Menetios

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À propos de Menetios

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    Menetios

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  1. @Maijha Waouh... Ils sont magnifiques ces screens...même si Falkynn s'éloignant de mon cadavre va me poursuivre longtemps :'(
  2. Désolé d'avoir à vous le dire parcequ'il me semble que certains d'entre vous sont vraiment bien attentionnés, il me semble extrémement difficile d'obtenir une légitimité pour des postes très importants. Vous n'aurez jamais l'approbation générale et il est ardu de définir quelle communauté est compétente pour décider: les joueurs d'Heidel seulement ? alors que d'autres personnes pourraient être amenée a y passer ? Et à quel moment ? Depuis le lancement du jeu, certains ont déménagés plusieurs fois et changés plusieurs fois de personnages et il pourrait être difficile qu'un groupe de joueurs hérite des décisions passées. Les gens qu'on apprécient ? Ceux dont on considèrent qu'ils ont compris le Lore selon notre propre point de vue ? On voit bien rien que sur ce post a quel point les visions peuvent être divergentes. Ce genre de rôles importants, s'ils s'avèrent nécéssaires pour vos trames privées/communautaires devraient s'y limiter soit par l'utilisation de personnages créés dans ce but soit en donnant à ces rôles un caractère ponctuel : par exemple rien n'empêcherait deux ou trois familles nobles en conflit de désigner un PJ membre d'une troisième famille assez puissante pour officier en tant que juge, un conflit marchand de se faire régler par un négociant du coin. Cette vision corparatiste de la société me semble assez compatible avec ce qu'on observe IG et de l'époque concernée pour les plus fervents défenseurs de la Renaissance, elle aussi l'avantage de susciter d'avance des accords préalables HRP entre joueurs, ce qui n'est pas un mal dès que l'on touche à des questions de crime ou de justice. Avec ce modèle, la proposition d'Uther de limiter les grades et fonctions des PJ à des fonctions de PJ est applicable tout en laissant de la liberté à vos RP et vous n'aurez pas besoin de courrir après un conscensus à chaque nomination ou nouvelle idée.
  3. Menetios Da Lezze – Tharim Kelevra 30 ans Résidence : Tarif et ses alentours le plus souvent Famille: Ses échanges avec sa famille paternelle, les Da Lezze d’Epheria, sont pour le moins occasionnels et son retour après sa captivité ne s’est pas fait dans la liesse. Malgré les inimités inhérentes à une enfance amère, un sentiment de devoir familial existe en Menetios. Ce devoir le pousse désormais aussi vers l’Est, il s’est découvert fils de sorcière du clan Kelevra. Parmi eux, il est Tharim et si ce qu’est ou doit être un clan n’est pas bien clair dans son esprit, il éprouve un sentiment d’appartenance qui s’est ajouté à des affections préalables. Activité: Son installation dans l’Est lui a permis de s’intéresser à ce que les Sorcières voulaient ou pouvaient lui apprendre et ce fut le cas pour l’Alchimie. On l’aura souvent vu à la recherche de simples dans la région pour alimenter autant que possible en ingrédients la Croisée des Kelevras. Le choix des sujets alchimiques dans lesquels il se plonge parfois laisse néanmoins paraître son passé de soldat et c’est de plus en plus souvent qu’on l’aura vu traverser la rue avec une odeur de soufre et qu’on aura entendu des petites explosions dans ses appartements. Il se raconte qu’il chercherait un local, ce qui expliquerait peut être la patience de ses voisins. Quelques fois, il se serait joint à un groupe de mercenaires locaux : la compagnie Origine qui semble répondre aux ordres d’une des sorcières de Tarif qu’il compte désormais pour proche. Il lui arrive également