Erhesna

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À propos de Erhesna

  • Rang
    Niveau 2
  • Date de naissance 06/03/1982

Informations personnelles

  • Steam ID
    Erhesna

Informations RP

  • Personnage principal
    Damanea [Chamane]

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  1. Lors de la soirée du Relais, fêtant le solstice d'été et par là même, l'anniversaire de ce lieu connu de tous, Damanea offrira à certains membres triés sur le volet une prédiction tirée de son tout nouvel "Oracle du Soleil". Serez-vous parmi les précieux élus?
  2. Il est de ces moments dans lesquels tout paraît vain. Paroles, pensées, écrits, la somme de toutes ces actions combien dérisoires ne comblant pas ce manque intérieur. Il suffisait pourtant de peu. Mais ce peu était à comprendre, à lire entre les lignes, l'ardente n'était point faite que de mots et d'abstractions, aussi oniriques soient-elles. Elle se demandait une fois de plus si sa nature duelle n'en était pas la cause profonde, partagée entre ces deux extrêmes qui la composaient. Partir, avancer, ne plus regarder en arrière. Ne pas non plus commettre l'erreur de se projeter en avant, ce qui, de toute manière, ne serait qu'une source irréversible de désillusions déjà entamées. Oui, finalement, le temps était compté. Elle n'attendrait pas, ou peu, avant de clore toutes les portes et d'entamer sa progression vers un ailleurs certes difficile, mais nécessaire. Regardant en arrière, elle vit sa besace. Toujours là, toujours prête au départ, même si elle devait pour cela tout laisser derrière elle. Il suffisait d'un geste, d'en attraper la bride, et elle fuirait à tout jamais, seule, loin de toutes ces incohérentes pensées à peine ébauchées. Il suffirait tellement de peu... et elle resterait. Mémoires de Saan'Dana, extrait du Livre des Esprits, "L'Attente".
  3. Une semaine. Sept jours. 168 heures. Le peu qu'il avait fallu pour que sa vie vole en éclat à nouveau, éparpillant des morceaux d'âme sans vergogne ni pitié. Elle avait cru un instant, oh, un si court instant, pouvoir échapper aux péripéties de la destinée, mais l'apreté de cette dernière l'avait finalement rattrapée. Bien des combats l'avaient éprouvée, malmenant chair et psyché jusqu'aux confins du possible, mais rien ne l'avait préparée à cela. D'aucuns n'auraient compris ses doutes, se seraient même joué de ces situations d'une ironie mordante, mais pas elle. Non, elle ne le pouvait pas, sa nature même en était incapable, alors que pourtant... Pourtant, il aurait suffit d'un seul mot, d'un seul geste, pour clore la situation où plutôt, de l'ouvrir à nouveau. Aussitôt la porte fermée, ignorant même le regard en cet instant désespéré de son fidèle familier, elle se laissa glisser au sol, cédant pour une fois à la douleur qui s'insinuait dans son être, étant de celle qu'aucun de ces hommes-médecines n'aurait pu soigner. Elle qui traversait normalement vents et marées sans se retourner n'avait pas la force d'affronter cette tempête intérieure. L'idée de fuir lui effleura l'esprit, tentante et audacieuse, douce séductrice aux bras enveloppants. Mais cela n'aurait pas résolu ses tourments, juste repoussé une échéance qui se voulait déjà dénuée de sens. Une semaine, sept jours, 168 heures. Elle ne comprenait pas comment trois sphères avaient ainsi pu se téléscoper, venant exploser autour d'elle dans ce débordement de questions qui la laissaient totalement désemparée et épuisée. On aurait pu lui chuchoter qu'elle portait déjà en elle l'ombre infime d'une solution qu'elle ne l'aurait pas cru, ne pouvant se résoudre aux dernières paroles prononcées, regrettant ces dernières une fois échappées sournoisement de ses lèvres vermillons sans qu'elle n'aie le temps de les soupeser et encore moins, d'en prendre toute la mesure. Une semaine, sept jours, 168 heures. Si on se demande pour qui sonne le glas, il vient certainement de la toucher en plein cœur. Mémoires de Saan'Dana, extrait du Livre des Passions: "Scindée".
  4. "Si tu as peur de moi, elle ne sera jamais à toi". Elle le lui avait signifié. Elle qui prenait rarement parole pour palabrer avec le commun des mortels, lui avait donné ce sensible avertissement; il ne l'avait pourtant pas entendu, le simple timbre de sa voix l'envoyant dans une panique des plus tenaces. Frottant ses pattes graciles l'une contre l'autre, elle soupira. Les humains étaient, pour la grande majorité, tous pétris des mêmes saveurs et actions, et malgré ce qu'on aurait pu imaginer, celui-ci ne ferait pas exception à la règle. Entendant les pleurs de la renarde, son esprit l'avait assimilé à la peur, ne pensant pas un instant que ceux-ci pouvaient être du au rejet de sa nature profonde, et que l'une n'allait pas sans l'autre, les deux devenant trois une fois regroupées. Saisissant un fil, puis l'autre, elle continuait son ouvrage. Elle qui tissait maints destins ne pouvait hélas influer sur le sien, tapie dans l'ombre des profondeurs abyssales. Tout ce qu'elle pouvait faire, était de