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Le jour où tout a basculé

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Je sens mes paupières lourdes, on dit que la nuit porte conseil mais me voilà maudite. Maudite par ma bêtise et mon entêtement. Je ne me sens plus moi-même et je regrette d'avoir un jour laissé des mortels lire en moi. Mon père est mort, ma mère a disparu, et j'ai bu une fiole entière de poison pour tuer cette petite vie qui grandissait en moi. Pourquoi l'ai-je fait ? Par égoïsme. Je compte bien repartir sur les routes et un enfant serait un énorme poids et je n'ai pas neuf mois à perdre à attendre qu'il soit pondu pour le faire adopter. Ma jument équipée, mon armure apprêtée, ma lame affûtée... j'ai quelques choses à faire. 

 

***

 

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Je n'arrive pas à m'endormir, j'ai beau essayer de fermer les yeux mais me voilà obsédée par l'idée de ma vengeance. Je n'ai besoin ni d'hommes, ni d'alliés. J'ai des serviteurs et ils sont là pour ça. Mon esprit est depuis un moment rongé par les remords et la haine. Le remord de ne pas avoir frappé quand j'en ai eu l'occasion. Son père a tué ma mère, j'ai tué son père. J'aurais ainsi sa tête... mon propre père ? J'ignore où il est. Tout comme mon demi-frère. Ma famille est décimée certes, mais pas assez à mon goût. J'aurais chaque tête de chaque personne, mais surtout celle de ma chère et tendre cousine. La mort lui irait si bien... ses anciens amis seraient soulagés autant que moi de la voir six pieds sous terre !


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Joanna Maseccini, plongée dans quelques songes assise à son bureau dans sa petite maison annexe à la sortie Est de Calphéon. Un parchemin vierge posé devant elle et une plume à la main. La pièce sombre éclairée par la seule lumière vacillante d'une bougie. Le regard dans la pénombre et la fraîcheur de la nuit venant enfin soulager la demoiselle en robe de nuit. La vieille porte grinçante fit un vacarme monstre, ce qui ne fit point bouger la rouquine et la bougie s'éteignit. Des frottements de bottes audibles sur la moquette et une puanteur des bois lui vint au nez. 

" Vous tombez à pic vous deux. "

Elle se leva de sa chaise, rallumant sa bougie et se dirigeant vers les silhouettes expirant lentement par le nez, armés jusqu'aux dents et à l'odeur des canassons, de la boue et des nuits à la belle étoile. Deux visages noirs éclairés la fixaient. Peu avenant, ils semblaient néanmoins plus obéissants que menaçants.

" J'espère que votre chasse vous mènera à bon port, j'exige que tous les appartements ayant été achetés avec mon argent soient immédiatement déménagées et vendues. Je vous laisse le soin d'aller porter la demande au Notaire. Chassez les intrus et faites ce qu'il vous plaira des meubles. "

D'un geste de la main elle chassa ces deux hommes sans plus de cérémonies. Ces deux derniers se mirent en route vers l'Est de Calphéon. 

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Joanna Maseccini, encore, il y a plusieurs jours elle se posa une question existentielle. Où pouvait il se cacher ? Ses deux hommes préférés allaient s'en charger. Quand ils répondirent à son appel et les envoya sans appel vers l'Est. Si personne ne pouvait le trouver, elle n'allait pas se priver de gagner encore une fois. Quitte à dans la foulée avoir une chance d'admirer ces deux beaux yeux verts.

 

Barbara, profitant de cet instant de répit sans être chassée. Gardant un oeil sur la grande asperge rouge et le déplacement de ses esclaves hommes de main.

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