Velyane

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À propos de Velyane

  • Rang
    Niveau 4
  • Date de naissance

Informations RP

  • Personnage principal
    Diane de Valombre
  • Personnage secondaire
    Velyane
  1. Le terrain de feu Madame Margaux semble être de nouveau l'objet de l'attention de nos protagonistes. La veille, en milieu d'après midi, Diane et Amos y ont été vus y passant une bonne heure, étudiant un document tout en explorant le terrain et marquant certains endroits de celui-ci. Ils n'ont pas non plus manqué de jeter de temps à autre des regards suspicieux aux alentours. Le lendemain et le surlendemain (samedi et dimanche donc), le duo -peut être accompagné d'une tête blonde ébouriffée- y retourna de bon matin, armé cette fois de redoutables pelles. C'est Amos qui s'y colla en premier sous les directives avisées de son estimée collègue avant que celle-ci ne finisse par mettre la main à la pâte, ou plutôt, la main à la pelle. Ils délaissèrent leurs travaux de terrassement peu après midi, avant que la chaleur ne devienne trop prégnante. La mise en scène amorcée, il ne leur restait plus qu'à espérer que la proie serait sensible à l'appât... @Ceresayaria
  2. Est joint à ce courrier le morceau d'étoffe d'origine elfique trouvé dans la fosse.
  3. Toute bonne histoire mérite qu'on l'embellisse* Par ce bel après midi, à l'heure où les cloches de Calpheon la grande sonnaient none, un gamin s'avança devant l'enceinte du haras, un paquet sous le bras. A en juger par sa mise, il était probablement originaire des quartiers populaires de la ville ou de l'une des fermes environnantes. Arrivé devant les hautes grilles de l'établissement, il rabaissa sa capuche en chanvre dont la couleur verte semblait avoir vécu plusieurs saisons, dévoilant ainsi un visage que les rondeurs de l'enfance n'avaient pas encore quitté. Le garçonnet aux boucles ébouriffées apposa sa frimousse entre deux barreaux, et c'est avec un regard où pétillaient les rêveries de son jeune âge qu'il observait, captivé, la scène qui se déroulait devant lui. Des chevaliers, majestueux dans leurs armures que flattaient encore davantage les rayons de l'astre solaire, allaient et venaient, devisaient entre eux, sans que leur présence ne vienne perturber outre mesure le ballet bien rôdé des palefreniers. Les équidés qui pourtant avaient la part belle en ces lieux ne retenaient guère plus que quelques secondes son attention que déjà ses yeux étaient happés par la vision d'un cavalier qui au loin s'exerçait à la lance. Il aurait pu rester ainsi de longues heures jusqu'à même garder creusées dans sa chair tendre les empreintes verticales du métal. Toutefois, l'arrivée inopinée d'une ombre gigantesque mit un terme à ce projet. Le petit recula vivement, le rouge lui montant aux joues. Le colosse ouvrit la grille et s'adressa à lui d'un ton affable, mais sous le coup de son émotion, comme un enfant curieux que l'on aurait pris en faute, il ne fut en mesure d'en comprendre le sens. Pour toute réponse et sans un mot, il leva les bras, tendant son chargement des deux mains à l'attention d'Innocente. A peine ce dernier l'en avait-il délesté que le mystérieux donateur avait déguerpi. De retour dans les ruelles bien connues de Calpheon, Pierrot, comme le surnommaient affectueusement ses proches et amis, ne fut pas peu fier de raconter à sa bande, à grand renfort d'hyperboles, comment une femme pirate lui avait confié pour mission d'apporter un coffre scellé à un grand chevalier, et comment pour ce faire, il avait dû triompher d'un ogre au moins vingt fois plus grand que lui. Son héroïque récit ne suscita pas la réaction escomptée car les marmots l'accueillirent avec rire et moqueries. Loin toutefois de se laisser démonter, il fourra sa main dans sa poche pour sans doute en tirer quelque pacotille, mais ce furent des pièces brillantes qui apparurent dans sa paume, à la surprise générale. Il expliqua alors que la femme pirate avait accepté de lui offrir une partie de son trésor en échange de son aide. Le scepticisme le céda à la joie dans la petite assemblée, et un large sourire, dévoilant des incisives avant proéminentes, illumina les traits du garnement pour le reste de la journée. Au haras, c'est un coffret en bois estampé "Domaine Mirabela" que remit le géant à son maître. L'objet abritait trois bouteilles : l'une dénommée "Champ'être" (un crémant), la seconde "San Réal" (un rouge sec) et la troisième "Brandevin" (un spiritueux à base de vin), et était accompagné d'un pli cacheté. La lettre à l'intérieur ne comportait que quelques mots : « Puisse ceci participer au rééquilibrage des comptes. DdV ». * Citation attribuée à un grand magicien bien connu, qui de gris devint blanc comme neige.
