La Vie au Domaine.

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Les récits seront des sortes de "nouvelles" littéraires retraçant la vie au quotidien des employés ou des gérants du Domaine Mirabela, de leurs trouvailles, de leurs aventures ou encore de leur banal quotidien.

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Ceresayaria

Bien des personnes pensent que le travail d'un viticulteur consiste à récolter les fruits de ses pieds de vigne, les travailler pour que de la matière brute devienne, par un long travail méticuleux par le biais de la distillation et la fermentation, le produit fini qui s'écoule dans nos verres.

Si vous faites parti de ces gens-là, vous êtes bien loin de la vérité.

Le travail de viticulteur est laborieux et il se déroule sur les douze mois de l'année. Vous pensiez peut-être qu'en hiver, le travail était mis en pause pour attendre le début du printemps, mais encore une fois, vous auriez tout faux.

 

  • Septembre

Pour certains viticulteurs, le mois de septembre est déjà le mois des vendanges mais d'autres préfèrent laisser le raisin mûrir davantage, afin que les grains se gorgent suffisamment du soleil et donc de sucre. Au Domaine Mirabela, c'est à ce moment qu'on surveille la maturation des grappes et qu'on prévoit de vendanger. Le viticulteur surveille de près la maturation des raisins, en prélevant régulièrement des grappes et ainsi fixer le jour J pour récolter tous les fruits. Pour parfaire cette maturité, on enlève les feuilles qui entourent ces grappes afin de permettre une meilleure aération et une exposition plus large à la lumière du soleil. 

Dans certaines contrées plus froides du centre du continent, la récolte commence fin Août. Toutefois, comme dit plus haut, certains vignobles préfèrent profiter encore des mois suivants où le climat peut être encore doux et chaud. Les vendanges peuvent ainsi se dérouler de mi-Septembre à la mi-Octobre environ, hors vendanges tardives.

 

  • Octobre - Vendanges

C'est la saison des vendanges au Domaine Mirabela. Puis la vinification commence. La vinification consiste à transformer le moût de raisin en un type de vin doté de caractéristiques organoleptiques spécifiques. C'est l'étape succédant au pressurage pour les blancs et au foulage pour les rouges. S'effectuant dans un chai (mais nous y reviendrons plus tard), sa phase principale est la cuvaison, lors de laquelle le moût subit une fermentation alcoolique produisant le vin.

Les vins de garde vont être mis en fûts pour y être élevés. C'est ce qu'on appelle l'élevage du vin.

 

  • Novembre - Pré taille et buttage

Taille et buttage. La vigne abandonne son feuillage aux flamboiements de l'automne. C'est l'annonce d'un repos hivernal. Le vigneron taille les longs sarments (pré-taille) et butte les ceps de vigne pour les protéger du froid rigoureux de Balenos et favoriser l'écoulement des eaux de pluies hivernales. Les vins primeurs sont mis en bouteilles. On surveille également l'évolution des vins nouveaux.

 

  • Décembre - Taille.

Début de la taille. A la mi-décembre, le cycle des travaux de la vigne est bouclé par conséquent, les tailles reprennent, amorçant une nouvelle année ou "campagne" viticole. La température des caves doit être adaptée pour garantir les fermentations.

 

  • Janvier - Poursuite de la taille

Poursuite de la taille. La tradition fixe symboliquement la Saint-Vincent (patron des viticulteurs fêté le 22 janvier) pour marquer le début officiel de la taille. On dit qu'à la Saint-Vincent, "l'hiver s'en va ou se reprend".

 

  • Février - Taille et ouillage

220px-Chais-cathedrale.JPGDans les chais, le vin se contracte avec la baisse des températures. Un chai est un lieu où se déroule la vinification. C'est ici qu'on y conserve et entrepose les tonneaux (tonnelets, fûts, barils, foudres, etc.) les vins et les eaux de vie. Par extension, on l'utilise aussi pour y emmagasiner les bouteilles de vin ou d'alcool. Il s'agit alors plus communément d'une cave à vin si elle est située en partie ou en totalité en-dessous du niveau du sol ou d'un cellier s'il est au niveau du sol.