de chasser ou d’assurer différentes missions en solitaire pour Tarif et ses habitants. Apparence et attitude: Son visage n’a pas changé, mais une marque sombre lui entoure depuis longtemps l’œil et le même phénomène est visible sur sa main gauche et peut être plus. Il s’agit des vestiges d’une aventure qu’il ne raconte pas et il cachera cela autant possible. Une personne avertie et douteuse elle-même y verra peut être la marque passée de la corruption ou bien le signe qu’il vaut mieux parfois s’abstenir des expériences alchimiques. La chevelure sombre s’est vue rasée avec application et sa barbe noire est désormais libre, ce qui renforce encore son air peu dur. Son attitude générale ne compense d’ailleurs que peu cette impression car s’il est encore capable de se montrer courtois et diplomate, il se contente le plus souvent d’un aride silence. Guerrier accompli, on le croise le plus souvent en armure, une lourde épée lui barrant le dos à la manière de Goyen. Il n’utilise plus de bouclier que rarement. Dans Tarif, on le verra parfois dans des tenues plus propices à la méditation, amples, légères et souvent présentant quelques traces de brûlures. Religion: En matière de foi, il n’y a rien d’évident. Il a participé au pèlerinage d’Aal, souffert sous le soleil cuisant, répété les prières et exécuté les rites du clan. Quiconque possédant cette information pourrait supposer qu’il a une nouvelle foi envers Aal et qu’il est donc un apostat de l’ancienne. Les raisons n’en seraient pas claires pour autant. Peut-être que cela n’est dû qu’à l’éloignement de toute église élioniste même s’il a rencontré plusieurs fois la représentante du culte la plus proche en la personne d’une valkyrie nommée Venslar. Peut-être est-ce aussi la conséquence d’un événement méconnu. Malgré tout, le tatouage d’Elion marque toujours son poignet et il n’aura jamais montré le souhait de le faire retirer ou de le dissimuler. Autres caractéristiques: Ayant longtemps subit la corruption, il semble y avoir acquis une bonne résistance même s’il la redoute d’autant plus et qu’il est désormais à même de la détecter. Il se serait entrainé à certains arts de Sorcières, et même s’il ne les vaudra jamais en ce domaine on l’aura vu utiliser certaines capacités*, comme si sa venue à Tarif, près de Letusa, ou d’autres événements avaient éveillés quelque pouvoir ancien insoupçonné en lui. *Rien de bien spécial, c’est une manière d’intégrer les vrais capacités IG des Warriors comme Piercing Spears ou Scars of Dusk.
  4. Repos

    Contraint par la fatigue, inévitable sanction pour avoir affronté la colère de vent et de sable, le nouveau venu aura vite fait de sombrer dans un sommeil dense après s’être installé parmi ses proches du groupe de Tarif et laissant à d’autres le soin de veiller. Il n’aura eu guère la force de se lier avec les autres pèlerins et l’escorte, les attentions de tous s’étant accumulés sur les différents éclats. Levé tôt, après une légère caresse sur une chevelure blanche proche, il aura entreprit pendant que d’autres dormaient encore d’aller retrouver sa monture qu’il découvrit installée à l’ombre du palmier auquel il l’avait attaché dans le chaos. La placide créature avait, constatait-il, échappé aux fureurs de la tempête. Les autres avaient murmuré à mi-voix que ce khamsin était étrange dans son énergie et son apparition. C’était donc avec un mine sombre qu’il était revenu, s’installant en silence en attendant la suite. Se pouvait-il être autre chose qu’une coïncidence que les assauts des vents se soient acharnés sur les seuls êtres alentour épargnant miraculeusement les bêtes ? Et si la réponse était qu’il s’agissait d’une épreuve divine alors le reste de ce pèlerinage risquait d’être terrible, il s’en rendait compte.
