Vicci

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À propos de Vicci

  • Rang
    Niveau 2
  • Date de naissance 01/09/1981

Informations RP

  • Personnage principal
    Lukaena

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  1. Deux jours et trois nuits (3ème partie). Aussi soudainement qu'elle s'était abattue sur le Santa Cruz, la tempête avait cessé. Le navire voguait depuis, ses voiles détrempées gonflées par les vents qui peu à peu perdaient en férocité. Au cours de la tourmente, la nouvelle recrue n'était pas la seule à avoir disparu dans les flots noirs, deux autres matelots étaient aussi tombés du mât alors qu'ils ferlaient les voiles. Un troisième avait pu être récupéré, par miracle, et dormait dans le quartier de l'équipage en compagnie de la deuxième recrue qui refusait désormais de sortir. Quant à la troisième... elle était plus inutile qu'autre chose sur le pont d'un brick en sous effectif où tous les marins couraient pour tenter de manœuvrer. Heureusement qu'il disposait de vieux loups de mer compétents pour compenser et par habitude, ils effectuaient leurs tâches de routine, luttant contre la fatigue de la tempête et le manque de sommeil. -"Jamais vu un' tell' choun'", grommela Jona en enroulant les cordages près du bastingage tribord, "'vec c'qui nous est tombé d'ssus, on d'vrait êtr' en train d'boir' la tass' 'vec l'poiscaill'..." A ses côtés, Maximiliano l'écoutait sans rien dire, le teint livide. -"Z'allez vous plaindr' d'êtr' en vie, vieill' morue ?" s'exclama un marin depuis l'autre côté du navire. -"R'cont' pas d'la merd' toi", gronda le vieux balenosi, "j'dis just' qu'c'est pas normal... ya d'la sorcell'rie à l'oeuvr', j'vous l'dis ..." Lourd de sous-entendus, le regard de l'ancêtre se posa sur la petite borgne qui vidait un seau par dessus bord, écopant tant bien que mal l'eau qui avait envahi le pont. Il allait ajouter quelque chose lorsque le bruit écœurant d'un liquide qui s'écrasait sur le plancher l'interrompit. Le géant, venait de vomir sur le pont. -"C'va mieux, marin d'eau douc' ?" -"Oh par c'bon vieux Elion, ouais..." souffla Maximiliano, visiblement soulagé. "Dès qu'on s'ra à terr', j'vais vider un' barriqu' d'bièr' pour m'rincer l'bouch'" -"Et finir au trou..." conclut Jona, d'un air cynique, "pour changer..." Alors que le reste de l'équipage souriait à l'allusion et que Maximiliano haussait les épaules, un sourire benêt sur les lèvres, Gribouille redescendit du mât principal, le faciès plus hargneux que jamais. -"Nettoyez moi c't'merd' sur l'pont d'navir' !" cracha-t-il en direction de la petite. La gamine s'immobilisa alors, son seau à la main. Trop surprise pour réagir. -"Et plus vit' qu'ça, bonn' à rien !" Comme fouettée, elle partit au galop récupérer serpillière et brosses, se jetant ensuite à genoux devant la flaque de vomi pour frotter de toutes ses forces, personne ne prêtant attention à elle. La tignasse encore trempée, le capitaine émergea alors du pont inférieur, remontant les escaliers quatre à quatre. Tous les regards se braquèrent sur lui alors qu'il venait donner un coup de main à ses hommes silencieusement reconnaissants. "Alors Monsieur Gribouille ?" tonna-t-il en nouant les cordages sur le côté bâbord. -"On y s'ra à la nuit tombée," lâcha le gobelin d'un ton sec, comme contrarié, "si l'vent s'maintient et qu'on s'fait pas attaquer par un poulp' marin ou j'sais pas quell' autr' embrouill' qu'la rouquin' nous attir'ra..." Une vague d'approbation remonta le pont tandis que les marins continuaient de travailler, jetant de temps à autres un regard en direction de l'enfant comme si elle pouvait à tout moment se transformer en tornade ou en Vell lui même... -"Moi j'l'aim' bien", finit par annoncer le géant, rompant le silence superstitieux qui s'était installé sur le navire. -"T'dis ça parc'qu'elle nettoie ta gerb' à ta plac'", siffla Jona à l'attention de l'homme et, haussant une fois de les épaules, l'accusé se contenta de répondre : -"Mais carrément !" Et tandis que le gobelin et Jona roulaient des yeux d'un air exaspéré, Saraboya sourit sous son épaisse barbe brune.