C'est donc dans ces chais que le vin se contracte avec la baisse des températures. Il faut surveiller les tonneaux et procéder à l'ouillage, une opération qui consiste à maintenir les barriques plaines par adjonction régulière de vin de même qualité, afin d'éviter toute oxydation.

 

 

 

 

  • Mars- Poursuite de la taille

L'opération de la taille se poursuit jusqu'au mois de mars. En principe, le vin a fini de fermenter, y compris les fermentations malolactiques.

 

  • Avril- Palissage

Avec le printemps, la vigne s'éveille et le débourrement est déjà bien avancé : les bourgeons s'ouvrent et de petites feuilles apparaissent. La taille est finie et les vignerons palissent sur un fil de fer, c'est-à-dire qu'ils attachent la vigne horizontalement sur les fils pour maintenir les sarments.

 

  • Mai - Protection du vignoble et épamprage

Pour éviter la prolifération des plantes parasites, les employés du domaine effectuent une seconde série de labours superficiels. Grâce à l'aide de l'alchimiste qui a su trouvé des décoctions naturelles sans toxicité, les solutions sont pulvérisées sur les pieds et feuilles afin de protéger la vigne contre les maladies et les parasites comme par exemple apposer une résine gluante autour de la pousse afin de créer un obstacle infranchissable aux insectes par exemple telles que les fourmis. Selon la taille pratiquée et les conditions de végétation, d'autres bourgeons que ceux laissés volontairement par la taille peuvent se développer sur toute ou en partie des ceps. Issus donc du tronc ou des bas de la souche, ces rameaux infertiles seront supprimés par l'épamprage.

 

  • Juin - Accolage, rognage et floraison

Parmi les vignes palissées, le viticulteur "accole" les vignes, ce qui veut dire qu'il lie les jeunes rameaux contre les fils de fer. Ce procédé est mis en place afin de contenir la croissance de la vigne qui peut rapidement devenir touffue et envahissante, ce qui est néfaste pour la bonne maturation des raisins. On pratique également le rognage des rameaux ou écimage. 

C'est en cette saison que la vigne se met à fleurir.

 

Résultat de recherche d'images pour "vigne en floraison"

 

  • Les mois Juillet et Août - Éclaircissage et traitement contre les parasites.

Une fois la floraison arrivée à son terme, on peut déterminer le nombre et la répartition des grappes sur les ceps. S'il y a trop de grappes, on procède alors à un éclaircissage qui consiste à ôter les grappes surnuméraires avant leur maturation. En effet, un nombre de grappes excessif peut nuit à la bonne maturité de la vigne. 

Lors du mois Août, les travaux au sol s'arrêtent en général mais la surveillance du vignoble reste indispensable et est donc accrue. Sa protection peut être nécessaire jusqu'en Septembre, s'il subsiste des risques de développement des maladies.

Vous l'aurez donc bien compris, en ce moment, le Domaine Mirabela a fort à faire, patientant tout en surveillant que la récolte soit bonne. 

 

Révélation

Oui, j'ai utilisé les mois IRL car comme l'a dit @Kadhel dans la section Encyclopédie...

Citation

Néanmoins, en réalité, il n'y a aucune corrélation avérée entre les constellations et les mois. D'ailleurs, dans le monde de Black Desert, les noms des mois sont les mêmes que dans la réalité. Cela s'observe sur une connaissance de l'île d'Iliya. Il y a d'ailleurs aussi 4 saisons, l'hiver, l'automne, le printemps et l'été. Cela se voit dans des entrées variées.

Qui plus est, comme indiqué dans la connaissance sur la constellation du Dragon Noir, il existe bien plus de constellations que les 12 présentées ici. Mais ces 12 constellations sont visiblement relatives à des périodes de naissances, qui nous sont complètement inconnues (cela pourrait être des cycles de 12 jours, de 12 semaines, de 12 mois comme de 12 ans ... ou même des totems...).

