Dulcia

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  1. REJET DE LA LOI CARDALI La loi Cardali à été rejeté lors de la conclusion d'une bataille politique qui aura mobilisé progressistes et conservateurs durant près de deux mois. Les marchands de blé qui approvisionnent les bas fonds en accord avec les modalités du blocus pourront continuer à imposer leur propres marges de profit sans intervention de l'Etat. Cet échec de la loi confirme un peu plus, si besoin était, l'avènement d'un pouvoir financier, capable désormais de tenir tête à l'état et la défense par les progressistes de l'idée d'un grand marché unique, seul à même de constituer un contre pouvoir suffisent pour empêcher le retour d'un totalitarisme conservateur, à travers la monarchie. Ainsi les forces financières deviennent les premières garantes de la pérennité de l'idéal Républicain laissent entrevoir les prémices d'un concept en devenir : Le Capitalisme.et son inextricable lien avec la démocratie. TAUX FINAL DE RÉUSSITE DE LA LOI : 05 % [De 1 à 5, réussite de la loi / de 6 à 100 échec de la loi] RÉSULTAT FINAL SUR D100 : 84 CONSÉQUENCES POLITIQUES LIEES A L'EVENT : Les troubles relatifs au bandes conservatrices n'affecteront pas les progressistes, ces bandes n'étant pas parvenues à constituer une mobilisation suffisante. Les progressistes ont forgé les prémices d'une alliances de plusieurs familles laissant présager des projets communs et une base constitutive à leur réalisation. Une courtisane du nom de Nereis est toujours recherchée ainsi qu'une jeune femme du nom de Florence (les autorités n'excluent pas qu'ils s'agisse d'une seule et même personne). Elles sont accusées d'enlèvement, de complot contre la République et l'Etat, d'atteinte aux institutions et de profanation du caractère sacré de la République et de ses représebants. Tout individu ayant des informations sur l'une ou l'autre de ces femmes peuvent se présenter à Trina afin d'en informer l'Etat. (Possibles évenements libres) Robertio Luccini et sa famille, arrêtés dans le cadre de la recherche de la dite Florence, ont été relâché, rien n'indiquant qu'il aient eu connaissance des projets de celle qu'ils hébergeaient. Une jeune servante est toujours dans les geôles de Trina ayant avoué sa collusion avec les dites Florence et Nereis. Elle a été condamné à mort par garrotage et attend sa sentence. (Possibilité de demander un évenement pour ceux qui voudraient la libérer) Une des célèbres statues de l'Artiste Dino Di mare, originellement présente sur le sol Serendien, semble avoir déménagé à Calphéon et elle orne désormais la demeure du ministre Azzuro Verra Ce même Azzuro Verra, n'ayant pas soutenu le camps conservateurs, semble avoir perdu l'immunité dont il jouissait jusque là. Un prêtre du nom de Paulo Guilo semble avoir lancé une enquête sur les moeurs contestables d'Azzuro, mettant le ministre sous pression. L'enquête, si elle devait aboutir pourrait arriver à la mise au banc du ministre et à sa condamnation pour dépravation. (Possibilité de demander un évenement pour ceux qui voudraient aider Azzuro) Dans les bas fond, les hommes de Luolo Grebbe recherchant un homme se faisant appeler la barrique et une forte somme semble avoir été placée sur la tête de cet homme, par certains Cartels des bas fonds, promettant richesse a celui qui leur ramènera l'individu recherché et sa compagne. Il est décrit comme portant un chapeau à larges bords plats et accompagné d'une valencienne au corps souple. (Possibilité pour des joueurs de trouver ce PJ et de le ramener de force dans les bas fonds ) Lors de la soirée de liesse qui a suivit le rejet de la loi, un homme a été poignardé dans les rues du quartier noble et semble avoir trouvé refuge dans l'un des familles nobles. nul ne sait encore qui est cet homme et qui étaient ses agresseurs.... à suivre... [HRP : Je passe donc le relais du prochain event à Valentinna]
  2. La rumeur court que Calphéon aurait demandé auprès des autorités de Heidel, et en vertu de l'autorité de la République sur toutes les affaires commerciales serendiennes, concédé lors des accords de reddition de Domongard, le transfert du prisonnier Charles Keziah vers Calphéon, pour des questions de règlement de dettes à l'égard de la République. Pour l'heure, il se dit que les autorités serendiennes feraient trainer la demande provoquant une fois de plus la colère de Calphéon contre les activités opaques de son chambellan. Certains murmurent même que la République, à bout de patience, serait sur le point de modifier les lois commerciales sérendiennes pour couper tous les approvisionnements en biens de la capitale et provoquer la faillite des commerces de Heidel afin de les racheter à bas prix pour le compte de la ligue et punir ainsi la cité de ses liens troubles avec les cercles nationalistes et revanchard. D'autre vont jusqu'à mettre en garde contre la possibilité que Calphéon envahisse le territoire de Heidel avec ses troupes, l'armée serendienne ayant été démantelée, pour déposséder Jordin et placer la cité sous tutelle militaire de la République. Ces on-dit ne restent bien sûr que des rumeurs et jusqu'à présent, la République semble plutôt s'être montré assez patiente envers les plans de Jordin et des quelques nationalistes qui œuvrent dans l'intérêt du chambellan, pour ne pas en arriver à de telles extrémités. La plus part des gens sensés considèrent donc qu'il y ait peu de chance que Calphéon se laisse aller à de telles rétorsions à l'égard des provocations toujours plus nombreuses de son voisin revanchard et considèrent ces rumeurs comme peu probables. Mais certains à l'instar de Cliff, héro de la guerre contre Calphéon, appellent à ne pas trop pousser la chance. Quoi qu'il en soit, ces murmures traduisent au tout du moins un nouvel épisode d'agacement de certains milieux au sein de la République contre le nationaliste Charles Keziah et ses provocations incessantes et il se pourrait bien que la République ait cette fois l'intention de détruire une bonne fois pour toute cet agitateur et abatte prochainement sur le boucher la manifestation de sa colère.
  3. "Notre constitution politique n'a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins. Loin d'imiter les autres, nous donnons l'exemple à suivre. Du fait que l'État, chez nous, est administré dans l'intérêt de la masse et non d'une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l'égalité est assurée à tous par les lois mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle. Enfin nul n'est gêné par la pauvreté et par l'obscurité de sa condition sociale, s'il peut rendre des services à la cité. La liberté est notre règle dans le gouvernement de la république et dans nos relations quotidiennes la suspicion n'a aucune place. Nous ne nous irritons pas contre le voisin, s'il agit à sa tête. Enfin nous n'usons pas de ces humiliations qui, pour n'entraîner aucune perte matérielle, n'en sont pas moins douloureuses par le spectacle qu'elles donnent. La contrainte n'intervient pas dans nos relations particulières et une crainte salutaire nous retient de transgresser les lois de la république. Nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois et, parmi celles-ci, surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n'étant pas codifiées, impriment à celui qui les viole un mépris universel" Péricles Dans la soirée du 16 du mois du Gobelin, 287, une fumée noire s'est élevée depuis le dôme du parlement tandis que les cloches de la Cathédrale de Calphéon résonnaient dans la ville. Devant la défection de quelques ministres rendant précaire la majorité conservatrice au parlement et devant la pression de l'opinion publique, La loi Cardali a été rejetée. Nombreux sont ceux qui acclament le ministre, Antonio Di Bardi, chef de files des opposants à la loi et grand architecte de cette victoire politique des progressistes. Il est temps désormais d'enterrer les derniers jours de débat et de se regrouper, progressistes et conservateurs, derrière la défense des intérêts Calphéens... jusqu'à la prochaine loi. Car au delà de l'âpreté des débats, la République a prouvé, l'espace d'un mois, qu'elle était en mesure de s'impliquer politiquement et, dans un monde trop souvent occupé par les divertissements simples ou la recherche d'héroïsme, de montrer qu'elle pouvait parvenir à ramener au débat intellectuel, des gens qui s'en sentaient exclus ou se croyant trop peu savant pour s'en mêler. Et c'est peut être là, l'utilité de la République, bien au dessus de toutes les considérations institutionnelles. Dans ce qu'elle permet de possibilité pour des gens aux ambitions et aux compétences disparates, de se réunir autour des grands sujets qui détermine un destin plus grand qu'eux-même et, dans l'union ou dans l'affrontement, enfin se constituer comme nation.
