvé, par trois fois déjà. Je dois la vie à cet homme et j'ai une dette envers lui, aussi, que ce soit par amitié ou par devoir, il me serait difficile de refuser à un tel créditeur le bras qu'il me propose, nonobstant de l'avoir si souvent accepté lorsque je me trouvais en difficulté. – Précisément, fit Lastricato. La quête que semble s'être fixé Onofrio Cortesi de vous sauver en toute situation pourrait l'emmener à mal apprécier la vision d'ensemble dans quelque moment de tension. – Il fera son travail. » Elle essuyait déjà à l'aide d'un linge, la peau claire de ses bras dans un geste qui se partageait entre délicatesse et cette façon toujours pressée — accentuée sans doute par les habitudes de toujours rester propre et qui la poussait maladivement à prendre jusqu'à deux bains par jour — d'expédier les affaires du quotidien. Sa voix à la sonorité cassée et qui avait tendance à glisser vers une rondeur plus grave à mesure qu'elle s'éloignait de l'enfance, poursuivait d'un ton calme et minutieux l'expression de son sentiment. « Je vais vous faire une confidence, Vicento. Je n'accorde que peu de confiance aux gens capables de manier arme ou magie. Savez vous pourquoi ? – Vous allez me le dire, fit l'homme dans un ton amusé. – Absolument ! » Poursuivit elle et elle jeta négligemment le tissus mouillé sur un rebord de bois avant de s'emparer d'une robe pour la passer, tandis qu'elle déroulait son raisonnement. « Les gens capables de se défendre, tout aussi capables qu'ils soient, ont un handicap notoire. » Sa tête émergeait de la robe et elle eu pu chantonner que la scène en aurait été l'expression d'une exquise intimité. « Leur capacité à opposer à tout problème sa résolution par le concours d'une confrontation directe les emmène souvent à privilégier la facilité d'un affrontement. Puisqu'ils peuvent se défendre en toute occasion, ils ne s'en privent que rarement. Ainsi font-il cas de leur excès de confiance dans cette capacité dès qu'ils en ont l'opportunité ou dès qu'un problème en devient trop complexe. Dès lors, je leur préfère les gens incapables de recourir et aux armes et à la magie. Car ces dernier n'ont rien d'autre pour prémunir leur existence du danger que l'absolut nécessité de raisonner en toute occasion. Ils meurent sitôt qu'ils cessent de réfléchir et n'ont d'autres choix que de résoudre une à une les problématiques qu'ils affrontent. Il leur faut négocier, user de diplomatie, mentir, charmer, jouer la comédie, garder la tête froide, fouiller, compter, calculer, planifier, étudier, chercher, chercher et chercher encore jusqu'à comprendre le monde qui les entoure et la globalité de la situation dans laquelle ils se trouvent… car c'est là leur seule porte de sortie. Les autres s'arrêteront à l'étape de négociation puis sortirons les armes si cela échoue. En conclusion, un dirigeant avisé sait s'entourer de gens qui n'ont de salut que dans l'indispensable résolution de la problématique dans laquelle il les envoie. » Comme elle marquait un temps d'arrêt pour agrafer les attaches de sa robe, Lastricato en profita pour répliquer. « N'est ce pas là, servir mon propos ? – Si ! » Répliqua-t-elle. « Mais il y a au dessus de ces paramètres d'ordre purement théorique un autre non négligeable. Celui de l'amitié. Cette force étrange qui fait que les premiers vont s'accorder avec les seconds et les seconds travailler de concert avec les premiers. Et cette osmose engendre dès lors un phénomène inattendu. Celui de voir, la réussite d'un objectif, non pas motivée par la facilité d'apprécier ses propres capacité à prouver sa force pour les uns, ou à sauver sa vie pour les autres mais celle de ressentir la satisfaction, Ô combien salvatrice, de résoudre un problème par le plaisir de le surmonter pour l'autre. » Elle s'empara d'un petit sac et se dirigea vers un buffet pour l'ouvrir. « Aussi, en dernier lieu, avant toute chose, assurez vous de toujours œuvrer à donner un sens au lien qui pousse les Hommes à collaborer dans l'établissement d'un objectif commun et vous atteindrez ce qui fait la raison même de toute lutte depuis la nuit des temps : Cheminer ensemble pour surmonter les épreuves communes et établir, d'un même effort, l'accomplissement de ce qui est Juste et Bon. » Elle le regarda et comme il semblait comprendre où elle voulait en venir, d'un hochement de tête, elle le gratifia d'un sourire tendre. « Valentinna, Onofrio, Issyah sont mes amis. Et tout ceci n'a de sens que parce que nous nous battons l'un pour l'autre. » Lastricato croisa les bras pour réfléchir puis il désigna l'étage d'un mouvement bref du menton. « Et lui ? » Elle suivit son regard vers la chambre haute ou dormait encore son amant et murmura d'un ton doux. « Je préfère le laisser en dehors de tout ça. – Sait-il quel est votre véritable travail ? – Non, soupira-t-elle d'un sifflement sensuel. Je me lève et je lui sourit tendrement. Nous déjeunons puis je m'éclipse. Je pars joyeusement à mes affaires en lui souhaitant une bonne journée et je lui revient le soir venu. Je ris, nous parlons du monde et de sa beauté en buvant du vin, je lui récite des poèmes puis nous faisons l'amour et le sommeil nous gagne sans qu'il en vienne à se poser de questions sur la réalité des choses. Que demande un homme sinon une vie douce et paisible ? – Une vie douce et paisible... » Murmura Lastricato en ricanant, tandis qu'il la fixait. Les yeux de l'homme se plissèrent légèrement, dans un amusement certain. « Vous feriez peut-être, tout compte fait, Dulcia, une excellente épouse. » A ces mots elle observa son interlocuteur. Et dans ce miracle qu'exprime parfois la jeunesse en quelques joyeux moment, ses lèvres rondes se fendirent d'un sourire ravissant de légèreté avant que son rire, clair et limpide, n'éclose dans la pièce, d'une joie pleine de vie. Elle riait dans cette insouciance qui pouvait être la sienne, dans cet optimisme incapable de céder au malheur. Et le soleil de ce rire raisonna tandis qu'elle extirpait du buffet un pistolet à silex qu'elle glissa dans sa sacoche avant de sortir de la demeure, pour rejoindre la rue sous bonne escorte. ...une vie douce et paisible.
