Valerya Tocchini

Membres
  • Compteur de contenus

    183
  • Inscription

  • Dernière visite

Profile Song

Réputation sur la communauté

714 Adoré(e) par la communauté

À propos de Valerya Tocchini

  • Rang
    Niveau 4
  • Date de naissance 01/06/1986

Informations RP

  • Personnage principal
    Valerya Tocchini (Sorcière mercenaire et Alchimiste du Trillium.)

Visiteurs récents du profil

1 688 visualisations du profil
  1. (à venir)
  2. Salah Slimani n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler "un contrebandier". Il n'a jamais oublié d'où venait sa famille, et mène une vie de nomade dans le désert, plutôt que de profiter pleinement des richesses et des facilités de l'organisation de feux son père (contrairement à ses plus jeunes frères). Grand passionné de chevaux, il organise depuis plusieurs années, tout les ans, "la grande Traversée du Désert". Une course hippique, dont seuls les participants qu'il sélectionne lui même sont autorisés à tenter. A la fois champion invaincu et organisateur (certains diront, de sa propre victoire), il s’enorgueillit de ses prouesses. A la mort de son père, il s'est fermement opposé à ce que lui et ses frères soient ainsi privés de ce qu'il estimait devoir leur revenir de droit. Prenant la tête de la riposte, il s'est assuré le soutien d'une partie des hommes au service de son père, pour récupérer ce dont on l'avait privé. Cette querelle opposant les héritiers, et les Calphéoniens, aura déclenché plusieurs rixes dans les rues, entre ceux ayant choisis de défendre le droit des Slimani, et ceux préférant servir les nouveaux chefs. Dépossédé de son héritage à la suite de sa défaite lors de la grande course du Désert, il périt lors de l'été 287, après avoir longuement cherché vengeance.
  3. Callista Sorenzi a longtemps été celle qu'on appelait "Le dernier Recours". Sans scrupule ni remords, elle opérait en tant qu'assassine pour le compte du Zénith Rouge mais également du plus offrant. Elle a été banni par les dirigeants du Zénith suite à une sombre affaire de trahison. Allant chercher du renfort auprès de Salah Slimani, Calista périt durant l'été de l'an 287.
  4. (fiche à venir)
  5. (fiche à venir)
  6. (Chapitre achevé, en cours de rédaction)
  7. Le bêtisier Quand on envoie deux brèles faire des courses pour un fumigène : Souvenir d'un trio
  8. RETOUR A ALTINOVA Le bateau dérobé était plus rapide qu'il ne semblait l'être, et Enza espéra durant tout le voyage retour apercevoir au loin les voiles des deux navires derrière lesquels elle se trouvait : la Signora Soridente, sur lequel se trouvait Achour, et la Croce Rossa, sur lequel se trouvait Salah Slimani et le Crasseux. Mais elle atteignit le port d'Altinova sans les rattraper, et, sitôt débarquée, il lui fallait rapidement gagner le Dharwat, ou ce qu'il en restait. Vanz retrouva les deux navires, le sien, et celui qui lui avait été prêté, au port, ainsi que son équipage. Il annonça que pour lui, les choses allaient en rester là. Il devait combler ses effectifs, pour ramener les deux navires à Velia, le sien, et celui qui lui avait été prêté pour cette aventure. S'abritant dans une taverne de la ville, Enza envoya Filipo en éclaireur pour connaitre la situation du Dharwat. Ce dernier revint avec pour nouvelles que la demeure semblait étrangement calme. Il avait remarqué les mêmes hommes en faction sur les murs hauts et la tour, nul son de bataille dans l'enceinte, tout semblait....