Narasen

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À propos de Narasen

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    Narasen
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  1. Dieu quelle folie... Nous savions quel prix il en coûtait de porter le titre et la charge, mais nous étions loin d'imaginer à quel point la pomme était pourrie. Une simple affaire de charité se changeant en une course au pouvoir, tout n'est que manœuvre et apparence, et nous aimons trop lever les voiles. Maquiller ce qui est laid pour l'embellir, dissimuler des visages contractés par trop d’orgueil et de stupre et jouer de son influence. Le fait du Prince. Voilà une bien étonnante manière d'aboutir à ses fins. Etre présent quand d'autres en ont besoin en se gardant bien de demander une faveur en retour...pour l'instant. Voilà le propre de la méthode, s'assurer d'une dette pour la rappeler à l'avenir, cela est bien commode ma foi. Mais quel intérêt pouvons nous représenter quand nous ne demandons rien qu'on ne puisse obtenir par nous même? L'on en vient à venir chez vous pour parler avec un sourire complice qui dissimule une menace à peine couverte. Oh certes, nous savons que nos positions sont à contre courant, que notre vision de la noblesse l'est tout autant et que nous sommes probablement les seuls à voir une monarchie qui dissimule son nom sous de faux atours. Certes, le pouvoir ne peut être concentré dans le cadre d'une République où les jeux d'influences servent de garde fou aux extrêmes et pourtant... Pourtant nous, nobles, qui avons presque tout perdu à l’avènement, qui avons dû tout reconstruire pour survivre, nous voilà devant le choix impossible à faire de fermer les yeux ou de nous rebeller. Contre la République? Certes non, mais contre la dictature affichée de nos paires qui visent les sommets pour devenir des Rois et des Reines avec ce qu'offre la nouvelle ère. Et tous foncent tête baissée comme des agneaux ignorants vers le couteau du boucher. L'histoire sert de modèle et la mémoire peut paraître bien courte. Notre Maison s'est toujours défendue de viser le pouvoir par mesure de sûreté car si l’ascension est aisée, la chute n'est souvent que plus rapide et il convient de faire preuve de plus de patience et de calme pour se maintenir. Voilà la vrai difficulté, lutter contre l'instinct qui nous pousse à toujours vouloir plus avec la crainte de tout perdre. Un faux pas est suffisant. Aujourd'hui l'on en vient à nous reprocher d’œuvrer par nous même dans l’intérêt de la noblesse et dans celui de la République déjà bien en mal avec les apparences. L'échec Sérendien avec la rébellion qui menace encore, la situation des Bas Fonds qui laissent entrevoir un marasme exceptionnel avec une violence extrême comme seule réponse.... et la menace pour toute personne essayant de proposer une solution. J'ai conscience que notre appuie du Parlement ne partage pas ces idées et notre seule alliance nous garantie comme par le passé, un équilibre entre monnaie et foi. Fort heureusement d’ailleurs que nous ayons cette dette là, pour ne pas dépendre encore d'arrivistes philosophistes. Non, la Maison Bérangia ne courbe pas l'échine, non elle ne rougie pas de ses idées et ne cède ni aux menaces ni aux pressions. Mais nous refusons d'être pris pour plus idiots que nous ne le sommes, grand bien en soit fait à d'autres maisons qui préfèrent se plier à la volonté d'une autre eusse t elle été dans l'erreur. Nous ne les envions pas, nous ne prétendons pas faire mieux, nous ne prétendons pas renverser qui que ce soit pour servir nos intérêts. Ils sont tout autres de toutes façons et la république aura bientôt elle aussi fait son temps. Quand le fruit est pourrit par manque de soin et de bons conseils, que peut il rester d'autre que la guerre et la force brute pour garder un semblant de dignité? Les actes de charité, les actes désintéressés de ceux qui ont tout, marquent plus les esprits sur le long terme que les manigances sous couverts d'écart de cuisse et de beaux sourires. L'utile n'est que temporaire et bientôt c'est le poignard dans le dos qui attend celui qui se défausse. Une autre forme d'usure sans nul doute. Nous préférons ne pas faire crédit. "Nous aimons à nous repaître de ceux qui voudraient nous soumettre." Ainsi parle la chimère, ainsi parlons nous.
  2. Au matin, un chariot provenant des ateliers Berangia aurait déposé au Manoir Greywolf, les tissus de coton promis ainsi qu'une cassette contenant le prix de l'enchère. La veuve Berangia s'est dit inquiète du devenir de ces dons. La maison Berangia craint en effet, que le geste de la jeune Luaine Greywolf, sans doute guidé par sa fougueuse jeunesse et son bon coeur, ne puisse aboutir pour des considérations politiques. L'action des soldats de la veille pouvant rapidement être perçu par les manifestants comme une provocation et une condamnation à mort, le froid arrivant. La charité Elionniste ferait elle à ce point défaut à la République?