  3. LA FÊTE DE MANDALA Attention : Cet event est succeptible de contenir des moments violents ou non adaptés à toutes les sensibilités et à tous les âges. C'est par une nuit d'orage terrible que je fis la rencontre de Guéart l'Aurobarien et je ne dois de pouvoir vous narrer l'histoire qui va suivre, qu'à ma main qui épargna la vie de cet homme, au terme d'un combat sanglant pour l'amour d'une femme dont je tairai ici le nom. Alors que je décidai d'épargner ce valeureux adversaire, il me supplia de le ramener blessé à la belle dont il avait, en ce temps là, les faveurs du coeur. Ne pouvant qu'accomplir ce qui était là, somme toute, un devoir de l'honneur dont vous savez votre serviteur épris, je réalisai son souhait. Et c'est ainsi que nous devinrent amis et que je fis la connaissance de ces impératrices d'un autre temps et qui dans l'ombre, tirent les ficelles du monde. Fort des talents qu'elles surent reconnaître chez moi (Ainsi que de quelques charmes auxquels elles furent bien en peine de résister) je fus embarqué dans la plus rocambolesque des aventures, qui devait me mener jusqu'aux contrées sauvages de Mediah. Et c'est là bas, au cœur d'une soirée à l'impiété singulière de ces gens de l'Est, infiltré parmi les convives, que je découvris quel était le sens de la peur. Car, tandis que mes amis s'aventuraient dans cette antre des enfers pour récupérer des documents secrets qui sauveraient le monde de la destruction, je pris conscience de ma crainte de ne plus les revoir et d'être, en tout et pour tout, le dernier rempart qui pourrait les sortir de là sains et sauf. Extrait d'une traduction postérieure du 5eme siècle de l’œuvre emblématique de Matuso Draggi. « Les trames courtisanes » Cette mission va envoyer les agents infiltrer la demeure de Mandala, un riche marchand Medhien suspecté d'avoir des contacts avec Vorang, un pirate recherché par Calphéon. Mais pour mettre la main sur Vorang, la République doit préalablement récupérer les documents relatifs aux contacts cachés de Mandala. D'aucun disent que Mandala garde ses correspondances dans ses appartements. Pour cela, ils leur faut s'inviter dans une des somptueuses fêtes de Mandala. Le marchand abreuve les gens de la région en organisant une vaste reception publique, dans les jardins de la demeure, où tout un chacun peut entrer et boire à volonté. Mais c'est dans la villa que se déroulent les secrets de ces réjouissances. En effet, seuls quelques invités, triés sur le volet, peuvent passer les portes fermement gardées, pour participer à d'étranges rites. D'aucuns disent que Mandala et ses amis, voueraient une étrange vénération à un esprit occulte, succeptible de leur apporter gloire et richesse. En tout cas, Mandala et ses invités cherchent des hôtes, sortes de compagnons d'un soir pour les accompagner jusqu'à la mystérieuse Source de leur rituel. Reste aux aventuriers à parvenir à naviguer dans les eaux troubles de cette débauche, entre les vapeurs d'alcool, les tentations de la chair et les caprices cruels des puissants de ce monde. Qu'ils choisissent de s'infliltrer en tant qu'invités, de se faire engager comme serviteurs ou esclaves ou de se frayer un chemin au fer de leurs armes, bien des dangers les attendront durant cet évènement. L'entrée du domaine Depuis cette route poussiéreuse où sont rangés divers chariots ayant fait le déplacement jusqu'ici, monte une ligne d'escalier irréguliers d'où proviennent les rumeurs de la fête qui bat son plein dans les jardins arides de la demeure. La musique porte son rythme effrénée jusqu'ici ainsi que les cris et les rires des convives. Quelques uns se présentent encore à l'entrée du domaine, passant devant des gardes qui semble observer chaque passant, essayant de déceler les potentiels intrus qui viendraient ici créer des problèmes. La Fête Publique C'est ici que s'amusent la plupart des invités de Mondala, ou du moins ceux qui ne sont pas assez important pour pouvoir entrer dans la demeure. Ici, dans les jardins arides, éclairés de lampions, au son des quelques musiques envoûtantes et dans les odeurs d'alcool et de sueur, s'amasse une foule festive de petits marchands, notables locaux et leurs épouses bien sûr, côtoyant dans les rires ou l'indignation, prostitués et danseuses. Au milieu de ce chaos de sons et de discussions, se faufilent serviteurs et esclaves, sous l’œil vigilent des gardes de villa qui patrouillent aux abords de la fête. Parfois, errent dans la foule des silhouettes portant des capuches noires ainsi qu'un fragment de pierre sombre en pendentif. A chaque fois, un bruissement de discussions s'éveille autours de leur passage, le regard des convives rivées sur ces étranges prêtres silencieux, dans l'attente du moindre signe qui puisse leur indiquer qu'ils ont été choisis pour entrer dans la partie plus privée de la fête. Table des évènements possibles 96-100Vous êtes remarqué par un des étranges prêtres mystiques. 91-95 Un incident attire les gardes des portes ailleurs. C'est peut être le moment d'agir. 81-90 Un invité de marque passe non loin de vous. 71-80 Un groupe de serviteurs se dirige vers une entrée privée pour ramener les cruches vides. 41-70 0Un invité entame une discussion avec vous et semble avoir le désir de vous tenir la jambe toute la soirée. 