étrangement normal. Si ce n'est cette étrange fumée qui s'élevait au dessus de la demeure. Enza décida alors d'aller voir par elle même. Accompagnée du seul homme restant, elle se rendit à la demeure, par le passage Ouest, et grimpa les marches. Tombant sur l'une des sentinelles, qui la reconnu, elle fut saluer avec entrain. Enza ne comprenait pas ce qu'il se passait, le Dharwat n'avait donc pas été attaqué ?... Elle demanda à la sentinelle où se trouvait le mercenaire calpheonien, car en cet instant, c'était la seule chose qu'elle voulait connaitre. L'homme alla chercher le mercenaire, et ce dernier raconta les derniers évènements. Oui, il y avait bien eu une tentative de prendre la demeure. Salah Slimani avait donné l'assaut durant la nuit, mais Achour et son équipe était arrivés à temps pour le prendre à revers, et, coincé entre les défenses de la demeure et les guerriers d'Achour, les troupes de Salah avaient échoué. La dépouille de Salah avait était crucifiée dans l'enceinte, et les hommes s'occupaient de brûler les cadavres avant que la ville entière ne viennent s'intéresser à la situation. Et le Crasseux ? Il se reposait dans sa chambre, amaigrit, affaiblit, et fortement déshydraté. Ainsi avait périt Salah Slimani face aux défenses d'hommes finalement bel et bien fidèles, qui avaient de plus appliqué d'eux même une sentence à laquelle Enza ne trouva rien à redire, et s'en garda d'ailleurs bien. Elle n'était pas de leur culture, mais comprenait que, même étant leur Chef officiellement, ces hommes pensaient, et vivaient différemment. Leur loyauté était sans faille, mais elle allait d'abord à des croyances et une philosophie de vie qui transcendait l'autorité qu'elle pouvait avoir. Et il fallait l'accepter, car c'était le seul moyen pour elle de gagner le respect et la loyauté de ses hommes du désert sédentarisés. Le Crasseux convalescent, c'est à elle que revint de remercier les hommes. Enza se prêta à l'exercice, dans un long discours qui fut acclamé. Mais restait une question en suspend. Comment les troupes de Slimani n'avait elles pas prit le Dharwat avant l'arrivée des renforts d'Achour ? Ce fut le mercenaire calphéonien qui donna la réponse : il avait remarqué des agissements étrange de l'une des servantes du Dharwat, et avait découvert qu'elle espionnait pour Salah Slimani. C'était elle qui avait donné à l'ennemi la localisation du Crasseux, lorsqu'il se rendait seul à Velia. Elle aussi qui avait aidé à ce que tout ceci se mette en place. Et elle avait reçu l'ordre d'achever l’œuvre en empoisonnant tout le Dharwat resté en arrière, pour qu'à l'arrivée de Salah, il ne reste plus aucune gêne à son installation. Là, Salah espérait sans doute attendre le retour d'Enza et des hommes partit à sa poursuite, bien à l'abri derrière les murs. Mais la servante ayant été découverte, elle fut mise à mort, et après avoir tout avoué, le Dharwat, informé de l'attaque à venir, avait pu s'organiser à temps. Il est évident que des festivités eurent lieu entre les hommes, comme après chaque conflit remportés. Il fallu aussi rassurer le voisinage, qui, ne sachant pas exactement ce qu'il s'était passé derrière les murs, s'interrogeait néanmoins. Les ennemis du Zénith Rouge avaient périt, non sans avoir causé du tord, mais tant que Vito le Crasseux vivait, qu'Enza Candeva vivait, et qu'ils pouvaient compter sur des hommes fidèles, les choses ne pouvaient que terminer ainsi. Pour le moment. (Ainsi s’achève une trame menée cet été que j'ai jugé bon de résumé pour les féru de lecture et d'histoires sympathiques. Tout ceci a été joué en jeu avec @Bélier comme MJ, avec la participation de @Sawyier dans le rôle de Filippo, et de moi même dans le rôle d'Enza. Les aventures du Zénith Rouge continuent en ce moment même à Calpheon. En espérant que vous aurez plaisir à suivre l'histoire )