  4. Les jours de vote qui émaillent depuis sa création récente, la vie de la République, sont toujours des jours de fêtes. Chacun garde en tête le temps où les lois étaient proclamées par la décision d'un seul, sortant du silence pour percuter la vie des habitants de la cité qui les recevaient avec bienveillance ou avec colère, en fonction qu'ils s'en trouvaient ou non impactés. Mais depuis que ces lois sont devenues l'instrument de la volonté commune du peuple calphéen -quoi que beaucoup n'aient qu'une vague conception de ce que cela voulait bien signifier en pratique- on a pris l'habitude de se prêter au jeu de commenter la politique ce qui, somme toute, donnait matière à discussion dans des vies trop souvent contraintes à la routine du quotidien. Aussi, depuis le matin du 16 du mois du Gobelin, une foule semble s'être pressée sur le parvis du Parlement dans l'attente des résultats du vote de la loi Cardali. Les portes du quartier noble ont exceptionnellement été ouverte à la foule, quoi qu'en vérité, bon nombre de ceux qui sont là aient dû préalablement s’acquitter de recevoir un papier des autorités locales, et les nobles croisent avec étonnement dans les pavés d'ordinaires calme de leur quartier, cette autre société, familles entières trainant leurs bambins, commerçants ou simples voyageurs, tous désireux d'entendre les premiers la conclusions des tensions qui ont émaillées la ville depuis plusieurs jours. Un important dispositif militaire encadre le parvis, Trina craignant que des éléments perturbateurs aient pu de faufiler dans la foule, afin d'éviter des débordements entre partisans et opposants à la loi. Et la ville attend comme figée, de connaitre les tenants et les aboutissants de ses longs jours de débats, les yeux rivés sur les dômes du parlement, dépassant des toits de la ville. Car selon l'usage emprunté d'une tradition que tous ont oublié, les cloches de la grande cathédrale sonneront à la volée lors des résultats du vote et une fumée s'élèvera du parlement pour annoncer à toute la cité les résultats du vote : Blanche si la loi est acceptée. Noire si elle est rejetée. Quand à comprendre ce que contient la loi.........
  5. AVANCEMENT DE LA LOI Dans la matinée du 15, l'arrivée des Greywolf au sein du parlement fut accueilli par force d'applaudissements parmi les rangs progressistes tandis que plusieurs ministres conservateurs s'étaient levés pour brandir des feuillets d'imposition et de taxes afin de protester contre "l'évasion fiscale" des nobles calphéens, installés à serendia et le manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Les rumeurs des pupitres que l'on martèle accueillirent la proclamation de Tristan dans le cri de ralliement prononcé la veille par Artemis Vanestra et les "non" se confondirent avec les protestations des conservateurs, quoi que nuls ne fut surpris de voir une famille liée à des activités bancaires prendre position du coté du pouvoir des marchands auquel était liée une grande partie de leurs actifs. On laissa néanmoins parler la jeune Luaine, dans un silence relativement courtois -Bon nombre de ministre des deux bords avaient des enfants et s'en trouvaient inconsciemment touchés de voir cette jeune fille de treize ans plaider pour sa cause- et Cardali lui même, pareil à un professeur complaisant, vint expliquer à la jeune Luaine son point de vue sur la loi. Et tandis qu'avec bienveillance, il argumentait pour expliquer à sa manière comment sa loi était bonne pour les gentils gens qui mourraient de faim, car les méchants marchands de blé voulaient gagner plus d'argent que sauver les petits enfants et qu'il était du devoir des adorables conservateurs de permettre aux mamans d'avoir "miam-miam" pour leur bambin, un ministre -On ne sait si il était conservateur ou progressiste- lança depuis les bancs : "Vous ferriez mieux de lui enseigner comment certains au sein du conseil, financent les activités de Luolo Grebe !" Et la violence de cette accusation, provoqua l'indignation stupéfaite de la salle et chacun se leva dans une cacophonie tonnante pour régler ses comptes avec son voisin, tant qu'il fut nécessaire d'extraire l'enfant du brouhaha de crainte que les ministres n'en viennent aux mains. La journée de dimanche commença, elle, dans un calme relatif. D'aucun pourraient dire qu'elle fut courtoise aux premiers abords. C'était le jour du vote et au fond de la salle se trouvait le conseil de Kalis au complet qui, depuis les "trônes" veillait sur les débats en silence, ombre imposante sur cette construction tâtonnante qu'était la République. Le premier à porter une plaidoirie de qualité fut le conservateur Benitto Carerra pour relayer l’appuie des Cambiaso à la loi et il eu des propos pour la vieille Iolanda Cambiaso, que chacun écouta dans un silence respectueux, car il n'était aucun ministre, Progressiste ou Conservateur à qui il ne répugna de manquer de respect aux anciens et chacun hochait la tête de concert à l'hommage pour la vielle Cambiaso : "... car nous ne devons pas oublier notre mémoire et ceux qui la composent. Iolanda Cambiaso a survécu quand la mort noire frappait le monde, nous qui sommes trop jeunes pour en parler. Elle était là pour voir fils, frères et pères, constituer l'alliance et partir pour Valencia. Elle a pleuré de nos échecs dans le désert noir quand certains d'entre nous n'étaient que des enfants. Elle a connu Dahad Seric, Guy Seric, à soutenu comme tant de braves femmes l'effort de guerre contre Serendia et sans le soutient desquelles, peut-être nos héros n'auraient pas remporté la victoire qui fut la nôtre. Elle a vu la chute de la monarchie et la naissance de la République. Que l'un d'entre nous, ici, me dise que nous n'avons rien à apprendre de cette femme... rien a lui devoir. Et qu'il justifie, devant la République toute entière et la mémoire de nos père, que cette femme... notre mère à tous, puisse par sa défense de la loi prôner le prétendu mal que nos adversaires condamnent." A la rhétorique de Carerra répondit celle du progressiste Di Bardi, brandissant une lettre de Kereen Kelvera pour se faire le relais de son opposition à la loi, provoquant une fois de plus la colère des rangs conservateurs. "... Carerra qui nous dit que nous, jeune République, devrions tirer nos décisions du vieux monde. Nous respectons le vieux monde. Nous en sommes tous pétris. Mais à la sagesse du vieux monde répond la fougue du nouveau et c'est la jeunesse impétueuse de ses acteurs, non leur âge vénérable qui pousse les barrières