26-40 Une main baladeuse vient vous signaler quelque appréciation d'un invité pour l'esthétique de votre plastique. 16-25 Quelqu'un vous prend pour un employé de la demeure. 11-15 Un garde vous remarque et vient vous interroger. Il va falloir se montrer persuasif. 6-10 Un invité vous bouscule et exige des excuses. Visiblement amoché, il semble clair que ce dernier cherche quelqu'un sur qui se défouler. 01-05 Une étrange voix vient s'immiscer dans votre esprit et vous invite à suivre ses conseils pour vous immiscer dans la demeure. Rumeurs pouvant être entendues dans la fête publique « Mandala est généreux de nous offrir à bon compte ces festives réjouissances !! » Une invitée joyeuse « Il se passe des choses étranges à l'intérieur. Tu vois ces prêtres, vêtus de noir et portant capuche. Ils sont là pour la cérémonie.. On dit qu'un être sans consistance dort au cœur de cette demeure et qu'il exhausse le vœux de ceux qui lui font offrande. Je ne sais pas pour toi, mais je n'ai aucune envie de traîner la dedans. On est mieux dehors.» Un invité anxieux « Un homme que j'ai croisé tout à l'heure, répétait sans cesse un poème. Je crois que c'était quelque chose comme : Doux ami que la lumière béni. Ne suis pas ici pour t'offrir l'or et la vie ? L'envie et la myrrhe ?… Enfin un truc de ce genre. Je pense que c'était un des poètes de la soirée qui nous concocte un joli spectacle. » Un invité un peu aviné « Tu ferais mieux de rester dans les limites de cette fête. Les gardes n'aiment pas trop que l'on s'éloigne hors des sentiers battus. » Une invité prudente « Salut ! C'est ta première fois ici ?!! Mandala donne régulièrement de somptueuses fêtes ou tout le monde peut en profiter !! Je viens ici chaque mois !! Je travaille dans le textile !! Non ! Pas le tactile ! Le TEEEEXTILE !! Je te ramène un verre ?!! » Un invité parlant à voix forte pour tenter de couvrir les sons de la musique. « Quel corps magnifique tu as ! Tu ferais un magnifique présent pour les invités de marque. Quel dommage que tu n’aie pas d'invitation pour l'autre soirée. » Un invité « Sais tu que cette demeure est celle de Karashu ? Il étudie l'alchimie au bazar de grain de sable. Son neveu, Mandala, ne se prive pas d'en profiter. » Un garde de villa « L'or et l'envie. La myrrhe et la vie. L'or et l'envie. La myrrhe et la vie. Or, envie, myrrhe vie… Allez concentre toi ! » Un homme se parlant à lui même « J'ai hâte de voir le feu d'artifice. Tout le monde aime les feux d'artifice… même les gardes. » Une invitée excitée. L'entrée vers la fête privée Ces deux doubles portes, surveillées par des gardes de la villa mènent à la partie privée de la fête. Seuls les serviteurs et ceux munis d'une invitation peuvent espérer passer ces portes. A moins de trouver à se faire inviter par un convive de marque passant par là, il y a peu de chances que vous puissiez passer la surveillance des gardes en faction. Rumeurs pouvant être entendues à l'entrée de la fête privée « Désolé ! C'est une fête privée de l'autre côté. Vous ne pouvez pas passer sans autorisation… et encore moins avec ces chaussures. » Un garde de villa L'entrée secondaire Cette autre entrée ne semble être utilisée que par les serviteurs, les esclaves et les étranges prêtres encapuchonnés qui errent à l'extérieur. Elle semble tout autant gardée que l'entrée principale menant à la fête privée et trois soldats semblent surveiller qui entre et qui sort de là. Rumeurs pouvant être entendues à l'entrée secondaire « Les esclaves et les employés ont une petite plaquette autour du coup pour qu'on puisse les reconnaître. Si vous n'avez pas de plaquette, vous ne pouvez pas passer. » Un garde de villa La Fête Privée Seuls ceux qui ont une invitation ainsi que les serviteurs entrent dans cette vaste salle, où discutent dans une ambiance plus feutrée, de riches notables et amis de Mondala. Dans cette ambiance, baignant dans les vapeurs d'alcool et d'opium, reposent qui dans les sofas, qui sur quelques coussins disposés au sol, les corps alanguis des convives de marques, accompagnés de quelques belles créatures, prêtes à les servir pour peu qu'elles aient la chance d'accompagner l'un d'entre eux vers la Source. Et chacun, bercé par une musique enivrante, quelques caresses ou discussions, attend d'être appelé vers la Source dont l'accès y menant est gardé par un géant, impassible, tenant à son coté une grande hache effrayante. Seuls quelques serviteurs ou esclaves, se glissent subrepticement et non sans crainte, le long de son flanc, passant de la salle au reste de la demeure. Vanel Prinh Vanel est le second de Mondala. Quoi qu'ayant le statut d'ouvrier sous contrat (ou autant dire d'esclave) sa responsabilité dans la demeure est immense. Et en tant que conseiller personnel de Mandala, c'est lui qui a charge d’occuper les invités de marque en l'absence du maître des lieux et accessoirement de choisir qui se rendra à al Source. De fait, Vanel est considéré comme le second maître des lieux et il a ses entrées dans toutes les pièces de la demeure. Pour autant, ce rôle fait qu'il se trouve trop occupé pour profiter pleinement de la fête. Néanmoins, Vanel peut vous choisir pour l'accompagner à la Source contre un seuil de persuasion à 10 mais gare à