Hyandaure

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Profile Song

À propos de Hyandaure

  • Rang
    Socialement inapte
  • Date de naissance 14/11/1985

Informations RP

  • Personnage principal
    Hyandaure
  • Personnage secondaire
    Abhel

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  1. Bénis soient les naïfs. La lumière du printemps brodaient les contours de la forêt de Solitude, et il fallut quelques instants à Hyandaure pour l’apprivoiser tant il s’était habitué à ses obscurités profanes. Et tandis qu’il s’éloignait, à mesure que ses pas le portait de plus en plus loin de la sombre forêt et de ses secrets, son âme se délestait elle aussi de ses troubles passés. Les effluves poisseuses d’humidité et de mousse disparaissaient au gré du vent porté par les délicieux parfums d’herbe fraîche aux notes graminées inspirant son âme d’une douce osmose loin des humeurs moroses de la veille. Devant lui s'étendaient les prairies, couvertes de tulipes en cette saison dans une riche et chatoyante peinture. Il respirait de Balenos une douce insouciance, faites de fermes en pierre, de champs où dansaient le soleil, et de simples bonheurs. Le semi-elfe laissa filer ces dernières et tristes pensées dans un ultime regard vers la forêt, et il pu presque les sentir s’envoler comme si le gouffre amer voulu jalousement les garder, et ne restait plus que le Printemps, sur ses prés, et dans son cœur. Foulant l’étendue verte, la silhouette pittoresque de la ferme Toscani dévoilait ses murs vétustes et ses toits jaunes gorgés de soleil. Il en contourna le muret, à travers un sentier jouxtant les riches champs de Maïs d’où grognaient quelques belettes surement à la recherche de leur repas. Le vent soufflait sa douce musique à travers les longues feuilles en une douce berceuse inspirant la paix en son âme essoufflée. Et alors qu’il divaguait à des pensées bucoliques… -Ha vous voilà! Enfin, vous vous êtes fait attendre dis donc...Une voix criarde le happa brutalement à la réalité. Il tourna brusquement la tête vers le porche d’où tonnait cette voix de harpie et reconnu la dégaine voûtée et folklorique de “Mémé” Toscani. Vêtue d’une robe élimée au moins aussi vieille qu’elle, son visage abîmé par le temps n’avait rien perdu de sa superbe expressive. Elle le dévisagea en redressant son bâton. Nous aider, tiens dont! Vous avez une drole de façon d’aider les bonn’ gens vous… -Bonjour Madame Toscani. Tenta de répondre Hyandaure. Je reviens just… -Bah trêves d’excuses! Non mais vous avez vu l’foutoir que vous laissé dans ma ferme? Tout ce foin calciné, et ma résèrve de paille pour les bêtes! Y'en a partout! Et ma porte! Ma porte que vous avez saccagé! -Mais je vous assu…Il redressa une main sur sa tête, dans un tic nerveux, pour se gratter les cheveux, le regard au sol...Affronter des esprits en colère, il savait faire, des morts qui marchent, ca aussi...Mais alors faire face à une aînée...Ha ça non. C’était au dessus de ses moyens, cà, il ne savait pas faire. -Ha mais v’nez voir! V’nez voir plutot. Croyez qu’ma ferme, elle se nettoie toute seule? Pensez que s’pavaner dans les forêts où s’promener au soleil, ca nettoie sa ferme hein? Allez approchez, Ha qu’vous z’avez l’air dégourdi vous pour sur. Un grand dadet comme vous, un bras cassé surtout j’pense bien! Bougre d’ane! Et c’est qui qui ramasse les pots cassés? Mémé Toscani bien sur! A mon âge, pensez pas que c’vieux corps, il est usé? Vous devriez avoir honte! Et, là, furibonde, la propriétaire des lieux, défourailla son plus grand atout, arme ultime capable de terrasser Hyandaure. Un regard ému et implorant, remplis du poids de toute une vie, ce regard faussement triste dont brille au fond d’un oeil fuyant, la lueur, infime, de la fourberie. Et pourtant, bénis soient les naïfs... -Mais non...Mais non! Je vous assure que...Je vais tout ranger et nettoyer...Puis, c’était pour éloigner les esprits vous savez...Les effrayer. -Bah ca suffit! Ha non! Je n’accepterai aucune excuse, moi aussi j’avais pas envie de m’lever ce matin et pourtant ça fait soixante dix ans que j’me lève tous les matins. Et vous savez pourquoi? Hein savez pourquoi? Emporté par l’ouragan Toscani, le semi-elfe répondait d’un balancement de la tête muet, ne faisant guère le fier. -Ha mais j’vais vous l’dire moi, ha c’est beau la jeunesse tiens, ca sait bien tenir debout, mais ça sait rien faire de ses dix doigts. Ecoutez mon garçon, v’nez ici...Je vais vous l’dire. Le pas hésitant, Hyandaure s’approcha et la vieille fermière lui parut de plus en plus minuscule au fur et à mesure. Alors que plus il approchait, plus il baissait la tête, Mémé Toscani, appuyé sur son baton, pleine de sévérité et d’apreté d’une rude vie, suivait, défiait et menait de son regard acéré, celui du guerrier. -Approches...Bah t’vas pas m’dire que tu as peur d’une vieille dame tout de même? Il est vrai que l’idée fugace de recevoir le bâton sur le coin du nez lui traversa l’esprit mais il chassa très vite cette pensée qui fit honte à sa conscience, et il plia le buste prêt à