  2. C'est pas moi qui les ait mangé ! Parole !
  3. *récupère les frites pour les revendre au prix fort dans le quartier voisin*
  4. Quoi ? Les pommes frites ?
  5. Premier Fan Art ! Je me permet ce petit interlude, pour vous présenter le premier fan art de Lukaena que j'ai reçu ! Qui aurait cru que derrière ces traits hasoïtes austères et décrépis, la très vieille estimée Yrilda s'adonnait aussi aux arts plastiques ? Certainement pas moi ! Quoi qu'il en soit, c'est avec grand plaisir et beaucoup de fierté que je vous présente sa version de Lukaena ! Un grand merci Yri !
  6. Bienvenue ! Toussa toussa.
  7. Deux jours et trois nuits (2nde partie). "R'lâchez ! R'lâchez !" S'égosillait Gribouille, fouetté par la pluie glacée. "R'lâchez ! La voil' va s'déchirer !" Comme pour marquer ses propos, une rafale de vent s'engouffra entre les gréements, gonflant subitement les toiles. Trempés jusqu'aux os, les marins se précipitèrent pour détacher les cordages, donnant ainsi du leste aux voilures. Au dessus d'eux, le ciel noir déversait toute sa colère sous la forme d'une pluie torrentielle, se zébrant d'éclairs qui illuminaient brièvement les ténèbres dans laquelle ils se trouvaient. Mais ce qu'ils craignaient le plus restait les vagues géantes qui soulevaient le navire, telle une vulgaire coquille de noix, menaçant de le faire chavirer au moindre faux pas. Depuis plus d'une heure, le vaillant équipage du capitaine Saraboya, tout du moins ce qu'il en restait, affrontait la tempête. Effrayée par les sons assourdissants de l'orage, la petite borgne s'agrippait au bastingage, grelottant autant de peur que de froid. A ses côtés, une autre des nouvelles recrues tentait de garder son calme, mais lorsque la foudre s'écrasa à seulement quelques encâblures du brick, le jeune homme perdit pied : -"Aal nous sauve ! On va finir foudroyés !" sécria-t-il commençant à courir vers l'escalier menant au pont inférieur. La gamine l'aurait suivi si le gobelin ne s'était pas jeté à la poursuite du fuyard. "-R'tourn' à ton post', bon à rien !" hurla-t-il par dessus les sifflements du vent. Il était à deux doigts de le rattrapper lorsqu'il simmobilisa sur place, les yeux écarquillés de stupeur... juste avant qu'une vague ne s'écrase sur le pont, le propulsant à la renverse. Par chance, il heurta le bastingage, à seulement quelques pas de la fillette, secouant la tête en jurant, blasphémant et menaçant, tandis qu'il reprenait ses esprits. Le fuyard quant à lui avait disparu par les escaliers et se tenait probablement blotti à l'intérieur, caché entre deux caisses... -"Gardez-le cap !" Hurla le capitaine depuis l'arrière du navire, dressé fièrement sur l'accastillage aux côtés du barreur. "Restez-concentrés !" Comprenant le message, Gribouille se releva, inspectant le reste de l'équipage. Chaque homme était à son poste, deux dans les voilures, le reste sur le pont. Avec les bourasques qui soulevaient presque le navire de l'eau, il fallait jouer cette partie avec prudence. D'autant plus que le vent s'était mis à souffler par à coups, tourbillonnant de fureur, comme s'il avait pu être animé d'une volonté propre et malveillante, cherchant à faire couler le Santa-Cruz. Il fallait lâcher plus de leste. Le navire perdrait en vitesse, mais c'était toujours mieux que de finir sans voiles. -"Allez les gars ! C'pas fini, j'vous l'dit !" reprit le bosco. "Plus de mou !" Autour de lui, les marins défaisaient les noeuds pour allonger le cordage et permettre aux voiles de se détendre, chacun luttant contre le vent et glissant parfois de plusieurs