ceux qui échouent à l'intéresser car il se peut qu'il s'interroge sur leur présence ici. Mahara Shathryn Antipathique et froide, Mahara ne goûte qu'à la présence de gens susceptibles de faire vibrer son narcissisme démesuré. Aimant luxe et pouvoir, il est dangereux de la considérer comme son égal et cela l'emmène généralement à se débarrasser de l'importun. C'est une femme cruelle qui ne manquera pas de tester votre dévotion à son égard si vous avez le coeur bien accroché. Mahara peut vous choisir pour l'accompagner à la Source contre un seuil de persuasion à 8 mais gare à ceux qui échouent à l'intéresser car c'est vous qui pourriez bien vous retrouver vitime de ses jeux sadiques. Nur Al'Din Nur Al'Din est un valencien, fasciné par la violence. Impulsif, fier et combatif, Nur a été invité à l'occasion par Mandala, car sa famille représente une bonne entrée d'argent pour un puissant marchand comme Mandala. Quoi qu'il ne soit pas intéressé par ces histoires de Source, Nur fait bonne figure, se prêtant au jeu de cette petite fête. Nur semble admirer la force autan que la beauté et il se peut bien qu'il ne vous mette à l'épreuve. Nur peut vous choisir pour l'accompagner à la Source contre un seuil de persuasion à 6 mais gare à ceux qui échouent à l'intéresser car cela pourait bien se faire au détriment de vos dents. Gobür Lükh Gobur est un homme gras qui semble avoir peine a se déplacer de son sofa vers un autre lieu de la pièce. Laid, dégageant une odeur acre qu'il compense par l'abus de parfums hors de prix, il n'est pas le genre d'homme auprès de qui on aime passer une soirée galante mais il compense ce fait par une fortune qui lui permet d'être constamment entouré des plus belles filles d'Altinova. La plupart des gens vous déconseilleraient vivement d'aller vers Gobür et la façon dont cet œil porcin peut vous dévisager ne leur donne pas tord, laissant percer tous les vices de cet homme abject. Gobür peut vous choisir pour l'accompagner à la Source contre un seuil de persuasion à 3 mais, étant toujours bien entouré, il n'est pas dit qu'il n'en choisisse pas un ou une autre que vous au dernier moment. Jebar le rutilant Jebar est toujours occupé dans quelques transactions marchandes, même pendant les fêtes et rien ne l'intéresse plus que de concocter de nouveaux contrat lui permettant de s'enrichir. Et cette soirée ne déroge pas à la règle. Et a moins que vous ne soyez en mesure d'aider Jebar dans ses manœuvres commerciale, il y a peu de chance qu'il s'intéresse à vous les sujets autre que l'argent n'étant nullement sa priorité. Jebar peut vous choisir pour l'accompagner à la Source contre un seuil d'observation commerciale à 6. Dans le cas contraire, votre beauté ou vos divers talents, ne l'intéresseront pas. Shahiren Shathryn Shahiren est la fille de Mahara Shathryn. Plus douce que sa mère, elle est ici pour la première fois et ressemble à un petit chat perdu au milieu de ces riches notables. Timide, d'un naturel toujours angoissé, Shahiren ne devrait pas être difficile à apprivoiser. Shairen peut vous choisir pour l'accompagner à la Source contre un seuil de persuasion à 4 mais même si elle vous choisi, il y a deux chances sur six, qu'elle ne se désiste au dernier moment, refusant d'aller à la Source. Ce qui ne manquerait pas de provoquer irrémédiablement la colère de sa mère… et devinez qui on accusera ? Rumeurs pouvant être entendues dans la fête privée « Mandala a reçu récemment un stock de soie de la plus belle qualité et des armes Calphéennes. J'ignore où il se fournit mais il a assurément de nombreux contacts. Si ces produits t'intéressent tu devrait aller le voir » Jebar le rutilant « Le géant là bas ne te laissera pas passer vers le reste de la demeure , à moins que tu n'ais rendez vous avec Mandala. Fais comme nous… attends qu'ils viennent nous appeler pour la Source. Avec un peu de chance tu seras choisis. Sauf bien sur si tu accompagnes des gens comme Mahara, Vanel, Jebar, ce porc de Gobür, Nur ou Shahiren. Eux sont toujours parmi les choisis. » Un convive de marque un peu frustré. « J'espère que Shairen ne me décevra pas. Regarde là, incapable de se trouver un hôte acceptable. Elle erre comme un âme en peine parmi les convives . Elle tient trop de son père, un lâche impuissant et à peine digne de porter le nom d'homme. Veille à ce qu'elle ait trouvé d'ici à ce qu'on nous appelle à la Source. Je ne tiens pas à vexer l'occulte. » Mahara « J'attends Mandala mais on m'a dit qu'il était en affaire. Si tu veux des informations va voir Vanel, là bas. C'est le conseiller de Mandala et l'homme qui a toutes les clefs de la demeure. Si tu veux plaire à Mandala, commence par courtiser Vanel. » Un convive de marque « Regardez moi cette danseuse ! On dirait un pain de sucre que je me ferais fort de dévorer » Gobür L'antichambre Cette pièce trônant au pied des escaliers est l'entrée par laquelle circulent les serviteurs. Des portes fermées semblent mener aux appartements privés de Mandala d'un coté et vers une sortie de l'autre. Cette pièce baignée par les fumerolles d'encens et la lumière faible de quelques lampes à huile est vide la plupart du temps et dans son silence raisonne les échos de la fête qui bat son plein tout autour. Mais son calme apparent n'est