écouter. -SAUVAGE! FIEFFÉ MENTEUR! FORBAN PARESSEUX VA! Et elle lui attrapa le bout de son oreille pointue pour tirer dessus, et Sylvia soit témoin que le semi-elfe fut surpris de la poigne et la force que “Mémé” Toscani était capable de déployer malgré son corps vieillissant. Il couina tel un gamin et plié en deux implora la vieille dame de le lâcher. Ha tu vas aller m’nettoyer tout ca oui! Et plus vite que ca! Et ce Coucou que vous avez attiré dans mes champs, tu vas aller m’l’attrappez avant qu’il ne fasse des catastrophes! Tu penses que j’suis pas fatigué des promesses des aventuriers qui passent par ici, j’en ai vu des hurluberlus, mais des comme toi jamais! Et attends donc si j’ vois celui qui t'accompagnes là, l’croquemort qui respire la joie de vivre...J’m’en vais l’remercier aussi pour c’que vous avez fait à ma ferme! -Mais...Mais je vous assure qu’on a tout fait ce qu’il fallait et... Elle conclut alors d’un magistrale coup de bâton sur le séant musclé de Hyandaure qui lui cloua le bec, s'ensuivit un audible et très convainquant AIE!...Avant que ne détale dans un sursaut le semi-elfe, vers ses nouvelles obligations et corvées. Toute la journée on aura vu un homme à la tunique sale s’activer à la ferme Toscani, nettoyer les lieux, remplir les étables de pailles et de foin, nourrir les bêtes et raboter les champs...Et lors du crépuscule résonnera alors les rires de quelques voyageurs en passage et fermiers chez les Toscani tant occupés à encourager ce pauvre hère courant derrière un gros oiseau bien décidé à ne pas se laisser attrapper. Ah...doux Printemps en Balenos et jours heureux...
  2. Problème de conscience. Il redressa son corps endolori par le combat de ce soir, quittant la vieille table en bois qui lui servait de couche. Autour d'eux, baignait le calme serein d'une forêt ensommeillée, lui aussi dormait, là sous la tente. Son visage gelé, les paupières closes. Il paraissait si paisible, et pourtant... Les images lui revenaient en tête, sa silhouette qui avançait parmi les ténèbres, une main en avant, geste d'invitation comme on invite un animal à vous renifler espérant l'apprivoiser. Il avait bien vu, ce corps franchir les limites de l'ombre sans y périr. Et ces mots qu'il avait fait semblant de ne pas comprendre, mais il avait bien entendu, tout entendu. Se donner aux ombres, servir... Il soupira, comme si cela délaisserai tout le poids des tumultes qui agitaient son âme, en vain...Il avait peut être raison...Autrement, en d'autres circonstances, se seraient-ils peut être défié et l'aurait-il tué, lui l'être souillé comme déjà tant d'autres auparavant...Et pourtant. Il avait maintenant cette colère aux bout des lèvres, à défaut d'hurler, il rongeait sa propre hargne, dans le plus frustrant des silences. Sa main serra la garde de son épée, et il s'approcha lentement du corps endormis comme le ferait l'ombre d'un fantome . Il avisa le corps du semi-elfe, il suffirai d'une seule estocade, d'un simple geste... Et en réponse à sa propre pensée redressa sa lame tel la hache du bourreau, prêt à frapper, prêt à tuer. Sa main trembla..."Ce ne serai pas toi...Ce serai tellement plus simple" Murmura t'il la voix voilée. Puis un spasme parcouru son bras, et enfin il relâcha sa prise et le glaive retomba lourdement dans un bruit sourd sur la terre meuble. Hyandaure resta là, planté, immobile, et hagard, face à Aeluin, son regard d'azur aussi vide que creux. Combien de temps resta t'il ainsi à contempler l'épine de sa conscience...Il ne le sait guère mais au bout d'un long moment, il se détournait de lui, pour s'éloigner du campement et s'enfoncer dans la brumeuse forêt avant d'étouffer de sa propre colère. Après une marche interminable entre les racines noueuses, les esprits errants, et les roches d'argent, il finit par se laisser tomber à la surface d'une pierre parmi l'obscurité, à l'abri sous l'épaisse frondaison. Le semi-elfe au bord des larmes serra les dents avant de porter ses mains à sa tête, puis ferma les yeux. Il inspira, mais cette envie de crier, d'extraire cette chose au fond de lui, qui faisait si mal, restait. Il laissa son buste retomber inerte sur la roche froide, l'esprit las, l’âme naufrage...Quand un grognement brisa le fragile silence. Hyandaure tourna le tête afin de guetter la provenance de ce léger rugissement et il aperçut une motte de terre se traîner, un esprit de la forêt blessé..sans nulle racine, ni branchage, la bête rampait pour se déplacer et dans son regard brûlait une terrible douleur. Le chasseur se redressa de son rocher pour s'approcher. L'esprit couina alors apeuré et s'agita pour fuir mais son corps n'avançait guère plus vite et il finit par s'effondrer exténué. Alerte, Hyandaure s'élança vers la frêle créature, et le cœur déjà gris, l’accueillis entres ses mains comme l'on berce un enfant. Il examina l'esprit, son corps, cet amas de fibres végétales et de flores, à l'agonie. -Shhht, ca va aller...Souffla t'il à la créature qui reposait alors entres ses bras. Sa voix tremblait d'émotion, son cœur se serrait et se tordait