mètres, revenant ensuite se placer avec peine pour terminer le travail. A tribord, Maximiliano tentait de tenir à lui seul la grand-voile. S'il la lâchait, la voile risquait de s'emmêler et il faudrait alors des heures pour la remettre en état. S'il tirait trop, elle se déchirerait. Ce qui était encore pire... -"Allez Max ! Allez !" encouragea le gobelin, conscient que même le géant pouvait lâcher la corde sur un coup de vent furieux. Alors qu'il se portait à son aide, il remarqua l'autre nouvelle recrue du coin de l’œil, tirant sur les cordages de toutes ses forces lui aussi, probablement paniqué. Dans cette situation, il tendait les voiles à l'avant menaçant de les faire craquer ! -"Non ! Non ! Lâch'tout !" s'écria Gribouille en se tournant vers lui. "Lâcheuh !" beuglèrent les autres marins. Comprenant qu'on lui parlait, le jeune homme se retourna vers le contre-maître d'un air interrogateur... Il suffisait d'une seule erreur en mer : dans un claquement sec, le vent souleva les voiles et, coulissant dans les poulies, la corde qu'il tenait se tendit. Avec un cri de terreur, il fut arraché du pont et propulsé dans les flots noirs... Les épaules de Gribouille s'affaissèrent, tandis que l'on hurlait "homme à la mer". Scrutant la surface de l'eau, il chercha le malheureux, espérant peut-être le voir flotter en agitant les bras. Hélas, il savait au plus profond de lui même qu'il serait déjà mort lorsqu'on le repêcherait... Trop de marins manquaient désormais pour manœuvrer le navire coincé dans la tempête et alors que le moral du gobelin se retrouvait dans ses chaussettes, le craquement des marches de bois derrière lui le firent se retourner. Stupéfait, il dévisagea Saraboya, la tignasse et la barbe trempées, sa chemise blanche collée contre sa peau à cause de la pluie et du vent, alors qu'il posait le pied sur le pont. D'un pas assuré et rapide, il traversa le le navire jusqu'à la proue en ignorant les rafales qui menaçaient de le renverser, tout autant que l'eau qui s'écrasait autour de lui. On aurait presque pu croire qu'il défiait la tempête dans sa démarche. Puis, il s'empara des cordes et les tendit, luttant alors que le vent faisait claquer les focs, chaque secousse l'empêchant de boucler son nœud. Gribouille se précipita, l'aidant à affermir sa prise et en un instant, les focs furent en place... Derrière eux, un éclat de rire tonitruant jaillit et tous les regards se rivèrent sur Maximiliano qui tel un fou dans la tempête était pris de fou rire. -"Qu'est c'qui t'fais rir', raclur' d'marin !" gronda Gribouille, peut-être plus curieux que furieux. Le géant ne parvint pas à répondre, ses grosses épaules secouées par son hilarité, la tête rejetée en arrière. Tous l'observaient désormais, incapables de comprendre. -"T'es d'v'nu barjo, bouffeur d'morue ?!" l'invectiva Jona depuis la poupe, toujours accroché à la barre. L'homme lutta pour se calmer. -"Non ! J'm'disais just' : Heureusement, "Tire-Ficelle" m'donne un coup d'main !" expliqua-t-il en indiquant du menton la gamine derrière lui qui agrippait la corde de la grand-voile, la tirant de toutes ses petites forces pour l'aider. Depuis la proue, Saraboya éclata à son tour de rire dans la tempête, imité par les autres fous du navire.
  8. C'est yrilda qui m'a forcé...
  9. Bienvenue
  10. Depuis quelques temps, une grande rousse borgne se rend de temps à autres au Requin pour un y boire un verre ou deux avant de repartir. D'aucun disent qu'elle apporte toujours avec elle des tas de breloques exotiques venues d'orient, à un prix défiant toute concurrence...