de ce que nous n'osions imaginer hier. L'audace ! L'audace ! Et encore l'audace ! Voilà la vertu première de notre nation. Et nous le savons, tous ici ! Il est en ces murs et dehors de jeunes gens qui demain siégeront à notre place et écrirons à leur tour l'histoire de cette République. Aucun de nous ne pense une seule seconde qu'ils s'en référeront à la vie de l'honorable Iolanda Cambiaso... Ils ne s'en réfèreront pas même à la nôtre. Non ! Libérés de la mémoire de l'ancien monde, il s'en référeront à leur propre audace pour mener la république vers le progrès. Les normes seront renversées. Les noblesses seront déboulonnées et la morale bousculée ! Nous sommes les derniers représentants d'un monde qui laisse place à un autre. Nous ne sommes pas immortel pas plus que les modèles d'une société que nous avons révérée et nous devons accepter l'inextricable main du temps qui nous broie comme nous acceptons TOUS, avec dignité notre mort prochaine.... L'ancien monde s'en est allé et notre temps viendra à son tour. Et qui mieux que ceux qui ont pleine conscience de la fragilité de ce que nous pensons acquis, peuvent comprendre cela ? Qui mieux que Kereen Kelvera peut comprendre que rien n'est immortel et que tout doit renaitre constamment ?" Les débats se déroulaient dans un calme relatif, à l'image des échanges entre Carrera et Di Bardi depuis plusieurs heures quand vint le coup de théâtre, d'une soudaineté telle qu'on eu pu croire qu'il se fut s'agit d'une pièce savamment organisée par le Parlement lui même pour rendre à la dramaturgie des complots politiques qui émaillaient la cité, toutes ses lettres de noblesse. Valerian Snyder, faisant irruption dans le parlement pour apporter son soutient aux progressistes contre son propre père qui tantôt les accusait et tous le banc progressiste se leva d'un seul bloc dans une exclamation de triomphe tandis que les conservateurs hurlaient "TRAHISON ! TRAHISON !" Et l'on vit à l'image de cette famille Snyder, pour la première fois avec clarté, le nouveau monde défier l'ancien dans ce bras de fer que se livrait la République avec elle même, cette dichotomie calphéenne entre morale et progrès, tandis qu'à deux pas de là, ceux là même pour qui on débattait, objets des passions de cette lutte pour le destin de la cité, mourraient de faim en silence. TAUX ACTUEL DE RÉUSSITE DE LA LOI : 10 % INFLUENCE A DISPOSITION DES AGENTS : 26 points NIVEAU DE MENACE : 28 points [Les ministres sont à présent solidement protégés et des représailles menacent désormais les joueurs à tout moment.]
  6. AVANCEMENT DE LA LOI L'irruption d'Artemis Venastra dans le parlement à été un coup de semonce à l'encontre des conservateurs et la proclamation de son opposition à la loi a soulevé le cœur des progressistes. De nombreux ministre libéraux se son levés à son appel pour clamer "NON" de concert. Et la mobilisation des familles progressistes, à l'instar des Venastra, Cortesi, Di Castelli, Orobarian, Volpia ou Kiranae, semble se répandre pour affirmer leur attachement au progrès et leur volonté de défaire définitivement l'ancien monde afin de bâtir pour les siècles à venir, l'âge des Républiques. Dans la soirée, des groupes de partisans de la cause progressistes sont descendus dans les rues, reprenant le cri de ralliement des Venastra "NON !" pour venir affronter les quelques manifestants conservateurs. Des jets de pierres ont été échangé entre des deux groupes sans que pour l'heure Trina n'intervienne, la garde attendant l'issue du vote pour savoir vers quelle parti tournera la vent pour les semaines a venir. Chose sûre, les dernières vingt-quatre heures séparant la République du vote sur la loi Cardali, semble cristalliser les ralliements et si tout semble indiquer que le camps progressiste possède pour l'heure l'avantage, le ministre Di Bardi à appelé les tenant du combat libéral, à ne pas considérer la victoire comme acquisse et a continuer à mobiliser pour augmenter la pression contre la loi. En effet les conservateurs semblent disposer encore d'une marge de manœuvre, même courte, pour lors du vote, réussir le tour de force de faire passer la loi malgré les protestations. TAUX ACTUEL DE RÉUSSITE DE LA LOI : 25 % INFLUENCE A DISPOSITION DES AGENTS : 26 points NIVEAU DE MENACE : 28 points [Les ministres sont à présent solidement protégés et des représailles menacent désormais les joueurs à tout moment.]
  7. A quelques jours du vote, la tension semble s'emparer du senat dans la fébrilité de ces retournements de situation et chaque parti semble défendre bec et ongle ses positions concernant la loi Cardalli, dans un bras de fer qui embrase peu a peu les consciences politiques. Au matin, certains marchands de blé ont tenté d'augmenter la pression sur la loi et promettant de se désengager de l'approvisionnement en blé des bas fonds, si la loi devait passer, quitte à répercuter leur manque à gagner en provoquant, par la rétention de stocks, la baisse de l'offre en blé sur l'ensemble du territoire, ce qui engendrerait, de fait, une inflation compensatoire sur toute la cité. Les conservateurs, à cette annonce, ont menacé en retour d'en référer au conseil suprême de kalis pour demander la saisit par l'Etat des stocks de blé si d'aventure les fournisseurs devaient en venir à provoquer une inflation générale du blé. Et c'est dans cette ambiance de menaces que les progressistes ont reçu une bouffée d'air frais et un vent d'espoir semble avoir fait frémir leurs rangs au sein du Parlement à la nouvelle du soutient de Kereen Kelevra à leur cause. Plusieurs ministres libéraux ont scandé le nom de la maison Kelevra, lui rendant hommage dans un martellement de pupitres, saluant dans le vacarme de leur exultation, la prise de position de Kereen. Déjà, plusieurs appellent la jeune femme à annoncer publiquement son opposition à la loi avant le vote de dimanche pour resserrer un peu plus la pression sur celle-ci. De son côté, Concitta Di Fonti, ministre proche des Feresio et des conservateurs à mis en garde la maison Kelevra rappelant que son entreprise était soumise à la complaisance des religieux, majoritairement conservateurs, et que toute prise de position publique contre la loi, pourrait emmener l'église à reconsidérer l'autorisation d'activité de son commerce. Il semble difficile à l'heure actuelle, de savoir si la menace de la ministre, n'est pas un ultime coup de bluff des conservateurs pour tenter de disssuader Kereen Kelevra de prendre une position publique concernant la loi Cardalli.