un peu plus encore. Ca va aller...Et il serra la créature contre lui, libérant alors toute sa rage, sa frustration, sa colère, sa douleur, le visage perlé de larmes, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de sa peine et qu'il soit vide de tout ce qu'il gardait jusque là. Lorsqu'il redressa la tête ce n'était plus qu'un corps sans vie qu'il tenait entres ses mains, quelques débris organiques, de la terre, de l'herbe sèche...qui s'écoulaient entres ses doigts et regagnaient la terre, puis apparue l'étincelle d'une lueur émeraude, s'élevant de ses mains, vers les branchages de l'arbre qui les surplombaient. Ses prunelles glacées suivirent la danse sinueuse et lumineuse de l'esprit jusqu'à ce qu'elle soit retournée à la forêt et ces mystères disparaissant et laissant Hyandaure à ses tourments. Mais il n'y avait plus de tourments, dès lors son âme était apaisée. Ainsi il se releva doucement, dénouant son corps, comme l'on avait dénoué son âme et se demanda l'espace d'un instant si cette soudaine quiétude était un présent de l'esprit ou bien le fait d'avoir pu vomir toute sa peine. En une profonde inspiration, il jeta un dernier regard là où l'éclat émeraude eut disparu songeant à cette question qui resterai sans réponse puis décida de retourner au campement. Il ne sait si pour l'instant ce serait une chose facile à accepter, mais il pourrait au moins le tolérer, et lui montrer que la lumière a du bon. Après tout Vedir et Ganelle ne formaient qu'un seul peuple autrefois...Tout dépendaient de ces actes maintenant. Et ce soir, il lui avait au moins montré qu'ils partageaient le même combat.
  3. Rêveries.

    Les étoiles. Les pieds dans l'eau, il sentait cette fraîcheur lui mordre la peau et doucement, remonter le long de ses chevilles. Face à lui, l'immensité nocturne et ses éclats d'argent, scintillaient tel des diamants. Il trouvait en la nuit la majesté d'une reine et le calme d'un sage. Elle seule sous l'astre clair et son croissant clair obscur déliait le fil de ses pensées comme l'on remonte le cours d'un ruisseau. A la violence, il préférait le silence. Au tumulte de la vie, la solitude d'une liberté infinie. Il imaginait sa vie tel un tableau sans contours, une toile aussi infinie que cette immensité à laquelle il aimait tant appartenir. Il se laissa glisser de la roche comme une feuille glisse sur le vent et s’immergea jusqu'au bassin, chassant alors un frisson lorsque l'eau encore si froide en cette saison lui caressa les cuisses. Il avança alors et se mêla au fleuve. une sensation de bien-être déploya ses ailes douces et tranquilles en son âme et son corps, mêlant l'être à l'harmonie du monde. Parmi cette douce quiétude nocturne, l'aubade régulière des criquets, son corps flottait délassé à la surface de l'eau, ses bras tel de noueuses racines détendus. Il voguait sur l'étendue paisible, dérivant immobile, laissant à son esprit le loisirs de s'égarer, et éveilla alors les souvenirs d'une journée peu commune. "Tu ne sais rien des ombres"...La voix d'Aeluin lui revenait comme l'écho d'un fantôme. Pourquoi fallait-il opposer constamment ces deux forces. Après tout, la sérénité de la nuit ne faisait qu'un avec l'obscurité, sa lumière, ses constellations. Il chercha de son regard bleu pale, les étoiles et les histoires qu'elles contaient. Le hibou se devinait aisément dans le canevas astral, l'aurige chargeait parmi l'infini sous l’œil observateur du délicat dragon noir. Tous brillaient comme des lanternes, immuables témoins de l'histoire du monde. Sans un ciel de nuit, pas d'étoiles, sans ombre pas de lumière...Ils ne formaient qu'un, comme elle autres fois, Vedir, Ganelle, en paix et en harmonie, équilibre d'un héritage divin. Pleurait-elle aujourd'hui le schisme de ces enfants ainsi égarés. Jalousie et rancœur ont germé. Fallait-il que l’âme se repais de ses propres tourments pour en cultiver ses plus noires essences, détruire l'autre et se détruire soi-même, oublier le monde et d'où l'on vient? N'être qu'une âme parmi les âmes, une vie parmi d'autres vies, et ne pas oublier la place que Sylvia leur a donné. Que chaque être qui vit a été façonné de ses mains et ainsi, ils doivent être choyés avec le plus grand respect. Le véritable monstre ne vient ni de l'ombre, ni de la lumière, il vient du plus profond de chacun de nous, il se terre en prédateur et nous pousse à nous cacher, petit à petit, il grignote notre âme jusqu'à ce qu'il soit assez repus pour sortir au grand jour. Alors nous ne sommes plus, nous paraissons. Et si à un seul moment nous nous posions la question. Qui suis-je? Suis-je heureux en cette vie? Redressant la tête, Hyandaure se rendit compte que le flot de ses pensées l'avait une fois de plus éloigné de ce monde, car l'ombre des tours de garde du poste Ouest s'élevaient au loin, rappelant le semi-elfe à des préoccupations plus terre à terre. Il soupira, puis réveilla son corps de sa torpeur, les muscles anesthésiés, et décida après quelques mouvements de remonter le fleuve à la nage jusqu'au rocher où ses affaires étaient posées.