  11. Comme promis, voici l'intervention de Lu. <S'approche de la scene, avec ce qui semble être un luth, ou peut être une guitare en forme de larme, jetée sur son épaule, mais l'observateur plus attentif notera que l'instrument dispose de pas moins de douze cordes au lieu des six habituelles.> <Prend place sur le bord de l'estrade, posant son verre et sa bouteille à côté d'elle en évitant tout contact visuel avec le public, le visage fermé.> <Méticuleusement, elle place deux petites languettes sur son pouce et son index. L'assemblée peut bien attendre, elle s'en moque.> <prend ensuite l'instrument en main et, sans transition, gratte les cordes à la volée, se déchaînant frénétiquement sur elles dans une cacophonie absolument inaudible, en beuglant "oh yeah yeah !"...> <stoppe abruptement les cordes en posant sa paume dessus, un petit sourire au coin de ses lèvres> Z'y avez cru, pas vrai ? <reprend sans attendre de réponse, se lançant sans préambule dans une série de notes rapides.> <fait danser ses doigts sur le manche de l'instrument, chacun de ses doigts prenant une pose prédéterminée par la note à jouer, changeant à la vitesse de l'éclair alors qu'elle se lance dans un air endiablé.> <attaque les cordes avec force, non pas en les faisant toutes vibrer comme le ferait un vulgaire gratteur de rue, non. Chacune d'entre elles est pincée par la languette du pouce ou de l'index, au moment voulu, et pas avant.> <garde les yeux mi-clos, rivés sur ses mains qui s'agitent presque malgré elles. L'air est guilleret, insolent... > <Un sourire improbable naît alors sur ses lèvres...> <ne semble plus présente parmi le public, son regard dans le vague, ce sourire impertinent...> <La voyez-vous ? La voyez-vous maintenant, assise sur le bord de sa petite barque lancée sur le courant ?> <Si oui, vous devinez aussi sa frimousse de canaille, souriant jusqu'aux oreilles alors qu'elle s'éloigne, sûrement après quelque fieffée fourberie...> <Mais qu'est ce qui peut bien la faire ainsi sourire alors que ses mains s'agitent sans anicroche, sans ralentir, toujours plus fortes, toujours plus entêtantes ?> <Est-elle toujours sur cette barque, vous narguant de son air de larron qui prend la fuite après vous avoir volé votre bien le plus précieux ?> <Mais qu'est ce qui provoque cet éclat dans son regard ? Qu'a-t-elle bien pu vous faire ?> <se pince les lèvres avec un sourire, secouant la tête après un petit couac, un rien imperceptible, et toujours cet air impertinent et lancinant...> <Peut-être n'est elle pas sur une barque, mais sur une vilaine mule, trottinant sur un sentier de montagne ensoleillé, qu'elle se trouve ! Trottinant sans s'arrêter, alors qu'elle vous l'à volé...> <Mais que vous a-t-elle donc prit pour que son sourire soit si resplendissant ?> <Stoppe soudain les cordes et inspire, mettant fin au morceau sans autres formes de procès... Son regard se relève, son sourire persiste...> <Et d'un clin d’œil elle vous salue !>
  12. Si tu voyages dans l'axe du fleuve demi, je peux aussi rp avec toi à Calphéon ou Epheria, n'hésite pas à me mp aussi.