pas sans danger et quelque chose vous dit de rester sur vos gardes. La salle des serviteurs Cette pièce bat son plein et raisonne de serviteurs et d'esclaves attelés à leurs tâches, dans une cohue ou chacun se bouscule. C'est ici que les employés de la demeure viennent souffler, au milieu des odeurs parfumées des jarres de vin épicé et de celle des mets raffiné que l'on prépare pour les convives. Bateleurs, prostituées, esclaves et cuisiniers se côtoient ici, si bien qu'il est aisé de s'y réfugier dans l'anonymat. Le seul bémol à cela est qu'a flâner par ici, on risque toujours de se voir confier une tâche. Table des évènements possibles 96-100 Un responsable de service vient vous trouver pour une mission délicate. Il vous faut aller trouver Vanel, le second de Mandala afin qu'il vous ouvre les appartement du marchand pour aller préparer le lit de ce dernier avant qu'il n'y finisse la soirée en charmante compagnie. 91-95 La salle de la Source doit être lavée et impeccable avant que ne commence la cérémonie. On vous confie un sceau et un linge pour vous assurer d'y effectuer les dernières taches avant que les invités de marque ne s'y rendent. 86-90 Vous devez probablement être un danseur. Il n'y a rien a manger pour vous ici, vous crie-t-on mais les invités de marque attendent votre spectacle. Il est temps d'y aller ! 71-85 On vous confie un plateau et l'on vous demande d'aller servir du vin aux invités de marque. Faites vous discret et ne les regardez pas dans les yeux et ne leur adressez pas la parole. 41-70 Un serviteur se met à vous parler de ses problèmes de tous les jours. Ce n'est pas très intéressant a moins de vouloir écrire un ouvrage sur la vie des gens de service au 3ème siècle. 31-40 Un cuisinier approche vous prenant pour l'un des leur et vous demande dans l'urgence de préparer une sauce. Espérons que vous savez cuisiner... 21-30 On vous demande d'aller porter une jarre de vin pour les invités à l'extérieur et de les servir. Retour à la case départ. 16-20 Vous vous trouvez soudainement sur la route d'un porteur de plats. Évitez-le ou vous risquez d'avoir des problèmes ! 06-15 Un responsable des gardes passe par là pour réclamer de quoi se divertir un peu. Et devinez qui il regarde… 01-05 Un employé suspicieux semble se demander ce que vous faites là et commence a poser des questions sur vous. Rumeurs pouvant être entendues dans la salle des serviteurs. « Désolée, je… je n'ai pas le temps. » Un esclave pressée « Ne regardez pas les invités de marque dans les yeux ! Ne leur adressez pas la parole ! Et faites toujours ce qu'ils demandent. A moins que vous ne teniez à finir en pâture pour les centaures » Un maître de service « Un bon conseil, reste loin de cette maudite source. Il se passe des choses étranges là bas et lorsque la nuit est avancée on entend d'étranges cris durant leur cérémonie. Surtout si un invité de marque te demande de devenir son hôte, dis non ! Ou sauves toi aussi loin que tu peux! » Une prostituée à voix basse. « Mandala est tellement occupé qu'il n'a pas le temps de se choisir une hôte. Il le fait toujours à la dernière minute. Ensuite, la plupart du temps, il termine la nuit avec elle, dans ses appartements… la plupart du temps… car des fois, elle disparaît et nul ne la revoit. » Un serviteurs « Vivement que cette fête ce termine… c'est si épuisant…. » Une servante « J'ai vu Mandala à la Source. Il s'y est retiré avec un de ses invités. Tu ne devrais pas aller le déranger. » Un serviteur Le couloir Cet endroit inquiétant est baigné dans la pénombre et la silhouettes d'hommes encapuchonnés traîne dans cette partie de la demeure dans l'attente de la cérémonie de la Source. Le silence des lieux n'est brisé que par les pas de serviteurs de passage qui ne s'attardent guère ici. La Source Cette pièce, enveloppée dans les fumées des encensoir pendant depuis le plafond est agrémentée d'un grand bassin central aux eaux miroitantes. Des coussins, tapis et sofa agrémentent cet endroit d'une manière inquiétante et quelques symboles ésotériques sont dessinés sur ses murs. Dépourvue de lumière, sa seule source d’éclairage provient d'un coffret trônant sur un petit autel renfermant visiblement une source lumineuse au miroitement mouvants qui percent par les interstices. Sitôt que vous approchez de ce coffret, quelque chose semble vous appeler et vous inviter à l'ouvrir. Vous êtes en présence de la Source et qui sait qu'elle étrange cérémonie s'apprête à se dérouler ici. Les appartements de Mandala Cette vaste suite, d'un seul tenant, comporte un bureau, un grand lit et tout le confort nécessaire à un marchand de l'envergure de Mandala. Eclairée par des dizaines de lampes à huile, il se dégage ici une douce odeur de parfum depuis les draps encore défaits du couchage. Une cruche de vin trône sur une table, non loin de ce dernier, servant sans doute à Mandala à s'abreuver avant de faire quelques affaires avec ceux ou celles qu'il ramène ici. C'est probablement dans cette pièce que se trouvent les informations relatives aux contacts de Mandala. Hélas ses portes sont fermées et a moins d'avoir la clef capables de les ouvrir ou de les crocheter, peu de chance de pénétrer par ici. A moins que la porte arrière ne soit une solution plus facile.
