Drelnas

Membres
  • Compteur de contenus

    191
  • Inscription

  • Dernière visite

Profile Song

Réputation sur la communauté

589 Excellent

À propos de Drelnas

  • Rang
    Héraut de l'Amour
  • Date de naissance 11/03/1983

Informations RP

  • Personnage principal
    Nennius Delmeth

Visiteurs récents du profil

253 visualisations du profil
  1. Pour le débat, rien de tel qu'un fouteur de merde éloquent
  2. Pour ça que DTC propose du boulot même aux gamins, rien ne vaut l'école de la vie Sinon pour le financement, c'est pas les gens qui chient des lingots d'or qui manquent, sois malin Beren et t'auras du marbre sur tes murs de salle de classe si tu la joues fine
  3. Sois le bienvenu ici, bon jeu et bon RP
  4. Tout projet, toute création RP est bonne à prendre Beren je dirai, après une telle structure repose sur le fait que y ait des mômes PJ. En ce moment c'est la mode, j'espère que si le projet voit le jour il demeure perenne car hélas les effets de modes ont un revers, ça m'ennuierait que tu te retrouves tout seul, sans gosses à éduquer
  5. Heidel.. Les premiers rayons du soleil commencent à éclairer le plafond par le trous des volets. J'entends dans la rue en bas la ville qui s'anime, le bruit des sabots des chevaux sur les pavés, les gens qui se saluent, qui s'engueulent. A mes côtés Aithe roupille comme une chatte près du feu. J'entends son souffle régulier et lent qui me fait penser à un ronronnement et je ne peux m'empêcher de sourire. Malgré moi je m'extirpe avec la souplesse d'un acrobate du lit pour ne pas la réveiller, Aithe au réveil c'est Kutum avec la gueule de bois tu vois, vaut mieux pas la faire chier. J'regarde la rue par la fenêtre, tout en me servant une lampée de rhum qui traine de la veille. Faut pas déconner avec ses médicaments, faut pas sauter de prises. J'sais que si j'en avale pas tôt ou tard une bonne lampée j'vais dérouiller. Pis au moins ça règle le soucis de la bonne vieille haleine matinale hin. Enfin c'est c'que je me dis pour me rassurer et dédramatiser. C'que les mensonges peuvent être traitres quand ils sont doux comme des bonbons... Tout le monde ment, sans exception. Et moi le premier bien entendu, d'ailleurs le mec qui se ment à lui même mériterait le titre de prince des menteurs. Si j'en suis cette logique j'ai assis ma dynastie dans la royauté pour un moment vu comment je parviens à me voiler la face depuis tout ce temps. Mais là, à ce jour, je m'en cogne royalement. Tout le monde ment, l'honnêteté, la sincérité sont des choses rares voir disparues, et quand on les croise, ça finit mal. Moi par exemple, baratineur dans l'âme - c'est le commerce qui veut ça tu le sais bien.. - je me gêne pas pour n'pas mâcher mes mots quand ça me chante. Tu verrais la gueule des gens quand tu leur déballe ce que tu penses, sans filtre aucun. Ah c'est sur, tu risques de passer pour un gros connard, voir un type étrange. Ces bonnes gens sont tellement habitués à leur doux mensonges au goût de miel qu'ils en ont oublié que la vérité avait ce petit arrière goût âcre et acide.. C'est pas leur faute je me dis. Dès l'enfance on nous surprotège. Non ma petite, ton chat n'est pas mort, il est parti vivre d'autres aventures. Écoute les douces paroles de maman pendant que papa nettoie ses tripes que le chien a éparpillées devant la maison... Les grands parents ne meurent pas, ils vont en pèlerinage au delà de Valencia pour un voyage qui dure loooooonnngtemps... Où est parti ton Papa ? Il est parti à la guerre pour tous nous sauver, c'est un héro... qui se tape la sœur de ta mère dans tous les bouges du coin... Pourquoi le monsieur est suspendu à la corde ? C'est rien, ils font un concours pour retenir leur respiration.. C'est tellement facile de cacher la vérité, surtout lorsqu'elle est horrible. Surtout lorsqu'on veut protéger ceux qu'on aime et à qui on tient. C'est tellement humain quelque part. Et tellement cruel aussi. Car on pense bien faire, agir pour le bien d'autrui ou le sien, faut pas se le cacher, mais