  8. AVANCEMENT DE LA LOI Le refus du patriarche Synder de prendre une position politique claire, semble avoir été hué dans les rangs du parlement aussi bien par les progressistes que par les conservateurs, les premiers accusant le patriarche d'hypocrisie, les seconds de lâcheté. Mais les progressistes semblent tourner désormais leurs espoirs vers Luaine Greywolf et il se murmure dans les couloirs du parlement qu'ils auraient déjà approché l'enfant pour l'attirer du coté des idées libérales. Di Bardi aurait ainsi dit publiquement en pleine séance du parlement : "Il est temps que la jeune Luaine accepte le destin qui est le siens et prenne la tête de la maison Greywolf pour ramener cette noble famille dans le giron du Progrès, des Arts et de la Science, en proclamant son opposition à cette loi injuste. Nous nous souvenons tous avec tristesse, quelle alliée fut la grande Noreen Greywolf pour la cause humaine et il appartient à sa fille désormais, d'embraser des lumières de notre foi en l'Humanité, le nom de Greywolf pour le faire resplendir parmi le camps du progrès. Norren Greywolf à bâti une banque dont les marchands calphéens sont les premiers contributeurs et sa fille doit poursuivre l’œuvre de sa mère en envoyant un signal fort de la banque Greywolf dans le soutient inconditionnel qu'elle porte à la liberté de chaque marchands d'entreprendre indépendamment du pouvoir de l'Etat. Le temps de la monarchie est terminé où un homme seul dictait sa volonté d'enrayer l'enrichissement des classes marchandes. Aujourd'hui, la bourgeoisie a émergé de l'ombre et sa puissance financière reste l'un des principal contre pouvoir à ceux qui, dans cette assemblée même, souhaiteraient un retour de la tyranie !" Mais les Greywolf ne semblent pas les seuls à susciter l'intérêt de l'un et l'autre parti. Il se dit que des progressistes chercheraient à entamer des négociations avec les Cambiaso tandis qu'un représentant conservateur à exprimé son souhait également de les rencontrer. Quoi qu'il en soit, les derniers jours avant le vote vont voir la mobilisation de chaque camps, dans cette dernière ligne droite, pour tenter de bouger une noblesse calphéenne apathique, qui peine encore à s’intéresser à ce qui est pourtant son but premier et sur la seule base de laquelle se justifie encore ses quelques privilèges restant : La Politique. TAUX ACTUEL DE RÉUSSITE DE LA LOI : 30 % INFLUENCE A DISPOSITION DES AGENTS : 26 points NIVEAU DE MENACE : 28 points [Les ministres sont à présent solidement protégés et des représailles menacent désormais les joueurs à tout moment.]
  9. Une altercation aurait éclaté sur la place du Parvis, aux abords de la demeure d'Azzuro Verra. Un illuminé aurait tenté de détruire l'une des célèbres statues de l'Artiste Dino Di Mare en hurlant qu'il s'agissait de la volonté de Dieu. Le forcené a pu rapidement être maitriser par les forces présente, dans ce qui est l'un des lieu les plus sécurisé du continent. Néanmoins, cette épisode rappelle les tensions actuelles au sein de la capitale. Il s'agit en effet de la dernière semaine de débat concernant la loi Cardali, avant que celle ci ne soit soumise à l'avis du Parlement. Cette loi qui veut empêcher les marges de bénéfices que font les marchands sur le blé qu'ils vendent au bas fond et ainsi limiter l'inflation dans un quartier déjà soumis au blocus voit se lever l'opposition des progressistes. Ces derniers, désirant voir l'émergence d'un grand marché sans frontière et sans régulation de l'état, on entrepris depuis plus d'un mois de faire pression sur les composante conservatrices pour faire échouer la loi. L'incertitude qui plane désormais quand à la validation de la loi semble avoir tendu les relations au sein de la capitale et les conservateurs, jouent désormais leur va tout pour tenter de retourner l'opinion publique dans ces dernières semaines de negociations. Ils appellent dès lors les citoyens, voulant contrer le pouvoir des marchands, à prendre position publiquement et à manifester leur volonté de garder l'Etat, comme seul garant de la protection des plus faible. Cardali à ainsi dit : "Nous ne devons pas laisser les pauvres gens des bas fonds qui souffrent de la misère de leur condition, entre les mains des ligues marchandes qui n'hésiteront pas à les affamer et proposer des prix indécents pour peu qu'elle s'enrichissent. Tout citoyen Calphéen doué d'un cœur doit prendre publiquement la défense de cette loi, avant que les progressistes n'enterrent notre seule chance de faire cesser l'inflation dans les bas fonds." A l'annonce du ministre, une vingtaine de partisans conservateurs, se sont réunis sur le pont, à l'entrée du quartier noble, bien décidé à faire entendre leur voix, jusqu'au vote de la loi. Si ils ne sont pas encore très nombreux, l'appel de Cardali laisse craindre, si il était suivit, que le nombre des manifestant n'augmente, entrainant des débordements. Certains progressistes ont condamné l'appel de Cardali, le jugeant inconscient et propre à attiser la foule contre les marchands et certains progressistes. [HRP : Les calphéens qui le désirent peuvent désormais prendre publiquement parti pour défendre la loi en postant "je défends la loi" sur Les Trames Courtisanes et ainsi augmenter à chaque fois de 5% la chance de voir passer la loi et de mettre les progressiste en échec.]
  10. AVANCEMENT DE LA LOI Les mercenaires engagés par les agents progressistes ont réussi à libérer Josanna Vasaio des mains des cartels des bas fonds et l'exfiltrer jusqu'au quartier noble, tout en révélant la lâcheté dont a pu faire preuve l'époux de Josanna en vendant sa propre femmes aux hommes de Luolo Grebe pour leur donner un gage quant à ses propres dettes. L'attitude indigne de cet époux semble ne pas lui avoir porté chance puis qu'il aurait été assassiné quelque jours plus tard et son corps repêché dans le fleuve. D'aucun affirment qu'un dénommé Kalo serait à l'origine de ce meurtre sanglant, quoi que leur voix se perdent au milieu des cris et de la misère qui touche les bas fonds, anonymes parmi les anonymes. De son côté, le peintre Dino Di Mare ayant effectué depuis peu un rapprochement avec les cercles progressistes, est revenu de Heidel en compagnie de la prêtresse Valentinna et quelques mercenaires calphéens, transportant avec lui l'une de ses célèbres sculptures qui ornais jusqu'à peu les jardins de son atelier. Mais l'embuscade contre le groupe durant leur voyage, heureusement sans conséquences néfastes, laisse entendre que certains seraient prêts à ne pas laisser l'Artiste se mêler de la partie sans quelques représailles. TAUX ACTUEL DE RÉUSSITE DE LA LOI : 40 % INFLUENCE A DISPOSITION DES AGENTS : 26 points NIVEAU DE MENACE : 28 points [Les ministres sont à présent solidement protégés et des représailles menacent désormais les joueurs à tout moment.]