  4. II. Eneryn. Le jour était déjà levé depuis quelques heures lorsqu'Astrhiver ouvrit les yeux. Son corps meurtri par la chasse de la veille lui faisait mal et chaque contraction lui donnait l'impression d'être brisée de l'intérieur. Nul doute que l'effort déployé hier, avait considérablement accru le risque d'accouchement avant le terme de sa grossesse. Elle posa une main sur son ventre avec toute la tendresse d'une mère louve prête à tout pour son petit, et un sourire se dessina sur son visage de porcelaine. -Shhh, calme toi, j'ai déjà assez mal comme ca. Souffla t elle, le ton léger, presque rieuse. Un rayon de soleil perça à travers la fenêtre de la demeure de Grana pour effleuré la peau satinée de l'elfe et elle profita de cet instant de calme et de volupté parmi les draps immaculés de son lit, fixant les arabesques iridescentes qui dansaient sur les boiseries. "Nous serons heureux, c'était ma dernière chasse..." Pensa t elle, sous cette agréable sensation de chaleur qui lui couvrait lentement l’épiderme. “Je leur ai donné nombres d’années, j’ai payé le prix du devoir, aujourd’hui tout est terminé...Je pourrai travailler comme travailleuse du bois, tailler arcs et flèches...et goûter aux joies d’une vie paisible.” Une seconde contraction la fit sursauter, se mouvant sur le côté, son corps se plia en deux tel un jonc et s’échappa de ses lèvres fines, un gémissement plaintif qui brisa la complète quiétude des lieux. La porte de la chambre s’ouvrit alors à la volée, et une femme aux longs cheveux blonds portant une robe en lin pâle apparue soudainement. -Astrhiver! Que se passe t’il? Je t’ai entendu crier. -Ce n’est rien Eneryn, des contractions encore et toujours… -C'est pour bientôt à mon avis, Ce n’était pas prudent tu sais… -Je n’avais pas le choix...Tu connais les règles. -Je connais surtout ton habitude à les transgresser Asthriver. Mais tu devrais remercier et prier Ganelle...Nul doute qu’elle a gardé un oeil sur toi hier...Rares sont celles qui ont réussi l’épreuve dans l’histoire du clan. Ses anciennes lois sont bonnes à jeter, le passé appartient au passé, ces épreuves sont d’un autre temps et d’un autre âge. Ce n'est pas le premier sang mêlé qui naîtra à Grana et ce ne sera pas le dernier. -Ses règles sont traditions Eneryn...Nous devons les respecter tu le sais. -A quoi bon? Imagine tu y serais resté...Combien sont mortes sous le joug de ces épreuves archaïques.nous avons été bien trop indulgentes avec lui… -Eneryn…Souffla Astrhiver, las. Elle connaissait fort bien l’inimitié de sa soeur pour l’homme qui guidait le clan depuis un siècle maintenant. Ce n’était pas nouveau, et dans le fond elle n’avait pas tord mais elle avait elle-même ses propres défauts... -Je suis plus jeune certes Astrhiver, mais je suis de plus haute lignée, je suis une prêtresse renommée.. -C’est surtout cela le problème avoues le dont. Tu ne supportes pas de ne pas être initiée aux secrets de Naerion. Les traditions ne sont qu’une excuse pour voiler les véritables raison de ta rancoeur. -Nous n’allons pas recommencer Astrhiver, ce discours est échaudé et abimé, je suis las de l’entendre à chaque fois que je remet en question notre hiérarche. Il était préférable de changer de sujet pensa Astrhiver alors qu’elle détourna les yeux de sa soeur pour poser un regard vers la fenêtre. -Quelle heure est-il Eneryn? -Le soleil est à son zénith ma soeur. -Oh..j’ai dormi toute la matinée? -Il semblerait. Répondit Eneryn, et elle s'avança vers le lit, le pas lent, le tissu immaculé de sa robe traînant sur le plancher. Levant une main gracile, elle vint effleurer délicatement la joue de sa soeur. Leurs regards se croisèrent et Astrhiver contempla le visage de sa soeur.Il y avait désormais cette brèche gelée dans les yeux d’Eneryn, et à la douceur de ses traits se mêlait la froideur d’une volonté sourde, une vie de sacrifices et de responsabilités, la violence des combats, le deuil des rêves. Nombres d’entres eux cédaient de l’empathie à la froide abnégation et la flamme fragile de la bienveillance disparaissait comme soufflée par le vent. Contrairement à Astrhiver qui avait aimé, le coeur d’Eneryn eut porté le sacrifice de sa foi foi et elle vivait avec le poids constant de sa solitude. -Il serait bon de te rafraîchir ma