  9. LES DÉBOIRES D'UN CAPITAINE Lorsqu'Enza regagna le port, nulle trace de la Signora Soridente. Ni de l'équipage, et encore moins de son capitaine. Avaient-ils fuit le combat, pour l'abandonner à Ancado sans moyen de retour ? l'argent dont elle disposait se trouvait à bord de la cabine. Seule, sans argent, et sans soutient, Enza commença à désespérée de trouver une solution qui lui soit favorable. Ses ennemis avaient été malins, ils avaient anticipés ses manœuvres, et jamais elle n'arriverait à temps à Altinova. Le Crasseux allait mourir, son ami mercenaire allait mourir lors d'une attaque surprise, Vanz l'avait trahi, et Achour était introuvable. Tout ce qu'elle avait construit allait s’effondrer, elle allait perdre le Dharwat. Trainant sa carcasse démoralisé vers la taverne la plus proche, elle était au moins décidée à négocier un voyage retour avec un Capitaine compatissant. Dans la taverne, les clients semblaient captivés par le récit d'un homme, debout sur une table. "Et c'est ainsi que j'ai perdu deux bateaux", déclara le compteur, avant de s'incliner sous les applaudissements moqueurs de son auditoire. L'homme apperçu Enza sur le seuil de l’établissement, et sauta à terre pour aller la trouver. Vanz. Archibald Vanz était toujours à Ancado. Il expliqua à Enza qu'alors qu'il partait pour la rejoindre avec son équipage, Achour arriva sur le pont avec ses hommes. Il voulu obliger le Capitaine à repartir vers Altinova, mais face au refus de ce dernier, il posa un ultimatum que l'équipage préféré accepter. Vanz subit la mutinerie de ses hommes, et Achour le débarqua pour prendre possession de la Signora Soridente et de son équipage. Lorsque Filippo revint de la villa, les trois comparses décidèrent de trouver un bateau pour les ramener à Altinova. Ou plutôt, d'en voler un. Profitant de la nuit bien avancée, ils choisirent un simple petit bateau de pêche sur lequel le propriétaire dormait, et s'infiltrèrent à bord pour délester le bateau de son propriétaire. Quittant alors rapidement le port, ils firent route jusqu'à Altinova.
  10. LE RENDEZ VOUS La villa était isolée du port, dans les hauteurs des falaises. Une seule route y menait. Enza et Filippo atteignirent sans mal l'endroit, qui semblait désert. La femme ordonna à Filippo de rester en retrait, et s'avança à découvert vers la porte. Elle cria à Calista de se montrer, ce que cette dernière fit, depuis un balcon en hauteur. Après quelques échanges de politesses, elle invita Enza à monter la rejoindre. Enza opta pour un passage détourné, escaladant l'arrière de la maison. Elle craignait le piège, et ne savait pas où se trouvait Achour. Elle était seule sur place, et le risque était élevé. Mais trop tard pour faire marche arrière. Lorsqu'elle fut face à Calista, cette dernière ne semblait pas accompagnée, et le calme de la maison tendait à le confirmer. Elle avoua que le Crasseux avait bel et bien séjourné ici, mais qu'il était déjà en route vers Altinova, et la demeure du Zénith, avec Salah Slimani, qui, s'il ne l'avait pas déjà tué, ne tarderait pas à le faire, et à donner l'assaut sur la demeure, privé d'une partie de ses forces, puisque Salah et elle avaient prévu qu'Enza enverrait une bonne partie des hommes les traquer pour retrouver "le Said Crasseux". Enza comprit que tout ceci n'avait eu pour but que d'affaiblir les défenses du Dharwat, et depuis Ancado, jamais elle ne serait de retour à temps. Le mercenaire Calpheonien était, de plus, resté à Altinova, et Enza sentit son cœur faire un bon à l'idée qu'il puisse périr lors de cette attaque. La situation avait clairement tourné à son désavantage. Calista avoua enfin qu'elle n'avait jamais eu l'intention de tuer le Crasseux, pas avant que ce dernier ne se prête au jeu, volontairement ou non, de lui faire un enfant. caressant son ventre dans un sourire, Calista semblait se réjouir d'avoir atteint ses objectif, et de voir que la situation pour Enza, qu'elle haïssait au plus haut point, allait s'achever par une défaite. Et sa mort. Enza informa alors Calista qu'elle n'avait pas l'intention de se battre avec elle. Puisque cette dernière, dans sa folie, avait œuvré avec Salah Slimani dans le seul but de porter un bâtard, elle l'informa que sous peu, un équipage de marins allait arriver à la villa. Et qu'elle allait leur offrir son ennemie en pâture. Ainsi, l'enfant à naitre ne pourrait