  5. Mirage

    L’air de la large tente qui les abritait embaumait encore légèrement l’anis du thé et la fraicheur de l’alöe lorsque Menetios se glissa au dehors en silence à la faveur de l’obscurité. Certains d’entre eux dormaient peut être déjà, difficile de le dire dans l’obscurité, tous étaient épuisés par leur long chemin au travers le suffocant désert Valencien et se tenaient silencieux et immobiles. Il imaginait bien ce qu’il serait advenus d’eux, de lui particulièrement, sans leurs guides et hôtes du clan Arzhul. Peut être qu’il avait fait preuve d’imprudence en accompagnant les Kelevras, il avait déjà beaucoup voyagé ces derniers temps, Tarif n’avait été qu’une escale rapide peu reposante dans une longue tranversée Ouest-Est, et il ne connaissait rien au brasier au travers duquel ils chemineraient encore demain. Les bottes aux pieds, cela rodait de scorpions lui avait-on annoncé stoïquement, il s’éloigna lentement du campement, longeant le bord de l’oasis. La température baissait rapidement, à cela il était préparé au moins. Ses pas l’avait mené vers l’ouest, de là ou ils étaient arrivé. Il sentit son esprit noir réagir lui aussi. Par là se trouvait les piliers fantomatiques qu’ils avaient aperçu, cette entrée sur quelque chose de terrible et de fascinant à la fois. Ses pensées cheminèrent vers l’autre et il l’interrogea en silence: - Ce lieu t’attire encore n’est ce pas ? - J’y suis lié, je le sais même si j’ai oublié. - C’est pour cela que tu te fais appeler l’Enfant Mirage ? Tu viens de ce désert ? - Je viens d’ici, peut être, mais pas de ce désert. Le temps passe, les paysages changent, ma mémoire s’étiole et tant de poussière a recouvert ce que je connaissais qu’il ne subsiste plus qu’un désert. L'homme ne répondit pas, il y avait une nostalgie dans la “voix” de l’esprit noir qui ne lui était pas coutumière. Il attendit la suite un moment mais elle lui parvint: - Ce que tu as vu aujourd’hui, lorsque la chaleur t’accablait: les tours et les fontaines, les rues animées et les lumières dans le ciel… Des hallucinations pour les fous et les malades ou des rêves pour les caravaniers fatigués. Pour moi ce sont des souvenirs. Je suis un mirage, Menetios, je vis encore mais je ne suis pas là. Rien que l'echo perdu dans la tempête du temps d'une harmonie disparue.
  6. Légataire

    Légataire L’homme en jaquette cérulée le précédait d’un air affecté à travers la galerie, le moelleux de ses bottines de valet atténuant le son de ses pas sur le parquet marqueté alors qu’autour d’eux défilaient portraits illustres, vases précieux et meubles ornementés. Menetios ne jetait à ces merveilles qu’un regard discret, partagé entre la curiosité et la répulsion qui le tenaillaient habituellement en ces lieux. La résidence des Da Lezze à Epheria avait été sa demeure autrefois, quand on le faisait encore passer pour le quelconque gamin d’une servante, mais il était alors essentiellement cantonné dans les cuisines et autres annexes. Cela ne l’empêchait pas de remarquer que son guide n’empruntait pas le chemin le plus preste mais le gratifiait d’une visite des plus belles pièces de l’imposante demeure. Il se demanda s’il s’agissait là d’une habitude ou s’il s’agissait d’un ordre de son aïeule. Souhaitait-elle lui remémorer ce qu’elle lui offrait en apparence ? Il se présentait aujourd’hui comme elle l’avait souhaité dans cette nouvelle armure. Sur le tabard azur l’aigle d’or s’épanouissait à de multiples lieux en différentes postures, son armure figurant les ailes du rapace. Le métal en était sombre à sa demande, elle avait protesté d’abord, préférant sans doute un doré ostentatoire, mais il avait tenu bon. Il acceptait d’être l’aigle dont elle avait désormais besoin mais cela ne ferait jamais de lui un vrai Da Lezze et il entendait bien le lui rappeler ainsi. C’était après tout son oeuvre si le jeune enfant qu’il avait été n’avait jamais pu considérer cet endroit comme sa maison et cette galerie de portraits comme des souvenirs de sa famille. Après un dernier détour par lequel il avait pu observer un peu le jardin et la perspective qu’il offrait, ils arrivèrent enfin