au fond on sait. On sait que ce n'est que du vent, que des paroles, rien de plus qu'un mince linceul de mots savamment entremêlés pour arranger la réalité à notre goût. Et il suffit que la vérité souffle une simple bise pour déchirer ce linceul. Ça aussi on le sait tous et pourtant, on continue de mentir. Pourquoi cherchons nous à bâtir des châteaux de cartes prêts à s'effondrer au moindre souffle ? Peut-être par lâcheté mais aussi par paresse.. C'est toujours plus facile d'aller vers la voie sans efforts dit-on. Alors on gave nos gosses de mensonges et d'histoires à la con pour pas leur faire voir qu'en réalité le monde, eh bien il est salement dégueulasse. Y a pas de fins heureuses à tout bout de chant, les gens qui font pas gaffe ou qui ont pas de bol ils crèvent, et ils crèvent atrocement. Non la p'tite bergère est pas partie vivre le grand amour sur les flots avec un marin de Velia. Non filston, elle s'est faite bouffer par les loups en rentrant chez elle et ils y ont déchiqueté la gorge ces bestiaux. Parfois mentir est un jeu, un art. Je le vois souvent dans les affaires. C'est le côté ludique du métier, savoir renifler qui est un enculé qui va tenter à tout prix de m'enfler ou bien lequel est le plus honnête. J'ai toujours eu la passion du jeu, souvent à mes propres dépends. Mais c'est tellement enivrant. Et je suis pas mauvais non plus à ce petit jeu là faut avouer. Au moins ça sert à quelque chose d'avoir une grande gueule. Mais j'en ai croisé qui mentaient pas pour faire des profits, mais parce qu'ils s'étaient eux-mêmes emmurés dans cette forteresse de bobards. Toute leur vie n'était qu'un vaste mensonge, une supercherie grotesque qui soutenait tout leur être mais qui pouvait être balayé par un simple murmure appelé vérité. En étaient-ils conscients ou bien ne voyaient ils pas qu'il s'enfonçaient d'avantage dans leurs propres abysses ? Après tout c'est leur problème, chacun sa merde. J'ai assez de mes propres emmerdes. J'ai assez de mes propres mensonges à devoir gérer. Certains me donnent la nausée et me font honte, des paroles et des actes que j'aurais du faire autrement jadis j'en suis conscient. D'autres, j'en suis pas encore là.. Quand je tremble et qu'Aithe me demande c'que j'ai j'lui réponds que j'fais de la fièvre. J'veux pas l'emmerder avec mes soucis, ni lui montrer quelle grosse merde je suis au fond. Non je voudrais encore un temps voir dans le reflet de ses yeux l'image d'un bonhomme d’aplomb. C'est lâche, ouais. Mais c'est mon choix. Je savais pas qu'on pouvait mentir pour pas blesser ceux qu'on aime. C'est presque beau, ça serait presque noble si ça revenait pas à la même chose fondamentale, leur mentir. De quel droit ? Aithe n'est plus une gamine à qui l'on se doit de dissimuler les horreurs de la vie par de jolies peintures imagées et féeriques. Non ça les horreurs elle en a vu son quota, hélas. Je ne souhaite pas la faire souffrir, je ne veux ni l'inquiéter ni l'emmerder avec la vérité. Et encore moins qu'elle m'aime moins parce que je lui dévoilerai une part de moi qui serait susceptible de la repousser. Cette idée me terrifie autant qu'elle me révolte et je sais au fond de moi que je ne reculerai devant rien pour empêcher ça. Alors, bien qu'avec regrets, je continuerai de lui glisser çà et là ces petits mensonges innocents au délicieux goût de bonbons, afin de ne pas l'inquiéter et de faire en sorte que la réalité demeure douce comme le miel de mes cachoteries. J'espère qu'elle me pardonnera un jour cette lâcheté de plus, car c'est pour une fois l'amour qui me pousse à agir. Ou peut-être la peur de perdre cet amour pour être plus honnête - une fois est pas coutume. Tout le monde ment, les adultes aux enfants, les enfants aux adultes. Pourquoi serais-je ou devrais-je faire différemment ? En quoi m'incomberait-il de devoir faire mieux au final..? Je ne fais que ce que je peux avec ce que j'ai. Bien sur, je rêve parfois de tout lui dire. Mais je redoute tant ses réactions. Car nous ne sommes pas dans un mon enchanté ou parfait où même les salopards ont une fin heureuse. Non nous vivons dans un monde impitoyable en plein mouvement et en proie au changement et au chaos. Regarde pour preuve les rues sont envahies de gonzesses qui collent des pains capables de fendre des parpaings, tu trouves ça idyllique comme monde..?