  13. Deux jours et trois nuits. Une douzaine d'heures après son départ au crépuscule, le Santa Cruz voguait sur les flots sombres. Malgré ses deux solides mâts et ses voiles d'un blanc immaculé qui tranchaient dans la nuit qui l'environnait, c'était un brick parmi tant d'autres autres. Conscient des atouts de ce genre de navire, et encore plus du sien, le capitaine Saraboya avait allongé le trajet de quelques miles nautiques pour rejoindre la haute mer, espérant qu'au large les vents lui seraient favorables. Avec un peu de chance et un bon vent arrière, il pourrait ainsi rattraper son retard... Sur le pont supérieur, les marins s'agitaient en tous sens dans la grisaille qui précédait l'aube, filant de poste en poste sous les ordres de leur gobelin de bosco. Chacun d'entre eux savait exactement quoi faire et obéissait avec une discipline acquise tout au long de leurs longues années en mer. Pourtant depuis le départ, Gribouille n'avait eu de cesse de donner de la voix. "Ferlez les focs !" s'égosillait-il à l'attention de l'une des recrues de dernière minute ramenée par le capitaine, un jeune homme au teint olive qui luttait avec les cordages à l'avant du navire. "Allez ! R'mont'-moi ces voil' !" continuait le contre-maître à grand renforts de battements de bras, tout en gardant un œil sur le reste de l'équipage. Bien que fatigués par douze heures de voyage ininterrompues, les vieux loups de mer du Santa Cruz attendaient nerveusement, prêts à déployer l'intégralité de la grand-voile dès que les focs seraient repliés. Avec un équipage au complet, la manœuvre n'aurait prit que quelques minutes, et en simultané, mais le manque d'effectif et d'expérience des nouveaux venus, le navire avait déjà perdu de l'allure tandis que le barreur se mettait dans le sens du vent. -"Monsieur Gribouille", tonna le capitaine depuis l'arrière, "n'ai-je pas dit cap à l'ouest ?" -"Aye Cap'tain' !" répondit le gobelin. De sa vie, c'était bien la première fois que Saraboya était obligé de lui donner deux fois le même ordre. Et cela, il ne le supportait pas. -"Espèc' d'bon à rien ! On t'a d'ja montré comment faire dix fois au moins !" reprit-il, traversant le pont en courant sur ses courtes pattes pour rejoindre le jeune homme et, après lui avoir arraché les cordages des mains, exécuta l'opération lui même avec une hargne et une force insoupçonnée. L'homme, bien que deux fois plus grand que le gobelin recula de surprise puis, une fois celle-ci passée, s'avança pour se saisir de lui, exaspéré par ses réprimandes. Il avait à peine esquissé son premier geste qu'il se retrouva brusquement allongé sur le pont, fauché par un coup de nerf-de-bœuf derrière le genou ! Hurlant de douleur, il se roula sur lui même tandis que Gribouille rangeait son arme, revenant ensuite en courant vers la poupe pour superviser le reste de la manœuvre en postillonnant de colère. Habitués à sa harangue et sa sévérité brutale, les autres marins ne firent même pas mine de s'attarder sur l'incident, s'activant à leur tour pour redonner au Santa Cruz l'élan qu'il n'aurait jamais dut perdre. Celui-ci finit par se relever, boitillant sur place, s'appuyant contre le bastingage en serrant les dents. Blessé tout autant dans sa chair que dans son égo, il évita soigneusement les regards sévères et accusateurs des autres membres d'équipage. Les bras croisés sur sa poitrine, aux côtés du vieux Jona à qui il avait laissé la barre, Saraboya se tenait droit comme un "i" impassible. Depuis qu'il le connaissait, le nombre de fois où il avait vu son second utiliser son gourdin pour maintenir la discipline se comptaient sur moins de la moitié des doigts d'une main. -"On à l'vent en poup'", marmonna le timonier en mâchonnant l'embout de sa pipe, "c'est d'ja ça..." -"La chance semble être de notre côté, en effet Monsieur Jona." -"Ça va pas durer, 'vec ce port' malheur à bord..." rétorqua le vieux marin en indiquant la petite borgne qui lavait le pont avec une serpillière, frottant comme si sa vie en dépendait, sa tête rousse rentrée dans ses épaules, terrifiée à l'idée de se faire frapper par le gobelin et sursautant à chacune de ses invectives. Soupirant face à la superstition du vieux balénosi, Saraboya ne put pourtant s'empêcher de lever ses yeux gris vers le ciel à l'ouest, détaillant les nuages noirs qui s’amoncelaient à l'horizon...
  14. D'ici là, le maître du port d'Heidel, et désormais celui de Calpheon aussi, parleront aux marchands et voyageurs se plaignant de l'insécurité des routes et de l'allongement du temps de trajet entre les deux cités, de la nouvelle batelière. Et oui, même les explosions de pont peuvent profiter aux charognards !
  15. Bienvenue !