clairement pas être attribué au seul Crasseux, et Calista vivrait avec un bâtard dont le père pourrait avoir de nombreuses identités. Calista n'entendait pas se laisser faire, et prit les armes. Les deux femmes s'affrontèrent sur le balcon, et Filippo arriva à ce moment là pour aider sa patronne dans la lutte. Calista perdit ce combat à deux contre un, ainsi que la tête. Mais l'heure avait passé, et aucune trace de l'équipage de Vanz comme prévu. Enza laissa Filippo achever de se débarrasser de Calista, tandis qu'elle regagnait Ancado pour comprendre pourquoi Vanz n'était pas venu avec son équipage.
  11. ANCADO Une fois la Signora Soriendente amarrée, les contrôles de routine s'effectuèrent. Vanz se présenta comme un simple marchand, ce qu'il était. En partie. De son a vis, il fallait patienter le retour d'Achour, car tel étaient ses ordres. Et l'équipage avait besoin de repos. Les hommes avaient déjà mit pied à terre, en direction des bienfaits que pouvait offrir le port. Bien-sur, certains étaient resté pour garder le navire, attendant leur tour. Achour avait mit le cap sur une villa dans les hauteur de la ville, qui appartenait au Crasseux. Une forme de résidence secondaire où il aimait à venir prendre du bon temps. Mais Enza n'entendait ni patienter, ni obéir à Achour. Elle obligea Filippo et Vanz a la suivre dans son idée de localiser ses ennemis avant Achour. Gardant sur elle les vêtements dérobés au Capitaine, elle entraina les deux hommes dans son enquête. Il ne lui fallu pas longtemps pour être orienté vers une petite demeure, où on lui indiqua qu'elle trouverait ceux qu'elle cherchait, ces derniers étant arrivés peu avant. Pourtant, la Croce Rossa n'était pas au port. Arrivés devant la maison indiquée, Enza envoya Filippo en avant. Ce dernier revint, apportant les informations suivantes : la maison semblait occupée, mais il y faisait si noir qu'il était difficile d'en dire plus. Il lui avait semblé y détecter du mouvement. Enza envoya alors le Capitaine et Filippo acheter sur les quais quelques fournitures, avec lesquelles elle comptait créer un fumigène pour obliger les occupants à sortir. Elle regagnerait la cabine pendant ce temps. Les deux hommes se dirigèrent ainsi vers les quais, la laissant seule à observer la maison encore un temps. C'est alors qu'Achour apparu, sortant d'une ruelle pour approcher la maison. Il se planta devant, et, comme se sentant observé, il pivota, et son regard balaya les environs. Enza prit grand soin de rester dissimulée à sa vue, mais l'homme semblait l'avoir remarqué sans pour autant la reconnaitre. Elle dû fuir. Vanz et Filippo s'accordèrent pour dépenser l'argent confié en boisson et plaisirs, et revinrent à la cabine avec tout un tas de choses dont Enza n'avait nul utilité. Laissant éclater sa rage sur les deux hommes, elle opta alors pour la confrontation frontale, et advienne que pourra. Elle retourna à la maison, qu'elle trouva ouverte, la porte battant au vent. A l’intérieur gisait plusieurs corps, dont un porteur d'un message. Calista attendait Enza à la villa dans les hauteur, et lui sommait de l'y rejoindre. Ordonnant à Vanz de mettre l'équipage en route vers la villa, elle prit les devants, et s'y rendit la première, escorté du seul Pippo. Vanz devrait faire son apparition dans l'heure. La bataille finale se déroulerait là bas. Mais avant ça, elle avait rendez vous avec Calista Sorenzi.