  6. Merde j'ai fait toutes ces quêtes (chiantes pour certaines) j'avais pas vu les emotes lol..
  7. Vélia... J'regarde mon amie d' enfance, et je me morfonds comme une vieille femme. On vient du même milieu, du même bordel. Deux enfants de putains. Elle, elle a mal tourné, elle a fini Valkyrie. Moi c'est pas plus glorieux mais je me plais à croire que je suis libre. Tellement libre que j'ai envoyé deux employées au tapis ce soir. A ce propos je me sens mal, j'ai la gerbe mais pas moyen de dégueuler proprement. Si elle est là, avec Deana, c'est ma faute. J'pourrais râler et gueuler sur ma cliente, mais elle nous avait prévenus qu'on risquerait de tomber sur des soucis en route. Mais on y est allés confiants et en nombre. Et on s'est fait plumer la gueule. Certes on a réussi notre contrat, mais à quel prix ? Deux blessées graves, les autres sont pas en chouette état non plus. Ça nous a foutu un sale coup au moral cette histoire-là. J'ai beau tenter de garder la face en salant copieusement la récompense pour la mission et en sermonnant mollement Falkynn, mais rien n'y fait. La culpabilité c'est comme une grosse merde collante sous tes bottes, pas moyen de t'en défaire comme ça. J'ai bien une idée en tête pour m'en débarrasser un court instant mais ça arrangerait rien, je le sais au fond. Pourtant la tentation se fait de plus en plus forte à faire et à mesure que je la vois là devant moi inconsciente. J'commence à avoir soif, mais c'est pas ça le pire, je sais bien que les problèmes vont défiler un à un jusqu'à c'que je sois acculé. M'faut pas bien longtemps pour que j'commence à sentir mes mains qui tremblent. Pis viennent les sueurs froides. Et forcément après le palpitant qui s'emballe et qui me fait marteler les tempes. J'sors, je fuis. J'me casse de là et je les abandonne encore. J'y ai songé un moment sur la route quand on s'est fait attaquer. Les laisser gérer ce connard et filer au galop jusqu'à destination. Mais j'ai pas pu m'y résoudre sur le moment. Va savoir, je deviens p'tet sentimental en vieilissant. On a quand même pris une dérouillée et il a fallu que je lui truffe la gueule de plomb à bout portant pendant qu'il fouillait les filles pour l'abattre cet enculé. Après j'ai chargé les filles sur leur monture et je les ai déposées à Vélia avant de poursuivre ma route. Et depuis y a cette putain de petite voix qui me lâche plus dans ma tête et qui me rabâche sans arrêt : "c'est ta faute connard.." Plus moyen de fermer l’œil ou de penser à autre chose, ces derniers évènements m'obsèdent et me bouffent. Et toujours l'appel de la bouteille qui se fait chaque jour un peu plus fort. Bordel de merde me v'la beau tiens. J'commence à devenir con, à renvoyer chier les gens et être agressif pour un rien. J'ai des sueurs froides toute la journée. Par moments j'ai l'impression de suffoquer, de me noyer et de plus pouvoir respirer. Putain je m'en déferai pas de cette merde. J'attendrai d'être seul, et bizarrement à partir du moment où j'commence à le préméditer, ça va déjà mieux. J'ai les mains qui tremblent quand je verse l'alcool dans le verre. Bordel ça serait con d'en foutre à coté maintenant que j'suis résigné. J 'sens déjà les vapeurs me monter au nez pendant que je remplis le verre et ça me détend. Mais mon corps s'impatiente et j'salive comme un nouveau-né. La première gorgée est chaude et brûlante, et puis cette chaleur descend lentement le long du gosier jusque dans le bide. Et aussitôt, comment te dire.. C'est presque comme baiser. Sur l'moment tout mon corps se détend et jubile. J'tremble plus. J'respire mieux. Et au faire et à mesure que j'enchaîne les verres, la putain de petite voix de connasse ferme sa gueule tandis que mon