  11. Des rumeurs concernant l'enlèvement de Josanna Vasaio, la soeur du ministre Livio Vasaio, ont atteint dans la semaine de telles ampleurs que le ministre a du se contraindre à présenter sa soeur en publique pour couper court aux colportages ineptes concernant ces faux ragots de rapts. Josianna, que beaucoup considèrent comme une fille de bonne volonté, étroitement concernée par le sort des bas fonds, est apparu brièvement sur l'une places du quartier noble, maquillée et soigneusement apprêtée d'une robe de satin blanc, faisant taire une fois pour toute les rumeurs de son enlèvement. Étaient présents autour d'elle, plusieurs ministres représentatifs de tous les bords du conseil de Kalis, progressistes et conservateurs, applaudissant dans l'affichage de cette union sacrée de la République, les engagements courageux de cette jeune femme à l'encontre de ses concitoyens, et pour dire ensemble : "NON" .... Non aux rumeurs qui empoisonnent trop souvent les faits en vracs de la cité calphéenne. Antobio Di Bardi aurait dit, lui même, devant ce petit par terre de ministres : "La désinformation est l'ennemie... Et ceux qui inventent ces histoires à propos de l'enlèvement de la sœur d'un ministre ne visent qu'une chose. Faire entendre que notre République est faillible. Elle ne l'est pas ! Elle ne le sera jamais... Aussi les rumeurs n'ont rien a faire à cette place. Qu'elle retournent à la page sordide des [rumeurs] de Calphéon et laissent les Faits en paix. Ici.... C'est un lieu de Vérité et nous posterons toujours nos voix en ce lieu pour défendre les Faits, et rien que les Faits !" Les applaudissements de concert auront fait taire pour un temps la discorde entre Progressistes et Conservateurs au sujet de la loi Caradli, dont l'échéance s'approche et relégué au second plan une autre rumeur. En effet deux jours auparavant, le corps d'un homme aurait été repêché dans le fleuve demi, mutilé. Il est fréquent que les eaux charrient ainsi, qui les cadavres de ceux ayant tentés de fuir les bas fonds à la nage pour échapper au blocus, qui ceux ayant fait les frais des bandes criminelles qui y sévissent. Mais cette fois, certains l'affirment : Il s'agirait du corps de l'époux de Josanna. La garde de Trina aura refusé de s'exprimer plus concernant cette information, renvoyant la rumeurs vers d'autres sujets de discussion... car comme l'a dit Di Bardi : "Les rumeurs n'ont rien a faire ici"
  12. La maison Di Castelli a révélé devant un parterre d'amis progressistes réunis pour l'occasion, sa dernière acquisition dont la place figure au rang des œuvres d'un genre nouveau. Un nu ostentatoire, dont la scène à l'intimité sans honte, porte aux yeux de ceux qui la contemple l'essence même du corps Humain dans toute sa perfection. Le tableau de l'artiste Dino Di Mare, trône désormais, visible de tous, au milieu du Grand Salon de réception de la famille, provoquant de vifs débats parmi ceux qui ont le loisir d'assister à l'insolence de ce spectacle muet. La mise en avant de ce tableau est bien entendu un message idéologique clair et si certains de ses détracteurs, jugent que l’œuvre dépasse ici la limite de l’obscénité et de la morale élioniste, d'autres considèrent, au contraire, que l'expression de ce corps, offert à la vue de tous, repousse un peu plus les frontières de l'Art et de ce qu'il inspire de divin au travers des perfections de la création... Et quelle plus belle création que l'Homme lui même ? Antonio Di Bardi se serait exclamé devant l'oeuvre : "Mes amis. Ici et maintenant, devant la vue de cette femme anonyme, livrée à nous dans l'insolence de sa nudité, bravant dans l'immobile ces lois qui ont emprisonnées nos esprits durant des siècles, ce n'est plus un corps que nous contemplons... non. Ce que nous contemplons, ici, c'est un monde nouveau. Une renaissance... Plus rien ne sera plus comme avant, désormais." Mais il y a derrière l'exposition de cette œuvre, un message plus politique à l'attention du monde. Celui d'exprimer le désir de certains, au sein de la République, de voir désormais celle ci se faire le phare culturel du monde et dépasser l'audace de Valencia elle même, pour rayonner et attirer à elle, les plus grands "talents" artistiques du monde connu. Dessin réalisé par IKHLAS
  13. "Laisse tes yeux s'ouvrir Et ainsi fait, découvrir" La chanson parvenait dans le couloir depuis la petite porte entrouverte et Thomaso poussa doucement l'huis de bois sculptée pour entrer dans la vaste chambre, dans cette démarche sérieuse que le vieil homme, depuis longtemps au service des Di Castelli, entretenait en toutes circonstances. Les odeurs d'ambre gris flottaient dans l'air ainsi que celles de la cire des candélabres qui brûlaient en cette heure tardive, jetant leur lumière vacillante sur le visage inquiet de l'adolescente. Dulcia, assise à son bureau, penchée sur des feuillets, écrivait en fredonnant sans joie, au milieu d'un fatras de pages, de codex, et quelques rouleaux qui s'étalaient sur le plan de travail, dans un désordre qui ne lui ressemblait pas. Elle semblait épuisée et Thomaso en éprouvait quelques inquiétudes. En effet, ces derniers jours, et malgré son état, l'adolescente n'avait pas cessé de faire des allés-retours au Parlement, courir d'entrevues en entrevues, qui pour tenter de contrer la loi Cardalli ou convaincre du dernier projet en cour, qui captivait une grande partie de l'énergie de la jeune femme. Elle dormait peu et passait une partie de la nuit à consigner rapports sur rapports, tant et si bien qu'il arrivait de la trouver au matin, assise exactement dans cette position, sans qu'elle eu pu fermer l’œil de la nuit. "Qu'ici tu te tiens en mon aile Ô Amour éternel." C'était une de ces chansons à la mode que la voix fredonnait, d'un timbre à peine brisée par la mue d'un jeune âge. Un air sortie de la plume de quelque barde et qu'aimaient à chanter les jeunes filles de la cité. Son rythme était entraînant mais il y avait une telle lassitude dans la voix de la poétesse, qu'il ressemblait en cet instant, plus à un chant funèbre qu'à une ode enjouée et cela fendit le cœur de Thomaso. Lentement et sans oser l'interrompre, le vieux serviteur vint déposer auprès de la jeune femme, une tisane qu'il avait fait préparer à son attention… de quoi lui permettre de dormir et, comme elle levait ses yeux bleus sur lui pour interrompre autant l'ouvrage de ses écrits que celui de sa voix, il la gratifia d'un sourire doux avant de parler avec calme : « Giaccomo et Tibério viennent de revenir de Heidel. Ils ont interrogé un dénommé Jack. » On eu crut alors que toutes les peines du monde s’effondraient sur les épaules de l'adolescente et elle enfouit sa tête dans ses mains, poussant un profond soupir exténué. « Dieu, souffla-t-elle doucement. J'avais oublié ce jack… – Vous devriez dormir, Dulcia ou à ce rythme vous ne tiendrez pas encore trois jours. – Dormir ? » Gémit-elle en regardant le serviteur. Elle laissa errer son regard sur la table qui présentait dans son chaos, l'image exacte