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[Fiche] Dino Di Mare

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"Un beau désordre est un effet de l'Art" Nicolas Boileau.

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IDENTITÉ

Surnom : Dino, Dino Le Boiteux, Dino « Di Mare »
Sexe : Homme
Age apparent : La trentaine
Profession : Peintre-sculpteur
Allégeance : Aux idées, aux excès et aux Arts, bien sûr.
Inspiration : Casanova, Le Caravage, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

 

PHYSIQUE

D'une taille relativement moyenne, Dino est un homme énergique à l'air affable et à qui il semble difficile de donner un âge précis. Bien qu'il paraisse solidement battit et en bonne santé, sa démarche est rendue malhabile par une jambe raide le contraignant à s'équiper d'une canne en permanence.
Ses boucles brunes, similaires à la couronne d'un angelot, sont coupées sur la nuque et  perpétuellement en désordre, malgré les efforts fournis pour les arranger convenablement. Le nez fort, le menton court habillé d'une barbe un peu rousse et la moustache bien taillée, Dino entretient l'élégance de son style. Ses yeux malicieux et prompts à vous offrir une œillade, vont de paire avec un sourire agréable bien qu'un tantinet égrillard. 

Sa vêture est à son image : folle, inconvenable, spectaculaire ou audacieuse. Il aime les chemises vastes, les chausses bien coupées et les jaquettes aux couleurs diaprées. Bien qu'il apparaisse souvent débraillé, à force de gesticuler, et que ses doigts soient systématiquement tâchés de pigments, Dino prend l’hygiène du corps très au sérieux, à défaut de prendre celle de l'esprit en considération.

Signes particuliers :

  • Une dentition pourvue d'un léger diastème au niveau de la mâchoire supérieur. Qu'on appelle plus communément "Dents du bonheur" ou "Dents de la chance".
  • Il porte un pendentif en pierre écarlate à l'oreille droite, en permanence. Mais s'agit-il réellement d'un grenat ?

 

PERSONNALITÉ

Dino fait parti de ces individus dont on craint l'intempérance des humeurs. La plupart du temps qualifié de chaleureux en société, gaie luron, fantasque bonhomme et lutin farceur, ceux qui le côtoient plus régulièrement le décrivent comme de nature à s'emporter facilement. Imprévisible, d'un caractère nerveux et excessif, l'existence de Dino Di Mare est rythmée par la férocité de ses passions. En constante effervescence, habité par les feux de l'Enfer, on lui connaît un goût malsain pour l'inconvenant, un attrait pour les soirées de débauchés et un amour certain pour le vin, les jeux et les débats clandestins. Épicurien affirmé, bouillonnant de vie, souvent capricieux et parfois bien trop véhément pour son propre bien, il est le fruit des amours maudits entre lumière et décadence, un clair-obscure accomplit. Doté d'une certaine incorrection malgré l'habileté de son langage, Dino n'a de maître que lui-même et une déesse unique : la Beauté. Une beauté qu'il semble percevoir dans les endroits les plus insolites, là où pour d'autres elle n'existe pas.

 

HISTOIRE

Les récits fleurissent facilement au coin des lèvres de Dino : rocambolesques, tragiques, comiques et bien souvent fumeux. Sont-ils faits pour faire rêver, inspirer le doute, amuser la galerie ou simplement vérité déguisée d'une version plus fantoche ?... Mais la vérité des origines de Dino Di Mare demeure nébuleuse. Sa naissance est un mystère et ses origines tout autant.

On sait qu'il semble être venu de nulle part tel un monstre marin, sans famille, sans patrie, sans racines autres que celles qu'il dit posséder. A la fin de l'année 285, Dino Di Mare s'installe à Heidel, au numéro 6-2, dans l'ancien atelier abandonné d'un prédécesseur depuis longtemps tombé dans l'oubli. Un vaste taudis qu'il transforme bientôt en petit palais aux milles couleurs, senteurs et beautés. La plaque dorée qui scintille au soleil au dessus de sa porte - souvent ouverte - indique, en élégantes lettrines aux boucles obscènes, " La Folie Di Mare - Peinture & Sculpture ".

 

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Dino Di Mare, fraichement installé depuis quelques mois maintenant en la cité d'Heidel, semble vivre une existence que d'aucun qualifierait de "passionnée". Monsieur sort souvent le soir, Monsieur voit du monde et Monsieur fait tout pour faire parler de lui ! Il se pavane, s'amuse, s'encanaille et ne semble point honteux d'afficher ses caprices, au risque de fâcher ou d'offusquer les gens biens.

Cependant, l'artiste n'est en rien oisif. Au contraire, il passe comme une tornade en ville, toujours occupé, toujours en "pleine affaire" comme il aime à dire. Si une ravissante nymphe sculptée est venue depuis quelques jours ouvrir ses bras blancs aux passants, installée juste devant l'atelier, un tas de toiles, inachevées ou fendues en deux, viennent aujourd'hui lui tenir compagnie. Ainsi que plusieurs beaux rondins de bois prêt à être taillés et une petite table toute tachetée de pigment où s'installe souvent le peintre pour déjeuner, maintenant qu'il fait beau.