  3. Quelques lumières suffisent pour les petites pièces et les alcôves où l’innommable se déroule, où la pureté fréquente l’obscène et le dégouttant. Ses doigts graciles et blanc, immaculés, se préparent doucement au contact de la chaire dure et froide, quand elle les laisse parcourir les écrins contenant ses outils. Elle s'assure que les encens soient prêts, la table confortable et les onguents à portée de la main. Puis elle inspire doucement nouant ses cheveux au sommet de sa tête et lance le gramophone emplissant l'air ambiant de sons enivrants. L'artiste est prête quand elle s'empare avec souplesse de son scalpel. D'abord la caresse de sa main sur le corps de son chef d'oeuvre, suivit de la ligne fine de son incision... la peau cède, s'entre ouvre sans se déchirer dévoilant l'intime et le magique. Elion qu'elle aime à voir cette couleur carmin de la vie. Elle se souvient de cette partie de chasse où son père l'avait emmenée enfant, le corps éventré de ce pauvre homme trouvé dans un fourré par les chiens de meute et cette impression de toucher du regard l'oeuvre de Dieu. La mécanique parfaite où chaque chose était à sa place pour fonctionner, un seul grain de sable pour dérégler le tout. Elle pose son regard un instant sur le visage de l'homme endormi, lui murmurant des mots qu'elle souhaite sympathiques, presque rassurant quand elle lève la cage thoracique et qu'elle vient saisir les pièces de la machine humaine. Elle s'imagine sa vie, elle la devine à l'état de ses composants. Aucun dégoût pourtant... elle sourit même à l'idée que de ne parler de ce qu'elle fait rend les gens mal à l'aise. Ils cherchent à deviner la vie, s'imaginent qu'ils sont le fruit de la volonté divine, mais elle sait... Elle sait que l'humain est fait de chaire et de sang, d'organes et de viscères, pourtant il a fallut probablement une volonté puissante pour rendre le tout si parfait. Elle termine son travail préparatoire, de légères piqures comme on en fait sur le cuir de qualité, discrètes.. Puis c'est la danse des pinceaux, de la couleur sur la peau blafarde et des teintes de la vie retrouvée et figée. Et ses yeux rivés sur elle quand un indexe ami bat la mesure... "C'est toujours un réel plaisir de te voir à l'oeuvre....Mère." Le jeune homme, un verre de vin rouge dans la main, observe la jeune femme de son fauteuil au velours bleu royal. Il dévore des yeux cette cruauté impie redevenir perfection et douceur. Il en frémis presque de voir à quel point elle est capable de rendre cet amas de chaire presque plus beau et vivant qu'il ne l'était quand le corps lui a été amené deux jours avant. "Évite d'être à ce point cynique Jodra. Notre hôte pourrait s'en sentir outré tu ne penses pas?" Le jeune homme sourit en coin avant de ramener sa jambe sur son genoux opposé. "Il se dit que tu as fait ta petite impression lors de la soirée de la Sainte Trinité, aurais tu décidé de sortir de l'ombre de ton laboratoire pour te frotter à la soie bon marché de nos concitoyens?" "Nécessité fait force de loi mon cher "enfant"je comptais sur l'aide d'un client pour mon affaire mais il ne semble pas avoir les reins solides...de fait autant prendre les devants et faire notre place autrement. Pas que nous ayons besoin d'eux mais tu sais ce qui pèse sur nos épaules." "Le fameux prix de la liberté, âpre comme le vin mais tellement satisfaisant au final." "Exactement. Alors soyons sociaux, sourions à ces gens et devenons la main dans laquelle ils viendront picorer." Elle retourna le corps inerte, son fils l'aidant à le vêtir, ajustant le colle pour que le petit trou à la base de sa nuque ne soit pas visible. Une dernière touche de carmin sur ses lèvres et le baisé mortel de la satisfaction pour signer le tableau. L'enterrement aura lieu le lendemain.