soeur, même les plus grandes guerrières ont parfois besoin d’un bon bain, puis cela détendra ton corps éprouvé. Astrhiver savait que refuser ne servirait à rien, elle avait le don d’être si entêtée puis la chaleur enveloppante des eaux et des vapeurs soulagerait ses douleurs. Elle répondit alors d’un simple sourire amusé. -Je vais faire préparer les thermes...Et la prêtresse tourna les talons et quitta les lieux laissant la chasseresse fatiguée au silence. Elle jeta un dernier coup d’oeil à la fenêtre, le soleil brillait toujours de ses plus beaux éclats et baignait la chambre d’un vaste et agréable halo doré, invitation à l’apaisement et à la paix. Ce serait une belle journée...
  5. Dans les milieux les plus politiques de Calpheon, se répand la nouvelle d'une soudaine disparition, celle du Sieur Fallagie, diplomate au service la famille Erne depuis quelques années. L'illustre famille Erne ne communiquera rien de la nouvelle, se refusant à tout commentaire, mais au vue de l'agitation qui eut troublé leurs activités ces derniers temps, la disparition ne parait que très peu les inquiéter. Monsieur de Fressignol proche des milieux conservateurs déclarera en quelques propos: "Je suis fort aise de savoir que l'illustre descendance des Batian n'a guère à souffrir des précédentes accusations qui lui ont été porté en faux, aujourd'hui nous avons toutes les preuves nécessaire au bon déroulement de la justice afin qu'éclate la verité. Je sais que les Erne ont tout autant souffert que les Batian dans cette sombre histoire, de ce qui ressemble à une obscure machination afin de porter le chaos au sein du Parlement. Fallagie...Disparu? Vraiment, le pensez vous? Ne serait-ce guère plutôt là la fuite d'un pleutre?" Ainsi la justice semble être sur le point de se saisir d'une affaire qui auront tôt fait de nourrir les vautours, mais difficile d'affirmer si celle-ci sera si publiquement étalé...La noblesse ayant le don de voiler ce qui puis les ennuyer par quelques pressions.
  6. Bonjour et bienvenue à toi. Si tu as des questions n'hésites pas, ma boite à mp t'est ouverte. Amuse toi bien sur Bdo!
  7. Chapitre X: "Interlude." Elle était l'église de leur vérité, un temple silencieux où les mots n'avaient pas leurs places, un atelier où seuls, tel deux artistes travaillant l'argile, il sculptait sa chair et son esprit. Cette chambre était leur royaume, et cette alcôve un bout de terre au dessus des abysses. Lui créature imparfaite, extraite à la fange de ce monde, et aux vies désolées, à la matière ébauchée couchée sur ce grand lit aux soies pourpres. Il n'était rien, qu'un petit rien, agrémenté de gouttes de chagrin, tel des coups de fusain. Une once de douleur, mêlée à une pincée de douceur, et autant de composants d'une substance qu'il ne cessait de retravailler et réajuster, de la boue à la majesté. -Dors toi qui espère...Si loin désormais de Kamasylvia. Là où toute lumière n'est plus. Même ceux qui se sont penchés sur ton berceau t'ont abandonné, mais eux ne savent rien, ils ne pourraient de toute façon comprendre. Tu es à moi. Les mots s'échappaient de sa gorge, alors que la silhouette massive n'était qu'une ombre nue face au clair de lune. Elle filtrait à travers les carreaux de verre de ses pales rayons mortifères et éclairaient les dalles au sol tel des flèches d’argent. L’instant était au calme et à la réflexion, du chaos à l’ordre, petite lumière fragile que le vent soufflera, mort et renaissance. Dans l’espace clos de cette non vie, la forme verticale de l’autel, terrible mat d’une guillotine aux tentacules d’acier, portaient les stigmates d’un crépuscule baigné de cri et de sang. Effusion et coulées rubis sur le sol de pierre et les chaines aux allures de dépouilles reptiliennes, allégorie de leurs péchés inconsolables. Ses prunelles nuit parmi la nuit, fixaient le corps étendu et endormis, sa nuque délicate, et cette chute de rein interdite. Beauté sauvage qu’il continuait de façonner encore et encore, corpus long et frêle, mieux que beau, fruit O combien comestible. Par habitude, sa main vint saisir un cigare dont il ôta l’extrémité d’une coupe nette. Il le porta à ses lèvres et fouillant dans sa poche, vint y porter la flamme capricieuse d’un briquet d’argent. Il tira une profonde bouffée, lente