esprit s'engourdit et sombre sur un matelas comme du velours. Et voilà, me voici complètement anesthésié du cigare, dans un état entre l'ébriété et le "j'en ai plus rien à foutre". Mais pourtant je me sens pas vraiment mieux. J'croise mon reflet dans un bout de miroir et j'me suis rarement trouvé aussi pathétique que là maintenant. Une bonne grosse merde. Voilà ce que me renvoie mon reflet. De colère et d'orgueil j'envoie le verre à travers la pièce, mais j'suis sur que s'il pouvait, il ricanerait l'enfoiré. Il avait rempli son office et m'avait une fois de plus vaincu et mis à terre. Ma fierté, ma volonté tout avait été mis à terre. Et en bon bourreau ça n'allait pas en rester là... Pensant échapper à mes tourments je n'avais fait que m'y enfoncer d'avantage et maintenant me voilà enlisé dans mes propres ténèbres et je sens qu'ils m'aspirent peu à peu vers le fond, vers cet abyme qui siège en mon esprit et que je n' ai que trop rarement quitté..
  8. On aurait aperçu le jadis flamboyant Capitaine de la Delmeth Transports & Commerces en ville hier, salement amoché ainsi que ses associées. Il en manquerait 2 à l'appel et le commerçant d'ordinaire avenant et prolixe semble plus que maussade et prompt à envoyer chier qui l 'interpelle..
  9. Bonne idée, moi je m'en branle de savoir qui de l'œuf ou de la poule a eu l'idée en premier, puisse ce projet aboutir, je te le souhaite de tout cœur.
  10. Thank's j'espère qu'il a mis du rhum dans mes chaussettes le vieux !
  11. Passez de bonnes fêtes, souhaitez un joyeux anniversaire à Jésus même
  12. Les femmes... On peut pas s'en passer, et pourtant qu'est ce que ça nous attire comme soucis et comme emmerdes. Mais comme des cons, on y replonge dedans à chaque fois. Est-ce l'espoir ? Est-ce parce qu'on est indécrottablement cons et perdus pour la raison? Va savoir camarade... Oh moi j'me plains pas, j'ai trouvé la perle rare. L'Unique. Y en a beaucoup qui parlent autour d'un verre de cette engeance là ; la salope sauvage, la vraie. Celle dont t'entends les exploits mais que tu parviens jamais à serrer. Ben moi j'l'ai fait. D'abord ponctuellement, puis d'plus en plus régulièrement jusqu'à m'y faire piéger. Parce que faut se méfier, mais ce genre de femme elles font les sauvages et les indépendantes tout ça, mais si y en a bien qui ont pigé comment ça fonctionne un bonhomme, ce sont bien elles. Comme disait Maman, les meilleures compagnes sont pas forcément celles qui ont la meilleure éducation, les plus belles robes ou la conversation la plus soutenue, ni même celles qui sont gentilles et douces. Non ça c'est des conneries. Un bonhomme si tu veux le ferrer et le combler t'as deux chemins, ses couilles ou son estomac. Et Aithe, elle s'occupe tellement bien de mes baloches que j'crois qu'elle est l'incarnation vivante de l' expression vivre d'amour et d'eau fraîche. J'te jure j'me mets des pense-bête dans la piaule pour penser à manger sinon j'oublie des fois. Alors j'te vois avec ton air pessimiste là, tu te dis que j'exagère. Pour une fois même pas. Y a pas de mots ou de phrases pour te décrire ce que c'est de partager sa vie. Elle est ma Sirène, ma Muse, mon Phare dans les ténèbres qui peuplaient ma vie jusque là. Si je l'aime ? Bien évidemment. Même si l'amour est pas venu tout de suite, du moins pas de manière conventionnelle, il est là. Elle est moi on est des gueules cassées par la vie et les sentiments, on fonctionne pas pareil que les gens. Ça me fait marrer moi de voir des jeunes se renifler le cul autour d'un verre, tout timides et patients. On dirait des empotés. C'est naïf et touchant disent certains. Moi je trouve que ça manque de pragmatisme. Se languir d'une femme sans l'avoir trousser, c'est prendre des vessie pour des lanternes. Le mec il est persuadé qu'il va vivre heureux avec sa sirène qui l'a envoûté, et au final il se retrouve avec une bonne grosse morue dégueulasse. Moi ça me viendrait pas à l'idée d'acheter une pouliche sans l'avoir poussé au galop. J'estime qu'une femme c'est