  4. La Maison Bérangia. La Maison Bérangia n'a connu que récemment la noblesse. D'abord issue de la haute bourgeoisie marchande de Calpheon, elle s'est illustrée dans le travail des tissus rares et exotiques, mais aussi au travers des commandes de soie rouge carmin. S'étant rapidement fait un nom de père en fils au travers de son patriarche, Giaccomo Bérangia, elle atteint ses marques de noblesse par l'alliance qu'il contract avec une jeune femme de 15 ans en seconde noces, Raiza de la Maison Barsavi. Forte de ses succès commerciaux à travers le territoire et des contrats conclus avec la nouvelle République, Giaccomo a permis à sa Maison de garder une fortune conséquente avant de mourir à l'âge de 69 ans. Il laisse derrière lui son fils, Jodra, à la tête de son entreprise, et sa veuve Raiza. Raiza Bérangia. Saisissante, parfois troublante, Raiza ne semble pourtant pas vouloir jouer de ses charmes pour avancer dans les rues et les salons de Calpheon. La jeune femme autrefois soumise à son père, Ludovico Barsavi, puis à son époux, Giaccomo Bérangia, semble à présent jouir pleinement de sa liberté de jeune veuve. Elle place avant tout l’intellect comme vertu première et ne se prive en aucune façon d'émettre ses avis quand bien même la parole d'une femme n'aurait que peu de valeur. Après avoir observé le temps nécessaire au deuil de son époux et avoir porté le noir de convenance, la jeune femme s'est mise à voyager. Elle n'est que très récemment revenu à la Capitale pour s'y installée, non pas à l'oeuvre de sa famille, mais à son propre compte en tant qu'embaumeuse. Métier qui lui attire d'ailleurs un certain nombre de regards outrés. Elle évoque son métier comme le ferait un peintre ou un artiste, parlant des peaux comme de toiles, des visages comme des supports bruts, et de son travail comme une seconde vie. Aussi ne sera t il pas rare de l'entendre dire qu'elle offre aux famille une peinture plus vivante de leur défunts et plus parfaite qu'il ne l'était. Raiza possède également la passion du luxe arborant le plus souvent possibles, des robes de soies rouges, n'hésitant pas non plus à payer une fortune les différents produits et matériaux lui servant à sa profession, le tout sous l'oeil bienveillant de son beau-fils, avec qui elle entretient des liens assez ténus pour laisser fantasmer les commères sur leur potentielle liaison. Jodra Bérangia. Fils unique de Giaccomo Bérangia et de Lucia Bérangia, il est actuellement le maître véritable de la Maison, bien que du haut de ses 30 ans, il paraisse se reposer d’avantage sur l'avis de sa belle mère, qu'être lui même présent sur le devant de la scène. Il ne cache pas son aversion pour les salons et les jeux de jambes propres aux puissants et préfère le plus souvent l'ambiance de ses ateliers de production et son travail de tailleur dans lequel il excelle particulièrement. C'est un homme grand à la chevelure claire et on dit souvent qu'il a le regard de son père et le caractère de sa mère. Intransigeant en affaire, il s'évertue à faire prospérer la fortune familiale et n'hésite pourtant pas à céder à tous les caprices de Raiza. Il n'est pas marié, il repousse même assez souvent les avances que lui font les femmes et certains hommes, bien qu'il ne cache pas son gout pour la chaire quelque soit le sexe. Il se veut libre, patient et assez occupé pour ne pas avoir à gérer une épouse et encore moins la délaisser.
  5. Le lien. Après avoir passé du temps à rasséréner mon cœur blessé, je suis parti vers Calpheon. Noyant ma peine dans l'alcool et la misère, me laissant pousser la barbe et souillé mon corps, croisant parfois la route de cet autre qui ne me reconnait plus je me suis laissé sombré dans les ténèbres avant de trouver le renouveau dans le feu brûlant des forges. Conscient de devoir me relever pour elle, conscient du soutient qui lui manquait j'ai repris la route vers Heidel. Étrange sentiment que celui de passer devant cette maison, devant ce bâtiment où je croyais pouvoir construire un peu, je prenais le parti d'être réellement une ombre. A cette époque je logeai à la taverne du Muguet pour ne pas avoir à être présent dans la vie de ma soeur. Ce rêve horrible de cette bête qui défonçait ma porte pour me dévorer, la morsure trop réelle sur ma main et à mon réveil la marque dans ma paume. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, cette nouvelle sensation dans ma chaire qu'il me manquait quelque chose, l'attirance insupportable vers des lieux différents et l'urgence de retrouver quelque chose dont j'ignorais la nature. Puis c'est arrivé, la rencontre avec ces hommes et cette femme. Horegone, Ismah et...Jazhar. Mon dieu quelle aventure de se sentir fondre dans l'ame de quelqu'un d'autre, connaitre ses pensées, ses envies, ses attentes et ses angoisses. Comment ne pas aimer quelqu'un dont on fait intimement connaissance puis partie? Nous avons lutter ensemble alors qu'on ne se connaissait pas. Puis il a fallut partir...se dire au revoir dans le froid d'une caverne, un simple baisé et la promesse de ne pas s'oublier. Nous étions de deux mondes différents, lui le mage, l'Archiviste et moi l'ombre, le voleur. Le temps à passé mais je n'ai pas oublié, je me demande encore si parfois il parle de moi ou si la promesse, le lien a été brisé. Je veux le revoir, je veux le connaitre encore et savoir... Mais moi aussi j'ai des responsabilités. Ma soeur à perdu sa couronne et me l'a donné. Je suis à présent l'Oreb et je suis fier de reprendre le flambeau. Je connais les erreurs que nous avons commises, et les têtes qui ont du tomber par notre faute. Je ne referais plus les mêmes erreurs et il est temps pour moi de rentrer à la maison. "A quoi rêves tu, qu'est ce que tu espéres?" Voilà une question à laquelle je ne m'attendais pas et je me trouvais alors au dépourvu de pouvoir y répondre autrement qu'à travers une chanson.... "Im tishaer Tishaer, hakeev ,hayeush, hatikva Im yesh galim halayla Hageut tikach oti El metzulot ahavatcha Shenadeda… Eich shehalev sheli niftach Halev shelcha nisgar Shtei sfatai noshkot lecha Ata nimtza kvar bemakom acher Im tishaer Tishaer, hayeush kvar mizman yealem Im yesh galim halayla Hageut tikach oti el metzulot ahavatcha Im…tishaer iti lanetzach Ki Eich shehalev sheli niftach Halev shelcha nisgar Shtei sfatai noshkot lecha Ata nimtza kvar bemakom acher" Je suis rentré chez nous... Jaz'.