Je l'utilise car le point soulevé par le contributeur me semble des plus logiques.

 

    Ceresayaria

    Hiver 288.

    Pied-Boueux, gobelin au service du Haras Mirabela est chargé de nettoyer les stalles et aide à l'entretien des infrastructures, il fut pendant longtemps, au service de Monsieur Severro Loggia, son ancien employeur, qui a précédé la propriété de la ferme.

    Il fait un froid de canard dehors, le temps se gâte et seuls les plus courageux sont de sorties pour aider dans les vignes. Pied-Boueux n'y connaît rien à la vigne mais d'après les Humains connaisseurs, ça se prépare tout au long de l'année pour que le fruit délivre le meilleur de ses nectars. Le problème c'est le temps. Il faut qu'il fasse soleil. Et ça,  ça arrange le gobelin aux oreilles de chauve-souris quand il fait soleil, il n'a pas à frotter sans arrêt ses pieds dégoutants de boue. Mais l'hiver...il pleut, il neige...et voilà qu'il est tout crotté.

    Et aujourd'hui, pour compléter ce froid glacial, il a neigé durant toute la nuit, laissant une couche monstrueuse devant la porte que lorsqu'il l'a ouverte, le monticule de neige l'a enseveli sur le perron. A noté que le malheureux gobelin ne mesure qu'un mètre vingt. Seule sa tête dépassait du manteau blanc envahissant.

    Lio qui a eut la riche idée de se confectionner des grands chaussons à l'aide de filet de pêche et de planches de bois marchait en canard dans la cour couverte de neige. Il avait l'air ridicule...mais avec classe. Lui ne s'enfonçait pas bêtement dans la poudreuse malgré sa petite taille de loutre.

    "T'as besoin d'aide ?" s'écria Lio depuis le puits.

    "Non....", ronchonnait le gobelin.

    "Couic ! Je vais aider Bertrand et Sarah à déblayer la cour, c'est fou ce qui est tombé cette nuit !"

    Pied-Boueux ne répondit pas, il en avait marre de l'hiver. La saison la plus dégoutante de l'année. Il détestait la neige, la pluie... le crottin...tout ce qui pouvait le rendre sale. A force notre gobelin développait une forme hypocondrie de la saleté.

     

    Un peu plus tard dans l'après-midi, quand la cour était enfin débarrassée de la neige, les employés pouvaient enfin circuler sans difficulté, surtout Lio...qui pouvait ranger son équipement ridicule mais pratique.

    Mais ce que craignait Pied-Boueux arriva. A l'instar que la neige avait enfin disparu, elle laissa derrière elle un souvenir inoubliable d'horreur pour le gobelin. La cour était un marécage. Des flaques d'eau grises et noires ici et là ! Les trois poils de cheveux qui lui restaient sur la tête s'hérissèrent lorsque le gobelin tira sur ses oreilles de chauve-souris vers le bas, dépité. Une promesse d'un nettoyage très....long.

    Plusieurs heures passèrent, la cour devenait enfin impeccable. Tout est relatif entre les yeux d'un gobelin atteint d'hypocondrie de l'hygiène et un humain ...normal. Pied-Boueux put passer à l'infrastructure principale du Domaine. Là où la nouvelle employée Mademoiselle Aquilla vendait le vin, secondée de Crâne-Bleu. Ce sobriquet lui allait comme un gant selon Pied-Boueux. Il n'a jamais vu d'humain avec des cheveux bleus.

    La porte s'ouvrit sur la petite stature du gobelin, transportant serpillère et seau. Profitant de l'absence de Mlle Aquilla, le gobelin entreprit de nettoyer le sol carrelé poussant la serpillère devant lui, lui marchant derrière...de ses pieds crottés. Au bout de plusieurs minutes, il essuya la sueur sur son front et admira son travail avant de jurer et pester ! Cet idiot avait oublié de se laver les pieds et surtout, il aurait du nettoyer en reculant afin de nettoyer ses empreintes de pieds dégoutantes, laissée un peu partout dans le magasin. Il reprit sa serpillère, la trempa dans le seau pour l'esserer et recommença. Cette fois...il pouvait enfin rentrer. Son travail était terminé. Il sourit. Le patron pourra être content.