  4. Rétrospective d'une vie
  5. MISSION RÉUSSIE Les agents de la République ont réussi à pénétrer dans l'entrepôt de Barri et à identifier les marchandises incriminées ainsi que l'employé les ayant introduites. Ce dernier, Niccolo, à été éliminé par la traqueuse engagée par Calphéon. Les caisses de contrebande sont destinées à être expédiées en un lieu noté CL-EVE, dans le territoire de Mediah que les agents ont désigné comme la Cloche de l'Eveil. Néanmoins, s'ils savent vers où se rendent les caisses, ils ont également appris que Niccolo les a fait entrer par le biais de ses connexions avec la Arpia, une chef de cartel des bas fonds. Deux options s'offrent désormais aux agents : Tenter de suivre le cheminement des caisses de contrebande pour trouver leur acheteur medhien et tenter d'infiltrer sa demeure pour en apprendre plus sur ses connexions avec Vorang. Où ils peuvent tenter de remonter leur provenance ce qui les amènerait à se confronter à la Arpia afin de découvrir ce qu'elle sait sur Vorang. Étant réticents à engager une confrontation directe avec la Arpia, le groupe à choisi d'opter pour la solution medhienne, certes plus longue et les propulsant hors de la juridiction de Calphéon mais moins dangereuse. Leur objectif désormais : Organiser une opération armée pour détruire les stocks de marchandises de contrebande, afin d'affaiblir les sources financières de Vorang et infiltrer la demeure du marchand médhien pour trouver des informations sur le lieu où se terre le pirate. L'argent étant le nerf de la guerre, Calphéon à déjà secrètement engagé pour eux des négociations avec quelques artisans parmi les plus talentueux, pour fournir à l'équipe le matériel capable de réaliser leurs objectifs. Mais rien n'est de trop pour répandre la liberté et la paix dans le monde, n'est ce pas ? (Attention, cette dernière phrase doit être considérée avec un esprit critique, ce qui est somme toute le sens des trames courtisanes. ) PS : Mille mercis à Keharqta (Shah sur le forum) pour ses cours de code afin de me permettre de faire de jolies mises en pages sur le forum et pour la patience dont il fait preuve.
  6. Dans la journée du 29 du mois de Sceau, un contingent armé de la maison Di Castelli aurait quitté le quartier noble pour escorter un mystérieux chariot renforcé. Le chariot se serait arrêté non loin d'un dépôt extérieur à la ville pour opérer une transaction, des chargement de caisses visiblement, déposées à bord du chariot. Selon un témoin, quoi que son assertion ne soit pas vérifiable, l'une des caisses comportait de l'or. Le transfert aurait été supervisé par des hommes de Trina avant que le contingent d'hommes de main, ne reprenne son cheminement sur la route menant vers Serendia, avec le convoi. Aucun enregistrement ne semble avoir été notifié dans les registres de Delphe, concernant le passage du chariot. Le même jour, Calphéon proposait la réévaluation de l'incato d'un des moulins de Blé Nord, baissant les carats de rendement du dit moulin et effectuant par la même occasion un réajustement minime, par la baisse de ses obligations. Les pertes de ces obligations se chiffreraient à quatre million de pièces d'argent, un trou insignifiant dans le trésor de la République. Certains murmurent que la main de la jeune intellectuelle, Dulcia da Monti, se cacherait derrière ce montage financier. Peu importe ! De toute façon, le peuple n'y entend rien en économie...
  7. Dans la nuit de vendredi à Samedi, entre le 23 et 24 du mois de sceau, un incident s'est produit non loin de la porte Sud de la rue des Marchands. Les hommes de Trina sont intervenus pour un départ d'incendie, près des chariots de transports rangés dans l'enceinte d'un entrepôt appartenant à un certain Barri. Tout laisserait à penser que le feu est dû à une négligence, une lampe à sourdine ayant été laissée près d'un tas de foin. Fort heureusement, les réactions ont été assez rapide pour maitriser le feu. Deux personnes ont été arrêtées par la garde, dans les rues attenantes : Une jeune prostituée du nom de Rose qui avait un comportement suspect et un valencien du nom de Keharqta Orobarian qui tentait de prendre la défense de la jeune femme plaquée au sol. L'homme, proche de notables de la ville à été relâché dans la nuit et il semblerait que sa présence non loin de la scène ne soit que le fait du hasard. La jeune prostitué à reconnue, quant à elle, avoir été en lien avec l'un des employés logeant à l'entrepôt et pourrait bien être, avec son client imprudent, dans quelques moments d'égarements, à l'origine du départ de feu involontaire. N'appartenant pas aux registres des prostitués de la ville et coupable donc de prostitution non déclarée, elle encourt à un fort châtiment financier de 100 000 pièces d'argent. Si elle était dans l'incapacité de payer, la ligue de Xian pourrait alors racheter sa dette afin de la faire passer sous contrat d'ouvrier, offrant à la guilde le droit de la revendre, soit pour des travaux aux champs, soit à quelques aventuriers ayant besoin de fabriquer des meubles (Système inique que condamne bien sur une partie des intellectuels progressistes de Calphéon). Elle est toujours maintenue dans les geôles de Trina, en attendant que la garde finisse d'interroger les employés de l'entrepôt, afin de trouver le compagnon incriminé... mais quelques doutes se portent sur l'un d'entre eux, un certain Niccolo, l'employé ayant disparu dans la nuit peu après l'incident et ne s'étant pas présenté le lendemain matin au travail.