  4. C'est un homme désespéré que l'on a vu se rendre auprès des quelques gardes du bourg d'Olvia. N'habitant pas le village, l'homme est toutefois connu pour vendre ses légumes au marché, chaque jeudi de la semaine. Il expliqua aux gardes, des sanglots dans la voix, que sa fille Rubina avait disparu depuis la veille. Le bon soldat qui menait la conversation lui tapa sur l'épaule, ce n'était sans doute qu'une petite fugue amoureuse. Confiant, il conseilla au fermier de patienter, après tout, plaisir d'amour ne dure qu'un moment...
  5. De retour de chez la couturière, qu'elle laissa non sans une certaine inquiétude, Diane nota dans son carnet les nombreux éléments apportés par celle-ci concernant l'affaire qui les occupaient. Beaucoup semblaient relever du folklore, mais aucune piste n'était à exclure. Ils prioriseraient naturellement les plus rationnelles, et s'en tiendraient au plan convenu entre eux plus tôt dans la soirée. Après un repas frugal -du moins en ce qui la concernait- avec Saya, toutes deux vaquèrent à leurs occupations avant d'aller se coucher. Morphée l'avait une fois de plus délaissée. Lasse de se retourner dans ses draps, elle s'éclipsa de son lit discrètement pour aller s'installer dans le petit salon. Elle alluma un chandelier, et à la lumière de celui-ci relut ses notes. Elle eut une pensée pour Lunawël, celle qui fut une mère pour la jeune fille blonde qui dormait non loin. Il lui avait été impossible de ne pas faire le lien entre elle, l'étoffe trouvée dans le caveau et l'elfe mentionnée par Madame Cho. Et pourtant, d'après Saya, Lunawël ignorait tout autant qu'elle de quoi était constitué son passé... Avait-elle également mené son enquête suite au départ de sa protégée ? Il n'y avait qu'une seule façon d'en avoir le cœur net. Elle lui écrirait, dans l'espoir qu'elle vive toujours à Gràna. Une pointe d'appréhension qu'elle tenta de refouler se ficha dans sa poitrine. *** Le lendemain, aux premières heures de la matinée, elle se rendit comme prévu au quartier des ateliers accompagnée de Saya. Elle demanda à la couturière que l'on emballât leurs paquets comme s'il se fut agi d'une commande habituelle. Diane songea alors qu'il serait peut être temps d'embaucher du personnel, et accessoirement de trouver une résidence privative puisque le temporaire avait manifestement décidé de se prolonger. Elle proposa à Saya d'essayer l'armure et se demanda également s'il ne serait pas plus prudent de la dissimuler dans un autre lieu. Plus tard dans la journée, elle se rendit à la banque la plus "populaire" de la ville afin de poser des questions sur les éventuelles possessions de Mme Margaux. Elle en sortit avec un parchemin qu'elle rangea dans sa sacoche, un sourire triomphal aux lèvres. Pendant ce temps, Amos était supposé partir à la recherche du gamin de la ferme.
  6. Suite à leur macabre découverte à la ferme B., Amos et Saya partirent à cheval explorer les environs et visiter les fermes alentours dans le but de retrouver les habitants survivants, ou des informations permettant de les localiser. Pendant ce temps, comme convenu, Diane se rendit à la caserne de Trina afin de les aviser du drame survenu. Étonnée qu'aucune action n'ait été entreprise de leur part (personne n'aurait donc pensé à alerter la garde, alors que l'évènement était survenu il y a de cela plusieurs jours ?), elle ne manqua pas de leur poser plusieurs questions en ce sens, et chercha à se renseigner sur l'afflux possible de ses habitants. Le soir venu, elle rédigea un rapport détaillé de leurs constatations qu'elle fera porter en urgence au Château des Chevaliers de Delphe, et sollicita l'autorisation de poursuivre ses investigations concernant cette affaire. Elle écrivit également à ses proches demeurant à Epheria, les priant de bien vouloir s'enquérir pour elle de la santé du marin Bastien. Ses courriers rédigés, elle ne quitta pas le dortoir, elle prenait des notes sur les prochaines actions à entreprendre, compilant les minces indices récoltés tout en essayant de trouver un sens à tout cela. Une fois Saya profondément endormie, probablement avec sa précieuse étoffe, elle se surprit à la veiller. Alors qu'elle regardait ses yeux clos, ses yeux qui dissimulaient encore tant de mystères, elle ne cessait de se demander ce qui, dans son passé, se devait de rester enfoui au prix même de vies humaines.