pareil. Aithe quand je l'ai épousée, j'en connaissais chaque orifice, tu m'suis? Mais tu vois, tout comblé que j'suis je sens que les vieilles mauvaises habitudes sont pas loin. J'aime les femmes. J'aime les belles femmes. Celles dangereuses aussi. C'est dans mon sang, c'est dans mes vices. On s'est promis d'plus baiser ailleurs, et on s'y tient. Mais des fois, comme ça à l'occasion sur un moment de faiblesse, je t'avoue que la tentation a un petit goût de miel. Tu sais la petite voix de salope qui te dit "non non n'y va pas" tout en cambrant les reins. Ouais j'vois que tu me suis. C'est à ce moment là que t'as l'impression d'être au sommet d'une pente vertigineuse ou au bord du vide, et bon dieu qu'est-ce que t'as envie de sauter des fois.. Et plus tu te tiens à tes principes, plus t'as envie de miel, si tu vois ce que je veux dire. De part mon métier j'en croise pas mal du monde, des femmes notamment. Ah si j'avais pas mon Aithe j'pense que j'aurais tenté d'en séduire tant et plus. Alors du coup, pour pas déconner, je me contente de jouer, de rester sur ce mince fil du rasoir, entre le jeu et la limite, tâchant de rester du bon côté. Mais c'est dur. Heureusement, après, quand je rentre elle est là, et toujours partante pour une petite séance de calins. Mais après l'amour, alors qu'elle dort contre ma peau, je déprime. Je me sens con, minable et pathétique. J'ai la chance d'avoir une femme pareille, faîte sur mesure pour moi à tout niveau, et je me permets d'aller m'imaginer avec d'autres, comme si je me faisais chier avec elle. Loin de là tu vois. Mais je comprends pas pourquoi ce désir de tendre vers l'ailleurs, l'inconnu, alors que ce que j'ai me satisfait pleinement. C'est dans la nature de l'homme d'être aussi con et insatisfait ? Capricieux? Ou bien c'est juste moi et ma prédisposition à bousiller tout ce que j'ai ? J'me sens mal tu vois à en parler, j'ai honte et pourtant il m'en faut... Je l'aime, et je me dis qu'en plus ça la ferait souffrir. Putain je préfèrerais m'arracher une couille que voir des larmes dans ses yeux sans déconner. Et pire, si elle foutait le camp ? Wao je crois que je m'en remettrais pas. Au tapis pour le compte pour le coup... Et tout ça pour quoi au final ? Un fantasme ? Une envie de liberté égoïste? Putain mais quel connard des fois je fais. C'que c'est con un homme quand même, à aller s'imaginer d'autres aventures quand il a SA grande aventure sous le museau. Je sais pas pourquoi on est fabriqués ainsi, mais franchement c'est chiant. Enfin c'est bien beau de se plaindre, mais ces idées là je me les suis mises moi même dans la tête. J'en ai culbuté des morues, des bancs entiers. Et là je trouve enfin une vraie sirène et je m'apitoie. Mais quelle grosse merde je fais... C'est dans ces moments là que je me rends compte que je suis pas sorti de mes propres ténèbres, et que malgré tous mes efforts, je demeure encore et toujours qu'une pauvre grosse merde... Mais une merde qui a du bol de l'avoir, Elle...
  13. Ah, ceux qu'ont les mains blanches et douces... Comme de la peau de bébé à quarante balais passés. Je sais pas si toi aussi t'as eu l'occasion d'en croiser, en général ils restent entre eux et frayent rarement avec la lie de l'humanité. Mais, il leur arrive de quitter leurs belles cages dorées d'où ils s'emmerdent prodigieusement d'ailleurs. C'est normal qu'ils s'emmerdent, les pauvres riches. Ils ont toujours pour la plupart tout eu avant même d'en avoir le besoin ou la nécessité. Comment tu veux savoir ce que représente une miche de pain, quand t'en a une demi douzaine sur ta table à manger et de toute sorte ? Le p'tit pêcheur qui lui s'est levé aux aurores pour lever ses filets il te la dira la valeur de la miche, lui t'en fais pas. Il la connaît et il en savoure la mie à chaque bouchée. Tu vois quelque part, si j'avais de l'empathie, j'les plaindrais. Fort heureusement c'est pas le cas, mais il m'arrive à mes heures perdues de chercher à les comprendre, quand ils me scient pas les nerfs. Pourquoi ? Ben