  8. Documents trouvés dans l'entrepot
  9. Détails concernant l'entrepôt de Barri : L'entrepôt se trouve dans le quartier de la rue des marchands, près de l'entrée de la ville. Constitué d'un bâtiment principal et longé sur deux cotés par un jardin privatif, il est coincé entre deux murailles de défenses de la ville. On lui connait quatre entrées et il est séparé entre l'entrepôt de stockage et une boutique dans laquelle les clients viennent traiter avec Barri ou directement acheter quelques produits présentés. Régi selon les règles de commerce de la compagnie commerciale de Xian, il obéit au dictat de la ligue marchande en reversant une partie de ses bénéfices en échange de sa protection et de l'ouverture de ses marchés. L'entrepôt Barri entasse en effet en son sein des produits fabriqués dans Calphéon et ses alentours avant de les redistribuer pour en inonder le continent et plus particulièrement certains marchés de Serendia et de Balenos, voire de Mediah à de plus rares occasions.
  10. "Notre constitution politique n'a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins. Loin d'imiter les autres, nous donnons l'exemple à suivre. Du fait que l'État, chez nous, est administré dans l'intérêt de la masse et non d'une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l'égalité est assurée à tous par les lois ; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle ; enfin nul n'est gêné par la pauvreté et par l'obscurité de sa condition sociale, s'il peut rendre des services à la cité. La liberté est notre règle dans le gouvernement de la république et dans nos relations quotidiennes la suspicion n'a aucune place ; nous ne nous irritons pas contre le voisin, s'il agit à sa tête ; enfin nous n'usons pas de ces humiliations qui, pour n'entraîner aucune perte matérielle, n'en sont pas moins douloureuses par le spectacle qu'elles donnent. La contrainte n'intervient pas dans nos relations particulières ; une crainte salutaire nous retient de transgresser les lois de la république ; nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois et, parmi celles-ci, surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n'étant pas codifiées, impriment à celui qui les viole un mépris universel" Périclès Sur ces mots... bienvenue !
  11. Extrait d'un probable document fourni par Dulcia Da Monti et les services de la République aux mercenaires engagés dans l'affaire de l'entrepôt de Barri. Calphéon, IIIeme siècle
  12. Chapitre 1 - L'ENTREPOT DE BARRI Je continue ici les lignes qui tentent de retracer aussi fidèlement que possible la guerre ouverte entre Vorang et Calphéon, afin de rendre compte,le plus objectivement possible, des événements qui conduisirent à la grande bataille que je vais vous conter. Au début du mois de Sceau, je fut a nouveau impliqué dans une discussion entre partisans de l'hégémonie Républicaine, lors d'un dîner chez le seigneur Cavalieri. Quel ne fut pas ma surprise d'entendre, entre deux plats, parler du pirate pour qui le destin, quelques temps plus tôt, m'avait emmener à assister aux premiers affrontements de ma vie. Et quel ne fut pas mon bouleversement d'entendre que l'homme, malgré son revers subit contre les forces Cortesi et la perte de son navire, continuait à agir dans la région. Innocemment, je demandai comment un tel homme parvenait à poursuivre ses activités sans en être saisi et l'on me certifia sans détour, qu'il le pouvait grâce à la complicité de quelques marchands de par le monde. Comme on me donnait le nom de trois d'entre eux, parmi les plus connus, je compris avec effroi que l'un cité, un riche propriétaire calphéen, mort peu de temps avant, dans l'incendie de sa demeure, n'avait pas été victime d'un accident. En toute honnêteté, je dois reconnaître que les circonstances tragiques de sa disparition et l'absence d'enquête à l'époque, avait éveillé quelques soupçons mais je m'étais bien gardé d'en faire part, prenant cela pour, au pire, un règlement de compte entre riches, tout au mieux un désintérêt de la République. Mais devant le sourire de mon voisin de table, je compris enfin que dans l'ombre des salons feutrés de la République, la guerre se poursuivait inlassablement contre les ennemis de Calphéon. Humaniste que j'étais, je pensais encore naïvement à l'époque que l'établissement d'une économie au-delà des frontières, les promesses d'un monde ouvert, l'émergence d'une pensée libérale et rationnelle, préfigurait une ère de paix et d'abondance, sans me rendre compte que l'ancien monde s'effondrait en vérité dans une guerre aux racines profondes. Là, sous la surface idéalisée de cette République qui promettait à tous l'espoir d'un monde libre s'entrechoquaient les piliers de la violence, des complots et de la vengeance. Intellectuels, poètes, philosophes, gens de sciences, courtisanes au cœur rieur et heureux, tous ceux que je voyais comme les héritiers sages d'une nouvelle ère, jusqu'à moi même, étions en vérité l'armée d'un monde en marche qui avait pour ambition d'éradiquer les derniers enfants de l'obscurantisme. Et c'est ainsi, par une curiosité naïve, que je fus plongé au coeur de la réalité pour laquelle j'avais été préparé sans le savoir, afin de devenir le témoin de l'émergence de ce monde nouveau, de ses défaites et de ses conquêtes… de devenir moi même, un agent de la République. Le poète et chroniqueur, Matuso Draggi lors de son séjour parmi les courtisanes de Calphéon La compagnie commerciale de Xian en est persuadée. Des marchandises suspectées provenir des pillages de Vorang sont en transit par des entrepôts de la capitale, rattachés à la ligue. De là, elles sont ensuite rachetés permettant de les faire pénétrer dans le circuit légal du marché. Vicento