devant les portes du Grand Salon. Au travers de celles-ci filtraient les rumeurs de quelques conversations et le valet le fit entrer avant de se décaler avec une révérence. Lentement Menetios entra dans la pièce. Au centre du tableau qui se dressait devant lui se tenait une méridienne, un jeune homme s’y trouvait alité à demi couvert par une couverture. Son visage, jeune et candide, semblait marqué par les souffrances qui l’accablaient. Il dodelinait de la tête, répondant avec affliction à ses interlocuteurs. Ceux-ci, deux femmes et un homme plutôt âgé, se tenaient proches de lui penchés sur le malade, la plus jeune était même assise au bout du fauteuil. Autour, d’autres convives observaient cet échange et discutaient entre eux à voix basse. Tous étaient somptueusement vêtus. Certaines couleurs qui se répétaient reflétaient les différentes armoiries de leurs nobles maisons. A certains chapeaux et éléments symboliques, il reconnut quelques membres des guildes marchandes locales et des religieux. Ils ne le remarquèrent pas entrer, tous trop affairés sur le dernier membre vivant de la lignée Da Lezze telle une nuée de vautours. Ils l’avaient toujours connu malade bien sûr mais les rumeurs le donnaient mourant à présent. Nombreux ici, feignant chagrin et compassion, envisageaient déjà les bénéfices qu’ils en retireraient : taxes de port, dettes annulées, marchés à conquérir, navires à racheter, équipages à débaucher... La fin de Diomède serait une course impitoyable, mais elle n’aurait pas lieu, ils allaient bientôt le découvrir. Menetios croisa le regard de son aïeule qui seule l’observait d’un regard acéré, comme indifférente à l’état de son autre petit-fils mourant non loin. Installée dans un confortable fauteuil à l’écart, une canne appuyée sur ses genoux, Fiorenza Da Lezze l’attendait bien sûr : cette mise en scène était son oeuvre. Elle le détailla rapidement et un sourire d’approbation se dessina légèrement sur son visage marqué par le temps. Serrant le pommeau doré de sa canne elle frappa d’un bruit sec le sol à plusieurs reprises attirant l’attention de l’ensemble des présents. D’abord, ils la regardèrent interloqués s’attendant probablement à une déclaration, et comme elle ne disait rien, leurs regards suivirent le sien et tous se tournèrent vers Menetios. Nul ne l’avait annoncé, alors il sentit leurs regards s’attarder sur son armure, son port militaire et rude, son héraldique alors que le silence perdurait. Leur mutisme prolongé révéla le malaise que suscitait son visage marqué par la corruption qu’il avait affrontée. Le visage de Fiorenza s’épanouit de satisfaction devant la réussite de sa présentation et après avoir savouré ce silence qui était sa victoire sur les charognards, elle déclara d’une voix fort courtoise : - Nobles seigneurs et gentes dames, j’ai enfin le plaisir de vous présenter Menetios fils d’Atlas Da Lezze, cousin et héritier de notre affligé Diomède.
  7. Nebula

    Menant sa monture par la bride, l’homme progressait prudemment le long du chemin brumeux. On ne discernait que les contours estompés du paysage alentour et on percevait çà et là les massifs de pierres et de glace rendus comme immatériels au travers du voile humide. Même le vent, d’ordinaire si impressionnant et particulier aussi rapproché des cols, s’étouffait en silence sous la pesanteur de l’air. La solitude du voyageur n’était pourtant pas si complète, et lorsqu’il jeta un coup d’œil en arrière en espérant distinguer les hautes tours de la forteresse de Delphe une voix résonna dans sa tête : - As-tu déjà oublié l’accueil qu’on t’y a fait ? - Non, répondit-il en pensée, se remémorant amèrement son passage à l’intendance et devant les officiers. Et aussi les regards de biais des troupes sur son visage marqué, mélange de méfiance hostile et de pitié. Heureusement, la majorité de cet accueil avait été réalisé par des inconnus, sa propre section étant, comme souvent, hors des murs. - Et ils ne savent rien de moi. Menetios ne répondit pas, il avait caché sa possession dès le début lorsqu’on l’avait interrogé pour d’évidentes raisons de préservation. L’opinion d’une