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Phileor

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By DWilsonArtCreations

A l'heure où j'écris ces quelques mots, le soleil s'est couché derrière les pierres ancestrales de notre sainte cité, et avec l'obscurité vient la quiétude d'un royaume réconfortant. Aujourd'hui encore, la journée fut longue et harassante, levé alors que la nuit fut encore pleine et je ne suis guère encore couché. L'université dévore la plupart de mon temps et j'ai l'impression d'en poser chaque pierre à chaque entretien privé. Ils errent tous dans mon giron comme de la vermine cherchant à tirer leur épingle d'un jeu dont ils ne savent rien, les fous. Et plus le temps passe, plus me revient l'image de mon père et résonne sa voix à mes oreilles, chuchotement du passé, mise en garde d'une cruelle vérité.

"Ne penses pas fils que le plus dur soit de te hisser au sommet. Il viendra le temps où ton zénith dominera mais sache qu'en cet instant fatidique, la chute ne sera alors jamais bien loin et ton véritable accomplissement sera alors de garder ce pouvoir jalousement convoité entres tes mains." A cet homme que j'ai tant détesté, j'emprunte l'amer sentier et suit ses pas. A cet homme que je hais, je ressemble affreusement désormais.

J'ai tant sacrifié pour me défaire de mes ennemis, lui en premier. Jusqu'à plonger au cœur d'un néant aux allures de furieuse tempête. J'ai suivi ces enseignements à la lettre, enchainer mon cœur et lier ma langue, bruler mes aspirations et avorté chaque étincelle de sentiment. J'ai trahis des amitiés estimées, rayé les souvenirs du passé pour rebâtir notre avenir, et Dieu sait que je dois bâtir sur des ruines aussi abjectes que les manœuvres dont il se faisait l'écho, triste témoignage d'une décennie de perdition et de folie. Mais aujourd'hui le monstre a été lui-même dévoré. O que tu dois être fier de moi aujourd'hui Père, lorsque lié à ton état, tu ne peux que contempler mon œuvre et avouer ta propre faiblesse. A ce fils dont tu t'assurais la loyauté par les manigances et la violence, et qui à force de ramper a creusé ta propre tombe.

Trois mois que tu sommeilles, si on peut appeler cela sommeiller. Trois mois que je lui ai offert la possibilité de se venger, trois mois qu'elle te retient captif au sein de ton propre domaine, ce domaine que tu as voulu pour toi seul est qui est devenu ton plus terrible cauchemar. Le sommeil me guette Père, cela fait déjà seize heures que je suis éveillé, les ombres s'agitent dans le plus absolu silence et demain sera comme aujourd'hui, et comme aujourd'hui fut hier. Bien des affaires m'attendent, j'espère qu'Adrastee aura réussi à convaincre Sire Fallagi, c'est le seul moyen pour atteindre les Erne et ainsi les Encarotia. Eux seuls ont assez d'influence pour contrer l'alliance des conservateurs. Et depuis l'attaque de l'Université qui a couté la vie à un soldat de Trina, je les suspecte d'œuvrer dans l'ombre. Je me méfie de tout le monde, alliés comme ennemis, tous se mélangent et je suis sur que certaines de leurs promesses pleines d'espoirs et de soutien cachent la lame d'une dague prêt à décapiter les fondations de notre grande œuvre. Ne jamais baisser sa garde, non jamais.

Ps: Peut être que le mariage de Dame Arkxane me permettra de respirer un peu. Je crois avoir besoin de cette douce parenthèse.

Phileor

Oraison.

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Révélation

Nous courrons sur les chemins d'or,
Tel des anges cherchant le soleil.
Et nos ailes scarifiées décorent,
Les murs de notre éveil.
Je t'en prie, n'aie pas peur,
Nous plongerons ensemble,
Au cœur du chaos et de la noirceur.
Et ton corps qui tremble,
Sous l'étreinte de mes mains.
N'est qu'une poupée de chiffon,
Une ruine, un presque rien,
Souillé des plaies de ma déraison.
Je ne suis qu'un pauvre pêcheur,
Et toi mon ultime absolution.
Tu n'es qu'un pauvre rêveur,
Et moi ton éternelle affliction.
Je t'en prie, n'aie pas peur,
Nous plongerons ensemble,
Au cœur de l'antichambre,
Du chaos et de l'horreur.
Inspires, et ouvres les yeux.
Hurlent tes lourds silences,
Comme une sainte prière,
La plus belle des récompenses.
Je m'agenouille face à ton corps,
En digne dévot face à l'autel.
Ta bouche tel une amphore,
Déverse sang et fiel.
Je t'en prie, n'aie pas peur,
Nous plongerons ensemble,
Au cœur de l'antichambre,
Du chaos et de l'horreur.