  12. VERS ANCADO Le voyage vers le port d'Ancado allait s'annoncer long pour Enza. Personne n'ayant connaissance de sa présence à bord, elle passait son temps dans la cabine du Capitaine, entre le tonneau qui lui avait servit de cachette, et le dessous de lit, lorsque le Capitaine Vanz venait prendre du repos, ou étudier sa trajectoire. Elle se nourrissait des vivres qu'elle parvenait à trouver dans le tonneau, mais boire devenait compliqué. Aussi, forcée par la soif, elle profita d'un moment de solitude pour usurper des vêtements dans l’armoire de Vanz, dans l'idée de se faufiler à l’extérieur grimée comme un homme. Malheureusement pour elle, tandis qu'elle changeait d'identité, le Capitaine Vanz, et Filippo, l'un de ses hommes à elle ayant rejoint l'expédition en répondant à l'appel, débarquèrent dans la cabine, et découvrir sa présence. Loin de se laisser démonter, Enza obtint d'eux qu'ils gardent le secret de sa présence, et l'assiste pour ce qu'elle avait à faire. Les deux hommes veillèrent ainsi à faciliter le confort de voyage de la femme, tout en lui rapportant ce qu'il se passait sur le pont, auquel elle n'avait pas accès. Puis, les côtes d'Ancado furent en vue. Enza apprit de ses comparses qu'Achour et ses hommes avaient quitté le navire pour gagner la terre à la nage, ne laissant derrière eux que l'équipage, et Filippo. Ignorant quel plans le valencien avait en tête, ni où se portait sa loyauté, elle ordonna de poursuivre jusqu'au port, et d'y amarrer.
  13. LA ROUE TOURNE Sans nouvelle de son associé le Crasseux, Enza Candeva, désormais connu dans l'Ouest sous le nom de Nina depuis qu'elle avait officiellement péri de la Justice de Luolo Grebe, prit la route de Velia, où elle savait qu'il s'était rendu. Elle chercha Vanz à son tour, et parvint non sans mal à le trouver, ne l'ayant auparavant jamais vu, et ne sachant vraiment sur quoi elle allait tomber. Vanz lui raconta ce qu'il s'était passé avec Calista, le vol de son navire, et la détention du Crasseux aux mains de l'ennemi. Conscient de la précarité de sa position, et de sa part de responsabilité dans l'affaire, il parvint à convaincre Enza de ne pas le tuer tout de suite. Il savait où le Crasseux avait été conduit, et proposa d'aider Enza à le retrouver - et dans le même temps, à récupérer la Croce Rossa-. Enza accepta, consciente que bien que peu fiable, le Capitaine était le seul à pouvoir localiser le navire au port. Et de plus, il mettait son équipage à sa disposition. Ensembles, ils prirent le chemin d'Altinova sur la Signora Soriendente, un navire que Vanz s'était fait prêter. Arrivés au port d'Altinova, nulle trace de la Croce Rossa, de Calista, de Slimani, ni même du Crasseux. Mais le chef des docks su indiquer que le navire recherché avait mouillé à peine quelques jours plus tôt, et avait reprit la mer en direction du port d'Ancado. Rassemblant alors ses effectifs au Zénith, Enza décida de voguer en direction du territoire valencien. Mais elle se heurta à une difficulté de taille : sa position de leader auprès des hommes n'était pas assez affirmée pour qu'elle puisse asseoir son autorité auprès d'Achour, le chef de la sécurité du Zénith, et d'un groupe de guerriers du désert travaillant pour l'organisation. Achour exigeait qu'Enza prenne entièrement part à ce conflit, et s'expose avec les hommes. Mais Enza n'entendait pas se faire dicter sa conduite par un employé, et encore moins s'exposer en première ligne face à ses ennemis. Elle ignorait si le Crasseux était encore vivant, et une exposition risquait de la faire abattre à son tour, enterrant alors avec elle tout ce qu'elle s'était efforcé de bâtir. D'autant plus qu'elle craignait que les exhortations du guerrier à participer à la bataille ne soit qu'un piège de plus visant à la détruire. Achour avait peut être été retourné durant le temps qu'avait mouillé la Croce Rossa. Elle refusa de suivre les recommandation d'Achour, et remit le sauvetage du crasseux entre ses mains. Mais laisser Achour sans surveillance présentait un risque également. La situation ne lui permettait plus de savoir à qui elle pouvait se fier, et elle se rendait bien compte que les choses pouvaient lui échapper. Elle négocia alors avec Achour qu'il accepte qu'un de ses ami, un mercenaire calphéonien, l'accompagne à bord de la Signora Soridente. Achour accepta, non sans grogner, et le voyage fut prévu