des pensées de la jeune femme. « Thomaso, je ne peux pas dormir. Nous n'avons plus que deux semaines pour contrer la loi Cardali… Et a chaque fois que je crois résoudre un problème, d'autres font surfaces. – Si vous ne vous reposez pas, Dulcia, vous allez couler, au milieu de tous ces soucis et… – Mais je coule déjà ! » Thomaso ne s'était pas attendu à cette réponse. Il connaissait désormais la jeune fille depuis quelques année, depuis cette époque où elle avait émergé de quelques anciennes blessures pour faire entendre l’écho de son rire dans la vieille demeure. Et c'était peut être la première fois qu'elle témoignait d'un aveux d'impuissance, elle qui possédait d'ordinaire, cet orgueil de la jeunesse. Elle le fixait avec ce visage aux formes rondes qui trahissait son jeune âge et l'espace d'un instant, il cru qu'elle allait se mettre à pleurer. « J'ai l'impression de me débattre dans une mer agitée, poursuivit-elle. J'essaie de faire de mon mieux pour la République, pour mes amis, pour les gens, pour ce en quoi je crois avec obstination mais quoi que je fasse pour franchir un obstacle, un autre s'élève encore. » Le vieil homme écoutait sans rien dire et elle continua, comme l'on déverse soudainement ce que l'on a trop longtemps retenu. « La sœur de Luvio est toujours disparue dans les bas fond, Concitta quand à elle ne cédera pas… dans quinze jour a lieu le vote et c'est ce moment que choisissent des gens de Heidel – de Heidel, bon sang ! – pour venir en rajouter en organisant une grande collecte des consciences pour distribuer de l'argent dans les bas fond de Calphéon, de l'argent qui ira directement financer les cartels de Luolo Grebe et prolonger la rébellion. Personne ne se soucis jamais de rien. La vie est une grande kermesse sans conséquences. Ajouter à ça que je suis en train d'annuler mon mariage, Onofrio n'est pas là, nous n'avons même pas eu le temps de contacter dame Leksa pour arranger les derniers accords commerciaux en date… je dois… je dois lever cent million de pièces d'argent d'ici à la fin de l'hiver et je ne sais pas par où commencer. Et pour couronner le tout, c'est ce moment que choisit Charles Keziah pour réapparaître et nous devons trouver un moyen de le neutraliser à nouveau, avant qu'il ne nuise aux intérêts de la République. » Il y eu un long moment de silence. Dernier spasme de ce que l'on vomit d'un corps malade et épuisé, elle murmura encore quelques mots. « J'ai l'impression de n'arriver à rien... » Thomaso soupira doucement, pris d'une soudaine tendresse pour ce bout de jeune fille épuisée et il approcha pour poser une main sur son épaule frêle. « Dulcia, fit-il d'un ton de voix aussi sincère que possible. Vous avez dix huit ans seulement. » Elle fit faiblement claquer sa langue pour montrer son agacement dès lors que l'on mentionnait son âge. C'était un claquement faible, presque sans conviction mais un claquement néanmoins qui confirmait qu'elle n'était pas encore tout a fait morte. Le vieil homme se prit à sourire et poursuivit avec douceur : « Jeune fille… Vous avez débarqué dans nos vie comme un cheval lancé au triple galop et vous avez bousculé le monde, trop vite… trop tôt. » Elle tourna la tête vers lui, dardant ses grands yeux bleus dans ceux du vieux serviteur. « Ce que vous a dit maître Di Mare est sage et vous ne devez pas l'oublier. Ce que vous tentez d'accomplir portera ses fruits, pour peu que vous preniez le temps, Dulcia. Vous êtes une fille entêtée, obstinée, opiniâtre et vous êtes trop dure, avec les autres et avec vous même. Mais vos amis ont foi en vous, malgré tout et pour peu que vous preniez le temps de les attendre, de ne pas les semer dans votre folle course vers quelques rêves, ils vous suivront volontiers jusqu'au bout du monde. » Elle secoua la tête faiblement, hésitante, murmurant du bout des lèvres. « Tout ce que j'entreprends échoue... » Et le vieil homme de conclure dans un sourire chaleureux : « Mais c'est parce que vous échouez qu'ils vous aiment. Parce que vous êtes jeune et imparfaite. Parce que vous trébuchez sans cesse mais que vous recommencez, encore et encore, sans jamais vous décourager. Allons… posez vos affaires pour un soir et songez à autre chose. » Et comme elle hésitait, le vieux serviteur recula de quelques pas, un sourire aux lèvres qui plissait quelques rides de son visage guindé. Et il y eut soudainement une malice au fond de ses yeux. Lentement les mains de Thomaso se levèrent et se mirent à s'agiter de façon grotesque tandis que sa voix s'élevaient, chevrotante d'une vibration usée par la vie pour laissez filtrer dans l'air un chant guilleret. "Laisse tes yeux s'ouvrir Et ainsi fait, découvrir Qu'ici tu te tiens en mon aile, Ô Amour éternel." Voir le vieil homme, d'ordinaire si engoncé dans son attitude protocolaire, chanter cet air entraînant de jeune pucelle, la figea de stupeur. Il se dandinait là, en fredonnant, tant et si bien que la scène lui paru irréelle. Alors elle se mit à rire. Doucement d'abord par petites touches avant d'emplir la chambre d'un échos joyeux. Et l'éclat de sa bonne humeur soudaine effaça un temps et les soucis et les obstacles de la vie. Elle avait à nouveau dix-huit ans. A nouveau cet âge où l'on court, où l'on tombe et où l'on se relève. "De toi à mon coté, j'ai tant besoin. Nous cacher nécessité n'est point Ne te faisons pas querelle, Ô Amour éternel." Elle quitta sa chaise laissant en plan, les rapports, les documents, les codex et autres urgences pour venir danser avec lui et l'intimité de la nuit qui les contemplait, tandis qu'ils chantaient tous deux à pleine voix, jetant leurs ombres vacillantes sur les murs, témoigna devant le monde, combien la vie était simple, sitôt parée de quelques rires et d'une bonne chanson. "Et dès la première heure Ouvre moi donc ton cœur. Demeure, pour toujours tel, Ô Amour éternel." Et ils dansèrent et chantèrent ainsi, gigotant comme des canards pathétiques, oubliant un instant l'Etat, les complots et la grande marche épuisante d'un monde meilleur... ... Puisque les soucis finissent toujours par s’effacer.
  14. AVANCEMENT DE LA LOI L'altercation au sein de la demeure de Concitta Di fonti, soutient à la loi Cardali, loin d'avoir refroidi l'ambition des conservateurs les à convaincu de leur bon droit. Malgré les menaces ayant pesé sur elle, Concitta n'a pas cédé, fidèle à son tempérament tenace et sa résistance à la pression semble avoir redonné courage aux partisans de la loi. Ce premier échec des agents progressistes marque t-il un tournant dans la vague de menaces ayant frappé les soutiens à la loi ? Une chose est sûre, pour l'heure, qu'ils s'agisse des progressistes ou des conservateurs, aucun des parti n'est certains de l'emporter lors du vote, dont l'échéance se rapproche dangereusement. TAUX ACTUEL DE RÉUSSITE DE LA LOI : 50 % INFLUENCE A DISPOSITION DES AGENTS : 26 points NIVEAU DE MENACE : 28 points [Les ministres sont à présent solidement protégés et des représailles menacent désormais les joueurs à tout moment.]