inspiration, avant de recracher une épaisse volute de fumée, tel le souffle d’un dragon. De quelques pas, il se rapprocha sans bruits du lit calciné par leurs brulants émois, et alors que ses doigts glissaient affectueux entres ses fils de sombre soie aux couleurs de cirage, son regard trainait sur les traces de son méfait, de sa grande œuvre. Entailles et écorchures, gouffres écarlates sur sa chair embaumée et blanche comme un lys, mutilations du corps et de l’âme, où l’eros se mêlait à l’horreur. Lentement, doucement, il prenait forme entre ses mains, et s’élevait un peu plus chaque jour et chaque nuit, bien sûr, il était loin d’en avoir terminé, loin d'achever son ouvrage. Il se montrait parfois impulsif, parfois indompté, le défi dans le regard, ses yeux innocents avaient appris à aimer ce fauve affamé où chaque caresse cédait à la morsure. La fatigue, mêlé aux fumées obscènes qui s’échappaient de son cigare voilait son regard saphir d’un trouble muet, aux côtés de ce corps de poupée de chiffon. -Ma plus parfaite création, vertueuse genèse. Souffla le noble à mi-voix. Ils étaient tous deux emporté par le destin, tel un navire l’est par la houle et la tempête avec pour seules destinations, les doux rivages ou le triste naufrage. Ils naviguaient parmi les vagues furieuses, mais tenaient la barre, pour se tenir à flot, et ne guère se noyer dans le désespoir. Alors il serrait les poings et se tenait droit, pour le protéger, pour éloigner les complots et les médisances et tous ceux qui se voulaient glas. Et dans cet océan de ténèbres, il serait le feu brulant d’un phare dans la nuit, la lumière d’un jour de soleil, irradiant de force de vivre, de rage de vivre. La fatigue pesait, doux linceul opaque, sur son esprit écartelé. Et il s’effondra près de lui, calme et apaisé, son dos musclé reposait sur les draps tel une pierre, et son bras se délia pour retomber dans le vide, délaissant le cigare qui roula alors sur le sol. Son corps était aussi lourd que le plomb mais son esprit lui s’envolait, loin, si loin de ce manoir, si loin de sa vie. Alors aux portes de ses secrets, il s’alanguissait, et commençait à rêver, seul voyage illusoire, qui lui permettait de briser les chaines de sa prison, et partager avec lui, le fruit interdit de ses désirs et ésperances.
  8. Bonjour, mes meilleurs vœux à tous et je vous souhaite pleins de (bon) jdr! Puisse Desert Noir encore longtemps prospérer!
  9. Magnifique ton perso Atsan, je regrette juste le noir qui est trop marqué à mon gout et gâche un peu son regard. J'adore son côté très androgyne @Atsan.
  10. Missive à l'attention de Madame Sylannrod @Shaardol. Gente Dame. La délicatesse des effluves de votre échoppe n'a d'égal que la finesse de votre savoir-faire. Je tenai à vous remercier pour ce parfum qui a fait forte impression à ma Dame. les douces senteurs de violettes furent un choix que je me félicite d'avoir pris, tant à son visage réjouis, j'en reconnus le sourire des beaux-jours. Vous savez comme il est si difficile de contenter une Dame, c'est si versatile n'est-ce pas? Qui sait si demain hélas, elle ne l'aura guère déjà oublié pour m'accuser de ne jamais lui offrir de cadeau et de me menacer de son index aussi inquisiteur que ce bon vieux Telemnar de s'offrir aux bras d'un quelconque amant. Si seulement elle savait comme j'en ai cure, seul compte pour moi son silence, car sa voix de harpie ne cesse de m'entailler les oreilles. Enfin, vous y êtes arrivé, grâce à merveilleux bouquet d'exhalaison, à la faire taire et ainsi, rien que pour cela, je vous en dois une Dame Sylannrod. En ma qualité d'homme de main et de confiance des Batian, vous comprendrez que j'ai bien des informations qui pourraient vous êtres utiles Dame Sylannrod, notamment sur les terribles agissements qui se cachent derrière les débats de l'Université et les ombres naissantes qui se repaissent du chaos que cela engendre. Déjà, j'espère que nos quelques réflexions et les questionnements que j'ai, modestement, tenté de vous apporter auront pu éclairer vos lanternes. Permettez moi de vous retrouver à la taverne du Renard Aviné Dame Sylannrod. Dites moi quand, et je viendrai à vous, si bon, et généreux que je suis. Mes distingués hommages. Un pauvre homme à qui vous avez apporté bien du répit.