parce que depuis que je suis dans les affaires et que ma foi elles se portent bien j'en vois défiler de plus en plus dans mon bureau. J'te jure, des fois je me sens comme un enfant de chœur chez certaines Éminences Elionistes. Sauf que j'suis loin d'être un enfant de chœur, dieu merci. Moi j'suis un enfant de putain. Alors ils viennent, à la fois conquis et conquérants. Ces gens là tu vois tout leur est dû. C'est normal, on les fabrique ainsi. Déjà c'est même pas leurs parents qui les élèvent des fois c'est leurs gens. Si si j'te jure, c'est presque malin ça par contre. Mais là ou un père (même si j'en ai jamais eu) ou une mère te colle une bonne claque dans la gueule pour te remettre les idées dans l'axe, les serviteurs eux peuvent pas. Beh non sinon c'est la porte bordel. C'est p'tet là que le problème vient au delà du dégueulis de pognon. Parce que moi je reste persuadé qu'une bonne trempe quand tu déconnes ça t'incite à pas réïtérer la merde que tu viens de commettre. Imagine.. Imagine si moi j'en avais jamais pris, de trempes..? Ca ferait peur hin.. Donc déjà de base tu vois les limites, ils connaissent pas, ou alors la seule limite c'est la banque. C'est pour ça tu vois j'ai un peu de sympathie.. ou plutôt de la pitié voir presque de la compassion pour certains. Dans le lot de ces amibes consanguines, t'en as parfois une ou deux qui sortent du rang et qui veulent se faire un nom, une fortune propre. Ceux-là forcent le respect. Ah si. Parce que faut voir comment ils en chient parfois. Là c'est l'éveil à la réalité, à la dure. Et toutes les claques dans la gueule que t'as jamais prises, elles risquent de te revenir façon boomerang dans la mouille. Bien sur. Comprends bien que la plupart, pour pas dire tous ont jamais rien foutu de leur dix doigts de toute leur vie. Limite j'me demande si y mangent pas que de la bouillie tu vois ? Pourquoi..? Ben parce qu'on les a tellement habité à leur mâcher le travail, pourquoi pas la bouffe..? Bon après on s'en branle. Mais ouais revenons en aux deux ou trois suicidaires du monde du travail. Les bonhommes, ils arrivent donc en costard, en conquérants même sûr de leur position et de leur statut pour venir négocier chez toi. Mais négocier quoi ? En fait ce qu'ils ont pas imprimé, c'est que moi à la différence d'eux, je me suis fait - et défait souvent ouais aussi - tout seul. J'suis parti de rien, d'une charrette gagnée aux dés dans laquelle je voyageais, je dormais, je baisais et je vivais. Et aujourd'hui j'ai des navires, des carrioles, des employés et des clients. Qu'est-ce que j'en ai à branler de leur pognon ? J'ai le vieux Richard en cas de pépin. Lui il m'a tendu une main quand j'étais dans le caniveau, j'suis pas du genre à oublier ce type de geste. Mais j'les reçois, j'les écoute essayer de me faire croire que mon entreprise n'irait que mieux grâce à eux ou leur soutient. Ça nous fait marrer. Oh des fois y a une ou deux propositions intéressantes, mais dans l'ensemble j'ai plus le sentiment qu'ils veulent investir pour racheter morceau par morceau mon bébé et se l'approprier. Les cons, ça fera pas d'eux des commerçants ou des gagnants, ils croient encore que le pognon peut tout acheter. Après, c'est des cons, ça ose tout. Paraît que c'est à ça qu'on les reconnait. Donc je les remballe. Et là c'est drôle parce que la fameuse claque que maman ou papa leur a jamais mise, c'est moi qui la distribue, et ça m'éclate. J'y vois une fable sociale tu vois ! Alors non, après ils m'aiment moins, parce que moi la fessée que je leur donne j 'ai pas les mains blanches et douces. Non moi j'ai des paluches abîmées, rêches, avec de la corne. Des mains d'un mec qui travaille, qui se sort les pouces du cul. Au delà de la cuillère en or ou en argent qu'on a eu ou pas dans le bec c'est cela qui nous sépare, eux et moi. Alors j'ai beau être le fils d'une putain et d'un inconnu, mais moi je me suis fais et bâti tout seul. Et ça ça les fait bien chier au fond.
  14. <Contera peut-être la fable de l'ours bleu si présent>