  15. [HRP : Attention. Bien que ce texte soit entièrement tiré des faits de jeu, il n'est en rien un récit objectif de la vie de Dulcia Da Monti. Le but de l'exercice est d'imaginer les déformations de l'histoire vues sous le spectre imaginaire d'un monde ayant évolué selon le même cheminement que le notre et mettre en perspective les idées reçus que nous nous faisons sur la réussite du modèle progressiste à travers le temps, de ses failles, de ses succès mais aussi de ses erreurs, à l'instar de l'ensemble du jeu tournant autour de Dulcia. C'est donc une auto critique du décalage qui peut exister entre un personnage et l'idée que l'on s'en fait quelques siècles plus tard. Et en plus, si ça peut permettre à ceux qui le désirent, à travers quelques livres d'Histoire, d'en apprendre un peu plus sur la vie de Dulcia Da Monti, on ne va pas bouder notre plaisir… Ça peut toujours sortir au Bac d'Histoire/Philo.] Turbino dit un jour à son sujet que « Sa plus grande vertu, fut de n'en avoir aucune. » et encore aujourd'hui, l'image de Dulcia Da Monti raisonne inconsciemment des fastes irrévérencieux que fut Calphéon à cette période. Dans le Palais du Parvis errent encore ses fantômes et les échos des complots de cette époque. Et en marchant dans les jardins splendides de Berchen, il semble facile, au détour d'une fontaine, d'imaginer la poétesse Dulcia Da Monti, professant les vertus de la République, de la science et de la raison, sous l'indignation des hauts prêtres habillés du rouge de leur temps. Car le troisième siècle est une époque de changement et la situation est propice à l’émergence d'esprits libres. L'agitation est à son comble. Quelques années plus tôt, la grande peste à frappé le monde, rabattant les cartes d'un univers que l'on pensait figé. L'église a perdu de son influence et Calphéon, sortant de trente années de guerres, instaure pour la première fois, l'idée d'une République. Des acteurs économiques sortent de l'ombre faisant vaciller l'ordre établi au profit des puissances financières. Et avec elles, émergent des esprits brillants, peintres, architectes, inventeurs, écrivains et une idée nouvelle : Le scepticisme et sa capacité à remettre en cause les dogmes de l’obscurantisme. Dans cette agitation, en 286, une jeune adolescente, publie "Humanista" et s'attaque frontalement à l'église. Elle a dix sept ans et est arrivée, un an plus tôt au sein de la grande cité. La sortie d'Humanista provoque un tollé parmi les religieux et un colloque est organisé pour condamner l'ouvrage. Des moyens conséquents sont mis en œuvre pour saisir les livres. La frontière entre Calphéon et Serendia est momentanément bloquée pour empêcher les convois de répandre les ouvrages mais le mal est fait. Dulcia à réussit son coup de force en s'imposant comme la voix critique du progressisme contre l'église et ses dérives. Et surtout, elle a défié les inquisiteurs qui un an plus tôt prévoyaient de la supplicier en place publique. L'église est contrainte de faire marche arrière et se refuse à arrêter Dulcia Da Monti de crainte de déclencher la colère des progressistes. Les ouvrages sont autorisés avec une version expurgée du texte. En un an, une jeune paysanne est parvenu à associer son nom à l'idée d'un rayonnement intellectuel calphéen. Mais le chemin ne fut pas tout tracé pour cette jeune fille. Une jeune fille est née... La jeunesse de Dulcia Da Monti reste assez floue jusqu'à ses quinze ans, même pour les historiens. La seule trace de son enfance est un acte de baptême dont il nous reste la trace, extrait des archives d'une chapelle de la campagne serendienne et datant de 269. Le reste de la propagande autour de l'histoire de la poétesse nous conte qu'elle serait née dans une simple ferme, au pied des monts qui bordent le fleuve Demi. Mais Romain Durel, auteur de « Courtisanes, la déconstruction d'un mythe » modère l'idée d'une fille étant partie de rien pour s'imposer dans le paysage culturel : « Le mythe d'une jeune paysanne s'étant hissée d'une ferme serendienne jusqu'aux dalles de marbres du Parlement de Calphéon, reste une des plus grande mystification de l'histoire au sujet de Dulcia Da Monti et ce mythe n'a eu pour but que de faire la propagande d'une République donnant sa chance à tous. Nous savons aujourd'hui, par le recoupement d'informations que Dulcia n'était pas une paysanne. Son père n'était pas a proprement parler un cultivateur mais plutôt un propriétaire terrien de serendia, exploitant de vignes, du nom de Giacomo Da Monti. Sa mère, quant à elle, était Elyssa Volderone-Strausi Di Castelli, une valkyrie issue d'une prestigieuse famille Calphéene et il n'est pas anodin de retrouver dans le discourt de Dulcia, nombre de références à l'affirmation de la supériorité du pouvoir féminin, tel que voulu par Dieu, qui fait échos à l'enseignement que l'on pouvait retrouver à la Sainte Faculté. Dulcia est déjà dans son jeune âge, le produit d'une éducation intellectuelle poussée et, loin de l'idée d'une jeune paysanne naïve, il semble évident qu'elle ait reçu très tôt un enseignement complet, enseignement dont elle usera plus tard pour entretenir le mythe autour de son enfance. » Encore aujourd'hui, il semble difficile de retranscrire avec exactitude l'étendue de l'éducation qu'à reçu Dulcia Da Monti dans son enfance, mais la structuration de ses idées semble s'appuyer sur le Trivium et le Quadrivium des Arts Libéraux, ce qui parait coïncider avec son temps et tend à appuyer l'hypothèse de Romain Durel sur la non concordance de l'origine modeste de la jeune fille et des faits observés au travers de ses écrits. Une chose est certaine, Dulcia Da Monti est encore pétrie d'une éducation religieuse pieuse, éduquée pour être plus tard une épouse modèle. Mais la guerre qui ravage Serendia à partir de 275 change l'enfance de la jeune fille. Les troupes de Calphéon ravagent les campagnes serendienne et Dulcia plonge dans la misère, a l'instar de beaucoup de serendiens de son époque. L'épisode de l'invasion calphéenne, laisse une Serendia exsangue et en proie à une lourde crise économique. S'il est difficile de savoir ce que devient Dulcia Da Monti durant cette période, une description des conditions de vie de cette période nous éclaire sur la misère à laquelle était confrontés les Serendiens. « La guerre s'était soldée par de lourdes pertes et quoi que la cité de Heidel ait été préservée, son châteaux calciné était à l'image du peuple qui en contemplait les ruines. Il n'était pas une famille ou ne règne le ressentiment contre l'envahisseur d'avoir arraché qui un père, qui un frère, qui un fils et l'on ne comptait plus les enfants nés des sévices qu'avaient imposé les troupes Calphéennes sur la population. Faute de main d’œuvre, les champs étaient laissés à l'abandon et les populations affluaient vers la ville pour se masser dans les rues boueuses. Et comme les accords de paix, octroyaient au vainqueur l'introduction de ses masses financières pour faire main basse sur les biens de la ville, il était devenu difficile de loger l'afflux de population. Les gens étaient livrés à eux même, dans l'instabilité politique qui régnait sur Serendia, assommés par l'humiliation de la défaite et le démantèlement de leur armée. Les prix montèrent si haut, que tout vint à manquer et l'on eu cru que la seule occupation du quotidien fut de trouver pour les habitants de Heidel, de quoi manger pour la journée. » Franck Edeirnh, Les impacts de la guerre, Calphéon, 1117. Il n'existe aucun document relatant la vie de Dulcia Da Monti à cette période et quoi qu'il soit parfaitement imaginable qu'elle ait pu faire parti du grand nombre de réfugiés massés dans les rues de la ville, ce n'est qu'en 285 que l'Histoire débute vraiment, par un simple document en apparence anodin. Il s'agit, en vérité, de l'acte d'acquisition par enchère, de la vertu d'une jeune inconnue prénommée Dulcia Da Monti par un riche notable Calphéen du nom de Lhyon D'Arakyr pour 400 000 pièces d'argent. Un mois plus tard, les sommes versées pour une nuit avec la jeune courtisane montent à plus de quatre million de pièces d'argent. Pierre Coste dit de cette période : « C'est a cette époque, entre quinze et seize ans, que Dulcia prends conscience du pouvoir de son éducation dans sa capacité à tirer profits d'une chose aussi dérisoire pour elle, que son propre corps et la démesure avec laquelle les hommes sont prêts à payer pour passer une nuit avec elle. La jeune femme est doué d'un esprit rationnel et elle se retrouve à quinze ans en mesure de gagner des sommes considérables pour peu qu'elle s'allonge en dépit de