Si, depuis l'arrivée des beaux jours, l'atelier est souvent laissé ouvert lorsque le Maître y travaille, depuis la semaine passée on y voit ni lumière ni soupirs. Un panneau de liège suspendu à la poignée de la porte indiquant "Ne tombez pas en pâmoison, je reviens bientôt", semble dire que le loup a momentanément quitté sa bergerie.

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Et autour du cou de la nymphe solitaire qui garde l'Atelier, un foulard d'ocre a récemment fait son apparition. Des coutures dorées pendent quelques grelots épars qui tintent avec douceur quand la brise fraiche traverse la chaussée pavée, conférant à la sculpture quelques traits épicés.

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Bien que le peintre Dino se soit fait rare ces derniers mois, sans doute occupé dans sa modeste officine à la production d'une nouvelle folie, le rythme énergique du claquement de sa canne sur la chaussée se fait de nouveau entendre. Entre éclats de voix et rires burlesques, la bonne humeur du mauvais diable gronde à nouveau dans la rue marchande d'Heidel, tandis que l'on se demande quelle nouvelle inconvenance crasse va naître au grand jour, entre son esprit luxurieux et ses doigts papillonnants.

La cour avant de l'atelier, plus encombrée que jamais, arbore maintenant un modeste jardinet entretenu où roses, laurier, lys et fleurs de jasmin ont poussé tout l'été sans chaîne, embaumant ainsi l'espace de ce coin de rue de quelques parfums piquants d'exotisme. Le train de vie du sulfureux personnage ne semble cependant en rien s'être tranquillisé ; les lumières filtrent tard dans la nuit au travers des carreaux de l'atelier, souvent accompagnées de rires, de cris et d'allers et venues réguliers. Et le rythme toujours effréné d'une existence vécue avec passion n'empêche pas Dino d'être au travail dès les premières lueurs du jour !

Depuis quelques semaines, le peintre s'absente en journée pour prendre la direction du dépôt. Chaque matins, la clochette suspendue à la porte tintinnabule en même temps que résonnent en ville le passage des premiers chariots d'approvisionnement et les cris des ouvriers. En tablier de cuir, ses outils de sculpture à l'épaule, la brise fraîche de ces premières heures du jour font danser les boucles folles et angéliques de ce curieux bonhomme, tandis qu'il avance chaque matin, rêveur et diabolique, vers son nouveau et mystérieux caprice.

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L'irrévérencieux artiste, après plusieurs mois passés en toile de fond dans son petit atelier heidelois du 6-2, à jongler avec aisance entre travail titanesque et sauteries totalement inconvenables, semble s'être enfin décidé à déménager sous les applaudissements de certains de ses voisins, soulagés sans doute de le voir partir et de déléguer la nuisance sonore à d'autres malchanceux. Aussi c'est avec un certain entrain que la minuscule officine s'est vu débarrassée de ses encombrants meubles et toiles pour être finalement déposés, tout au long d'une procession de jeunes ouvriers triés sur le volet parce que "Il serait avilissant de faire toucher à des mains trop rudes et trop vilaines d'aussi belles pièces d'art", dans une bâtisse non loin du 9-3. On aura vu Monsieur Di Mare conduire les travaux de déménagement avec le feu d'un organisateur de festival, et peut-être donner quelques fessées au passage sous le douteux prétexte de placements inadéquats.

Après toutes ces émotions, le nouvel atelier, bien plus vaste, aura accueillit un large banquet pour récompenser les ouvriers s'étant démenés toute la sainte journée. Quelques filles volontaires pour animer le festin, des torrents de vins, des effusions de rire, et sans doute quelques finalité orgiaque à tout ceci, auront finit de saluer ce bruyant spectacle dionysien. Il se dit qu'on aurait trinqué en l'honneur d'Elion et rendu hommage au dur labeur des prélats de l'église en les interprétants lors d'une petite pièce de comédie intitulée, selon les dires de ceux qui s'en souviennent, "Le culte du Père Jaja".

Aujourd'hui bien installé, ayant soigneusement replanté prés de l'atelier ses délicates fleurs de jasmin pour ne point en perdre le fameux bouquet, le Bacchus semble s'être amouraché d'une toute nouvelle tocade artistique qu'il nomme mystérieusement "Le Banquet des Dieux", auquel on reconnaîtra un titre emprunt d'un certain paganisme. La fameuse nymphe sculptée qui ornait la devanture du précédent atelier a bien entendu été replacé dans un endroit similaire pour ne pas manquer à son rôle d’accueil des visiteurs ; il est a noté que son foulard à grelots est toujours en place autour de son cou, régulièrement nettoyé.

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