  6. Pour les rêveurs..... J'avais promis de ne pas m'en mêler, une promesse que je m'étais simplement faite à moi-même. Il m'avait déçu, ils m'avaient déçus. Et pourtant je me suis vue dans le regard de cette demi elfe qui était une amie, perdue à l'idée de ne pas revoir l'homme qu'elle aimait. Je sais ce sentiment qui sert le coeur à l'idée de ne pas sentir à nouveau le souffle de son autre sur sa peau et je ne pouvais pas me faire à l'idée qu'elle puisse devoir affronter ça seule. J'ai pris les devants, j'ai foncé, je me suis mise en danger mais j'avais tant changé depuis... Je suis faible. Une sorcière qui dans le monde réel n'a pas grand chose pour se défendre, mais une sorcière qui a affronté des êtres hors du commun avec son seul courage et qui a appris d'eux et d'elle même. J'étais forte dans cet autre monde. Des tractations, des idées avortées et puis le déclic... "La sensation de me réveiller dans un lit confortable. A côté de moi le corps nu et musculeux d'un homme endormi. mon esprit lui donnera le visage d'Arthégos. Mais ce qui m'a tiré de mes songes, c'est une drôle d'agitation au pied du lit. J' aperçois un enfant qui me fixe de ses grands yeux verts et qui me sourit en sautillant sur le lit. <Maman !> s'écrit-il en me voyant réveillée, et à cette appellation je sens mon cœur bondir dans ma poitrine et une enivrante chaleur parcourt mon corps. C'est mon fils, mon enfant. Et comme toute mère je le trouve absolument parfait. C'est le plus bel enfant que j' ai jamais vu, il a ma peau, mon sourire, mes cheveux. Son rire est comme une pluie de diamants, son sourire provoque irrémédiablement le miens. Il se jette alors dans mes bras et je ressens la plénitude d'être une maman, une femme à part entière. Mon homme se tourne alors en s'étirant et pose sur moi un regard plein d'amour et de tendresse. Je me sens aimée et protégée comme je ne l'ai jamais ressenti auparavant, avec l'impression impérieuse que rien, rien au monde ne peut entacher ni briser ce bonheur. La journée débute à peine, et sous les meilleurs augures, et apporte avec elle son lot de promesses et de joie... La petite famille se lève, mon fils espiègle me tire la main pour aller déjeuner.. Il est l'heure du déjeuner. Le soleil est haut, et je suis assise à une tablée sous une pergola où s' enroule autour une vigne vierge qui nous procure ombrage et fraîcheur. Mon fils est assis sur mes genoux et s'amuse à picorer mon assiette, mon mari est à mes côtés. Et tout autour de la table sont présent nos amis et nos proches. On rit, on trinque, on parle fort autour de bons plats. On évoque les souvenirs des jours maussades et des épreuves du passées... Mais tous ces soucis sont loin à présent. J'aimerai au fond de moi garder tous ces gens près de moi pour l 'éternité, profiter de ces moments de joie, de partage. Veilleur sur eux et les voir évoluer dans le temps.... Le soir tombe, je couve du regard mon fils qui s'est endormi après que je lui ai raconté moult histoires dont certaines issues de mes aventures passées. Je suis sa Mère, son Héroïne et il trouve réconfort et sécurité dans mon regard.. Et puis mon époux m'enlace par la taille et se blottit contre moi, me faisant ressentir une douce chaleur au creux des reins. Je devine à ses caresses ses intentions secrètes car nous n'avons aucun secret l'un pour l'autre.. Il m'attire à lui et m'emmène dans notre chambre qui deviendra notre arène de plaisir. Amants et adversaires, rivaux et égaux nous nous donnons l'un à l'autre sans retenue repoussant chaque fois plus loin les frontières du plaisir. Et toujours et encore ce sentiment de plénitude qui me berce et me réchauffe le cœur. Je m'allonge épuisée sur son corps viril qui est brûlant et haletant. Je m'amuse du bout du doigt à suivre les dessins de ses muscles endoloris et je ferme les yeux, comblée... " (tiré des indications de Drelnas au cours du rp) Puis je me réveille....en pleure, furieuse qu'il m'ait montrer ce que je n'avais pas, blessée de désirer autant cette vie là et de me retrouver dans le vide de ce que je ne pourrais pas offrir à l'homme que j'aime, à moi même. Drelnas voulait la guerre, voir de quoi j'étais capable et j'allais lui montrer. Il avait fini par se rendre, surpris de ce que sont les sentiments humains, la faiblesse et la force qu'ils peuvent donner à se surpasser et à se rendre. Nous avons rassembler les morceaux de vie de Nennius, il avait fait le reste pour retrouver sa vie. Et moi j'ai choisi d'en faire autant. J'ai pris chaque morceau, sans en oublier aucun et j'ai choisi de vivre pour moi et Arthegos. J'ai décidé que mes rêves aussi lointains soient ils, deviendraient ma réalité. En fermant pour la dernière fois la porte de l’entrepôt, en tournant la page de la DTC , je ne quittais pas ma famille, ce petit noyaux qui avait changé ma vie. Je quittais simplement l’absence de choix, l'attente, les disputes et les négociations, j'emportais avec moi les souvenirs et les histoires à raconté à mes enfants.... Ce cher présent qu'un adversaire m'avait fait avant de lui aussi renaître autrement. Je quittais une période de ma vie pour mieux écrire la suite. J'arrivais dans cette vieille maison qui m'avait vu grandir un temps près de Tarif. Elle n'avait pas été à moi et je la faisais mienne car à présent ça serait la vie que je construirai.