  7. Les fins rais de lumière qui traversaient la vitre se reflétaient sur la surface brute de la pierre qui se parait alors de magnifiques reflets colorés. Il s'agissait d'un de ces pâles soleils de printemps, aux rayons certes ténus mais nourris de ce feu primordial qu'aucune volonté humaine ne saurait égaler. Bientôt la nature toute entière se réveillerait, se révélerait à nouveau aux yeux des âmes mortelles. Des branches squelettiques des arbres avaient commencé à se former des excroissances, bourgeons d'où se déploieront les futures feuilles dont le vert tendre ne tarderait pas à recouvrir les campagnes et vergers alentours. Ainsi était la nature, en transformation perpétuelle. Cette pierre peu commune en était le parfait exemple, née du mélange entre une améthyste et une citrine. Aussi la gemme comportait-elle les caractéristiques et couleurs des deux quartz qui la composaient. La froideur du violet s'unissait à la chaleur du jaune orangé dans une harmonieuse alchimie. Son regard habile à traquer la Beauté en scrutait toutes les facettes mais aussi les aspérités. Une fois polie et taillée, elle serait à n'en pas douter une pièce d'exception. Le lapidage exigeait de celui qui le pratiquait expertise, minutie et patience, mais le résultat obtenu était à la mesure de l'investissement fourni. De cette contemplation muette, ses pensées dérivèrent jusqu'aux rivages du visage de celle qui lui avait offert ce présent. En son cœur semblaient se combattre deux natures, sa part sauvage, brute, et son Humanité. C'est bien cette dernière que Diane s’appliquait à nourrir afin qu'elle devienne assez forte pour dompter ses instincts barbares, et la faire progressivement passer de l'état d'enfant sauvage à l'état de culture, seul digne de l'Homme selon ses convictions humanistes. Avec tact et douceur, elle distillait les leçons au gré des situations qu'elles rencontraient, leur donnant la dimension concrète qui permettait à la jeune fille de les comprendre plus aisément dans la mesure où celles-ci étaient davantage porteuses de sens que la théorie pure dont Saya n'était guère friande. Diane avait d'abord concentré ses enseignements sur les règles de savoir vivre et de conduite usuelle en société, gage de survie dans la jungle que constituait la civilisation humaine. La noble dame voulait en faire une femme libre, et le premier pas pour sa protégée consistait à en maîtriser les convenances. Face à une Saya parfois dubitative devant tant de règles, avec patience et pédagogie, elle s’efforçait de lui en expliquer le sens et la raison, tout en l'encourageant à s'interroger et à développer un esprit critique. Cette dernière apprenait vite et faisait montre de bonne volonté, si bien que s'esquissaient dans son esprit les prémices d'un enseignement davantage tourné vers l'érudition. Point de précipitation toutefois, elle la laisserait progresser à son rythme et avant tout s'approprier sa nouvelle existence au milieu des hommes. Elle éprouvait également le vif désir que la jeune fille s'autorise à développer ses qualités de cœur ; elle estimait pour ce faire bénéfiques les leçons d'équitation dont elle bénéficiait auprès de Messire Cortesi. Le lien entre un cavalier et sa monture, cette communication constante se passant de mots lui permettraient, du moins l'espérait-elle, de s'ouvrir à l'empathie et d'accepter d'accorder sa confiance à un autre être. Le fait qu'il s'agisse d'un animal serait sans doute plus aisé. Viendrait ensuite le tour des hommes... S'il n'y avait cette ombre au tableau, cette menace sourde et imprévisible qui venait jusqu'à troubler le miroir de son âme... De la même façon qu'elle s’attaquait à sa barbarie par le savoir, la compréhension et la douceur, Diane était fermement décidée à la libérer de ce mal encore inconnu, bien qu'elle pressentait que cette lutte lui demanderait d'autres armes... Ainsi était l'amétrine, pierre unique née de deux natures différentes ayant réussi à s'accorder.