montrer sa désapprobation par de subtils codes, l'avertissement envoyé à l'importun n'ayant pas suffi. Finalement, il s'agissait de protéger celle qui lui était unique dans un cocon de soie, prêt à la recueillir quand elle tomberait, une fois encore, lasse d'emprisonner un pan entier de son être. Pour le moment, elle se contenterait de lui suggérer une fuite passive. D'autant plus qu'elle avait aperçu une lueur étrange ces derniers temps, qui semblait sinon proche, du moins en écho à la sienne. Oh, elle prendrait le temps de cerner ce trouble, comme toujours. Pas à pas, fil après fil, elle croiserait en silence une toile de curiosité, scrutant la moindre information lui parvenant et la stockant comme une précieuse goutte de rosée. Un léger bruit anima la toile, telle une caresse arachnéenne. Sa protégée se réveillait, émergeant des limbes d'un sommeil profond sans doute animé de précieux songes prémonitoires. Dans un dernier regard pour son œuvre circulaire, elle se mit alors à l'affût du moindre désir de son alter ego, non sans un léger sourire de satisfaction. Elle savait en effet qu'à la fin, elle l'emporterait, comme toujours, reine des trames alambiquées. Mémoires de Saan'Dana, Chroniques d'Adsartha: "Lueur".
  5. "Faut arrêter ces conneries de nord et de sud ! Une fois pour toutes, le nord, suivant comment on est tourné, ça change tout !" Sort en courant.
  6. Un soir, le jeune barde passablement éméché, rentrant dans son studio situé au dessus de l'occultum de Damanea, confondit une cape de plumes, précieuse relique ancienne, avec une vulgaire couverture. Ne prêtant pas attention à cette erreur, il s'endormit d'un sommeil profond. "Une sensation l'oppressait. Il se trouvait dans un long couloir, sans fin, éclairé seulement par de pâles lueurs de bougies tremblotantes. Dans un bruissement d'ailes, un déferlement de créatures indéfinies commença à le poursuivre. Effrayé, le jeune barde commença à courir, droit devant lui, la panique marquant chacun de ses pas. Des rires résonnaient. Mi-humains, mi-demoniaques, ils semblaient se repaîtrent de la terreur du jeune homme. Soudain, un brouillard noir fondit sur lui, lacérant ses bras de griffures fines." Le jeune barde se réveilla, assis sur son lit, le cœur battant la chamade. Regardant autour de lui, il se sentit soulagé, l'espace d'un instant: il avait rêvé. Pourtant, le lendemain, il trouva d'étranges traces de griffes sur son bras... signe qu'il ne valait mieux pas retoucher cette "couverture" sans protection.
  7. Il se murmure qu'une soirée se déroule au Relais des Voyageurs, Damanea ayant préparé comme l'on pourrait s'y attendre, une prestation en raccord avec les célébrations de mai.
  8. Le Relais en lui même aussi d'ailleurs, il y a souvent des événements etc Après tout dépend de l'heure vers laquelle tu joues ?
  9. Quel est le nom de ton personnage, de ce fait? Si jamais je te croise quand je suis en mode RP.
  10. Mémoires de Saan'Dana, extrait du Livre des Passions: "L'Araignée".
  11. Heidel. Après plusieurs mois de retraite dans le désert, elle rentrait enfin vers la civilisation avec, oh, bien des idées en tête. Il faut dire que ces voyages initiatiques sont de ceux qui font avancer, aussi douloureux soient-ils. Se retrouver face à sa conscience, sa psyché, mettre en pièce ce qu'on croyait acquis et se plonger au cœur de soi-même, sans possibilité de se dérober. Se rendre aux confins de la folie, y poser un pied, et en revenir indemme. Se reconstruire avec un nouveau savoir, de nouvelles certitudes. Déménager. Avoir un chez-soi reflétant son monde intérieur, et non plus partager une demeure, aussi belle soit-elle, si cette dernière ne reflète pas les multiples facettes de l'être. Habiter jusqu'au moindre centimètre, esprits compris. C'est ainsi que la chamane décida finalement d'acquérir le 9-3, certes, plus petit, mais plus adapté à ses désirs et pouvant offrir à qui le voudrait un peu de discrétion après une consultation, tout en gardant la proximité de la Place, centre névralgique de la ville. C'est ainsi qu'elle déplaça son cabinet pour une maison remplie de bric et de broc, mais combien plus chaleureuse. C'est ainsi qu'elle pouvait vivre selon son rythme sans heure, dans lequel les nuits font office de jours et les jours office d'entre-deux. Il se murmure également qu'elle aurait ouvert une petite brocante, dans lequel meubles et objets réputés "magiques" seraient en vente pour qui saurait y voir. Tout comme la rumeur dit qu'elle n'en ouvrirait la porte qu'à de rares personnes. Oui, décidément, cette retraite apporta bien des changements. Sauf, peut-être, celui de son caractère bien trempé: cela il semble que rien n'en viendrait à bout.
  12. Parfois, certaines consultations demandent plus de temps, et d'énergie. Encore légèrement perturbée par la consultation de la veille, notre chamane couchera les runes sur parchemin afin de pouvoir envoyer celui-ci au consultant, en cas de besoin. Surtout lorsque les runes s'avèrent facétieuses... et redoutables.