  7. Confirmant la rumeur, le bâtiment connu sous le nom du "dépôt DTC" affichant un panneau "à vendre" depuis quelques semaines aurait été vidé de ses meubles et marchandises. La propriétaire aurait été vue mener elle même le déménagement. Après une journée bien chargée, la sorcière aurait refermer la porte une dernière fois, posant longuement la main sur le bois avant de soupirer avec un léger sourire nostalgique avant de prendre la route vers l'Est.
  8. Nous pensions qu'après la mort définitive d'Alabaster nous serions enfin sur le seuil du répis mérité mais le sort s'acharne toujours et visiblement il aime s'amusé de nous. Il s'agissait maintenant de venir en aide à Nennius aux prises avec son passé et les choix qui avaient été fait sans son accord autrefois. Ma nouvelle condition me porte pourtant à ne pas poursuivre....étrange ce sentiment intense de détachement alors que j'aurais été la première à motiver les troupes, me voilà hésitante à me remettre en danger pour le compte d'autrui. Je ne me reconnais pas vraiment, je suis encore moi sans l'être et mon visage me semble inconnu parfois. J'effleure les ténèbres dans une curieuse approche entre envie, jouissance de cette liberté morale découverte, et terreur de m'y perdre à jamais. J'ai le temps d'y réfléchir depuis que je suis seule à Heidel, au service de la garde. Et plus j'y pense, plus je me dis qu'il est temps d'agir à mon propre compte et selon mes propres intérêts. Bien sur je vais aider à stopper cette chose qui utilise le corps de mon ami, mais en même temps je cherche la solution la plus adaptée à mon soucis. Finalement je me dis que mon maître n'était peut être pas la folle que les gens pensaient. Je me suis mise à étudier son grimoire, ses notes, l'art de l'illusion et de l'astral. La solution est ici pour atteindre le nœud en moi et le séparer à nouveau en douceur. Chaque chose en son temps.... J'ai définitivement quitté l'habit noir du Corbeau pour raviver la flamme de la Guetteuse de la nuit. La Chouette est de retour.
  9. Nous y voilà, l'heure des comptes et des bilans, celle où l'histoire prend son virage le plus étroit et où l'on risque de basculer à tout moment vers le gouffre. Nous nous y étions préparés, à combattre la flotte de cet Amiral, nous étions préparés à combattre aux cotés d’entités qui nous dépassaient, nous étions prêts à mourir pour détruire enfin Alabaster et ses rêves de domination du monde. J'avais passé du temps à chérir ce que tu m'offrais Arthegos. Apprendre à te connaître, apprendre à te faire confiance. Cette fois j'ai pris mon temps pour être sure. Tu avais proposé ta vie pour moi, comment aurais je pu faire autrement que de remettre la mienne entre tes mains, mon Capitaine? Mais voilà....rien n'est jamais certain dans ce bas monde et la magie encore moins que le reste. Il nous fallait combattre à nouveau. De nouveaux amis à nos côtés et la certitude que ça ne pouvait que bien se terminer. Nous avions la situation en main mais nos forces étaient disproportionnellement faibles contre la chose que nous affrontions. Je décidais de m'en remettre au Destin et sortait une carte de mon jeu.... Je ne me rappel plus laquelle, et ce qu'il s'est passé ensuite. Je me souviens de la sensation de l'acide qui rongeait ma peau, du rire d'Alabaster, puis la tête d'Arthegos volant en éclats..... Tout mais pas ça....pas lui....pas maintenant, c'était impossible.... L'homme de ma vie, venait de mourir d'un seul coup à côté de moi....que me restait il, moi qui n'avait plus de nom, plus d'Ordre, plus de maison, plus que lui? Alors j'ai senti la caresse froide de mon autre sur ma nuque. "Laisse moi te venger..." "Oui..." Ma conscience s'est trouvée balayée, engloutie par la colère et la vengeance, le dernier sceau venait de rompre. La suite c'est un rêve... La fusion des sœurs, la victoire, le corps sans vie de ma sœur et