  11. Le chant du Cygne. II. L’ombre massive recouvrait le corps du gamin de sa plus haute stature. Figure aussi patriarcale qu’autoritaire, l’angelot brun en frémissait. Dans la chair de sa paume, s’enfonçaient les ongles de Circé tout comme son cœur s’embourbait d’effroi, et il redressa des yeux ronds baignés d’innocence sur le regard dur de son père. La main crispée sur son épaule affaissa quelque-peu l’enfant sous le poids d’une crainte. Il était perdu, perdu entres la honte et la culpabilité de déranger ce Seigneur tant occupé mais le plaisir et le besoin de retrouver ce père si eloigné. -Que faites-vous ici les enfants ? Dans la voix du Seigneur du domaine, nul reproche mais quelques nuances d’une autorité somme toute naturelle qui écrasèrent un peu plus les enfants sous le poids de la peur, et de la faute. -Nous jouions Père. Souffla simplement Raffaelle. -Vous savez que ces lieux vous sont interdis…Et la voix du père martela cette fois-ci ce reproche en simple mais violent coup de marteau. -Oui Père. Souffle le gamin en penchant la tête puis il courba les yeux. Ses mains se nouèrent un peu plus dans celle de sa sœur, et ses doigts fins s’y accrochant comme les feuilles d’Automne s’accrochent aux branches pour ne point mourir. Il en ressentait alors son petit corps tremblotant, et l’effroi mise à nu. -Chaque chose à ses secrets, vous l’apprendrez. Lorsque je donne un ordre c’est que celui-ci a ses raisons d’être. Enfreindre un ordre c’est alors laisser à un secret le droit de murmurer. Les propos du Patriarche sonnaient tel une énigme trouble aux esprits puérils des deux gamins, et même s'ils n'en comprenaient guère le sens propre et que les mots s'envolaient, Raffaelle en restait pétrifié, le regard happé par le poids écrasant de toute son autorité. Il attendait tel un condamné craint sa sentence, le cœur serré, la poitrine oppressée, mais rien ne vint, qu'une main puissante lui ébouriffant les cheveux. Et s'évaporèrent ses craintes à l'orée d'un sourire si doux, soulagement profond d'une angoisse qui disparut comme neige au soleil. Lorsque l'on toqua trois coups à la porte. -Oui. Résonna la voix du patriarche parmi le cabinet feutré. Et lorsque la porte s'ouvrit, le profil émacié et gêné de la gouvernante s'immisça parmi l'embrasure. -Monseigneur? La voix d'Ophelia trahissait une inquiétude si profonde dans le ton, qu'elle en fut presque palpable. Le patriarche redressa un regard sévère, tel deux yeux de feu prêt à incendier celle qui osait déranger ce rare moment d'intimité. -Qui a-t-il Ophelia ? Demanda t'il sèchement. -Le précepteur des enfants, Monsieur de Breuil attend dans le petit salon, Monseigneur. Il est d'une humeur exécrable, vous savez comme il déteste les retards...Son minois accusait une fausse sévérité, vague impression de gêne et de malaise qui témoignait de toute son affection pour les enfants. -Non Père, je ne veux pas apprendre mes lectures aujourd'hui. Coupa le gamin dans toute sa spontanéité juvénile. Circé et moi aimerions jouer aux jardins, nous avons vu la neige tombée à gros flocons ce matin depuis la fenêtre. Le Seigneur lorgna vers les deux garnements, outre la surprise, l'amusement se mêlait à une forme d'agacement aux propos d'Ophelia. Ce monsieur de Breuil se montrait bien insistant et de plus en plus agaçant. Dans un relent autoritaire, et par pur plaisir de contradiction, le patriarche Leonardo esquissa un bref geste nerveux de la main, mais fort de dédain et de mépris. Etait-ce en direction de la gouvernante ou bien du pressé Monsieur de Breuil? Peut être un peu des deux. -Renvoyez Monsieur de Breuil pour aujourd’hui Ophelia, et accompagnez les enfants aux jardins. Vous avez entendu, ils ont le besoin de se divertir. -Mais…Elle hésita et l’idée même de chercher à discuter, mêlé à ce regard insistant qui influençait son être tel la course d'un serpent parmi les barreaux , lui arrachait un frisson avant qu’elle ne céda. Oui Mon Seigneur. Les enfants…Allons y et laissons votre Père en paix. Ophelia avec cette façon si douce de tendre la main, invita les enfants à la rejoindre, et ce fut Circe qui lâcha la petite senestre de son frère en première pour courir vers elle de ses pas feutrés. -Raffaelle ? appela l’ingénue enfant de cette moue candide et si caractéristique, poupée de chiffon, de porcelaine si fragile. -Père ! Attendez, venez avec nous ! Nous pourrions faire des sculptures dans la neige! Des chateaux! Des... Il cherchait ces mots, à ce cœur qui criait et réclamait une affection, une présence, qu’il désirait tant. Son regard chassait, alerte, et oscillait entres les prunelles azurées de sa sœur et le visage impassible et fermé de son père, dernier regard, dernier espoir, en vain. Espérer c’était se condamner, cela il le savait déjà, si jeune, car déjà l’imposante figure patriarcale fit volteface parmi l’ambre et la fumée pour disparaître derrière la porte de ses secrets. Vie de noblesse, vie de tristesse. Raffaelle retrouvait à pas lents la gouvernante qui lui déposa un délicat baiser sur sa chevelure abondante. Mais ce baiser ne réchauffa en aucun cas son cœur d’enfant, devenu amertume et colère. Il était tel un homme à l'eau qui cherchait à regagner le rivage mais emporté par le courant, il avait beau se débattre, faire tous les efforts nécessaire, sa volonté ne lui inspirait plus que la noyade, et les doux rivages s'éloignaient, cruelle verité. Il quittèrent les tristes lieux, ce salon embrumé qui avait autant peser sur son esprit, Ophelia refermant les doubles portes. -Allons jouer Raffaelle! La voix joyeuse de Circe arracha Raffaelle à ses peines, et il suffit d'un seul de ses sourires pour panser les plaies de son cœur abimé avant qu'ils ne s'en aillent en courant, traversant de nouveau la vaste salle de bal pour rejoindre les jardins enneigés.