Lastricato, pense que certaines d'entre elles pourraient se trouver stockées dans les caisses d'un entrepôt de sa connaissance. Si les agents de la République parvenaient à les identifier, ils pourraient les tracer pour savoir vers quel dépôt elles se dirigent une fois sorties de Calphéon. De là, il serait ensuite possible d'envoyer rapidement une escouade détruire l'un des points de réception de ce commerce afin d'amenuiser les apports financiers de Vorang. Mais un autre sujet inquiète Lastricato. Selon lui, l'entrée de ces marchandises au sein de la ligue de Xian n'a pu se faire qu'avec la complicité d'un des employés de la compagnie commerciale. Probablement lié à l'entrepôt qui abrite pour l'instant les marchandises, il pense que les agents devraient localiser cet individu afin de remonter à d'éventuels commanditaires de son entreprise et peut être localiser l'un des donneurs d'ordre de Vorang. Afin de ne pas inquiéter la compagnie de Xian, les agents devront se montrer discret dans leur enquête de l'entrepôt afin de ne pas éclabousser la ligue. Le doigté d'agents délicats et aptes a recueillir des informations via enquêtes et contacts est privilégié par Lastricato avant toute intervention militaire. Vicente aura également fait comprendre que, si d'aventure, l'employé incriminé pouvait disparaître sans laisser de traces, cela arrangerait bien tout le monde. PNJ : Armand Barri : Le gérant de l'entrepôt. C'est lui qui est responsable des entrées et sortie des marchandises et qui tire bénéfice de leur revente pour le compte de la compagnie commerciale de Xian, à laquelle il est rattaché. Celle-ci, il y a deux ans, ne lui a pas vraiment laissé le choix, le contraignant à intégrer ses rangs afin de ponctionner une part de ses bénéfices pour lui éviter d'être mis en faillite par le rachat forcé de ses biens. Armand depuis joue le jeu de la compagnie, les lourdes redevance qu'il paye étant néanmoins largement compensées par l'ouverture de nouveau marchés, notamment celui tout nouveau de Heidel, où l'homme écoule une partie de ses marchandises avec le soutient de la ligue. Nora Grivoisi : Cette femme de 33 ans, plutôt réservée, est la gérante des entrées et sorties de convois. C'est elle qui à la charge de préparer les chariots et les équipages en charge de l'acheminement des marchandises. Mère de trois enfants, Nora rentre relativement tôt de l'entrepôt pour rejoindre sa famille dans le quartier des ateliers, son époux travaillant dans les forges de la ville. Niccolio : Cet homme, ouvrier au sein de l'entrepôt, s'occupe du rangement des caisses et de leur stockage avant qu'elle ne soit vendues. Considéré comme très amical et moins idiot que la plupart des gens, il n'hésite pas a faire quelques blagues (quoi que trop souvent graveleuses) pour faire rire les autres employé, ce qui lui vaut d'être très apprécié par ses compagnons de travail, à l'exception de Nora, moins encline a supporter les histoires concupiscentes des femmes de Calphéon. Romano : Cet homme, ouvrier au sein de l'entrepôt, s'occupe du rangement des caisses et de leur stockage avant qu'elle ne soit vendues. Taciturne, et peu bavard, sa discrétion serait une façon de cacher sa faible éducation, ne sachant pas même lire ou écrire. Il se contente de faire son travail correctement quoi qu'il puisse lui arriver de sourire aux pitreries de Niccolio. Le soir, on le retrouve souvent dans les tavernes qui bordent les quais de la rue du Marché, a dépenser son salaire dans du mauvais alcool ou à la perdre dans quelques jeux de dés.. La Désirey : La Désirey est une courtisane que les joueurs peuvent utiliser une fois durant la partie, soit pour détourner l'attention d'un homme pendant une durée indéterminée, soit pour s'inviter dans une demeure afin de leur ouvrir la porte, soit pour leur fournir une fiole de poison dont elle a le secret. On dit qu'elle est si belle qu'elle se trouve capable d'ensorceler ses amants et que ceux ci peuvent expirer et mourir d'amour dans la rue, juste en fredonnant son nom.
  13. La mission est une réussite : Issyah, Nathavis, Syrelle, Zhines, Keharqta, Dulcia et Valentinna gagnent 2 points pour l'enquête et pour avoir vaincu l'esprit occulte sans céder aux tentations de puissance. Keharqta, Zhines, Valentinna et Dulcia, gagnent 1 point supplémentaire pour leur périple jusqu'à Tarif afin de ramener les pots aux autorités de la ville. De plus, Zhines, Issiah et Syrelle, recevront un messager de Calphéon leur apportant une reconnaissance de dette à retirer dans une banque, pour une somme permettant de vivre confortablement pour un mois en paiement de leurs services. Dulcia, Valentinna et Keharqta, gagnent une dette de Di Bardi envers eux. ils peuvent à tout moment voir le ministre pour leur demander quelque chose dans le cadre d'un de leur event personnel ou d'un des events des trames courtisanes. A savoir que cette dette est unique pour les trois personnages. L'un d'eux peut doubler les autres en allant voir le ministre en premier pour recevoir un service pour ses propres besoins ou ils peuvent se concerter entre eux pour définir, le moment venu, ce qui leur sera le plus profitable. [PS : Les esprits occultes rentrent désormais dans les règles des trames courtisanes. Un personnage peut tenter dans le cadre de ces trames de chercher un de ces esprits pour se lier à eux. Il gagne un PV supplémentaire et un bonus allant de +1 à +3 selon le degré d'éveil de l'esprit, sur toutes ses compétences. Mais il gagne également beaucoup d'ennuis.] Merci à vous pour avoir illuminé de votre qualité d'interprétation et la richesse de vos personnages, cet Event. Vous faire jouer et suivre vos histoires est toujours une réelle expérience de RP.