    Lorsqu'il reprit son seau et son balai enroulé d'un torchon (serpillère), il put se diriger vers la sortie. Le comble du sort...lorsqu'il saisit la poignée pour se rendre dehors...une pluie fine venait de tomber, se métamorphosant en un gros déluge... Les oreilles du gobelin chavirèrent d'une profonde tristesse...

    Demain...serait un jour très très long.

     

     

    Ceresayaria

    Le 24 Marteau 287...lors de l'heure de la sieste après manger...

    Clarisse l'alchimiste accourt au domaine avec des nouvelles fraîches obtenues de quelques commerçants itinérants après avoir fait une halte en ville.

    - "Gaston ! Gaston !"

    Le vieil homme assit sur un banc dans la petite cour du domaine, son galurin sur la tête à demi-enfoncé sommeille paisiblement alors que la voix de Clarisse retentit au loin, le tirant de cette sieste qu'il n'aime ne louper pour rien au monde, même après un repas frugal.

    Ronchonnant dans sa barbe, l'homme redresse son couvre-chef et regarde vers l'entrée de la cour.

    - "Gaston ! ....", essoufflée la jeune fille ne tarde plus à se pencher en avant, les mains sur les cuisses pour reprendre son souffle.

    - "C'est ti-pas bientôt fini de brailler comme ça à tout bout d'champ ? Reprends ton souffle, ma fille."

    - "Pas le temps, j'ai une nouvelle idée pour développer nos pousses pour les souches* !"

    - "Qu'est c'que tu vas encore me baragouiner cette fois, hmm ?"

    - "Je discutais avec des Médiens de passage en ville, on parlait de produits en vogue par chez eux. Moi qui utilise toutes les matières minérales, végétales et animales pour faire des engrais, j'ai pensé au café !"

    - "Oui...", un peu sceptique le Gaston pour le coup. "Et bien...quoi le café ?"

    - "Et bien le marc de café peut être utiliser comme engrais ! Au lieu de le jeter partout comme ça, on l'entasse sous les pieds de vignes ! Les Mediens pratiquent déjà cette technique."

    - "Et t'crois qu'avec ton marc de café, ça va pousser plus vite pour les prochaines récoltes de 288, hm... ?"

    - "Ça...c'est encore une autre affaire. Mais voilà... le café..."

    - "Clarisse, ton idée est bonne mais quoi, on va devoir consommer des litrons de café pour pouvoir ensuite récupérer l'engrais, mais téti pas un peu folle parbleu ?"

    - "C'est juste.", pensive, Clarisse se voit un peu embêtée.

    - "Allez....va.", la chasse gentiment d'un geste de main Gaston.

    - "On peut toujours récupérer le marc de café des gens qui en boivent...contre quelques piécettes...ou gratuitement s'ils veulent bien."

    - "Tu peux...toujours demander mais fais-toi à l'esprit qu'ton idée même si elle est bonne, est difficilement réalisable."

    - "J'aime les défis... pour ça que j'ai pris le métier d'alchimiste."

    Gaston s'adosse à nouveau au mur de pierre de la masure, son corps tout frêle et décharné emmitouflé dans quelques vêtements délavés et usés tandis qu'il reprend sa sieste.

    - "Va pas attraper froid... grand-père.", dit-elle avec un sourire alliant bienveillance et malice.

    Un sourire apparaît dans cette barbe grisonnante frisotante bien fournie alors qu'il croise ses bras qu'il ramène contre son torse, maintenant un peu de chaleur contre lui tandis que ses paupières se closent. Clarisse disparaît à nouveau...en quête de mare de café pour ses nouvelles expériences et confectionner un nouvel engrais.

     


    *souche : pied de vigne