la morale. Il faut se rappeler que Dulcia est issue des réfugiés a qui il manquait tout et d'une génération engendrée par la guerre et que plus rien n'effraie. Aussi Dulcia va non seulement s'allonger mais elle va entretenir entre ses prétendants, une concurrence farouche, les emmenant par subterfuge à surenchérir l'un sur l'autre. À dix sept ans, elle compte une vingtaine d'amants officiellement recensés et une somme considérable, allant de robes, de chevaux ou propriétés offertes et l'un de ses soupirants ira même jusqu'à lui offrir un navire de guerre baptisé la Mona Dulcia. Cela permet de prendre conscience de l'esprit de démesure qui va influencer la jeune femme, tout au long de sa jeunesse et l'arrogance qui va l'emmener à défier l'ordre établi. En cela, Dulcia à compris très tôt le concept de capitalisme et la suprématie de l'argent sur les présupposés. » Une courtisane est née… Et ce tournant radical dans la vie de la jeune femme, n'est pas induit par un choix personnel mais par ce qui va marquer l'acte fondateur de la légende de Dulcia Da Monti, son viol par Vittorio Cortesi. Même si encore aujourd'hui, cette affaire reste sujette à polémique entre les tenant de la vengeance d'une jeune fille bafouée et ceux d'une machination savamment orchestrée pour construire le mythe de la courtisane, tous s'accordent pour dire que cet événement, réel ou supposé, marque le point de départ duquel va se construire le personnage dans toute son intellectualité. Pierre Coste, poursuit : « Dulcia à eu le malheur, à l'âge de quinze ans, de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment, face à un homme qui, pour une jeune réfugiée sans ressource, représentait une puissance colossale. Il était le fils de Lorenzo Cortesi, à la tête d'une riche fortune, fiancé à la puissante famille Contini et promis à un avenir au parlement de Calphéon et elle était une donnée négligeable et anonyme. Il semble certain que ce viol à posé chez elle un traumatisme destructeur dont elle n'a jamais réussit à se débarrasser vraiment. Mais ce qui surprend, c’est la détermination de caractère qu'elle va déployer pour prendre le contre pied de cet événement. Elle ne va pas chercher à reconstruire l'idée bafouée de sa vertu. Bien au contraire, elle va la vendre en échange de l'assurance de ne plus jamais être en mesure de subir un tel outrage. Il faut pour comprendre, sortir de l'idée reçu de la prostitution qui à cette époque ne couvre pas le champs sordide de la servitude féminine, de ce que l'on peut observer aujourd'hui. La prostitution est une chose courante du temps de Dulcia Da Monti et il n'existe pas encore de réseaux à proprement parler ou de proxénètes. Elle émane généralement d'une recherche d'émancipation de la femme, plus ou moins heureuse, dans une société ou la seule option possible reste la soumission à l'idée de vertu du corps féminin. Bien que la pratique ne soit pas sans risque, la prostitution [qui dans sa définition la plus large par l'église, touche les affaires d'ordres charnels mais également tout profit que les femmes peuvent tirer de leur corps et qui englobe entre autre les danseuses et les comédiennes] est une alternative, même pour des femmes de bonne famille, afin s'assurer du seul contrôle par elles même de ce quelles sont, sans l'intermédiaire d'une autorité masculine. Le débat ne se situe pas, à cette époque, tant sur l'idée de la marchandisation du corps que celle de la liberté de le percevoir comme une propriété personnelle et non une propriété de la société morale.» Cet acte marquant, explique le basculement de la poétesse dans le monde des courtisanes et va être le fil conducteur de la monté en puissance de ces filles jusqu'à l'événement judiciaire le plus rocambolesque de ces années. En 287, dans une Calphéon soumises aux diverses voix conservatrices, Dulcia, indissociable de la monté d'une autre courtisane intellectuelle, Valentinna Volpia, va se retrouver en face de son agresseur dans la conclusion judiciaire de cet épisode, marquée de rebondissements multiples. Et le procès des courtisanes va sans doute s'imposer comme un des points de confrontation claire entre Progressistes et Conservateurs.Vittorio Cortesi, l'un des hommes les plus en vue de la sphère Calphéenne est accusé de viol par une jeune courtisane de seize ans. Très vite, Vittorio, appuyé par la noblesse de la République qui se méfie de ces prostitués, prends les devant pour assurer sa défense et la question se pose auprès de l'opinion publique de savoir si une prostitué peut être moralement considérée comme victime d'un viol, même antérieur à l'exercice de son statu. Les courtisanes qui de leur côté ont peu d'appuis ont pour arme, leur capacité à savoir se dépêtrer des pires situations en usant de leur charme. Pierre Coste explique : « L'un des éléments de basculement de la stratégie de défense de Vittorio va être Onofrio Cortesi, son propre frère, alors membre des forces de Delphe. Au moment où Onofrio est envoyé espionner les courtisanes sans révéler son identité, la famille Cortesi fait encore bloc autour de Vittorio, couvrant les excès de l'héritier de la maison Cortesi. Mais Onofrio, va s'éprendre de Dulcia. Dès lors sa fidélité va basculer du clan Cortesi au clan des courtisanes. C'est là que l'on prend conscience qu'à été sous-estimée la capacité de ces femmes dépourvues d'alliés à séduire jusqu'à leur ennemis et à s'emparer des quelques pièces maîtresses capable de retourner le cours des événements. » Un autre amant, de Valentinna Volpia, cette fois, et proche de l'entourage du juge, prévient les courtisanes que l'inquisition se mêle du procès. En effet, le prêtre Patriccio, envoyé par l'Eglise, fait part au juge Valim, de la nécessite voir les courtisanes punies et excisées. Le procès prends dès lors un tour politique avec l'introduction de l’Église. Prévenues que la justice à toutes les chances de se retourner contre elles, les courtisanes fuient en direction de Valencia. La rumeur de leur départ se répand vite et la première journée du procès est prévue afin de les juger par contumace. L'erreur de l'accusation va être dès lors de ne pas avoir préparé les arguments, pensant que le procès serait une formalité en l'absence des deux filles. Mais coup de théâtre, les courtisanes se présentent bien au premier jour du procès. Mises en accusation pour leur propre viol, les arguments ne sont pas aussi bien préparés qu'ils le devraient et les deux adolescentes se défendent point par point contre leur contradicteurs. A l'issue du procès, le doute est tel devant les arguments de la justice que le second coup de théâtre à lieu. Onofrio prend position contre le travers de son frère, brisant l'unité des Cortesi et les courtisanes sont enlevées et placées sous la protection des chevaliers de Delphe, sous la conduite du capitaine Velethuil. Les manipulations de l'accusation ayant été révélées à la faveur d'une argumentation trop approximatives, ces derniers déposent le juge Valim, qui s'enfuit pour Valencia. L'opinion publique bascule en faveur des courtisanes et la noblesse se range du coté des deux jeunes filles contre Vittorio Cortesi. L’Église, quant à elle, est obligée de désavouer les positions du père Patriccio. Ce retournement de situation, lors du procès des courtisanes, va installer durablement l’émergence d'un bloc progressiste au sein de la cité. Une Progressiste est née... Dulcia Da Monti ne pardonnera jamais vraiment à l’Église sa position lors du procès des courtisanes dans ce qu'elle considérera comme un dévoiement de la religion au profit d'une idéologie néfaste et elle qui avait de son éducation gardé une conviction religieuse sans faille, va entrer en rébellion contre les intérêts du clergé. Un an plus tard, forte d'une fortune considérable et d'appuis solides chez les progressiste, l'adolescente va publier Humanista. Dès lors, rien n'empêchera plus les sceptiques d'attaquer ouvertement le pouvoir des conservateurs, et de dénoncer leur idéologie. La courtisane va progressivement laisser place à un esprit libéral critique et engager la lutte contre tous les courant obscurantistes frappant sans discontinuer, nationalistes, xénophobes, monarchistes et sans oublier cette église qui avait trahit la piété de son éducation. Dès cette époque, Dulcia Da Monti va être l'une des représentantes de ce rayonnement intellectuel de la République, cherchant à étendre par les mathématiques, la science et l'Art, les lumières d'un monde nouveau. LA GRANDE ÉPOPÉE DES PROGRESSISTES A TRAVERS L'HISTOIRE Prochain Chapitre : Dulcia Da Monti, entre Charme, Sciences et Art...