Arthegos qui se relève. Je m'entend parler sans avoir voulu ces mots, je veux retrouver ma place et je n'y parviens pas, je m'éteints. A mon réveil je fixe le plafond de la chambre de l'auberge, je me sens fiévreuse, calme, lourde....vidée. Un rêve, ça n'était qu'un rêve....une prémonition peut être. Arthegos était auprès de moi, il dormait. Je me levais sans un bruit cherchant un verre d'eau pour calmer le désert de ma gorge. Et là dans le miroir.... Deux billes violettes me fixaient, un visage plus pâle, des cheveux nacrés...C'était moi...elle...nous. Je n'entendais plus sa voie mais je sentais sa présence dans mes veines. Le miroir se brisa... J'avais franchis la limite, définitivement, ma soeur était bien morte....Ilya'....je l'avais tuée...si seulement je n'avais pas.... Mon poing s’enfonçait dans les éclats réfléchissants, la colère, le sang qui coule, les larmes aussi....Et dans le silence de la chambre, dans ce temps suspendu j'hurlais sans retenu pour la première fois de ma vie, de rage et de désespoir. Il subira ce que je suis devenue, lui ce monstre qui nous a poussé au delà de nous mêmes, qui nous a tout pris. Il voulait une adversaire à sa taille . Me voilà.
  10. Et nous sommes aller si haut en si peu de temps. Quand on est seul on cherche avant tout à s'entourer, découvrir des visages et des âmes neuves pour tisser autour de soit un nouveau canevas au visage famillié. L'entreprise prospérait. Mon ombre quand à elle, n'a pas daigné être plus. Je pensais que cette fois là ça serait différent mais après tout.....je ne sais pas jouer comme le font les Dames de Calphéon et j'ai tendu un piège qui s'est trop vite refermé. Cette fois, pas de hurlements, pas de larmes, juste l'acceptation de ce qui est et c'était très bien ainsi. Et comme tout ce qui un jour monte doit redescendre, nous voilà à présent devant le gouffre absolut de l'ennuie et de la violence, des individualités qui ne savent pas s'oublier pour plus grand qu'eux et le sang qui coule. Je n'étais surement pas taillée pour ça, je n'étais pas assez forte, trop seule, pour regarder ma "famille" se déchirer et hurler que ça s’arrête pour ne pas être entendue. Je suis partie.... Je suis rentrée au seul endroit que j'appelais encore "chez moi". Bien sur je voulais savoir si on tenait à moi comme amie ou comme simple rempare, et ils sont venu nombreux jusqu'à Valencia pour me convaincre de revenir. Certains inquiets pour moi, d'autres campés dans leurs ténèbres incapable de comprendre le risque que leur comportement me faisait courir devant les miens. Je suis monté sur les toits avec lui, comme lorsque j'étais enfant, il voulait me parler, lui qui ne disait jamais rien, lui qui regardait et qui était tellement invisible jusque là. Et, le regard fixé sur la Cité qui s'endormait, il a parlé et j'écoutais pour la première fois. Tout ce temps à ne pas être entendu, tout ce temps à me regarder....à me voire. En quelques heures, il avait dit plus que n'importe qui en plusieurs mois. Il voulait que je revienne non pour l'Entreprise, mais pour lui, pour la force que je lui inspirais, pour celle qu'il voulait me donner....pour qu'on ne soit plus jamais seuls. Je suis rentré pour lui, parce qu'il avait compris mon désir le plus profond, par ce qu'il le partageait et que je voulais le partager avec lui. La voix dans ma tête s'est tue quand il s'est approché. Je te regarde maintenant, tu n'es plus invisible. Il me reste à présent à ne pas reproduire les erreurs anciennes... Ne plus attendre de sauveur, de héro parce que le vrai courage est ailleurs et qu'en toi je me retrouve. A l'aube de ce qui peut maintenant nous coûter la vie, je sais que ma place est à tes côtés, que les fantômes de mon passé, ceux qui ont échoués, ceux à qui parfois tu te compares en disant que tu es tellement banal, que ces hommes là ne se seraient pas dressé comme tu le fais.