bonne partie du clergé sur la question était pour le moins expéditive. Voilà pourquoi c’était sur le versant est qu’il cheminait, Tarif était sa seule destination à présent. - Tu y deviendras plus fort. Tu en as bien besoin. Encore une fois, le voyageur choisit le silence comme réponse. Derrière lui s’étendait l’ensemble du monde qu’il avait connu. Un monde et une vie austère qu’il avait aimé mais il ne pouvait nier que cette contrée était aussi emplie d’obscurantisme. Lui-même incarnait désormais ce qu’on n’expliquait pas à Calphéon, ce qu’on voulait cacher. Il n’y avait pas de retour en arrière possible depuis cette escarmouche dans la forêt. Là s’était achevée sa vie de chevalier de Delphe, il le comprenait à présent. - La vie du chevalier s’est arrêtée parce qu’il ne connaissait rien aux pouvoirs occultes de ses ennemis. Il s’est trouvé démuni et a perdu. - J’ai bien compris quel hôte faible et décevant j’étais pour une présence égarée comme toi. Tu vas encore m’évoquer ces « détours » ou tu me guiderais pour m’améliorer je suppose ? - Cela t’entraînerait et qui sait ? Ca évitera peut être à tes amies de finir derrière des barreaux la prochaine fois, déclara t’il effrontément. C’est la colère de l’homme qui accueillit cette bravade alors que le souvenir des captives, de leurs cages et du laboratoire de Marni lui revenait, il enserra de son poing le pendentif à pierre bleue qui pendait à son cou et raffermit son contrôle sur leur étrange connexion : - Je n’ai guère besoin que tu me ressasses cela. Nous verrons pour cet entraînement mais avant qu’il commence rappelle-toi que, là où nous allons, les esprits inutiles ou désagréables sont mis dans des bouteilles pour amuser les enfants. Menetios chassa ensuite rudement l’esprit noir, le forçant à se recroqueviller jusqu'à ce que sa présence fût à peine détectable. Il voulait être seul pour un moment, vraiment seul.
  8. Retour en Calphéon Le vieux garde de Calphéon regardait de biais en grommelant la bleusaille qu’on lui avait collé dans les pattes pour sa patrouille quotidienne dans le quartier noble. Plus tôt lors de la ronde, le cadet avait fait remballer son étal, un peu trop imposant c’est vrai, au boulanger itinérant qui avait pourtant, comme d’habitude, mis de côté à leur intention deux bonnes brioches. Regardez-le, pensait-il, un vrai petit paon avec son casque bien frotté et sa démarche solennelle et pédante. Voilà pas deux semaines que c’est dans la garde et ça fait son malin. Il se croit où. C’est le quartier noble ici. Il va finir par faire chier quelqu’un d’important et se retrouver affecté dans les bas-fonds fissa. Plus loin dans la rue, quelques serviteurs étaient affairés à vider un chariot de malles et de meubles d’aspect précieux qu’ils rentraient dans une grande maison. Il est vrai que ça prenait toute la place dans la rue et que c’était, en théorie, proscrit mais il n’y avait pas de quoi en faire en drame, les rues sont étroites parfois à Calphéon et tous ses habitants font de même un jour ou l’autre. L’ancien poussa un soupir quand il entendit son camarade se précipiter d’un pas vif et héler les déménageurs. En s’approchant à son tour, il remarqua que la résidence concernée subissait une préparation précipité, on distinguait à l’une des fenêtres une servante secouer un tapis alors qu’à l’autre on s’appliquait à fixer un volet fraîchement repeint. "Déjà ? D’habitude Dona Da Lezze revient plus tard dans l’année de sa résidence d’Epheria, demanda-t-il au serviteur, interrompant les remontrances que lui faisait subir son collègue, et montrant par la même occasion qu’il connaissait l’habitante des lieux, qu’à la caserne on surnommait le Dragon de la rue de la Chapelle. Oui, il parait qu’elle revient à Calphéon pour une affaire qui la contrarie fort, déclara le serviteur d’un ton contrit. Oulah plus contrariée que d’habitude ? Mieux vaut ne pas traîner alors, allez viens toi bleu-bite, j’ai des choses à te raconter pour t’éviter des emmerdes. Mes fesses se souviennent encore du jour où sa Seigneurie Da Lezze a fait lâcher ses chiens parce que j’avais un air de vilain feignant à traîner ici."