  8. Une magnifique représentation d'une femme exceptionnelle ! J'aime beaucoup (particulièrement son expression et ce qu'elle dégage) (Elle me fait accessoirement penser à Rachel Weisz)
  9. Un dernier adieu (Ancien texte précédemment posté sur forum de guilde) Epheria, un soir du septième mois. Lovée dans le divan d'un appartement bourgeois meublé et décoré avec goût, un verre de vin à portée de main, elle regardait la ville en contrebas. Les marins terminaient de décharger leurs cargaisons, les mères commençaient à rappeler leurs enfants dont les cris joyeux se mêlaient à la clameur environnante, des effluves de nourriture supplantaient progressivement celles, moins alléchantes, du poisson fraîchement pêché... Elle avait connu cette routine toute son enfance, et chaque retour dans le petit bourg côtier offrait calme et réconfort à une vie devenue beaucoup plus aventureuse, presque étrangère à cette paisible monotonie. Mais pas cette fois-ci. Rien n'avait changé et pourtant, tout semblait différent. Figé. La ville semblait s'agiter d'une animation sans vie. Même la splendeur du coucher de soleil lui paraissait morne et terne. Son regard las s'arracha à sa contemplation. Elle ne se sentait plus à sa place. Comme ce mousquet posé là, contre le mur immaculé du salon douillet dans lequel elle se trouvait. Déplacé, à l'image de la cicatrice qui barrait les lèvres d'un visage qui autrefois ne manquait pas de charme. Si l'on exceptait les cernes qui assombrissaient son regard, sa peau de pêche semblait lisse et douce, l'on devinait aisément qu'elle avait grandi dans un milieu privilégié. Son peignoir de soie masquait sans doute d'autres marques, mais les plus douloureuses demeuraient invisibles pour les yeux. Elle ravala un sanglot et se redressa. Elle inspira profondément en fixant le nécessaire d'écriture qu'elle avait déposé précédemment sur la table basse. Après une dernière gorgée, elle délaissa son verre au profit d'une plume et d'un parchemin... [...] En dépit de la dignité qu'elle s'efforçait de conserver, quelques gouttes d'eau salée vinrent se mêler à l'encre noir. Après avoir relu et cacheté sa lettre, elle se leva, attrapa la bouteille et son verre avant de se diriger d'un pas chancelant en direction de sa chambre. Désormais, elle naviguait à vue, tel un bateau privé de son gouvernail. Elle devrait s'y faire, apprendre à vivre avec ce vide pesant. L'idée de s'isoler quelques mois dans un couvent lui avait effleuré l'esprit, mais pour l'heure, elle préférait ne pas penser à demain, car comme le dit si bien un adage populaire, à chaque jour suffit sa peine.
  10. .
  11. Bonjour et bienvenue à toi (j'en profite, je fais d'une pierre deux coups) Pour ma part, je considère qu'on est en 288. Quant aux prix, c'est un sujet sensible sur tous les MMO, aussi j'évite au maximum d'indiquer des montants, j'utilise des qualificatifs tels que "modique", "abordable pour toutes les bourses", ou au contraire "très onéreux", en général avec un peu plus de précision, mais tu as saisi l'idée, je pense !
  12. Un pli cacheté fut délivré au Haras, en début de matinée, par un jeune coursier de la capitale.
  13. Super, je prends contact avec toi sous peu en RP *préparera les cookies quand même, car faudra bien ça !*
  14. Je n'ai pas précisé, idéalement sur Calpheon ou Epheria, mea culpa.
  15. Depuis quelques semaines, une dame est à la recherche d'un instructeur particulièrement compétent pour enseigner les bases de l'équitation à une jeune fille totalement novice. Il semblerait que son niveau d'exigence soit particulièrement élevé, car à ce jour, elle n'a toujours pas trouvé chaussure à son pied, ou si vous me passez le jeu de mots, fer à son sabot. *** Bonjour ici ! Ma demande est assez explicite, y a-t-il des joueurs intéressés pour enseigner les rudiments de l'équitation à la protégée de mon personnage ? Pédagogie et patience sont de rigueur, mais tout ceci sera vu en jeu si ma requête est susceptible de vous correspondre.