pour le lendemain. Mais quoiqu'en pense Achour, Enza était une femme d'action. Durant la nuit qui précéda le départ, elle arrangea avec le mercenaire Calpheonien son voyage clandestin. Achour ne bénéficiant pas de toute sa confiance, il devait ignorer qu'elle était à bord. De même que le Capitaine. Ainsi, elle pourrait agir pour sauver le Crasseux, tout en veillant sur les hommes dont elle ignorait l'allégeance réelle. Le mercenaire devait la faire monter à bord cachée dans des tonneaux de vivres à destination du Capitaine, afin qu'elle puisse avoir un accès direct à la cabine, et n’atterrisse pas dans la cale. Et le voyage pour elle se déroulerait dans la cabine du capitaine, cachée sous le lit de ce dernier durant le temps où il occuperait les lieux. Le mercenaire parvint à la faire monter à bord, mais Achour l'abandonna sur les quais, et le navire prit la direction d'Ancado, avec Enza seule à bord, séparée de son seul véritable allié du moment.
  14. LE PIEGE Poursuivant leurs affaires de contrebande, le Crasseux devait trouver un moyen de transport pour un lots de marchandises négociées avec un nouveau partenaire d'Heidel : Hermès. Ne pouvant alors pas compter sur son associée féminine, occupée de son côté, il se rendit à Velia, pour demander de l'aide à un vieil ami et filou : le Capitaine Archibald Vanz. Vanz avait coutume de mouiller là où les vents le portait, mais il pensait, sans certitude, le trouver à Velia. Bien qu'il ai fait promesse de ne pas s'y rendre sans escorte, c'est seul qu'il prit la route. Il savait que Sorenzi cherchait à se venger, mais ses informations du moment la localisait à Altinova. Il avait prit des mesures pour renforcer la sécurité de la demeure d'Altinova, craignant que son ancienne employée ne cherche à s'y introduire. Et sans doute espérait-il passer plus inaperçu seul sur les routes qu'accompagné. Lorsqu'il arriva à Velia, il trouva la Croce Rossa amarré, et il ne lui fallu pas longtemps pour localiser le Capitaine. Vanz accepta facilement de se charger de la cargaison. Et pour cause. Chargé d'attirer le Crasseux sur son navire à la demande de Sorenzi, informée des plans de son ancien patron, et ayant devancé ce dernier auprès de Vanz, il remplit à merveille son rôle. Mais Sorenzi, une fois le Crasseux entre ses griffes, n'attendait pas tenir ses engagements auprès de Vanz. Lorsque ce dernier réclama, sur le pont de la Croce Rossa, l'argent qui lui avait été promis, il se heurta à un refus, qui déclencha une bagarre entre son équipage, Calista Sorenzi, et les hommes récemment acquis de Salah Slimani. Les valenciens eurent facilement le dessus, et Vanz dû abandonner le navire avec ce qu'il restait de son équipage. La Croce Rossa fit dès lors route vers Altinova, laissant à la mer, non loin du rivage, le Capitaine et son petit équipage rescapé, qui regagna la terre ferme à grand coup de brasses.
  15. L'ALLIANCE DES PERDANTS Le plan de Salah Slimani était simple : tuer ses ennemis, et reprendre le Zénith Rouge par la force. Mais il était seul, isolé. La bonne fortune lui sourit un beau jour, sous les traits d'une femme du l'Ouest. Elle lui expliqua qu'elle avait été chassée de l'organisation par celle qu'elle estimait lui avoir dérobé sa place auprès du Crasseux, celle là même qui, quelques mois auparavant, avait également usurpé la place de Salah et l'avait privé de tous ses droits. Elle lui proposa alors une alliance, elle même désormais isolée et seule. Ensembles, ils pouvaient prendre leur revanche. Elle ne voulait qu'une chose en échange : pouvoir elle même se venger d'Enza Candeva, et disposer du Crasseux qui l'avait trahi avant de le lui remettre pour qu'à son tour, il puisse se venger. Salah accepta le marché, il n'avait pas vraiment le choix. Cette occasion était sans doute un don d'Aal. Ainsi, Salah Slimani, et Calista Sorenzi, œuvrèrent de concert pour atteindre leur but.