  11. La DTC en déplacement...
  12. Je m'habitue chaque jour un peu plus à sa présence, petite voix dans un coin de ma tête, vue d'un autre œil plus rouge que l'autre. La forme que prend mon équilibre est étrange, je vois le monde naviguer entre douceur et violence, entre envie et retenue et je m'écoute. Je n'abandonne plus aucune partie de mon être, je n'accepte plus, je me bats.. Je laisse venir à moi la colère pour la rendre docile au lieu de la fuir, j'accepte la jalousie et l'angoisse, je domine enfin ma pire ennemie....moi même. Par la force des choses je t'ai revu et tes mots, tes regrets, tes excuses, ta main sur ma joue..... j'ai dominé mon envie de te frapper encore et encore, de ruiner ton cœur et ton âme comme j'ai ruiné les miens. J'ai pardonné...enfin. mais le pardon n'est pas l'oublie et quand je te vois je devine que je ne suis encore qu'un trophée de plus qui t'échappe chaque jours encore plus. Oh oui, j'ai pensé mes mots et ma langue n'a pas fourchée quand je les ai prononcés. Je vaux mieux que n'importe qu'elle femme qui accepte tes caresses et les fragments de temps que tu offres, je suis au dessus de cette masse informe de soupirs extatiques et cette bande de mendiantes d'attention. Je ne supplie plus, je n'attends plus, je n'espère plus rien qui puisse venir de toi. Et pourtant j'ai ce sentiment d’inachevé, cette douleur dans mon ventre qui ne m'a plus quitté depuis que je me sais incapable d'être mère. Je me demande parfois quel aurait été son visage, le son de sa voix et l'odeur de sa peau. Je me demande si j'aurais été une bonne mère ou, à défaut, une mère acceptable. En parles tu parfois à tes conquêtes, que tu as faillis d'être père ou est ce une autre façon de t'attirer la sympathie? Je veux croire que les gens peuvent changer, qu'ils peuvent un jour montrer le meilleur d'eux mêmes et se dépasser. Toi le pourrais tu encore? Je t'en veux comme tu t'en veux, car je sais que dans tes nuits troublées je suis encore dans un coin de ta tête, que celles que tu étreints n'auront jamais la saveur de mes baisés ni la soie de ma peau quand je m'abandonne. Alors comme tous les autres, tu cours vers des bras grands ouverts qui ne donnent que du temps et rien d'autre, ce temps qui ne t'offre aucun réconfort durable, qui te laisse dans ta souffrance chérie. Comme tous les sauveurs c'est toi que tu cherches à sauver en te blessant d’avantage, en te disant que c'est le Destin pour ne pas t'avouer que tu es responsable de ta propre existence. Tu dis qu'il faut être stupide pour me quitter, tu sais de quoi tu parles n'est ce pas? Et même en entendant ces mots franchir tes lèvres, glisser le long de ta barbe qui trahis ton âge à présent, tu sais très bien que si l'histoire pouvait être écrite autrement tu ne changerais rien, tu n'en aurais ni l'envie ni la force. On se parle comme on s'aime, comme on se quitte, du bout des lèvres en retenant un cri avant de rejoindre l'ombre de nos existences. Pour moi l'ombre est devenue salutaire, elle m'offre le réconfort de l'âme et du cœur et la lumière de ma vie m’apparaît par contraste. Je m'oublis dans "l'oeuvre", je me perds dans les bras de ma famille et dans leur soutient. J'ai trouvé un frère qui lui ne me laissera pas dans le caniveau où tant d'autres m'ont lâché la main pour aller se perdre ailleurs et mourir seuls dans leurs illusions. Et dans ma parenthèse sacrée, dans les ombres à l’abri des regards, dans ce qui est tût pour n'être qu'à moi, je vis un instant hors du temps. Et un jour on se retourne pour voir le chemin parcouru, on voit ceux qui se sont arrêtés en chemin, perdus, seuls, et on avance le cœur léger.
  13. plic, ploc, plic.......plic.............ploc...........coucou.... Tu te souviens de moi, il y a bientôt trente ans? Mais si rappel toi... Tu étais allongée là dans le sable et la crasse, ton sang coulait sur la terre. C'était somptueux, d'un rouge magnifique et tu m'as appelé....rappel toi. Tu as dit " עזראל ".... et je suis venue. Pauvre petit Lys....regarde dans quel état sont tes pétales, tu aurais pu être si puissante en m'acceptant, tu as toujours eu peur de moi alors que j'étais là tout proche, depuis le début. J'ai grandi avec toi, rappel toi. Ta Colère, ta soif de vengeance, ton désespoir et ta lumière....tu n'as jamais été seule, j'étais là. Toujours là......encore....là. Tu as toujours été forte alors pourquoi? Pourquoi t'es tu laissée si souvent étouffer par ces hommes? Tu voulais être certaine de les détester après tout ce qu'ils t'ont fait? Je ne t'ai pas sauver pour que tu endures mais pour que tu écrases. Pourquoi tu as retenue ma main quand il fallait prendre sa vie? Sais tu ce qu'il a fait depuis hm? Plic...............Ploc.......... Et ils t'écrasent encore....celui qui voulait ta soumission, le porc qui n'a pas su voir ce que tu étais, le moine qui t'a abandonné...et cet enfoiré de magicien qui t'a touché sans ta permission....ha ha lui j'ai adoré l'entendre hurler quand on lui a pris ce qu'il avait de plus cher, avoue tu as aimé ça aussi. Pour une fois que c'est toi qui prend et pas eux. Grisant n'est ce pas? Petit Lys, tu ne peux pas rester au sol toute ta vie tu sais, tu ne peux pas endurer leurs faiblesses et la comprendre quand ils ne sont pas FOUTU! de faire cet effort...chuuuut allons....ne t'agite pas, tu sais que j'ai raison, ce ne sont que les mots que tu refuses de dire à voix haute. Moi je ne te veux aucun mal, je suis avec toi depuis le début, je suis ce qui te manque, et je prend la main quand il le faut, ne lutte pas contre moi. Oh ma chérie....ma douce petite, ils ne te feront plus aucun mal...donne ton petit doigt et je te ferais la promesse, celle qui dure, la vrai promesse..... Maintenant.....vivons....vivons.... "Vivons....."