  12. @Clairemarie IL a une belle gueule le yeti.
  13. Merci @Kaewyn La Renarde , nous nous posions justement la question à plusieurs, pour le jouer irp. Voila nous avons quelques éléments de réponse.
  14. Bonjour et bienvenue à toi. j'espère que tu trouveras ton bonheur sur Bdo, ce qui est sur c'est que le jeu ne manque pas de jdr.
  15. Depuis l'intervention des trois compagnons, il se dit que Sieur Fallagie aurait réussi à redresser la situation au sein du quartier des ateliers, les matières premières ont recommencé à affluer et le travail a pu reprendre au grand soulagement des Encarotia et de la famille Erne. Le Sieur Fallagie mise au courant du guet apens ordonné contre Adrastee, Lhyon et Aeluin, serait monté au créneau pour dénoncer les basses manœuvres d'un Parlement corrompu, arguant à qui veut l'entendre qu'il n'est plus qu'un conseil Oligarchique et tant éloigné des réels besoin de Calpheon. Face à la popularité croissante des Fallagie sur le plan politique, les Encarotia s'inquiètent, et les Erne seraient dans une position des plus inconfortables. Il faut dire que Silandro Fallagie diplomate au sein de la maison Erne a toujours été un allié, et des liens d'amitiés unissent les deux familles. Cette position est d'autant plus délicate que les Ferresio auraient envoyé leur diplomate "Monsieur de Fressignol" afin de contrer la popularité croissante de Silandro Fallagie. Anne de Keplan, proche des Encarotia, raconte même que Fallagie ferait tout pour que les Erne accusent les Batian de complot. Il va sans dire que la position précaire des Erne actuellement ne permet pas à ceux-ci d'être des soutiens de poids dans le combat pour l'ouverture de l'Université, et il en faudrait de peu pour que les Batian gagnent enfin la partie. Mais le Comitia toujours plus inquiet et dernier soutien au projet, craint alors que ceci ne fasse que nourrir le brasier d'un Parlement déjà au bord de l'embrasement. Et derrière ce chaos naissant, les pions de l'échiquier de Calpheon continuent d'avancer. Résumé actuel de l'avancement de la trame: Le parti conservateur a le dessus concernant les débats sur l'Université. Les Erne sont considérablement affaiblis, et les Encarotia prennent doucement leurs distances avec leurs plus vieux alliés. Sachant qu'ils étaient les deux principaux soutiens à l'Université, l'ouverture de celle-ci est des plus précaire. Sieur Fallagie suite aux récents déboires du quartier des Ateliers et après avoir réussi à régler la problème d'approvisionnement et mis fin à la grève des travailleurs jouit d'une popularité qui commence à concurrencer les Erne, il serait actuellement en position de force. De plus en se montrant extrêmement agressif avec le parti conservateur , Sieur Fallagie porte les prémices d'une scission net au Parlement, pire l'ombre d'un conflit sans précèdent est murmuré à demi-mots avec crainte. Les conservateurs voient cela d'un très mauvais œil, que ce soit les Batian ou les Feresio. Mais les Batian refuseront tout contact et tout débat avec les membres du projet Université principalement du aux précédentes accusations qui les ont porté publiquement en faux face au parlement. Monsieur de Fressignol aurait été mandaté par les Feresio pour enquêter secrètement sur Fallagie. Anne de Keplan, proche de la famille Erne, s'inquiète de la perte d'influence des Erne au sein du Parlement, au détriment de l'influence de Sieur Fallagie.