  9. Ménétios se réveilla allongé sur le tapis au pied du lit de la chambre qu’il louait à Tariff. Son crâne lui faisait encore mal de la soirée précédente. Il avait abusé. Il n’était plus habitué à ces choses-là, l’alcool surtout, il lui faudrait être plus raisonnable à l’avenir. L'homme se redressa avec peine, s’appuyant sur le lit proche pour l’aider, tout en repensant à la manière dont il était revenu avec égarements dans sa chambre hier. Il se souvint vaguement d’avoir été brusque bien qu’il ne sut pas précisément pourquoi. Il demanda un baquet d’eau chaude, cela lui rinça le visage mais n’eut pas l’effet de lui rafraîchir la mémoire. Pire, sortir de l'inconscience augmenta son tracas. Il se sentait tenaillé par autre chose, le sentiment d’oublier un point capital pourtant encore en suspens dans l’air. Le brun resta là observant la vapeur qui montait vers lui lorsque, étouffé, se fit entendre un cri : « Ménétios ! » Alors il se remémora son rêve. Dans celui-ci il se tient debout immobile sur un rocher ancré au milieu d’un lac limpide. L’air est si brumeux qu’il ne distingue pas les rives. Soudain un choeur de voix résonne au lointain et le ciel s’illumine de jets dorés, comme si la voûte du ciel était maintenue par des racines d’or pur. Les eaux du lac, calmes jusquà présent, s’agitent désormais. Avec précaution, il approche du bord et observe qu’il y a comme un courant, il en distingue les remous qui l’entourent même si ce n’est pas vraiment de l’eau. Le choeur de voix s’intensifie et les racines du ciel s’épanouissent, ici bas, c’est bientôt un véritable torrent qui l’entoure. Plus loin, il remarque une première silhouette entraînée par le courant. Elle pousse des cris bestiaux et inhumains jusqu’à disparaître de sa vue. D’autres suivent bientôt, de plus en plus, et très vite il y en a partout. Certaines viennent percuter le rocher sur lequel il se tient, il distingue leurs mains griffues qui tentent de trouver une prise. L’une des créatures s’est agrippée non loin de lui, il observe la bête un instant, elle lui rappelle des souvenirs douloureux. Quoi que ce soit, çà grogne a son attention alors sans hésiter il la repousse d’un pied qu’elle tente de mordre. Il la regarde disparaître quand soudain il entend l’appeler : “Ménétios !” Il se retourne vers l’origine du cri, une forme sombre elle aussi, mais à la silhouette d’un enfant vêtu. Lui aussi va venir s’écraser sur le rocher comprend t’il. “Aide-moi Ménétios je t’en supplie !” L’enfant est là, à présent accroché au rocher, comme la créature précédente. Le chevalier la scrute, cherchant la malice, mais il ne voit que de la peur alors qu’elle s’étouffe. Pas d’agressivité non plus, seulement des forces qui s’épuisent et de la détresse. Le chevalier se saisit de la main de la créature désespérément tendue vers lui. Peut-être qu’il fait ça parce qu'elle n’est pas monstrueuse d’aspect comme les autres, ou parce qu'elle parle, révélant ainsi une âme qu’il ne soupçonnerait pas chez les autres. Peut-être, lui vient-il en aide simplement car elle lui en demande. Il ne sait pas les raisons de ce choix mais il le fait en acceptant le risque de la duperie, du danger. Pendant qu’il observe l’enfant-esprit allongé son souffle, la brume s’intensifie autour d’eux, effaçant tout d’un appétit vorace. “Oh non, pas encore !” gémit la créature lorsqu’elle remarque que tout se voile “Vite, écoute moi bien : il faut que tu ouvres ton esprit, je peux t’aider mais tu m’empêches… “ Sa voix décline dans le brouillard. A mesure que l’esprit disparaît de sa vue, sa voix s’atténue comme si cette brume était plus que cela. L’enfant crie une dernière fois “DEMANDE AUX SORCIERES KELEVRA !”... “MENETIOS” avant de s’évanouir avalé par le brouillard.