  14. Dans l'apres midi, la garde serait venue au siège de la D.T.C. munie de civières. Quatre corps ont été extraits des lieux pourtant personne n'a été arrêté. Il se murmure que la gérante a tenu a payer les futurs funérailles de trois des corps. Que se passe t il donc derrières les murs....
  15. Cœur élastique Et une autre mord la poussière Mais pourquoi ne puis-je conquérir l'amour? Et j'ai probablement pu penser que nous ne faisions qu'un Je voulais mener cette guerre sans armes Et je le voulais et je le voulais vraiment Mais il y a tellement de drapeaux rouges… À présent une autre mord la poussière Et soyons clair, je ne ferai confiance à personne Tu ne m'as pas brisée Je combats encore pour la paix En fait j'ai la peau épaisse et un cœur élastique Mais ta lame, est peut être trop acérée Je suis comme une bande de caoutchouc, jusqu'à ce que tu tires trop fort Je peux claquer et m’enfuir. Mais tu ne me verras pas m'effondrer Parce que j'ai un cœur élastique J'ai un cœur élastique Ouais, j'ai un cœur élastique Et maintenant, je reste debout toute la nuit Soyons clair, je ne fermerai pas les yeux Et je sais que je peux survivre Je traverserai le feu pour sauver ma vie Et je la veux, je veux tellement ma vie Je fais tout ce que je peux Ensuite une autre mord la poussière C'est dur de perdre celui qu'on a choisi Tu ne m'as pas brisée Je combats encore pour la paix Mais tu ne me verras pas m'effondrer Parce que j'ai un cœur élastique Mais tu ne me verras pas m'effondrer Parce que j'ai un cœur élastique J'ai un cœur élastique... Je ne pensais pas qu'en franchissant la porte tu viendrais avec ton visage d'ange m'annoncer ma mort, et pourtant je le savais à ta façon de prononcer mon nom, que le temps était venu. Tu m'as expliqué que ta place n'était plus là où tu l'avais cru, peut être un peu trop tardivement quand tu regardes celles qui t'a donné plus qu'à n'importe qui. Dans ce monde infecte où la confiance s'offre moins facilement que les corps, j'avais pris la décision de boire tes mots et croire tes promesses d'éternité. Tu était le pure, l'intouchable, la réponse... J'ai sans doute oublié un peu vite que les lucioles ne vivent pas longtemps et que les fleurs, mêmes celles qui se débattent pour sortir de la neige, finissent par se faner. Tu peux être fier et certain d'une chose... Quand tes mots ont touché mon coeur, je l'ai senti soupirer et s'enrobé d'une couche de pierre. Tu disais ne pas vouloir me supplier de te laisser partir mais tu étais déjà loin. Tu disais que je devais vivre ma vie, orpheline encore quand tu me prends mes derniers espoirs, avec des mots doux comme pour te rassurer toi même de conserver cette bonté dont tu te vantes. Tu trouveras toi, la force de dormir en effaçant de ta mémoire le souvenir de mes yeux meurtris par tout ce que tu gâches, en te disant que tu as été bon pour moi. Ça n'est pas d'un sauveur dont j'avais besoin. Et demain la roue tournera, toi tu n'apprendras rien de tout ça, Sauveur. Tu repartiras en quête d'âmes reconnaissantes de te voir voler à leur secours et probablement que tu t'attacheras encore avant de connaître la même lassitude et le même départ....les mêmes questions. Je l'ai vu, je n'ai rien dit, tu le sais déjà. Va... part, court à perdre haleine derrière tes chimères, n’oublie pas que la lumière ne sera jamais un mensonge qu'on se soupire à soit même. Et quand encore une fois, tu perdras ta route, prend cette fois le temps de te demander "pourquoi". Moi.... j'ai la peau dur et le coeur élastique...rassure toi Hotaru je vais vivre et briller comme un soleil, avec le temps j'oublierai j'en ai l'habitude. Mais pour l'heure, même la Lune se cache pour ne pas être vue en train de pleurer.