  10. Maison Da Lezze Race: Humain Lieu: Epheria à l’origine, Calphéon à présent Chef de famille: Fiorenza Da Lezze (72 ans) veuve de Prospero Da Lezze Heritier: Diomede Da Lezze(15 ans) Histoire: La famille Da Lezze est originaire d’Epheria où ses droits ancestraux sur une partie du commerce du port lui ont apportés une rente régulière et sûre. Sur cet apport les Da Lezze ont construit une discrète fortune bancaire faite d’investissements, d’obligations et de prêts notamment à l’Eglise ou à la Royauté. La famille s’éloigna de ses terres dans l’ouest et s’installa progressivement à Calphéon, centre de pouvoir et d’affaires, et la résidence d’Epheria, la fameuse Villa Da Lezze, devint leur résidence d’été. De par leurs échanges mutuels, les Da Lezze devinrent très proches de l’Eglise et dans de nombreux cas l’intégrèrent à des postes prestigieux. Le dernier en date fut Ultimo Da Lezze, cadet de Prospero, qui fut en son temps Vice Camerlingue à Calphéon. Si la famille est encore dirigée par Fiorenza malgré son grand âge, c’est que la génération suivante des Da Lezze a enchainé plusieurs malheurs et qu’aucun des trois fils de Fiorenza n’est vivant à ce jour. Dioniso, l’ainé, mort en 272 d’une chute de cheval alors qu’il revenait d’un rendez vous ou il devait recouvrer une créance. Tito, le cadet, futur éclésiaste et retrouvé pendu dans sa cellule d’acolyte. Atlas, le benjamin, mort en 260 d’une maladie inconnue après un retour d’une expédition commerciale dans l’est. Il était de toute façon brouillé avec sa famille pour de nombreuses raisons. Les mauvaises langues rapportent qu’il avait même épousé sur un coup de tête une femme du commun et qu’il l’avait engrossée. La génération suivante ne comprend officiellement que Diomede Da Lezze, fils de Dioniso, sur qui veille avec la férocité d’une louve Fiorenza.
  11. Ménétios 29 ans Résidence: Avant poste de Delphe depuis son intégration des Chevaliers du même nom. Famille: Il est né de l’aventure romanesque d’un cadet d’une famille noble de Calphéon avec une diseuse de bonne aventure issue du vulgaire. Le reste de la famille n’y ayant pas vu une once de romantisme mais un lourd risque d’opprobre, cette histoire fut passée sous silence et l’enfant envoyé le plus tôt possible loin de la cité. Aujourd’hui s’ils ne se fréquentent que peu, ils veillent à sa carrière militaire en la finançant suffisamment pour qu’il reste dans ses montagnes. Activité: Ménétios fait partie des Chevaliers de Delphe depuis près de 15 ans. En plus des conflits principaux, il fait régulièrement partie des patrouilles sur les sentiers montagneux de la région et des expéditions de “pacifications” notamment sur les tribus sauvages environnantes. Apparence et attitude: D’aspect, Ménétios se remarque essentiellement par la combinaison de ses cheveux intensément noirs et de son teint pâle. Le bleu de ses yeux rappelle le ciel des cimes et sa mâchoire un peu dure peut lui donner un air sévère. De taille normale, son corps est musclé sans excès ce qui lui conserve souplesse et endurance. Par endroits, on distingue des cicatrices qu’une vie de combats amène nécessairement et le symbole d’Elion est tatoué au niveau de son poignet droit coté paume. C’est un homme généralement posé et calme, ses camarades le savent à l’écoute et de bon conseil. Il a intégré les aspirations idéales que Breggo Willar a instillé en Delphe, ainsi le courage, l’honneur et le dévouement sont des choses capitales à ses yeux. Côté vestimentaire, s’il ne porte pas d’armure complète aux couleurs de son Ordre, on le rencontre vêtu de matériaux courants et dans des tons neutres. Religion: Croyant en Elion, il pense la foi comme un réconfort pour les malheurs de ce monde. Il a néanmoins parfois été témoin des manœuvres politiciennes du clergé et, définissant essentiellement l’homme de foi comme un serviteur, préfère de manière générale les ecclésiastiques de rang inférieur. Autres caractéristiques: Il est fauconnier, on le verra souvent avec un faucon lanier sur l’épaule. Cet animal est utilisé pour la chasse, ou en tant que sentinelle. Rumeurs: La petite force de Chevaliers dont il faisait partie aurait été exterminé il y a environ dix mois dans la forêt bordant la zone neutre au Sud. Tous les corps n’ont pas été retrouvés, notamment le sien, et malgré les expéditions suivantes la lumière n’a jamais été faite sur ce qu’il était advenu. Les noms des disparus ont rejoint ceux des morts dans les archives de l’Ordre.
  12. Etant nouveau, je me sens mal a l'aise de me mêler directement de cette histoire dont je n'ai que peu de connaissance mais voyez vous je voulais faire une recherche sur les Chevaliers de Delphe pour faire de mon perso un ancien membre de ceux-ci et voilà que j'arrive sur ce sujet ou apparemment, ils auraient un compteur de kills de 10 sur des citoyens pauvres et affamés de Calphéon. Euh... J'ai du mal à faire le lien avec le reste des informations que l'on peut trouver sur cet Ordre sur ce même forum N'y a t'il pas un léger soucis ? Ou une confusion avec ceux de Trina ? Il est clairement dit que les Chevaliers de Trina sont les plus violents, ils sont sur place (contrairement aux Delphes qui sont plus sur la frontière et ses alentours). Après il est évident que cette réputation est a nuancer, ils restent des soldats. De la même manière que Calphéon ne peut pas brûler sur le bon plaisir de quelques joueurs, les Chevaliers de Delphe ne peuvent pas devenir détestables pour la population et clairement cela en prends la voie.
  13. Brisé

    L’écho d’un rire dans l’obscurité le tira de l’inconscience brutalement. Alors, comme si elles avaient attendu patiemment la fin de ses songes hantés en spectatrices amusées et vicieuses, les douleurs lui remontèrent l’échine. Par le privilège de leur fraîcheur sans doute, les plaies à vif semées sur son torse menaient cette procession. Suivait la déchirure de ses poignets meurtris ou même brisés par les verrous qui les maintenaient et prenant la suite, sous le rigide effet de la gravité qui l’écartelait, celle de ses épaules suspendues à des bras désormais privés de force. Le reste se bouscula et il gémit sous la tempête de souffrances. A présent, une lumière rougeoyante approchait et à cette simple vue et remarquant le silence, il se mit à haleter de peur. Autour de lui, la mort s’étalait et la prison s’était muée en charnier. La silhouette massive et cornue qui entra, bien que bestiale d’apparence, ne pouvait être qu'humaine vu le sadisme et la froideur toute scientifique qu’elle déploya lors de l’examen des corps. Lorsqu’elle se tourna enfin vers lui, il détecta en elle une once de satisfaction et cela le révulsa. - Espèce... de..., toussa t’il la gorge sèche et âcre. Implacable, la créature préparait la suite en agitant des substances. Il la connaissait bien lui aussi cette suite brûlante, il la subissait depuis son arrivée comme tous. Il se débattit vainement, se mutilant stupidement et cria sachant pertinemment que cela n’y changerait rien. L’énorme seringue de cuivre s'enfonça dans son bras mais le froid qui suivit le prit au dépourvu. Était-ce enfin son tour d’être enlacé par la Mort ? A peine germait cet espoir que se réveilla la première braise. Aussitôt son sang devint un magma, il hurla. Le feu des sensations se propagea, il emplit ses entrailles et les dévora, ses os lui semblèrent craquer comme s’ils étaient de bois, et lorsque le contenu de son crâne se liquéfia il sombra, l’esprit brisé, sans connaissance.